Tract de SYRIZA pour les élections européennes

Notre patience a atteint ses limites !

Le 25 mai nous votons et ils s’en vont !

Aux élections européennes envoyons un puissant message de résistance.

Finissons-en avec le gouvernement des mémorandums et de la Troïka, le gouvernement des collusions d’intérêts et de la corruption. Opposons nous à l’évolution réactionnaire de l’Union Européenne.

Ouvrons la voie à notre propre Europe :

– une Europe qui incarne la véritable démocratie, la justice sociale, la solidarité.

– une Europe qui se redresse et s’oppose à son autodestruction programmée par le merkelisme, les banques, les mémorandums et la Troïka.

Avec Alexis Tsipras représentant de la Gauche Européenne :

– nous luttons pour le respect de notre dignité dans le cadre du travail, pour l’égalité et la solidarité entre les peuples, pour le progrès de la culture, pour un nouvel essor de la créativité, pour une croissance et un redressement productif qui s’appuient sur les ressources potentielles de chaque région et non sur la dévalorisation des salariés.

En des temps critiques comme ceux que nous traversons actuellement, les élections européennes se revêtent une importance historique tant pour la Grèce que pour l’Europe. Le 25 mai est une date clé pour notre avenir, pour notre vie: il est temps d’ouvrir la voie pour une nouvelle Grèce, pour une autre Europe.

VOTONS POUR LA GRÈCE

En Grèce les élections européennes sont un référendum. Pour ou contre les mémorandums? Pour ou contre la Troïka? Pour ou contre l’inhumaine austérité ? C’est le pas décisif vers le renversement politique qui seul permettra notre survie nationale et sociale.

Les dilemmes pour les électeurs sont clairs et précis.

  • Les laisserons-nous continuer leur politique qui détruit le pays et ses hommes ou clamerons-nous «maintenant ça suffit» ?
  • Laisserons-nous cette bande d’hypocrites présenter en tournée européenne la tragédie grecque comme une  « success-story », ou bien nous mobiliserons-nous enfin pour une nouvelle Europe solidaire, humaine, démocratique, soucieuse de sa culture, soucieuse autant d’une politique de croissance que de la protection des acquis sociaux ?

Le 25 mai, le peuple grec a la possibilité de dénoncer l’inadéquation entre la politique gouvernementale et la volonté populaire, de démontrer que le gouvernement n’a pas la légitimité d’imposer un nouveau mémorandum, même sous un autre nom. Le 25 mai le triangle infernal de la collusion (establishment politique – banquiers et grands entrepreneurs – médias sous tutelle) peut enfin être rangé au placard du passé.

Les propositions de SYRIZA contre l’austérité sont concrètes et claires.

– Notre première priorité est de sortir de la crise humanitaire et de faire face aux besoins sociaux. Pour que la société puisse se tenir droite, nous donnerons aux plus faibles un bouclier de protection.

– Nous annulerons les mémorandums et nous appliquerons une politique alternative dont les axes fondamentaux seront la restructuration industrielle, l’essor démocratique, la redistribution des revenus et des richesses, l’élargissement des droits sociaux et collectifs.

Notre objectif est de répondre efficacement aux défis essentiels de notre époque.

Salariés, agriculteurs, jeunes, chômeurs, retraités, artisans, intellectuels, soyons tous unis et mettons un terme à la catastrophe, pour un renouveau politique avec le peuple tenant le rôle principal et, sur le devant de la scène, la Grèce de l’effort, de la création, de la dignité.

VOTONS POUR UNE AUTRE EUROPE !

Jamais depuis la dernière guerre mondiale, l’opacité, l’insécurité et le pessimisme n’ont aussi lourdement pesé sur les citoyens européens et leur avenir.

L’Europe d’aujourd’hui se construit sous l’hégémonie allemande et sur la base du consensus néolibéral entre les chrétiens-démocrates, les sociaux-démocrates et les libéraux. Le directoire de Bruxelles et de Francfort, fidèle au credo merkeliste et à la politique de l’austérité, distribue les richesses et les pouvoirs à une minorité et la peur et la précarité au plus grand nombre.

