Dernier inventaire avant liquidation… De mon opposition désormais radicale et définitive à Pierre LAURENT et à sa ligne…

Je ne critique pas Pierre LAURENT seulement parce que je suis du PG. Ce n’est pas un réflexe grégaire de protection de ma famille politique et de son principal porte-parole contre celui d’une autre famille qui me fait agir. Contrairement à certaines critiques puériles qui ont été exprimées à l’encontre de Pierre LAURENT, ce n’est ni un « rival » ni un « jaloux » que, moi, je dénonce. Ce n’est pas davantage un « ego », que certains critiques disent hostile à un autre, que je fustige. Ma lecture du conflit que certain-e-s (dont je suis) ont avec Pierre LAURENT et celles et ceux qui suivent sa ligne, est autrement plus profond et bien moins clochemerlesque. C’est bien plus sur des éléments de haute politique que sur des arguments de caniveau que je forge mon opposition à ce qu’il incarne désormais. Je ne lui étais pas hostile dans le passé. C’est lui qui m’a fait évoluer et m’a contraint à lui retirer et mon estime et ma confiance.

Ce n’est pas parce que je suis d’un parti que je tape forcément sur les représentants des autres et que je n’adresse que des louangea systématiques aux « miens ». Je sais être critique aussi avec « les miens » quand je le juge nécessaire. Je ne prends mes ordres nulle part et de personne ! Je pense, je parle et j’agis en liberté totale, seulement limité par les lois républicaines de mon pays et par ce que me dicte ma conscience d’être responsable et humaniste. Mais Pierre LAURENT s’est comporté depuis des mois, et continue de se comporter, comme un sagouin. Non content de nous avoir planté un couteau dans le dos, plusieurs même, il en rajoute. Il ne s’agit pas seulement d’une divergence légitime entre des militant-e-s forcément divers mais d’un véritable sabotage en règle auquel lui et quelques-un-e-s de ses ami-e-s politiques se livrent. Et l’on voit où cela mène. Quand on étudie certaines choses plus en détail, on saisit pourquoi lui, André CHASSAIGNE et quelques autres, agissent ainsi. Or nous, au Parti de Gauche, nous refusons de nous ranger avec le Parti Solférinien. Nous l’avons toujours dit, depuis le premier jour. Le Parti de Gauche a été fondé, et le Front de Gauche avec lui, sur cette marque de fabrique, inédite parmi ceux qui prétendent au gouvernement de la France (le Nouveau Parti Anticapitaliste, lui, était déjà sur cette ligne mais n’aspirait pas forcément à gouverner) or c’est cela que Pierre LAURENT a torpillé et c’est une ligne de fracture MA-JEU-RE entre nous car ce faisant, il cautionne le pouvoir en place, il lui donne la possibilité de se maintenir plus longtemps en place, il empêche de mettre rapidement à bas l’ordre établi et il entretient le doute de nos concitoyen-ne-s sur nos intentions réelles.

Nous ne pouvons faire comme si de rien n’était pour que les choses s’arrangent. Ce n’est pas irresponsable que de parler haut, fort et clair sur l’indignité de cette décision de Pierre LAURENT et de celles et ceux qui le suivent, qui nous salit tous, qui nous handicape tous, qui nous empêche tous de progresser comme nous pouvions l’espérer, aussi bien en France qu’en Europe et dans le monde. Car ailleurs en Europe, nous retrouvons les mêmes situations, peu ou prou. De vieux partis communistes arc-boutés sur leurs anciennes traditions, des partis si éloignés de notre monde actuel, aux pratiques si éloignées aussi des aspirations populaires. On peut bien sûr croire avoir raison contre tout le monde mais on ne va pas bien loin dans ce cas. Les vieux partis communistes ou assimilés sont tous moribonds. Ceux qui ont survécu restent ultra minoritaires ou ont dû changer de nom et même s’allier avec les libéraux, plus ou moins sociaux… Les partis de gauche radicale qui ont progressé ces dernières années sont ceux qui ont compris le monde dans lequel nous vivons et ont commencé à proposer une alternative radicale fondée sur une nouvelle manière de penser et d’agir plutôt que sur le reproduction des habitudes du siècle dernier…

