L’avènement de Manuel VALLS désespère les droites… Partie 2/2 : les cas du MEDEF et du FN

Suite du billet « L’avènement de Manuel Valls désespère les droites… Partie 1/2 : le cas de l’UMP

*

Arrivé au siège du Medef, le permanent de service apprit bien vite à notre reporter que le petit « grand patron » avait « fait une syncope » et se trouvait en « réanimation » depuis l’annonce de la promotion de Manuel Valls.

On savait déjà qu’Yvon Gattaz était de santé fragile et avait une émotivité exacerbée, qu’il était déjà quelque peu affaibli depuis dimanche par la succession « litanesque » des avis de décès politiques de centaines de maires et de milliers d’élu-e-s du PS. Mais après une bonne nuit de sommeil, il s’était apaisé jusqu’à ce que, en cette funeste soirée de lundi, il entendit François Hollande désigner le successeur de Jean-Marc Ayrault en la personne de Manuel Valls . Cette information n’en était pas une en réalité car tout le monde, en France, ayant un moyen électronique de s’informer, savait déjà que c’est le ministre de l’Intérieur qui avait été choisi. La nouvelle n’était plus de dernière fraîcheur puisqu’elle tournait en boucle sur internet et était répétée sur toutes les radios. Mais au regard de son état, ses proches avaient tenu M. Gattaz à l’écart de toute information politique depuis son malaise de dimanche soir. Toutefois, ils lui permirent de regarder l’intervention du Président à la télévision lundi soir et si son visage s’illumina curieusement dès qu’il vit le Président, en revanche, au moment précis où François Hollande annonça son choix de demander à Manuel Valls de former un nouveau gouvernement, le malheureux Yvon Gattaz poussa un cri de douleur et s’effondra dans son fauteuil.

Tant d’attente récompensée ! Une telle joie offerte généreusement et sans compter par ceux-là même qui étaient sensés être ses ennemis ! Tant de détermination affichée à satisfaire les exigences de ses amis grands patrons du CAC 40 sans condition aucune ! Eh bien, voyez-vous, ça vous bouscule un cœur de pierre et lorsqu’on est émotif comme l’est Yvon Gattaz , on ne peut pas recevoir ce genre d’information sans défaillir…

Notre reporter demanda s’il était possible de voir le président du Medef mais on lui expliqua que ce dernier était encore « beaucoup trop faible pour voir qui que ce soit ». Il était « au repos » et soumis à des « soins intensifs » car les médecins craignaient qu’un troisième malaise ne lui soit cette fois-ci fatal.

C’est pour éviter tout nouvel accident de ce genre que l’on ne lui a pas encore dit, par exemple, que son ami Michel Sapin reprenait le principal ministère de Bercy, les Finances et les Comptes publics, ni que le ministre du Travail était désormais François Rebsamen, cet homme déterminé à aller plus loin encore que Gattaz lui-même s’agissant de l’allègement du code du travail. On lui a dit que ce poste avait été donné à Gérard Filoche , et Yvon Gattaz répondit par un léger hochement de la tête, comme si cette nouvelle ne lui faisait aucun effet. Celui qui prononça ce mensonge connaissait bien son homme et savait que Gattaz , qui a un esprit assez marginal, serait impassible en apprenant que la pleureuse du PS accédait au gouvernement et ce, quand bien même Filoche se voyait offert le ministère du travail. Après tout, c’était l’œuvre de sa vie que la défense du monde du travail et il était donc légitime de le remercier pour services rendus. Gattaz n’avait jamais été hostile à ce que le « mérite » soit « récompensé ».

L’impassibilité de la réaction du patron des patrons à l’annonce – que nous savons mensongère – de cette nomination surprendra bien des lecteurs mais il faut, pour la saisir, savoir que Filoche, pour talentueux et compétent qu’il soit, ne menace en rien les intérêts des grands patrons car s’il crie beaucoup et pleure parfois, il ne s’oppose plus que verbalement et ne montre plus l’ardeur qui était la sienne jadis, lorsqu’il était inspecteur du travail en exercice.

