La constitution de la 6e République et ses avantages collatéraux : l’occasion rêvée de préparer la sortie de l’Union européenne

Je suis de ceux qui voudraient que Jean-Luc Mélenchon assume la rupture franche et directe avec l’Union européenne. Je sais bien que beaucoup ne sont pas de cet avis. J’entends aussi des citoyen-ne-s dire qu’il ne sert à rien de parler de nouvelle constitution de la 6e République tant que la France est subordonnée à l’UE. Et qu’il faut  donc d’abord sortir de l’UE.

Ça semble convaincant de prime abord. Or, je vois les choses exactement à l’inverse.

Plutôt que de dire qu’il est inutile de parler constitution avant d’avoir décidé de sortir de l’UE car l’UE nous prive de notre souveraineté (ce qui est

exact, à ceci près qu’on l’a voulu ; enfin pas NOUS mais nos « représentant-e-s »), moi, je dis qu’il est inutile de réclamer la sortie de l’UE puisque, de toute façon, même quand on dit par notre vote qu’on n’en veut pas, on nous l’impose…

Donc, il me semble que la situation se présente avec deux options envisageables :

1/ soit on attend de nos gouvernants, actuels ou futurs, qu’ils nous proposent une telle rupture ;  car, si on nous la proposait, nous pourrions décider de l’approuver ; il est même probable que nous l’approuverions !  Mais c’est un espoir bien illusoire. Avec les gouvernants actuels, aucune chance de l’obtenir. Pas plus avec leurs « rivaux » de l’UMP ou de l’UDI. Et si certain-e-s se disent que Marine Le Pen, elle, la ferait cette rupture, il faut avoir à l’esprit que si elle ramenait la décision à Paris, ce ne serait que pour nationaliser le capitalisme, pas pour le mettre à bas, au profit d’un autre modèle de société basé sur d’autres principes et valeurs que l’argent.

2/ soit on se saisit, nous-mêmes, de la meilleure occasion qui soit de rappeler à l’UE et au monde que nous sommes un peuple souverain, comme d’ailleurs l’est – ou devrait l’être – tout peuple… Et quelle meilleure occasion que le débat constitutionnel ? On parlerait abondement souveraineté du peuple et donc, I-NÉ-LUC-TA-BLE-MENT, on parlerait de l’UE. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous commencez à percevoir ce que je suis en train de  comprendre des possibilités immenses et inattendues qu’offre le débat sur la nouvelle constitution ?

Si on redonne au peuple le pouvoir de décider de sa loi fondamentale, le peuple réaffirmera très clairement sa souveraineté. Et ayant été échaudé par tant d’ « indélicatesses » passéées, il inventera, à coup sûr, cette foiis-ci, des procédés efficaces, puissants, efficients, de nature à garantir à l’avenir cette souveraineté, pour ne plus en être dépossédé. Après avoir refait sa constitution daans cet esprit, il pourra dire merde à l’UE. Car il aura écrit dans sa constitution que sa parole ne souffre aucune contestation supranationale… Et que c’est désormais lui qui décide, ses « représentant-s » pouvant être contestés, débarqués, désavoués, et mis en accusation au plan politique et au plan pénal pour tout acte de forfaiture et de parjure caractérisé… Les décisions de ces représentant-e-s pouvant être annulées ou même privées de tout effet…

Dans la foulée de la mise en application d’une constitution nouvelle basée sur de tels principes, nous nous retirerions des traités nous liant les mains, de l’UE et de l’OTAN, entre autres… Il me semble que ceci est d’une logique imparable.

En effet, le peuple français aurait alors, de nouveau, à sa disposition, les outils institutionnels, décidés par lui, les armes juridiques et politiques élaborées par lui, pour dire merde à nos maîtres… Or, aujourd’hui, hélas, ces outils, nous ne les avons pas, ou plus. Puisque la France a ratifié le scélérat traité de Lisbonne !

Je sais, bien sûr – et j’ose dire – que les parlementaires qui ont ratifié ce traité, comme ceux qui le leur ont demandé, ont commis, de concert, un crime de haute trahison, une forfaiture, un coup d’état. Mais, de fait et de droit, le traité existe et s’applique désormais. Et aucun juge n’a contesté ce point dans notre pays.

Donc, c’est en refaisant notre constitution, en rappelant quelques principes, en écrivant plus clairement certaines dispositions, en repensant et en repositionnant le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire dans ce qu’il doit être, qu’on se redonnera les moyens qui nous ont été soutirés et qu’on pourra afficher devant le monde entier que désormais le peuple français décidera de son destin SOU-VE-RAI-NE-MENT !

 

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