Lors du dernier congrès du Parti de la Gauche Européenne, ce que je dis ici s’est révélé de manière éclatante avec la mise au vote de la motion pour l’écosocialisme. Sachez, pour celles et ceux qui l’ignorent ou ne s’en sont pas déjà rendu compte en me lisant, que je hais, par principe et par le fruit de mes réflexions, les oppositions binaires et le manichéisme. Diviser le monde entre les bons et les méchants n’a jamais été ma façon de penser le monde. La vie n’est pas en blanc et noir. La vie est toute en nuances qu’il faut savoir distinguer si l’on veut taper juste. Sinon, on agit comme les pires totalitaires et on en comprend rien de ce qui se passe. Pourtant, quand il s’agit de voter sur un texte, hélas, le champ des possibles se réduit et on revient plus ou moins au manichéisme. On est pour ou on est contre, sauf à refuser de prendre part au vote… Et lors du vote auquel je fais ici allusion, eh bien nous avons vu, en quelque sorte, revenir la querelle des Anciens et des Modernes. Je ne suis pas toujours parmi les Modernes car la modernité ne garantit pas le progrès. Nous le voyons tous les jours. Parfois, la tradition est plus heureuse que la modernité. Mais quand il s’est agi de lancer le PGE sur un projet d’avenir digne de lui, ce sont les partis les plus récents qui ont voté oui et les plus anciens qui ont voté non. Le PG fut parmi les premiers, le PC avec les seconds. C’est un fait. Et je refuse de croire que ce vote n’ait pu être que le fruit de la divergence PC-PG ou Pierre LAURENT – Jean-Luc MÉLENCHON. C’est bien plus profond que cela !

D’où notre décision de mise en retrait du Parti de la Gauche Européenne. Pierre LAURENT incarne une ligne différente de la nôtre sur des sujets essentiels aux yeux du Parti de Gauche, parti de la révolution citoyenne et écologique. C’est son droit mais il est temps de dire que nous aurons du mal à gouverner ensemble quand nous pensons, nous, que la coupure définitive avec le PS et ses bagages accompagnés, comme la sortie du nucléaire ou un positionnement révolutionnaire face à l’Union Européenne et à l’euro (trois questions majeures entre toutes mais parmi bien d’autres) est indispensable. Sur ces sujets tellement essentiels, il me semble que, au PG, nous ne sommes pas vraiment en phase avec Pierre LAURENT et ceux qui le suivent. Alors il faut en tirer les conséquences.

Ces divergences auraient peut-être pu se réduire peu à peu si les uns n’avaient pas, aussi odieusement, cherché à saboter l’oeuvre commune. Mais la confiance a été rompue et il est désormais illusoire de chercher à la restaurer.

Je sais bien que le PG n’est pas unanime. C’est un parti divers et ses militants débattent entre eux. Nous ne sommes pas des clones. Ma ligne personnelle n’est pas forcément celle de tous. Je le sais et je l’accepte. Je n’impose rien à personne. Je ne parle qu’en mon nom. Tant que globalement le PG et Jean-Luc MÉLENCHON, ou les principaux porte-parole du PG, nationaux ou locaux, n’ont pas un discours ou des actes que je juge antinomiques avec ma philosophie et mes espérances, je reste militant du PG et fier de l’être. Mais je ne suis lié qu’aussi longtemps que je le veux bien et que je me reconnais dans une action collective. En même temps, je me considère comme un militant de quelque chose de bien plus grand que le seul PG.

