Des 35 heures, de nos diverses insuffisances et de l’insurrection qui vient…

Oui, les 35 heures sont une énorme connerie… Oui, c’est une mesure qui ne tenait pas compte de la situation économique du pays… Oui, il faut revenir sur cette politique…

Mais pas dans le sens que demande le MEDEF !!! Il faut passer aux trente-deux heures – et pourquoi pas aller encore plus loin…

Je ne plaisante pas. Le pays est riche comme il ne l’a jamais été de toute son histoire. Nous n’avons pas un problème de développement économique, notre pays est un des plus développés au monde. Nous n’avons pas un problème d’insuffisance technique, nous savons presque tout faire. La preuve, c’est que la France avec ses ingénieurs et ses techniciens, n’est pas pour rien dans les plus grands projets industriels de ces dernières décennies. Nous n’avons pas un problème de dette car celle dont on nous rebat les oreilles a été créée par ceux qui veulent renvoyer notre pays dans une case et faire du peuple français, un poulet d’élevage en batterie sous les ordres des multinationales américaines. Nous n’avons pas un problème de déficit car ce sont nos gouvernants qui ont, sciemment, volontairement, perfidement, affaibli l’État en l’endettant via la réduction de ses ressources directes et indirectes par le biais du chômage, armée de réserve du capitalisme. Nous n’avons pas un problème d’éducation puisque nous sommes parmi les meilleurs au monde, n’en déplaise au « classement de Shangaï » (qui est au sérieux ce que Hollande est au socialisme) et malgré quelques difficultés bien réelles dans le secteur, mais qui ne mettent pas en cause tout le système éducatif, loin de là. Nous n’avons pas un problème de retard sur tous les autres pays développés et pas davantage un problème structurel d’organisation.

Non, rien de tout cela n’est vrai ! Ce déclinisme, ces attaques permanentes depuis des années, que dis-je des décennies contre la France, contre le « système » français, contre la spécificité française, ne sont que le discours hautement politique et malhonnête de ceux qui veulent que la France et son peuple cessent d’être exceptionnels et deviennent les vassaux de maîtres qui gouverneront encore plus contre ses intérêts et contre ceux de l’humanité. Comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon dimanche 24 août 2014, dans son discours de clôture du Remue-Méninges du PG, édition 2014, l’objectif recherché par ces gens-là est de « vous briser les reins », afin que vous croyant faibles et impuissants, vous ne releviez pas la tête, que vous ne vous révoltiez pas, que vous acceptiez toutes les « solutions » préconisées, que dis-je, imposées, par ceux qui nous gouvernent, qu’ils soient à Paris, à Bruxelles ou à Washington !

En fait, nous avons des problèmes en France, c’est vrai ! Oui, en effet, nous avons à affronter des difficultés sérieuses. C’est un fait établi ! Oui, la France et son peuple ont des retards à rattraper. Ceci est tout à fait exact. Mais ce dont il est question n’a RIEN À VOIR avec ce qu’en disent les prêcheurs habituels et leurs magnétophones et leurs perroquets que l’on trouve partout…

Nous sommes en retard en effet sur la question du partage des richesses car ce point est ce qui explique tout de notre incapacité à retrouver une économie saine. En effet, ce ne sont pas les plus riches qui font tourner la baraque, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire rentrer dans la tête, puisque eux gaspillent les ressources, mettent leurs gigantesques fortunes à l’ombre, dans les paradis fiscaux, n’investissent pas, sinon dans des consommations déraisonnables, impudentes, indécentes, qui ne satisfont que leur avidité et leurs plaisirs personnels, en aucun cas l’intérêt général. Nous savons bien, et les vrais économistes sont avec nous (j’entends ceux qui n’ont pas un cerveau de poule et ceux qui n’ont pas fait vœu de prostitution et de docilité à l’ordre établi) pour savoir qu’une économie fonctionne rationnellement quand les richesses circulent mais pas seulement entre paradis fiscaux et fonds de pension, lesquels se comportent comme des nuées de criquets dévastant leur cible avant d’aller en détruire une autre…

La France et son peuple ont à rattraper leur retard sur l’idée que nous nous faisons d’une République de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

La République française et son peuple ont à rattraper leur retard sur l’idée que nous nous faisons de la démocratie aujourd’hui, à l’heure des nouvelles technologies qui mettent en relation les êtres humains comme jamais cela ne fut le cas dans l’histoire du monde, qu’il s’agisse des moyens de transport ou des technologies de l’information et de la communication.

La France et son peuple ont un handicap majeur que nous reconnaissons bien volontiers. Celui de voir la caste oligarchique, dont le Medef est un maillon, mais un seul parmi beaucoup d’autres, avoir repris le pouvoir sur le peuple souverain. Cela est un problème majeur pour notre pays, pour notre peuple, mais aussi pour l’Europe et pour le monde !

Il y a aussi une autre flétrissure qui salit la France et donc son peuple, depuis quelques années et cette nouvelle spécificité nous fait très mal en ce sens que cette spécificité est de nous avoir rendu semblables à tous les autres alors même que, précisément, nous n’étions pas semblables puisque la France et son peuple avaient toujours marché devant ou à côté des plus grands et agi, souvent (pas toujours hélas!), dans l’intérêt des petits. Or, nous voilà ramenés à la condition de vulgaires « occidentalistes », à de médiocres et malfaisants « atlantistes ». Cette nouvelle spécificité-là qui est en fait une « normalisation-vassalisation », nous la vomissons et ce sera, sans aucun doute, notre première décision que de la remettre en cause, comme ce fut la première décision diplomatique et stratégique de Sarkozy en 2007, puis de Hollande, en 2012, d’aller plier le genou et d’aller faire leur révérence devant les dirigeants américains. La République française, quel que soit son numéro d’ordre, ne peut être qu’indépendante et souveraine. Nous ne l’oublierons pas le jour où nous élaborerons, avec le peuple, la nouvelle constitution de la 6e République !

Tous les problèmes, toutes les difficultés, tous les handicaps, tous les retards de la France, pour reprendre la terminologie chérie des déclinistes, nous les connaissons sauf que nous ne les situons pas du tout là où ces déclinistes les voient…

Ces boulets, nous les avons diagnostiqués il y a longtemps. Et malgré la propagande, digne de Goebbels, que nous devons subir et souffrir depuis des années, nous ne sommes pas hébétés, ni réduits à la condition de ces hilotes hallucinés par l’occupant spartiate au temps de la Grèce antique.

Nous sommes conscients et de ces maux, et de ceux qui en portent la responsabilité. Cela non plus, nous ne l’aurons pas oublié le jour où nous accèderons au pouvoir. Certain-e-s auront à rendre des comptes au peuple français. Il n’y aura pas de vengeance car un tel sentiment nous est étranger, à nous qui prônons l’humanisme, mais la justice passera et j’en connais qui s’en souviendront…

Aujourd’hui, par le biais – notamment mais pas seulement – du mouvement pour la 6e République, nous allons « reprendre le pouvoir », faire « place au peuple » et réaliser la « révolution citoyenne ».

Debout les morts ! La France, le peuple, l’humanité nous appellent…

 

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