Les peuples européens souffrent sous le poids du chômage, de la pauvreté, du travail précaire de la dissolution de l’état social, du rétrécissement – jusqu’à disparition – de leurs droits sociaux. Les idées de la civilisation européenne des lumières, du progrès, de la tolérance sont marginalisés, ce qui laisse le champ libre à la régression, aux nationalismes et au racisme. Nous assistons à l’étranglement de la démocratie au sein d’une Europe forteresse et guerrière qui n’hésite pas à soutenir même des politiciens néonazis comme en Ukraine.

L’Union Européenne se soumet consentante à la souveraineté politique et économique du grand capital et de la finance internationale qui a décidé de transformer les états périphériques européens en colonies de la dette tandis que leurs forces productives s’épuisent.

La politique dominante en Europe renforce et multiplie le transfert des ressources de la périphérie vers le centre. Les grandes déclarations en faveur d’une gouvernance économique et sociale solidaire sont tombées dans l’oubli. Les inégalités s’élargissent constamment non seulement entre les états membres mais aussi entre les citoyens de chaque État.

Cette Europe là nous ne la reconnaissons pas. Nous n’en voulons pas.  Peuples européens, luttons tous ensemble pour sa refondation ! Revendiquons une Europe de justice sociale, de solidarité, de dignité des travailleurs, de démocratie, d’écologie, de paix. Luttons pour le renversement des

principes actuels de la structure néolibérale actuelle de l’euro. Luttons pour l’établissement d’une nouvelle Charte des droits fondamentaux qui imposera à tout état membre le respect des droits fondamentaux de ses citoyens.

Le changement que nous revendiquons est réaliste et possible. La situation actuelle est propice. La soif des peuples pour le changement leur donne la force pour l’imposer. En particulier les peuples du sud, encore plus frappés par l’austérité la plus sauvage.

L’alternative n’est pas une utopie. C’est le réalisme qui impose une sortie efficace et viable de la crise décidée dans le cadre d’une Conférence européenne de la dette. Solidarité, croissance, justice sociale sont les principes qui doivent guider toute décision.

Les peuples répondent à l’appel !

Nous assistons depuis quelques années à la formation d’un grand front paneuropéen qui revendique, résolu et combatif, le grand changement.

L’Europe qui trace la voie du socialisme du XXIe siècle. Telle est notre vision !

LE PEUPLE GREC EN TÊTE DE LALUTTE !

Le regard de l’Europe est encore une fois tourné vers la Grèce et aussi vers SYRIZA. Car notre pays est utilisé actuellement comme «cobaye» pour expérimenter les seuils de tolérance d’un peuple avant d’appliquer ce modèle catastrophique de dégradation des conditions de vie à l’Europe entière.

C’est pour cela que l’évolution politique de notre pays est déterminante non seulement pour l’avenir du peuple grec mais aussi pour celui de tous les peuples européens. C’est pour cela aussi que le parti SYRIZA est devenu un symbole. Nous sommes porteurs de l’espoir et symbole d’une lutte qui dépasse nos frontières.

C’est pour cela que la Gauche Européenne a élu comme candidat à la présidence de la Commission, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras. Sa candidature est avant tout la preuve de la reconnaissance de l’importance de la victoire de SYRIZA non seulement pour la Grèce mais pour toute l’Europe. Notre victoire agira comme un catalyseur pour la suite des événements politiques, en déclenchant les ruptures nécessaires avec le passé, en établissant de nouveaux rapports de force politiques en Europe.

C’est la première fois que la parole d’un leader politique grec résonne au delà des frontières de notre pays. La candidature de Alexis Tsipras est un grand honneur pour la Grèce qui par la reconnaissance internationale de notre combat national, elle ouvre de nouvelles perspectives politiques. C’est aussi, et nous en sommes conscients, une grande responsabilité. C’est une candidature qui représente, par son message clair et précis, ce qui oppose les deux projets européens: celui des merkelistes pour l’Europe des banquiers et celui de la Gauche Européenne pour l’Europe des peuples.

Ce mois de Mai appartient aux peuples ! Nous pouvons et nous devons vaincre.

Notre victoire n’est pas une ambition. C’est une nécessité. C’est la condition préalable à la survie de notre peuple.

Tournons la page. Fini les mémorandums, la Troïka, l’austérité. Fini le racisme et le fascisme ! 

Citoyens de Grèce, Peuples d’Europe, Unissez-vous !

Pour regagner notre dignité !

Pour la Démocratie !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s