Ce quelque chose était en partie constitué par le Front de Gauche, en partie seulement. Je n’ai cessé de dire que je souhaitais un élargissement et du PG et du FdG. Pour y arriver il aurait fallu passer des paroles aux actes, en ouvrant enfin la possibilité, statutairement parlant, juridiquement parlant, de l’adhésion directe. Certains en défendaient l’idée (en étant plus ou moins de bonne foi), d’autres s’y opposaient. De fait, rien ne fut fait donc on peut imaginer que les seconds étaient majoritaires, aidés peut-être en sous-main par les hypocrites et les malhonnêtes de ceux qui se classaient parmi les premiers… Du coup, les citoyen-ne-s souhaitant s’impliquer sans rallier un des partis se sont lassés et ont tourné les talons. On a perdu bien des énergies, bien du sang neuf… C’est dommage et extrêmement préjudiciable.

Aujourd’hui, je suis de ceux qui pensent, constatant les dégâts, que le Front de Gauche est moribond et qu’il faut construire autre chose. Je pousse doucement en ce sens mais je suis minoritaire parmi les miens qui croient, ou veulent croire encore, en un Front de Gauche sauvegardé, puis renforcé, qui gagnerait des batailles demain et après-demain. Quand on aura tu ou réglé nos divergences…

Pour moi, le Front de Gauche dans son état actuel, avec ses hostilités internes et ses lignes de fracture sur des sujets majeurs, qui ne peuvent être ramenées, à l’inverse de ce que disent certain-e-s, à des querelles d’égos, mais qui, au contraire, reflètent des stratégies et des projets très différents, ne pourra pas gagner de bataille. « A House divided cannot stand » disait le président Abraham LINCOLN à propos des États-Unis au bord de la guerre de Sécession (traduction: Une maison divisée ne peut pas tenir debout). Cette réflexion s’applique à merveille au Front de Gauche actuel. De même, une armée désunie dont certains généraux passent à l’ennemi et dont les différents régiments s’opposent les uns aux autres sur le plan de bataille et sur les objectifs de la guerre, ne peut que connaître la défaite. La stratégie militaire pour ce qui concerne la théorie, l’histoire pour ce qui est de la pratique, nous apprennent que des armées parfois réduites à un petit nombre sont bien plus puissantes ou efficaces que des armées pléthoriques où personne ne s’entend… Certes ni le Parti de Gauche ni le Front de Gauche ne sont des armées pléthoriques mais l’image dit bien ce que je pense.

Le Parti de Gauche a vocation à s’élargir. Je continue à penser que nous devons oeuvrer à constituer une famille politique nouvelle, dépassant le cadre à la fois du Parti de Gauche et du Front de Gauche. Je ne dis pas qu’il faille créer un nouveau parti qui serait un super Parti de Gauche. Je ne dis pas davantage que le Parti de Gauche doit dompter ou tuer ou faire une OPA ou user de je ne sais quelle action hostile envers le PCF. Je dis qu’il faut innover et imaginer autre chose que le PG, que le PCF ou que le Front de Gauche. Il faut parler au peuple dans sa diversité, en s’émancipant un peu des frontières politiques trop affirmées. Nous savons qui nous sommes et pourquoi nous le sommes. Nous nous pensons de gauche parce que nous avons de notre histoire politique une vision reflétant une réalité incontestable où la gauche a souvent été plus progressiste que la droite. Mais cela n’a pas toujours été vrai non plus. Ni en France ni ailleurs! C’est pourquoi il faudrait penser le monde autrement que sur cette ligne de fracture là. Les conflits politiques dans le monde, les oppositions politiques en France, en Europe et sur tous les continents, ne peuvent être résumées, ni définies, seulement par le prisme traditionnel de la gauche et de la droite avec parfois un centre gravitant tantôt autour de la droite, tantôt autour de la gauche, tantôt en solitaire. Les lignes de fracture sont d’un ordre différent et nous devons saisir ce changement majeur et y répondre avec à propos. Si nous restons enfermés dans nos cadres habituels, nous ne serons pas majoritaires car nous ne parviendrons pas à créer les ponts indispensables entre les citoyen-ne-s français qui ne se reconnaissent pas dans la « gauche » alors même qu’ils pourraient nous soutenir parce que sur le fond, nous défendons des idées et proposons des solutions qu’ils pourraient approuver.

