Assises du Front de Gauche… Pourquoi ? Comment ? Je livre ma contribution.

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Nous, militant-e-s du FRONT DE GAUCHE, que nous soyons – ou pas – membres du Parti de Gauche, du Parti Communiste Français, d’Ensemble, ou d’autres partis et organisations, mais qui sommes attaché-e-s à cet outil politique et voulons lui permettre de se développer, de se démocratiser, et de s’ouvrir, avons lancé, il y a quelques  semaines, un APPEL NATIONAL POUR DES ASSISES DU FRONT DE GAUCHE.

Un millier de personnes environ sont signataires de cet appel. C’est peu au regard du nombre total de militant-e-s des différents partis du Front de Gauche. NOUS AVONS BESOIN DE VOUS. SIGNEZ CET APPEL ET FAÎTES-LE SIGNER AUTOUR DE VOUS.

Il a un but et un seul : obtenir la mise en place d’ASSISES DU FRONT DE GAUCHE qui nous permettront, COLLECTIVEMENT, de nous sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Certain-e-s militant-e-s nous ont rejoints immédiatement, dans les heures et les jours suivant sa publication.

D’autres nous ont fait savoir qu’ils réfléchissaient à la question de leur engagement à nos côtés et nous rejoindraient, peut-être disaient les uns, sans doute affirmaient les autres, mais ultérieurement. Parmi ces derniers, quelques-un-e-s  sont passé-e-s à l’acte depuis. D’autres non.

D’autres encore nous ont fait savoir qu’ils ou elles refusaient de  signer, pour diverses raisons.

  • Les uns ont avancé l’argument que l’appel était « hostile au PCF » ou que c’était une « marque de défiance envers le PG » ou encore que c’était un texte « destiné à gêner Ensemble et à l’empêcher de se développer. » Rien de tout cela ! Ces jugements sont infondés. Ce sont des erreurs d’interprétation. Cet appel n’a ni pour objet, ni pour motifs de cibler spécifiquement un parti, pas plus qu’il ne cible un ou une porte-parole. Quels que soient les avis (et ils sont divers) de chacun des signataires sur tel ou tel parti du Front de Gauche, sur tel ou telle porte-parole, sur tel ou tel comportement des uns et des autres, sur tel ou tel choix stratégique ou tactique des uns et des autres, ou sur le Front de Gauche en tant que tel, nous avons, COLLECTIVEMENT, le désir, l’espoir, le projet, l’ambition de fédérer tous les militants et toutes les militantes qui se reconnaissent dans le FRONT DE GAUCHE… ou qui voudraient pouvoir s’y reconnaître mais sans être contraint-e-s d’entrer dans un des partis le constituant, alors qu’en l’état de la situation, c’est le seul moyen concret de le faire. Et ces « comités » n’ont aucune existence juridique, ils sont donc des forums sans véritable pouvoir, en tout cas sans pouvoir décisionnel. Or, nous  voulons que les militant-e-s décident SOUVERAINEMENT de leur destin collectif.
  • D’autres encore ont refusé de signer l’appel sous prétexte que nous voulions nous « dresser contre les partis ». Ce n’est pas notre intention. Les partis existent et nous ne saurions les ignorer. De même, il nous semble illusoire de vouloir créer une force populaire hostile aux partis qui sont, par essence, des outils de la démocratie et des armes pacifiques, républicaines, démocratiques d’accession au pouvoir. Les partis sont aussi – ou devraient être – des forums et des centres d’éducation populaire. Nous nous inscrivons dans une démarche politique et pas revendicative. Nous sommes nombreux, parmi les signataires de l’appel, je l’ai dit, à être actifs dans les partis du FRONT DE GAUCHE et nous  leur sommes attaché-e-s sans quoi nous ne les aurions pas rejoints. Mais nous pensons que les « appareils » des partis ne peuvent décider de tout sur tout. À notre époque, et dans les circonstances que nous vivons, les partis doivent évoluer, aussi bien dans leurs pratiques que dans leur nature, or ils évoluent trop lentement et il est parfois difficile de faire entendre la voix de la base. Alors nous voulons « secouer le cocotier » et faire bouger les lignes. En  outre, NOUS AVONS CECI DE PARTICULIER QUE NOUS VOYONS AU-DELA DE NOS PARTIS RESPECTIFS. Nous visons le DÉPASSEMENT de nos partis. Nous n’avons pas comme seul objectif de gagner aux dépens des autres mais de GAGNER TOUS ENSEMBLE. Le FRONT DE GAUCHE avait, à l’origine, un destin de mouvement collectif et beaucoup de militant-e-s l’avaient rejoint pour cela, espérant qu’il deviendrait une organisation unitaire. Nous savons pourquoi cela ne fut pas possible. Nous en prenons acte mais nous n’abandonnons pas pour autant cette perspective et nous allons nous battre pour qu’elle soit discutée. Nous avons l’espoir de faire évoluer les esprits sur la question. Nous considérons toujours, ET PLUS QUE JAMAIS AUJOURD’HUI, que le FRONT DE GAUCHE  doit s’unifier.

