Sept mois après la première, deuxième lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Le 21 juin 2014, il y a donc sept mois, je publiais une amicale lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon dans laquelle, après avoir dit beaucoup d’autres choses, je l’appelais à devenir le rassembleur du peuple et non pas à demeurer le chef d’un parti. Sept mois plus tard, je pourrais réécrire presque tout ce que j’avais écrit alors ! Je vous invite à lire ou relire cette première lettre avant d’attaquer celle-ci.

*

Quelques semaines à peine après la publication de cette lettre ouverte, vous annonciez, lors du Remue-Méninges de septembre 2014, votre décision de quitter la co-présidence du PG. Martine Billard, l’autre titulaire de la fonction, faisait de même.

Je me suis alors réjoui ayant eu le sentiment d’avoir été entendu même si je n’ai pas la forfanterie de croire que l’expression de mes espérances, dans la lettre ouverte de juin, y soit pour quoi que ce soit…

Dans la foulée, vous avez créé le M6R qui est parti très fort. Depuis il a tendance à stagner. Ce n’est pas mon propos ici que d’en examiner les raisons. On le fera ailleurs et en d’autres temps.

Non, ce soir, je veux donner une suite à cette première lettre ouverte. Car depuis quelques mois, j’ai la désagréable impression que vous vous êtes remis dans la peau d’un chef de parti. Or ce n’est pas cela que les militants du PG, à mon sens, attendent de vous. Et ce n’est pas cela non plus, je crois, que le peuple français attend de vous. Vous aviez été très bien inspiré en septembre dernier. Vous vous devez, à mon sens, de revenir à cette inspiration-là.

*

Je me plains, ces derniers temps, que vous ne cessiez de parler de votre « ami » Pierre Laurent en qui vous dîtes trouver du « talent ». Pas une seule parole désobligeante à son encontre ne sort de votre bouche. Jamais. Alors que lui ne rate pas une occasion, et depuis déjà bien longtemps, d’être au mieux désagréable… au pire de faire preuve de muflerie, sinon dans les mots qu’il emploie, du moins dans le sens du message qu’il diffuse à votre encontre.

Jean-Luc, arrêtez donc les mots aimables envers ce fourbe qui n’a pas tout à fait le même projet que vous – quel euphémisme ! – qui a déjà trahi le FdG il n’y a pas si longtemps, et le retrahira… Pire, il prend un plaisir sadique à vous défier ou à vous désavouer immédiatement après que vous ayez parlé. Ce n’est pas une saine concurrence, ça ressemble davantage à l’élève qui veut surpasser le maître mais qui n’en a pas les talents et qui, le sachant, se montre sous les traits détestables du frustré, du jaloux, de l’envieux.

Quand je vois cette lutte à fleurets mouchetés entre vous et lui, il me revient en mémoire un autre duel politique que j’ai bien connu : celui qui opposa entre 1993 et 1995, Jacques Chirac et Édouard Balladur.

Le premier était, a priori, le « gentil » de l’histoire, celui qui était abusé  par le second, censé être pourtant son « ami de trente ans », lequel « ami » remplissait à merveille son rôle de traître, cornaqué qu’il était par tous les requins et apprentis salopards de sa cour des miracles, notamment « les deux Nicolas », Bazire et Sarkozy, l’éminence grise du Cardinal et le nain hydrocéphale.

Il serait préférable que vous ne soyez pas le Chirac de l’histoire et que Pierre Laurent ne soit pas le Balladur…  Encore que, à bien y réfléchir, vu comment l’histoire a fini pour ces deux-là, vous auriez peut-être intérêt finalement à être ce « Chirac » envoyant « Balladur » mordre la poussière…