Le PCF n’est plus en phase avec son temps. C’est cruel sans doute mais il ne sert à rien de le nier. C’est un fait. Le Parti de Gauche ne parvient pas non plus à l’être totalement, pas plus que le Front de Gauche ou que les autres composantes de ce Front. Pas plus que le Nouveau Parti Anticapitaliste. Pas plus qu’aucun autre parti. Aucun parti aujourd’hui, de droite à gauche, ne regroupe de forces importantes. Parce qu’un parti rassemble souvent sur un pré-carré et ne sait pas s’élargir à celles et ceux qui voient les choses autrement. Donc, outre ce que j’ai dit plus haut quant à la délimitation de notre parti et de notre Front à gauche, j’estime qu’un parti n’est plus aujourd’hui la forme la plus adaptée à l’action politique. Il faut une organisation plus souple, moins pyramidale, basée davantage sur des réseaux que sur une hiérarchie. Des milliers de citoyen-ne-s pourraient se sentir à l’aise dans une structure politique nouvelle, organisée différemment d’un parti, sans se sentir enfermés, enserrés, contraints. Cela fait des années que l’action politique citoyenne, de manière évidente, évolue dans ses modalités mais l’organisation institutionnelle ne suit pas, ne répond pas à la demande. Ne cherchons pas plus loin la raison de la faiblesse de nos partis, quels qu’ils soient. Le temps est fini de l’avant-garde éclairée. Certes des leaders sont utiles, voire indispensables, mais la force vient d’en bas. Cette force doit être organisée un tant soit peu par des leaders qui ne sont plus perçus comme des « chefs » mais comme des meneurs clairvoyants, habiles animateurs, adroits canalisateurs des énergies et des bonnes volontés des citoyen-ne-s. Certaines personnes ont ce talent, d’autres pas ! Réjouissons-nous d’en avoir quelques-uns parmi nous. Quant à la décision, celle-ci doit être collective, aussi souvent que possible. Bref, l’heure étant ce qu’elle est, les dangers étant ce qu’ils sont, il faut cesser aussi bien de nous tirer dans les pattes en permanence, de souffler le chaud et le froid, d’accélérer puis de freiner en permanence (ce qui use la machine…technique comme humaine !) mais il faut aussi cesser d’avoir peur de régler les conflits qui, s’ils sont méprisés, niés ou négligés, sont comme des tumeurs malignes qui grossissent en secret jusqu’au jour où elles vous tuent faute d’avoir été traitées et soignées. La politique de l’autruche est au moins aussi dévastatrice que celle du conflit. Si le conflit fait fuir les âmes faibles ou cette partie des gens qui refusent de faire des choix, la politique de l’autruche fait fuir, elle, toutes celles et tous ceux qui ne peuvent accepter de militer dans une structure qui ne sait pas où elle va ni avec qui elle doit y aller…

Bref, nous avons constaté de grosses divergences pour les élections municipales entre PG et une partie du PCF. J’ai bien peur que ceux qui croient que les Européennes nous permettront de jouer « Embrassons-nous Folleville » et de nous retrouver unis et aspirant tous au même avenir, ne déchantent cruellement.  Je crois que nous n’avons pas tout à fait le même dessin et que les divisions entre le PG et une partie du PCF vont demeurer, voire se révéler plus fortes encore. En fait, j’ai de plus en plus tendance à penser que la ligne de fracture n’est pas tant entre PG et PC qu’entre certaines parties du PG et certaines parties du PCF. Quand les uns, dont je suis, mettent au sommet de leur ligne de conduite un projet politique et cherchent ensuite la méthode pour être en situation de la mettre en oeuvre au pouvoir, localement ou globalement, d’autres dont je me sépare, pensent d’abord à s’unir sur le plus petit commun dénominateur (parce que l’unité est indispensable, que sans être unis, on ne pourra rien et toutes autres conseils du même ordre, si fulgurants et auxquels nous-mêmes n’avions jamais pensé…) et sont pour arriver à cela prêts à des compromissions que personnellement je ne saurais accepter.