Gattaz rigola en revanche de très bon cœur lorsqu’on lui dit que Benoît Hamon devenait ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et que Ségolène Royal faisait son grand retour en accédant au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, en étant 3ème dans l’ordre protocolaire. Nous ne saurons pas les raisons de cet éclat de rire…

Avec une moisson aussi riche d’anecdotes et de déclarations, notre reporter s’en retourna à son bureau écrire l’article qu’il avait à peine commencé un peu plus tôt dans l’après-midi. Une fois assis à son bureau, il réfléchit un moment afin de trouver un angle d’attaque permettant de présenter avec humour et légèreté l’ensemble des éléments qu’il avait réunis en cette journée fort riche. Un de ses collègues lui remit alors une enveloppe qu’un porteur venait de déposer à son attention.

Dans cette enveloppe, se trouvait une lettre signée d’un cadre de haut rang du Front National qui demandait seulement à ce que le reporter respecte son anonymat mais qui invitait le journaliste à ne pas hésiter, en revanche, à parler en détails de ce qu’il allait lui dévoiler. Serait-ce encore quelque scoop inédit se demanda le reporter ? Apparemment oui ! Jugez sur pièces…

Selon l’auteur de la lettre, Marine Le Pen avait carrément « pété un câble » lundi soir, lors de la réunion de crise organisée en urgence à 21h00, après l’intervention du président Hollande. La numéro 1 du FN était en effet « sortie de ses gonds » et « avait copieusement réprimandé » ses cadres, leur reprochant de « n’avoir rien vu venir quant à cette nomination qui allait sans aucun doute changer la donne à droite ». Comme, au FN, « quand la matrone parle, personne ne moufte », elle put « s’en donner à cœur joie » et lancer « de jolis noms d’oiseaux » à la face de certains hauts responsables du FN qui « ne pipèrent mot ». « Regardant leur stylo, les yeux baissés comme des chiens battus », ils se firent dire qu’ils étaient « de gros nuls, de piètres combattants, un gang de minables, bons à riens, incapables de gagner d’autres villes que celles psychologiquement acquises de longue date » ou bien celles que les partis traditionnels installés « ne pouvaient que perdre ». Marine Le Pen, entra ensuite dans le détail. Comparant les « résultats réels » obtenus par son parti – et « pas les commentaires de la presse en notre faveur qui n’abusent que les gros cons de Français qui veulent bien se laisser abrutir » précisa-t-elle – aux chiffres « tout aussi réels du Front de Gauche », elle tança son équipe, chacun des invités, l’un après l’autre, avec une vigueur que beaucoup d’entre eux n’avaient jamais vu chez elle.

« Notre adversaire désormais, c’est le Front de Gauche » cria-t-elle à la cantonade. « C’est le Front de Gauche qui nous menace dans notre existence, dans notre implantation locale, dans notre espoir de rééditer ce que nos pères ont fait en 1940, dans notre légitimité réactionnaire, fascisante, raciste, xénophobe, anti-sociale, bonapartiste et ultra-libérale. Et si le Front de Gauche ne nous est pas encore passé devant, s’il ne nous a pas laminés, c’est uniquement en raison du fait que le PC s’est employé à saboter leur œuvre. Nous savons que le Front de Gauche ne décollera pas tant que le PC sera en son sein. Mais nous savons aussi que Mélenchon et le PG sont à bout, comme le mouvement ENSEMBLE et que le PCF va se retrouver seul, la queue à l’air. Et alors le Front de Gauche va connaître une ascension fulgurante dans l’opinion. D’autant plus que, autre changement fondamental qui s’annonce, le PG qui, jusqu’à présent, était hostile à envisager une sortie de l’euro et à désobéir aux traités européens, semble déterminé à défendre ces idées-là lors de la campagne électorale européenne. Si le PG et Ensemble s’unissent sur un tel projet en laissant le PC tout seul, le PC sera laminé comme le PS et l’UMP, mais nous ne ferons jamais plus les scores que nous avons faits car le peuple de gauche se mobilisera pour lui alors que pour l’instant il s’abstient en majorité et la montée de la participation nous fera mécaniquement baisser fortement puisque nous n’obtenons toujours de beaux scores que lorsque l’abstention est massive !  Ce n’est pas ce qui se dit et s’écrit dans les grands médias mais nous savons que c’est la réalité et que cette réalité-là ne nous est pas favorable ! Tous les efforts de nos amis des médias pour nous tenir la tête hors de l’eau, pour nous présenter comme les grands gagnants de l’opinion, pour nous aider à progresser, ne doivent pas nous illusionner. Nous ne représentons presque rien et en tout cas pas plus que le Front de Gauche, plutôt moins d’ailleurs à l’occasion des ces Municipales, même si nous avons gagné quelques mairies. Eux aussi ! Et ils en ont plus que nous, et de plus importantes ! Il n’y a que vous pour ne pas le voir et pour vous faire abuser comme ce peuple de grosses buses que sont les Français ! Alors, j’exige de vous que désormais vous vous battiez contre eux, le Front de Gauche et le Parti de Gauche, et que vous ignoriez l’UMPS qui n’est plus ! ».