Savez-vous que certains disent que Chirac a en fait manipulé Balladur ? Ceux qui avancent cette thèse – que je fais mienne – prétendent que Chirac, connaissant bien son « ami », l’ayant vu à l’oeuvre dans différentes responsabilités depuis les années 60, avait eu la prescience que Balladur, ce grand bourgeois attiré irrésistiblement, comme tant d’autres, par le prestige et l’autorité que vous confère le pouvoir institutionnel, ne résisterait pas à l’appel de ce pouvoir en mars 1993. Les mêmes ajoutent que Chirac ayant été candidat deux fois à l’élection présidentielle et ayant échoué deux fois à cette élection après avoir gouverné, avait compris que l’on ne peut rassembler le peuple à une telle élection après avoir forcément déplu à une partie importante de ce peuple au cours des années de gouvernement. Selon eux, Chirac avait donc intégré la leçon et savait qu’ayant gouverné deux ans pour les seuls intérêts de la classe privilégiée, Balladur ne pourrait que perdre l’élection présidentielle deux ans plus tard… Chirac a été présenté partout comme le gars qui fut « trahi » par tous ses « amis » et y compris par ceux qui lui devaient tout. Et il n’y avait pas que Balladur qui devait sa carrière à Chirac ! Chirac a effectivement été « trahi » ! Mais ce qui est intéressant, c’est que la probabilité est grande que cet animal politique qu’était Chirac ait joué une partie d’échecs avec son « ami de trente ans » et qu’il réussit l’échec et mat ! En lui « laissant » Matignon après qu’il ait mené lui-même, bien plus que Balladur, la campagne victorieuse des élections législatives de mars 1993, il permit au stratagème de se réaliser. Balladur sauta à pieds joints dans le piège machiavélique que Chirac lui avait préparé. Trop heureux et trop fier de redevenir un gouvernant de premier plan, convaincu que lui serait bien meilleur et plus aimé par les Français que Chirac, étant sans cesse adulé par sa cour et par les medias (rappelez-vous cette époque de « Balladuromania » médiatique), il s’imaginait pouvoir passer sans difficulté de Matignon à l’Élysée… Raté ! Pendant ce temps, le prétendu « naïf », le prétendu « trahi » par les siens, le prétendu « abandonné de tous », le prétendu « candidat pour l’éternité », réputé « seul » dans son hôtel de ville, ne rongeait peut-être pas son frein tant que ça. Il n’est pas si irréaliste de penser que bien au contraire, Chirac se fendait la gueule ! Ravi de voir le piège se refermer sur « Sa Courtoise Suffisance », surnom que Le Canard Enchaîné avait donné au Premier ministre rival de Chirac !

Bref, cette histoire a un peu de sel aujourd’hui, vous ne trouvez pas ?

Pourquoi ai-je rappelé cet épisode de notre histoire politique ? Parce que je vois en vous un animal politique sans doute aussi malin, rusé et intrépide que pouvait l’être Chirac. Que cette analogie ne vous soit pas désobligeante car j’ai pour vous bien plus d’estime que je n’en ai pour Chirac. Mais je veux dire par là, en comparant la concurrence entre Chirac et Balladur à celle qui transparaît de votre relation avec Pierre Laurent, que vous êtes, sans aucun doute, bien plus malin que votre « ami » qui, lui, n’est pas « de trente ans »…

J’ai donc idée que vous saurez gérer cette concurrence. Voyez, j’ai usé du verbe « gérer », qui est neutre et ne contient aucune connotation agressive ou méprisante envers votre « ami »… En fait, j’aurais tout aussi bien pu dire « désamorcer » ou « court-circuiter », ou même, pourquoi pas, « liquider » si j’avais voulu me faire plus piquant !

Pierre Laurent, en effet, me fait penser à la grenouille de la fable de La Fontaine, celle qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf et qui en creva. Par contre, l’analogie s’arrête là car je n’aurai pas l’indélicatesse de vous comparer à un boeuf…

Pierre Laurent ne sera JAMAIS élu Président de la République. Il pourrait peut-être être nommé à Matignon si le capitaine de pédalo devenait un Machiavel en herbe. Car un tel coup de Jarnac, sans aucun doute, déstabiliserait toute l’Autre Gauche qui deviendrait un champ de bataille, tant Pierre Laurent inspire, au gré de ses interventions et goujateries, le dégoût, le mépris, le désaveu, la colère, l’exaspération, la défiance…

Lui et d’autres vous reprochent d’être trop « clivant » et pour cette raison, il se croit plus à même de rassembler le peuple que vous. Mais veut-il vraiment rassembler le peuple ou ne cherche-t-il pas seulement à rassembler la Gauche ? La question mérite d’être posée car voilà une autre différence entre vous et lui, me semble-t-il !