Entre les compromis indispensables que nous devrons faire pour accéder au pouvoir et gouverner en vue de changer la donne politique en France, en Europe et dans le monde, et les compromissions auxquelles certain-e-s se livrent, il y a une vraie différence. Je suis prêt aux premiers, pas aux secondes ! Et j’ai la faiblesse de penser que si, dans mon positionnement politique stratégique inflexible, indomptable, je suis peut-être minoritaire au PG aujourd’hui, et que je le suis donc a fortiori au Front de Gauche et plus largement à gauche, ce n’est qu’une période transitoire… Au fur et à mesure que les jours s’écoulent, le nombre des radicaux de mon genre va croissant, au PG et aussi au-delà du PG. Si le NPA et le PG se rejoignent aujourd’hui, si des écologistes d’EELV ont choisi de rompre les rangs en faisant des listes avec nous pour les Municipales, si tant de communistes sont à nos côtés, partout en France, au moment même où certains communistes recréent ou maintiennent les liens avec les représentants de l’ordre établi, c’est qu’il est en train de se passer des choses d’une très forte densité. Les mouvements auxquels nous assistons, pour lents qu’ils soient, témoignent d’évolutions en profondeur. Ce sont des mouvements tectoniques qui auront des conséquences immenses sur la vie politique de ces prochaines années. Et je suis de ceux qui pensent qu’on n’en voit encore que les prémisses. La prise de conscience se fait pas à pas dans notre peuple et même parmi les militant-e-s. Certains militant-e-s sont plus lents que d’autres mais quand ils ont fait leur choix, ils sont résolus. C’est le cas des militant-e-s du PG.

Je crois que dans quelques semaines, le paysage politique français sera très différent de l’actuel. Et nos conversations de ces derniers mois paraîtront terriblement datées. Mais en même temps, certains militant-e-s ayant alimenté telle ou telle conversation, paraîtront avoir été plus perspicaces que d’autres… Dans quelques semaines, le PS aura quasi disparu de la scène. Son destin est celui du PASOK grec. La partie du PC qui a choisi de s’arrimer à l’astre mort comprendra alors quelle erreur stratégique majeure ils ont faite. Il sera trop tard pour pleurer. Le peuple va châtier les gouvernants qui n’auront pas oeuvré dans son intérêt et tous ceux qui, au premier plan ou en arrière-scène, auront agi un tant soit peu en serviteurs de l’ordre injuste qui règne aujourd’hui. Et à l’inverse, je pense que celles et ceux qui auront proposé une véritable ALTERNATIVE seront renforcés. On en reparlera…

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Une réflexion sur “ Dernier inventaire avant liquidation… De mon opposition désormais radicale et définitive à Pierre LAURENT et à sa ligne… ”

  1. Bravo, relire ce billet aujourd’hui en donne toute la force et la juste analyse. Comme les choses ont bougé déjà, et tout va aller plus vite car chez les militants du PG, même si on ne sait pas encore comment on va faire, c’est la volonté de rassembler les citoyens qui s’affirme. Et depuis les européennes nous regardons PODEMOS, alors oui, nous aussi, on peut, et le programme que l’on a (la répartition des richesses, la 6è République, l’écosocialisme) peut devenir celui du Peuple, et amendé par lui devenir son bien propre. Nous avons devant nous beaucoup de travail, et nous aurons beaucoup d’ennemis

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