Réaction d’un militant du PG quant à la décision de Marc Dolez, député désormais ex-PG du Nord et des commentaires à ce sujet…

Parmi celles et ceux qui défendent Marc DOLEZ, on lit presque toujours dans leurs écrits le refus d’entendre les contre-arguments que nous opposons à ceux avancés par Marc DOLEZ. Ce n’est pas la question « du culte du chef » qui est en cause. Parce qu‘il n’y a pas de culte du chef au PG. Celles et ceux qui crois cela sont non seulement à côté de la plaque mais insultants car c’est nier notre commune intelligence citoyenne. Si nous aimons Jean-Luc, c’est sur la base d’éléments concrets, rationnels, réitérés, vérifiés chaque jour ou presque depuis 4 ans et peut-être davantage pour certain-e-s d’entre nous qui ont la chance de le connaître, de le suivre, de l’assister, de travailler avec lui depuis plus longtemps. Tout le monde a le droit de critiquer tout le monde, y compris et peut-être même surtout « le chef ». Sauf que ce n’en est pas un. Ce n’est qu’un responsable parmi d’autres qui marche devant, qui porte le flambeau et notre voix haut et fort. Reprendre cette accusation est non seulement stupide mais très malvenue de la part de camarades.

Oui, on peut opposer des critiques au PG, à sa direction, à ses élu-e-s, à ses représentant-e-s, à ses militant-e-s, à sa ligne, à son programme, à sa stratégie, à sa tactique… Tout peut et doit être critiqué quand c’est nécessaire. C’est la démocratie. Mais ce droit à la critique implique deux choses en retour : que la critique puisse être l’objet elle-même d’une contre-critique si j’ose dire, et que les accusations soient étayées d’éléments probants et ne pas se contenter de reprendre des inepties que l’on trouve dans la bouche de nos adversaires et ennemi-e-s.

Tout le monde a le droit de mettre ses actes et ses choix en phase avec ses idées et sa manière d’appréhender une situation, un contexte, d’imaginer une stratégie différente de celle de la majorité, fut-elle la majorité de son propre parti. Ce devrait même être bien plus qu’un droit, une obligation, de chacun de nous mais cette obligation est encore plus forte quand un élu est en cause. Car il est sensé nous représenter et pas seulement se représenter lui-même…

Là encore, ce n’est pas sur cela que se pose le problème. Ce sont les arguments avancés qui nous font réagir. Ils ne sont ni honnêtes ni franchement entendables. Non seulement, quant aux éléments factuels, rien de ce qu’il avance n’est vérifié, bien au contraire. Mais ce qui est en outre exaspérant et qui mérite réplique de notre part, c’est cette manière qu’il a de se présenter en modéré, reprenant, pour nous faire mal, les arguments de nos adversaires et ennemi-e-s politiques. Ces derniers vont jubiler et avoir du grain à moudre…

C’est un comportement minable. Et voici justement la seconde raison de notre courroux à son encontre, sa manière de faire. Jeter du fiel dans la presse au lieu de venir s’expliquer devant nous. Je ne suis pas un des militants fondateurs du PG puisque je ne l’ai rejoint que l’année suivant sa création mais tout de même j’ai trois ans de vie militante et jamais je n’ai eu l’occasion de voir ce député parmi nous. Cela fait donc bien longtemps qu’il ne se sent pas chez lui au PG. Pourquoi y est-il donc resté ?

Le billet écrit par Alain BOUSQUET sur son blog letang-moderne.over-blog.com excelle à répondre à ce député. Il démonte précisément, point par point, ses accusations infondées.

Enfin, je ne me sens pas grand-chose de commun avec quelqu’un, a fortiori un de nos élus, qui juge notre stratégie « gauchiste », qui souhaiterait que nous atténuions notre « verbe » et que nous tissions des liens avec le PS qui est pour nous désormais, peut-être pire que la droite parce qu’il fait la même politique qu’elle alors que ce n’est pas sa vocation.

Je ne me sens rien de commun avec un homme politique qui souhaiterait qu’on en rabatte sur notre « combat frontal contre le FN ».

Je ne me sens rien de commun avec un responsable politique qui refuse la bifurcation écologique. Cette seule partie de son argumentaire signe son arrêt de mort à mes yeux. Il n’a rien compris. Il est resté au siècle dernier. Tant pis pour lui. Il a décidé de partir. Au revoir ! Il ne nous manquera pas. Que se vaya !

J’aimerais cependant comprendre pourquoi il a été un des co-fondateurs du PG. Le PG, dès l’origine, s’est voulu radicalement différent du PS et de la Gauche que nous connaissions. Il a construit ses fondations sur une logique quasi-révolutionnaire et rien de ce qui est fait aujourd’hui n’est extérieur à ces prémisses. La maison qui a été édifié est tout à fait conforme aux plans dessinés par ses architectes. Ce député n’a sans doute pas beaucoup participé aux réunions de la maîtrise d’œuvre…

Si le PS ne s’était pas autant écarté de sa tradition, nous ne paraîtrions pas si « gauchistes ». C’est le déplacement très marqué vers la droite au plan philosophique de ce Parti de la Soumission, ce sont les accointances et les liens de plus en plus assumés de ce parti sournois avec le Medef, avec les grandes institutions financières, avec les « deux cent familles » d’aujourd’hui, ce sont les tendances de plus en plus affirmées de ce pouvoir à gouverner en faisant fi de ce que pense et de ce que souhaite le peuple, qui donnent l’impression que nous avons couru vers l’extrême-gauche. Nous n’avons pas vraiment bougé sur un plan géographique mais nous, au contraire de ce parti sidérant, nous continuons à défendre l’intérêt général et restons fermes sur notre colonne vertébrale.

NON, nous ne sommes pas des extrémistes. Nous sommes et demeurons la Gauche, ni plus, ni moins ! Celle qui a des analyses et des propositions que l’on peut sourcer dans notre longue histoire populaire, ouvrière, sociale, mais qui n’en sont pas moins actuelles, plus que jamais pertinentes au regard de ce que le monde  est devenu. Chacun ses références, ses modèles, ses sources d’inspiration ou de réflexion. Chacun son avenir. Nous pouvons nous tromper. Nous sommes ouverts à la critique mais avis aux critiqueurs, soyez intelligent et crédible dans la critique. Alors vous serez écouté et peut-être suivi. Mais à mettre en avant de telles contre-vérités, vous ne subirez que des réactions virulentes de notre part.

Et entre camarades, mieux vaudrait s’expliquer en privé plutôt que d’exposer le désaccord sur la place publique. Pourquoi a-t-il fait cela ? A part nous nuire, je ne vois pas. Le seul intérêt à donner une telle audience à sa décision finalement bien solitaire, c’est de saper dans l’opinion la confiance, l’intérêt et l’espoir que le PG et ses responsables, notamment Jean-Luc MÉLENCHON ont fait naître. La critique est aisée mais l’art est difficile. Qu’a-t-il de mieux à proposer ?

Puisque désamour il y a entre lui et nous, le divorce est la seule solution acceptable et il se fera par consentement mutuel, au regard de l’immense décalage entre ce que nous sommes, ce que nous voulons faire, là où nous voulons aller et comment y aller, et ce qui guide sa pensée et constitue sa stratégie à lui.

« Chacun sa route, chacun son chemin… » chantait Tonton David !

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