Famille recomposée – Par Baloo

C’est souvent quand tu es à l’automne de ton existence
Que tu éprouves le besoin de t’arrêter, de souffler, de respirer.
Alors j’ai posé mes valises de souvenirs et j’me suis retourné.
C’était le moment du bilan, un arrêt imposé.
J’me suis souvenu de nos clashs et d’nos souffrances.

En un instant mes yeux se sont embués, mon visage s’est assombri.
Il y avait pourtant de la joie, des rires et d’l’émotion aussi.
Avec le recul, je crois juste que ce sont mes choix qui nous ont opposé.
Ils ne voulaient pas entendre parler du mot recomposé.
La vie d’famille pour eux, c’était du style explosé, décomposé.
Vivre à trois c’était leur kif, à six c’était pas leur objectif.
J’n’ai pas compris qu’ils voulaient simplement d’un père en exclusif.

Quand j’ai vu dans le rétroviseur mes enfants s’éloigner
J’vais pas vous l’faire à l’envers, au fond de moi, c’était l’merdier.
J’m’étais pas préparé à voir ma fille partir en foyer.
J’avais espéré que mon fils aurait un mental de guerrier.

Alors quand la spirale des dépressions a déferlé son tourbillon m’a emporté.
J’ai résisté, j’ai accepté les secousses mais c’est vrai que j’ai morflé.
Face à leur indifférence, leur souffrance,
j’ai déposé les armes, c’n’était pas ma guerre.
Face au laisser aller, face à cette déchéance
J’me suis barré, j’ai tout laissé,
Marre de les imaginer autrement, marre d’espérer,
Marre de les attendre. Enfin, marre de me foutre en l’air.

J’ai repris la route, j’me suis mis en quête de mon idéal de départ.
J’me suis souvenu qu’on m’attendait aussi de l’autre côté de ma vie.
J’ai rangé mes valises et j’ai quitté ce boulevard des souvenirs
En espérant effacer ou atténuer ces jours et ces nuits de cafard.
Au loin, j’ai aperçu le reste de ma tribu, mon avenir.
Plus j’avançais, plus j’ressentais l’amour, une respiration, une envie.

Cet amour m’a réchauffé. Grâce à leur soutien, je suis resté droit.
Dans leurs yeux, l’affection était sincère. Ils croyaient en moi.
Moi aussi j’crois en eux. Je sais la place qu’ils m’ont accordée.
Dans les galères des premières années, comme sur un ring on s’est testé.
Avec le temps, on a appris à s’respecter et à s’aimer.

Pour finir, j’voudrai poser au bas de cette page, une spéciale dédicace
A celle qui avance à mes côtés et qui croit encore en moi.
Celle à qui j’ai confié ma vie, celle à qui j’donnerai ma vie cent fois
A la femme que j’aime, ma Coc à qui je veux laisser cette trace.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s