Quant au clivage dont il vous accuse, c’est assez amusant car lui aussi clive… N’en a-t-il pas conscience ? Il a, comme vous, ses amis mais il a aussi, comme vous, ses adversaires et ses ennemis résolus. Et puis, malgré ce trait de votre personnalité qu’il dénonce une nouvelle fois, vous avez su rassembler presque quatre millions de suffrages il y a deux ans, vous ! Pierre Laurent aurait-il fait mieux en clivant moins ? Voilà une autre question qui mérite d’être posée puisqu’il y revient… Je crains fort pour lui que la réponse ne lui soit pas très favorable…

Non ! Pas plus que Pierre Laurent, aucun communiste ne sera jamais élu Président de la République car jamais il ne franchirait le premier tour. Les Français ne voteront jamais majoritairement pour un ou une candidat-e de ce parti. Plus vite, nous aurons intégré cette réalité et mieux armés nous serons pour l’affronter.

Et il en va de même des seconds couteaux et des troisièmes larrons qui s’y voient déjà… Je ne citerai aucun nom pour ne blesser personne…

Il ne s’agit pas d’élire un représentant falot ou un simple mandataire des volontés du peuple, mais un combattant, un guerrier, car c’est bien une guerre qu’il faudra mener contre la finance, contre les oligarchies coaliséées, contre l’Empire, ses suppôts, ses vassaux et ses porte-flingues. Pour assumer cette responsabilité, il est préférable d’être solidement expérimenté, pour ne pas être pris de court le jour venu. Il est indispensable aussi d’être suffisamment intelligent, malin, rusé pour savoir s’opposer à tous ceux, très puissants, qui se mettront en travers de notre chemin. Il est également utile d’avoir le talent pour faire passer les idées. Et il est plus adapté à la situation d’avoir quelqu’un qui se dit, depuis des années, déterminé à déplacer les montagnes et qui a montré des preuves de sa vaillance et de sa témérité, plutôt qu’un autre qui, au contraire, a prouvé qu’il avait d’autres exigences, d’autres références, d’autres valeurs que celles de servir l’intérêt général. Quand on préfère défendre ses intérêts particuliers, on n’est pas crédible ensuite quand on prétend vouloir défendre l’intérêt général. Et quand on n’a pas su dire non au PS, on ne saura pas dire non à l’Empire… On transigera. On négociera. On capitulera pourvu qu’on sauve quelques élus et le parti…

Et imaginez-vous le peuple français supporter plus que quelques secondes les discours de cet homme ?

« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » disait Camus. Moi j’assume de dire que Pierre Laurent est un boulet. Peut-être serait-il excellent pour une responsabilité secondaire mais en aucun cas pour celle de chef de l’État.

Il nous faut un caractère bien trempé, comme le vôtre ! Pour cela, il nous faut quelqu’un qui a su rompre les rangs, à temps, avec les Solfériniens. Il nous faut quelqu’un qui n’a pas, à son passif récent, d’avoir préféré sauver ses élus au prix d’alliances avec ceux que nous combattions, plutôt que de se battre à nos côtés.

Pierre Laurent peut dire ce qu’il veut mais non seulement c’est un nain à côté de vous, mais en outre c’est un handicap pour nous tous, pas un talent. Puisqu’il ne le sait pas, ou qu’il feint de l’ignorer, il faut le lui rappeler, chaque jour qui passe…

Je ne vous demande pas de vous déchirer publiquement avec lui, car ce serait du plus mauvais effet, et totalement contre-productif. Mais quand il vous gifle, il faut que des militants qui vous soutiennent lui rendent coup pour coup. Vous serez vous-même, et resterez, au-dessus de la mêlée. Nous, en revanche, nous pouvons assumer cette sale besogne. Vous paraîtrez ainsi tel « le roi de France ignorant les querelles du duc d’Orléans »… pour reprendre une autre formule célèbre.

Par contre, s’il est plus intelligent de ne pas répliquer vous-même et de laisser d’autres s’en charger pour vous, j’insiste pour que vous cessiez les mots doux à son sujet. Je pense que la bonne conduite à tenir est de l’ignorer, de vous libérer de lui et du PCF, de tailler la route en suivant VOTRE intuition et en écoutant VOS amis les plus sincères, qui ne sont pas forcément ceux qui vous cajolent le plus ou vous dressent des couronnes chaque jour…

Les Français ne sont pas tous ignares, idiots ou irréfléchis et vous le savez. D’ailleurs, c’est ce que vous commencez à dire ces derniers temps dans vos passages médiatiques. Ils voient le spectacle politique. Ils savent qui est digne des hautes responsabilités et qui ne l’est pas. Certes, on a le sentiment, aujourd’hui, qu’ils ont davantage au coeur la rage et la défiance généralisée que la confiance et la bienveillance. Mais peut-on les en blâmer ?