Marine Le Pen s’arrêta alors de parler un court instant et pensant qu’elle allait donner la parole à ceux qui étaient réunis autour de la table, un « officier » (oui c’est ainsi que la présidente du FN définit ses principaux cadres) tenta de la prendre mais il se vit renvoyé sans ménagement dans les cordes.

« Pauvre nase » lui dit-elle alors, l’humiliant ainsi devant tous ses « collègues ». « C’est à cause de toi tout ça. C’est parce que je t’ai écouté que nous en sommes là. J’ai fait la plus grosse bêtise dans ma vie le jour où je t’ai confié la responsabilité que tu occupais jusqu’à cet instant. Mais tu n’es plus des nôtres. Va t’en ! Sors d’ici, tout de suite ! Et ne remets plus jamais le pied chez moi ». Quand Marine LE Le Pen dit « chez moi », il faut comprendre « au FN ». D’autre part, Marine Le Pen, « comme son père avant elle, comme sa nièce également, et comme la plupart des cadres et des militants du part, aiment l’anathème, les préjugés, les boucs émissaires et les jugements expéditifs ainsi que les punitions draconiennes et les expulsions. Ces gens-là ne réalisent pas qu’un jour ils seront eux-mêmes les premières victimes expiatoires des lubies, des fantasmes ou des haines de la famille ». Par « la famille », il faut bien sûr comprendre « la famille Le Pen » au sens de l’état-civil. Car le FN est avant tout « leur chose ».

« Le PS est mort et l’UMP est moribonde, tout le monde le voit. Il n’y a que vous pour continuer à envoyer vos flèches contre eux. Le prochain que je prends en flagrant délit de taper sur le PS ou l’UMP au lieu d’aligner le Front de gauche en général, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon en particulier, je le scalpe de mes propres mains ! » continua-t-elle.

Après s’être fait morigéner de la sorte, après avoir surtout assisté à cette exécution en règle de l’un des leurs, aucun n’osa plus regarder Marine Le Pen dans les yeux ni dire un seul mot. Alors Marine Le Pen reprit son quasi monologue dénonciateur, amenant un autre sujet sur la table. « Je vous disais pour commencer, bande de bons à rien, que vous n’aviez rien vu venir de la décision du mou de l’Élysée – finalement pas si mou que ça et sans doute moins que vous – de charger Valls de former le nouveau gouvernement… »

Marine Le Pen fut alors coupée par une interpellation venue de l’un des présents osant lâcher un :

« Vous non plus semble-t-il ! »

Elle reprit, la voix calme cette fois, trop calme pour ne pas cacher une noirceur de l’âme :