En effet, il ne peut plus demeurer un cartel de partis car nous constatons, depuis deux ans, quels problèmes cela nous pose à tous. Il nous faut évoluer dans la physionomie du FRONT DE GAUCHE comme dans ses manières d’agir et de  décider.

ENSEMBLE a montré la voie du regroupement. Il faut que nous nous inscrivions dans cette logique de RASSEMBLEMENT et sortir de ce système où les décisions résultent seulement de coordinations au sommet, à Paris, ou en province, sur lesquelles la masse des militant-e-s n’a aucune influence. Nous portons l’objectif d’une fusion des partis constituant le FRONT DE GAUCHE en une seule organisation,  nouvelle, se substituant à toutes celles préexistantes.

Cette nouvelle organisation devra être :

  • suffisamment OUVERTE pour que des militant-e-s qui, aujourd’hui, ne sont pas, statutairement parlant, lié-e-s au FRONT DE GAUCHE, soit parce qu’ils ou elles sont issu-e-s d’autres partis qui lui sont extérieurs, soit parce qu’ils ou elles ne sont membres d’aucun parti, puissent nous rejoindre et ce, sans avoir l’impression désagréable, voire humiliante, « d’aller à Canossa » en devant intégrer l’un des partis existants qu’ils avaient jusqu’ici combattu ou, au minimum, dont ils ou elles s’étaient tenu-e-s à distance. Nous devons nous placer dans la situation de militant-e-s qui ouvrent les bras en toute bonne foi, en toute bonne volonté, à toutes celles et tous ceux qui n’ont d’autre but que d’ouvrir une voie nouvelle puisque, jusqu’à  présent, nous stagnons collectivement…
  •  suffisamment CLAIRE et FERME sur une ligne politique décidée COLLECTIVEMENT et DÉMOCRATIQUEMENT afin de ne plus souffrir de la légitime critique d’être incohérente et donc peu  crédible ce qui récemment nous a conduit à subir une cruelle sanction électorale pour nos candidat-e-s.

Nous pourrions commencer par réfléchir à une CHARTE COMMUNE qui exposerait les conditions minimales à respecter pour être accueilli au sein de ce FRONT DE GAUCHE nouvelle formule. Chaque militant-e qui souhaiterait adhérer à cette organisation signerait cette charte et s’engagerait à en respecter les  principes. Les militant-e-s des partis constitutifs du FRONT DE GAUCHE actuel ne seraient pas membres de droit mais devraient signer eux aussi cette CHARTE s’ils veulent participer de ce FRONT DE GAUCHE nouvelle formule. En accomplissant ce geste volontaire d’adhésion, ils manifesteraient leur désir de passer à une nouvelle étape.

Cette charte serait en quelque sorte notre « constitution » commune et se différencierait de nos « lois », c’est-à-dire de nos choix concrets sur les différents sujets de l’action publique et de la réflexion politique, lesquels seraient définis COLLECTIVEMENT, au moyen de votes démocratiquement organisés, intervenant au terme de débats sérieux et suffisamment étendus dans l’espace et dans le temps pour que chaque militant-e prenne sa part du travail collectif et ne s’en sente pas exclu. Ces propositions concrètes pour chacune des thématiques (économie, affaires sociales, justice, politique étrangère, défense, droits et libertés, culture…) seraient toujours modifiables par la même voie que celle de leur adoption, pour autant que nos principes stratégiques, inscrits  dans la charte, c’est-à-dire en quelque sorte notre socle commun, notre « constitution », soient, eux, toujours honorés.

Tout ce que j’ai développé ci-dessus ne figure pas dans l’APPEL POUR DES ASSISES DU FRONT DE GAUCHE car cet appel a un seul objet : rassembler le maximum de signataires afin de pousser à l’organisation d’ASSISES DU FRONT DE GAUCHE tandis que les développements ci-dessus ne sont que ma propre contribution, ma propre réflexion, sur des éléments un peu plus précis, et ces propos n’engagent  que moi. Les signataires de l’appel ne sauraient être liés par eux de quelque manière que ce soit. Cela va de soi sans le dire mais c’est mieux en le disant… Si j’utilise le « nous » au lieu du « je », ce n’est que pour exprimer l’idée que je n’imagine pas autre chose qu’une délibération collective et je soumets seulement une contribution au débat général. Sans doute qu’à la suite de cette contribution, d’autres signataires  publieront les leurs. C’est déjà un débat qui ne fait que commencer… Alimentez-le par vos propres réflexions, propositions, souhaits, critiques…

Rejoignez-nous.

Signez l’appel : http://appelassisesfdg.wordpress.com/

Intégrez le groupe existant sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/pourdesassisesdufdg

Consultez notre page sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Front-de-Gauche-Vite-des-Assises-Nationales/648491248544097

Commencez à réfléchir aux voies et modalités de l’organisation de telles ASSISES.

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Je vais maintenant évoquer, à grands traits, comment je vois les choses pour passer de la théorie à la pratique. Ce qui va suivre n’est qu’une proposition personnelle qui n’engage que moi mais dont j’espère qu’elle sera  une étincelle ouvrant le débat.