Les Français hurlent, différemment certes, mais de manière répétée depuis trente ans au moins, leur soif de progrès et ne le voient jamais venir. Quant à celles et ceux qui le leur proposent, ils ne sont pas jugés crédibles. Nous avons de bonnes raisons de comprendre pourquoi. Nous-mêmes, le PG, n’avons pas géré au mieux les évènements de ces deux dernières années. Et je ne dirai rien du Front de Gauche…

Si nous végétons à un étiage oscillant entre un score à moins de 5% (cf les résultats de la toute récente élection législative partielle dans le Doubs hier dimanche 1er février 2015) à plus ou moins 10% quand il s’agit d’évaluer les intentions de vote en votre faveur,  ce n’est sans doute pas du fait de l’insuffisance ou de l’inopportunité de notre projet, mais beaucoup plus en raison de l’indigestion que notre alliance avec le PCF, parti de l’establishment,  engendre chez les Français.

On pourrait aussi causer de l’attitude et de certains votes des députés du Front de Gauche, tous communistes…

Jean-Luc, je suis de  ceux qui pensent – et je suis loin d’être le seul ! – que votre destin est de dépasser le PG et le Front de Gauche, fut-il élargi prochainement à une partie d’EELV et de la gauche du PS. Votre rôle, quand bien même certains le refusent, est de demeurer celui qui marche devant. C’est d’être la locomotive qui tire le train.

Que des journalistes ou de faux amis, du PCF ou d’ailleurs, tentent de vous discréditer, de vous tenir en laisse, de vous empêcher d’exister à la hauteur du rôle que l’Histoire pourrait vous confier, cela ne doit pas vous intimider et vous amener à rentrer dans le rang. Or, quand vous affirmez que « votre personne ne sera jamais un obstacle« , c’est ce que vous donnez le sentiment de faire… Accepter de ne pas être celui que vous êtes pourtant bel et bien depuis 2012 aux yeux de la majorité, à savoir notre représentant naturel pour l’élection présidentielle à venir, c’est « désespérer Billancourt », pour user à nouveau d’une formule célèbre…

Ce n’est pas parce que je suis au PG et que vous en avez été le co-président que je dis ça. Si j’avais été dans un autre parti, j’aurais dit exactement la même chose dans les mêmes circonstances. Et si une personnalité de « mon » parti n’était pas à la hauteur mais tentait de concurrencer une autre personnalité d’ailleurs que j’aurais jugé plus apte, j’aurais, sans le moindre doute, sans la moindre hésitation, soutenu la seconde plutôt que la première… La fidélité doit être offerte à des idées plus qu’à des personnes. Les personnes en bénéficieront aussi longtemps qu’elles-mêmes seront fidèles à ces idées…

Aujourd’hui, en 2015, comme c’était déjà le cas en 2012, aucune autre personnalité ne peut rivaliser avec vous. Si elle existe, elle ne s’est pas encore fait connaître du public, ni des militants…

Donc c’est vous ! Certes, ce n’est peut-être pas votre souhait de repartir au feu car je veux bien croire que s’il y a des joies et des satisfactions à être le candidat du peuple, et peut-être demain le Président de la République, il y a aussi bien des contraintes à souffrir, bien des souffrances à endurer, bien des risques à courir, bien des privations à accepter, et donc bien des raisons de refuser d’y retourner. Mais quand on a la possibilité de faire l’Histoire, on ne le refuse pas !