« Tu as raison ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je voulais voir jusqu’où vous étiez capable de vous fourvoyer, vous tous. Moi je n’étais candidate dans aucune ville, je m’intéresse à des horizons autrement plus  enthousiasmants et plus glorieux que de présider aux destinées de quelques milliers de gens. Et aussi parce que je ne voulais pas vous divulguer cette information de première main dont je disposais déjà mais que je n’allais certainement pas offrir gratuitement à des manants dans votre genre. J’attendais que vous, en revanche, l’évoquiez devant moi… Il ne faut pas inverser les rôles. C’est à vous de me servir, pas l’inverse ! Or, en l’espèce, vous avez été d’une confondante incompétence. Ce n‘est pas avec des gens comme vous, d’envergure à peine cantonale, que je pourrai diriger la France d’une main de fer. Peut-être faudra-t-il, ce jour-là, que je puise mes hommes parmi les Solfériniens… Au fait, toi aussi tu dégages ! Oui, maintenant ! Oui, tout de suite !  Tu veux que mes Rotweillers te débouchent les oreilles ? Heu, tu te doutes que toi aussi, tu ne seras plus bienvenu chez moi alors évite de venir faire trainer ta sale gueule dans notre entourage sinon je te jure que mes amis personnels te la redessineront avec rasoir et acide… »

Marine Le Pen était hélas décidée à faire vivre l’enfer à ses seconds couteaux et poursuivit son « discours » :

« Bien, à qui le tour ? Personne ? Sûr ? Pas d’autre amateur pour se faire donner une leçon ? Très bien, donc je continue ce que j’étais en train de dire. Valls est le cheval de Troie, l’arme de destruction massive, le coup de maître d’un homme qui, jusqu’ici, a bien caché son jeu. Hollande qui a donné à tous, depuis deux ans, l’impression d’être un petit paysan de Tulle égaré parmi les grands dirigeants, incapable de rivaliser avec eux, vient, cette fois, de livrer un coup machiavélique. Vous en avez idée bande de cons  ou cela dépasse-t-il aussi vos capacités déjà  si limitées ? »

L’un des cadres sollicita poliment de prendre la parole qui lui fut donnée.

« Merci Ma Présidente » dit-il pour commencer. « Moi non plus, Madame, je n’ai rien vu venir En effet ! Je le reconnais et je m’en veux car il n’y a pas si longtemps, je me faisais une fierté de percevoir assez bien, avec un peu d’avance sur la survenance de l’évènement, les grands moments fondateurs en politique. Je dois avouer que sur ce coup-là, je fus aveugle. J’avais lu que Fabius avait été annoncé puis avait fait savoir qu’il n’était pas question pour lui de revenir à Matignon. J’avais lu aussi divers autres noms mais je ne croyais pas qu’il soit possible que Hollande ose un tel bras d’honneur aux Français. Je voyais un Michel Sapin ou une Élisabeth Guigou. Pas un Manuel Valls si éloigné de la gauche en général et du PS en particulier dont il voulait changer jusqu’au nom ! »

Marine Le Pen intervint en disant : « Mais il ne t’aura pas échappé que Hollande n’a jamais été un vrai Socialiste, pas plus d’ailleurs que ne le fut Mitterrand ! »

Le cadre reprit : « Oui, en effet, cela, je le sais. Mais je ne croyais tout simplement pas possible qu’il puisse oser un tel coup, choisir le plus à droite, le plus libéral en même temps que le plus autoritaire et le plus proche non seulement de la droite UMP mais aussi de nous ! ». Et du coup, je ne sais pas vraiment comment interpréter ce choix ni quelle attitude  nous devons adopter ».

Marine Le Pen : « Eh bien, voilà encore une intervention utile ! Que veux-tu que je te dise ? Que je te rende grâce pour reconnaître humblement ta médiocrité que toi seul refuse de voir, confit d’orgueil que tu es ? Au FN, soit on satisfait son maitre en lui offrant des victoires, en lui proposant des idées intelligentes et novatrices, gages de victoires nouvelles ultérieures, soit on est puni. Tu le savais en venant ici n’est-ce pas ? Alors tu seras puni. Mais je réfléchis encore à ton sort et je réserve ma réponse. Ne crois cependant pas que tu éviteras le sort inévitable de ceux qui ont échoué ! »

Un autre cadre leva la main et Marine Le Pen lui donna la parole.

« Ma Présidente », dit-il, « maintenant que le fait politique est derrière nous, il nous faut être rusés et efficaces dans notre réaction ».

Marine Le Pen : « Oui, ça nous changera en effet ! Enfin, quand je dis nous… Mais vas-y, poursuis ».