Ces ASSISES ne sauraient se limiter à une seule grande réunion parisienne. Des ASSISES DU FRONT DE GAUCHE doivent être organisées dans toutes les régions de France et ces ASSISES se tiendraient sur une période de plusieurs mois, avec des réunions périodiques : certaines de type « assemblées plénières » ou « assemblées générales » destinées à faire adopter les principales décisions, d’autres en comités plus restreints destinés au travail de fond de préparation. Des commissions locales assureraient la préparation et l’organisation du travail et une commission nationale se chargerait de la coordination de toutes les actions régionales.

On pourrait ouvrir des « cahiers de doléances » qui permettraient aux militant-e-s d’exprimer leurs critiques comme leurs satisfecits, d’exposer leurs récriminations comme de faire partager leurs propositions. Des groupes de travail seraient chargés d’étudier ces « cahiers de doléances », de les résumer, de répartir les éléments des contributions militantes dans chacune des grandes thématiques puis de préparer les séances plénières destinées à adopter les décisions  collectives.

Peu à peu, au fur et à mesure de l’avancée de ce travail, par la logique de l’entonnoir, une commission nationale compilerait les résultats des différentes régions en vue d’un congrès fondateur destiné à faire naître cette organisation nouvelle que nous appelons de nos vœux et qui serait alors, sans aucun doute, bien plus armée, après un tel  travail « constituant », que le FRONT DE GAUCHE actuel.

Nous sommes tous, au FRONT DE GAUCHE, hostiles à la 5e République et portons le projet de changer de régime. Notre désir de 6e République, nous l’avons réfléchi et nous avons expliqué qu’il serait le résultat de l’implication populaire au moyen d’une « Assemblée Constituante », élue par tous les électeurs, qui permettrait à tous les citoyens français de  définir ensemble le contenu de cette nouvelle constitution.

Je pense que nous pouvons et devrions transposer cette démarche pour la création de cette organisation nouvelle que pour l’instant – faute de mieux car nous n’avons pas réfléchi à la question – je nomme FRONT DU PEUPLE. Il va sans  dire que le nom sera un des points à décider ensemble.

Je n’imagine pas que le travail auquel j’ai fait allusion ci-dessus puisse être accompli en quelques semaines. Je pense que nous devons prendre le temps nécessaire. Ci-dessous, je propose un calendrier d’action :

Suggestion de calendrier:

– de septembre à décembre 2014 : préparation du travail, élection des délégués à la commission nationale, organisation générale des ASSISES

– de janvier à décembre 2015 : travail de fond dans les départements et les régions

– de janvier à juin 2016 : synthèse des travaux et remontée de ceux-ci à la commission nationale

– de septembre à décembre 2016 : préparation du congrès fondateur

– janvier 2017 : organisation du congrès fondateur

En tout cas, je pense qu’il est urgent de commencer à nous organiser concrètement au niveau local. Des comités du Front de Gauche existent déjà dans plusieurs endroits de France. Il nous faudrait désigner assez vite des responsables de groupes de travail par département ou par circonscription électorale afin de démarrer le travail de fond. Ensuite, une fois les groupes de travail en place et dès lors qu’ils seraient constitués d’un nombre suffisant de membres (ce nombre étant à définir et pouvant bien sûr varier au regard de considérations démographiques ou autres), ces groupes de travail locaux éliraient des délégués pour siéger dans une commission nationale chargée, elle, comme je l’ai dit plus haut, du travail de coordination générale.

Les groupes de travail locaux (au niveau du département ou des circonscriptions électorales) se réuniraient une fois par semaine et une réunion plénière de ces groupes locaux aurait lieu tous les mois. Au niveau de la coordination régionale des réunions seraient organisées avec une fréquence trimestrielle et auraient  pour objet de synthétiser le travail des comités locaux.

Ces plénières régionales transmettraient les résultats de leurs délibérations à la commission nationale qui aurait trois mois pour préparer le congrès fondateur. Ce dernier serait organisé sur deux jours dans une ville choisie par la commission nationale  mais en ayant comme critère que le maximum de militant-e-s puissent s’y rendre aisément  et s’y loger à moindre coût.

L’outil internet nous permetra bien des échanges. Nous trouverons les voies les plus adaptées pour s’en servir au mieux.

Ainsi, après environ 30 mois de travail et après 4 grandes réunions plénières régionales (une par trimestre en 2015), les militant-e-s du FRONT DE GAUCHE et, je n’en doute pas, beaucoup d’autres venu-e-s d’ailleurs, auraient collectivement mis en  place un outil de conquête effective du pouvoir.

Certes c’est un projet ambitieux mais notre peuple a besoin de croire de nouveau qu’un autre monde est possible, un monde où Liberté-Égalité-Fraternité seraient redevenues des principes quotidiennement appliqués, un monde où justice, humanisme, tolérance et partage ne seraient plus des utopies à jamais inaccessibles, un monde où la paix, la concorde et l’harmonie  entre les peuples et les nations seraient recherchées en permanence.

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