C’est votre devoir de combattant politique d’assumer ce rôle. Vous nous avez fait espérer en 2012 et vous ne pouvez plus nous abandonner en chemin. D’ailleurs, je ne crois pas vraiment que vous soyez dans cet état d’esprit. Je ne crois pas que vous vous battiez comme vous le faîtes, comme un lion pourrait-on dire, pour ensuite céder la place à un « zèbre », aussi gracieux que soit cet animal… Après avoir fait le plus gros travail depuis des années, vous laisseriez la place à un second couteau ? M’enfin ! Ce ne serait pas conforme à la volonté populaire. Car si vous êtes loin devant dans les sondages de bonnes opinions, ce n’est pas du seul fait de votre volonté. C’est aussi le résultat de la nôtre… C’est parce que c’est vous que l’on veut, parce que il n’y a que vous qui nous paraissez suffisamment déterminé, suffisamment informé, suffisamment « rugueux » pour défier toutes les puissances internes et extérieures, et en même temps, j’en suis convaincu, capable de devenir le rassembleur du peuple sur un projet ambitieux qui pourrait être une adaptation à notre époque du programme du Conseil National de la Résistance. Le mouvement qui vous portera à la Présidence de la République devra, de toute façon, rassembler très au-delà de la Gauche. Ce devra être un « CNR 2.0 » pour parler le langage contemporain tout en ayant à l’esprit cette maxime « les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ».

Car le peuple français jugera aussi, le jour J, les capacités à gouverner, à résister, à répliquer et, pour paraphraser une citation de Marcel Sembat (en en changeant juste quelques termes), à « introduire l’idée de progrès par effraction dans le cerveau de ceux qui ne savent pas le concevoir ».

Notre projet est, sinon le meilleur dans l’absolu (il mérite, selon les cas, d’être précisé, réorienté, réaffirmé) mais au moins la base la plus solide et la plus crédible à partir de laquelle nos pourrons passer de la résistance à la reconquête.

Alors, je vous en conjure, plutôt que de discuter dans des arrières-cours, ou dans les bureaux feutrés des sièges des partis politiques, d’alliances électorales avec tel ou tel parti, telle ou telle organisation politique, syndicale, associative, reprenez votre rôle qui n’est pas d’être le chef d’un parti, d’un clan, pas même d’une coalition.

Votre rôle n’est pas d’incarner la Gauche mais de représenter le peuple. Je ne doute pas que vous en ayez et l’étoffe et les épaules… Vous en avez déjà le talent. Reste à en avoir l’envie et à le montrer, donc à l’assumer publiquement ! Dès maintenant. Sans attendre 2017 ou 2016 ! Plus de fausse pudeur vis-à-vis de ces autres « talents » que vous dîtes voir autour de vous. Certes, il en existe mais pour des seconds rôles, pas pour l’auguste responsabilité qui vous échoit à nos yeux de militants de la Sixième République et de la révolution citoyenne.

« L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main, ça c’est l’adversaire. L’ennemi c’est celui qui est derrière toi, un couteau dans le dos ». Thomas Sankara

Cher Jean-Luc, je vous adresse un chaleureux salut militant et plein d’encouragements pour la suite…

Publicités

6 réflexions sur “ Sept mois après la première, deuxième lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon ”

  1. article sans intérêt. Cela ne fait que renforcer une guerre des chefs dont nous nous foutons royalement, à la base. Bien davantage inspirés par les mouvements sociaux qui sont à l’origine de Syriza et de Podemos, nous avons besoin de sang neuf, d’idées neuves, et non d ‘apparatchiks permanents qui ont fait toute leur carrière dans la seule politique. Les temps et le contexte réclame tout autre chose, et cela quand bien même je reste redevable à Mélenchon de tout l’espoir qu’il a fait naitre en effet en 2012…. > Mais il n’est à mon sens, ni lui, ni Pierre Laurent, l’homme de la situation, l’un de ces nouveaux visages, et surtout l’une de ces nouvelles voix que nous espérons… Et si on arrêtait de faire de la politique à l’ancienne, et faisions confiance à nos forces vives ? Vive la jeunesse ! > http://gauchedecombat.net/2015/02/02/porter-le-beau-nom-d-ensemble-au-sein-du-front-de-gauche/

  2. Je crois que les chefs devraient se mettre à la retraite, ils incarnent le système même si c’est injuste pour eux. Le PG et les autres orga du FDG n’ont plus de raison d’être. Elles doivent se dissoudre dans un ensemble neuf, plus grand qui devrai avoir d’autres pratiques… Le FDG est en France, ce qu’est Izquierda unita en Espagne…

  3. Bonjour a quelques heures du résultat des élections une telle lecture de l’état de la gauche donne la nausée .
    Tu devrait garder tes cartouches pour Valls , Macron , Hollande et les autres .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s