Le cadre : « Valls est désormais notre principal ennemi, n’est-ce pas ? Enfin, avec le FRONT DE GAUCHE et le PARTI DE GAUCHE bien sûr ! Mais pour l’instant Valls est un plus gros poisson qu’eux car lui, désormais, incarne le pouvoir de l’État, ce à quoi, Dieu merci, ni le PG ni le Front de Gauche ne peuvent encore prétendre! Heureusement pour notre cul ! Or Valls est, philosophiquement, un homme de droite. Il l’a toujours été ! Même si, comme beaucoup d’autres leaders anciens ou actuels du PS, il a choisi la case de gauche pour avoir plus de chance de percer, il pense et agit, de manière évidente, comme un radical de droite. Ce n’est pas un hasard s’il aime tant Jules Moch et Georges Clémenceau ! Et peut-être que nous-mêmes, à sa place de ministre de l’Intérieur, n’aurions-nous pas osé affréter tous ces charters ni expulser tous ces Roms. Oui, c’est un guerrier et Hollande l’a mis là où il est non pas pour sauver la gauche mais pour la tuer pour de bon, totalement et à jamais. Mais pas que ! Il l’a aussi mis là pour tuer la droite, aussi bien l’UMP que nous-mêmes. Parce que ce type n’a peur de rien ni de personne, parce qu’il a des amis très puissants, et pas qu’en France ! Parce qu’il est le meilleur exécuteur des basses besognes et de la Commission européenne, et des États-Unis. Ce que François Hollande vient de tenter avec Valls à Matignon, c’est ce qu’on appelle la triangulation. Même Mélenchon l’a dit ! Parler comme l’adversaire prétendu, faire sa politique, aller au bout de la logique, séduire les électrices et les électeurs du camp opposé, et défier même les leaders anciens ou actuels du parti adverse, les humilier, en leur montrant que ce qu’eux n’ont pas osé faire, ils l’ont fait ! Valls, oui, c’est certain, peut empêcher pour très longtemps l’UMP de revenir au pouvoir et en tout cas barrer la route à notre rêve. C’est le diagnostic ! Mais je ne sais pas encore comment résoudre ce problème. Je pense que nous allons devoir y réfléchir intensément et sans doute que nous y verrons plus clair dans quelques jours, quand nous aurons un peu de grain à moudre… »

Marine Le Pen : « Mais, que de fulgurances ce soir ! Franchement, vous m’étonnez de tant de pugnacité, de tant de finesse et de tant d’acuité politique ! Bon, puisque ce soir, vous êtes tous à la ramasse, allez dormir gros nuls. La séance est levée. Vous reviendrez quand vous aurez quelque chose d’utile à me dire ».

Alors que Marine Le Pen s’éclipsa par la porte dérobée, accompagnée de ses gorilles (est-elle menacée y compris parmi les siens ?), la salle se vida sans que personne ne dise un autre mot. L’ambiance était tellement assassine et d’une lourdeur si pesante que chaque « convive » repartit vivre sa vie de « gros nul » en jurant que jamais plus ils ne réapparaîtraient devant leur Amazone si tant est qu’ils restent au FN…

Le lendemain, tous les présents à la réunion de la veille envoyèrent, qui un courriel, qui un fax, qui un porteur, informant la présidente du FN, que prenant acte de la situation calamiteuse de leur parti et de leur manifeste incompétence à l’en sortir, ils avaient décidé de se retirer de la vie politique et que cette décision était d’effet immédiat. Le caractère en tous points identiques des quelques lignes rédigées attestait bien que ces leaders du FN les avaient écrites ensemble après avoir été ensemble humiliés et vilipendés.

Comment Marine Le Pen allait-elle réagir à ces démissions en cascade des membres les plus éminents de son état-major après qu’elle en ait sèchement exclu elle-même trois ? Aucun élément n’a filtré en dehors de l’existence de ces démissions. « Le FN est en crise » a été la seule parole lâchée par un des permanents et à côté de cette crise, il semble bien que les vicissitudes de la vie solférinienne ne soient finalement qu’une promenade de santé.

Notre reporter ne parvenait plus à digérer toutes ces informations. Il décida de remettre à un autre jour la rédaction de son article qui d’ailleurs serait fractionné en deux articles tant il y avait à écrire…

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