De Lordon à Mélenchon

Extrait de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon au sommet international du plan B, samedi 23 janvier 2016 à Paris

«  Aucun plan n’est possible s’il n’est porté par un haut niveau d’action populaire. De quelle manière le niveau d’action populaire peut-il être à bonne altitude ?
Il faut pour cela que les larges masses comprennent quels sont les enjeux, et le comprennent à l’égard de leurs propres intérêts et de la contradiction entre leurs intérêts et les politiques suivies.
C’est pourquoi je dis que ça n’a pas d’intérêt de surgir sur la scène en disant purement et simplement « nous allons sortir de l’euro » parce que cela revient à fétichiser la question de l’euro sans permettre d’en comprendre le mécanisme diabolique d’aliénation des peuples.
Il est intéressant de montrer une part de bonne volonté  qui se heurte à la mauvaise volonté et à l’hostilité de ceux à qui l’on s’adresse et alors les peuples sont conduits à se demander d’où vient cette mauvaise volonté, d’où vient ce refus. C’est pourquoi nous parlons souvent de plan A et cela ne signifie pas que nous ayons des illusions sur le sujet. »

L’extrait ci-dessus est issu notamment de cette vidéo. Jean-Luc Mélenchon​ prend la parole pendant quelques minutes juste après la fin de l’intervention de Frédéric Lordon, samedi 23 janvier 2016 lors du Sommet international du Plan B à Paris.

Je pense qu’il nous livre là le cœur de sa pensée, la substantifique moelle de sa réflexion, quant à la question de savoir si l’on doit – ou pas – et pourquoi – défendre la sortie pure et simple de l’euro (et l’on peut dire, par extension, de l’UE).

Dans ces quelques minutes d’exposé, il réitère son refus de dire ouvertement que nous devons sortir du carcan qu’est l’euro, et plus largement l’UE (alors que certains d’entre-nous voudrions l’entendre de sa bouche) et il avance des arguments à l’appui.

Son principal argument a du poids, c’est indéniable, mais malgré tout je persiste à penser que si Jean-Luc Mélenchon, et d’autres avec lui, portaient ardemment, et avec conviction, arguments solides à l’appui car il y en plein, le combat frontal contre l’UE (et pas seulement l’euro) en disant ouvertement que nous devons sortir de l’UE (et pas seulement de l’euro) et en expliquant pourquoi et comment le faire, il deviendrait de facto le principal opposant au gouvernement actuel, à la gauche droitisée à outrance, aux droites devenues ivres de capitalisme exacerbé, et à l’extrémisme néofasciste. En devenant ce véritable opposant, il deviendrait le principal recours du peuple.

Contrairement à l’argument qu’il utilise pour contester le discours frontalement hostile à l’euro et à l’UE, ce n’est pas du tout par « fétichisme » que nous souhaitons sortir de l’UE. D’ailleurs, pour beaucoup d’entre nous, nous n’étions pas sur cette ligne il y a encore un an ou deux. C’est l’aboutissement de notre réflexion qui nous a conduits à défendre cela, au regard de l’analyse que nous avons faite de la situation actuelle et de l’histoire de l’UE. Il ne s’est jamais agi de « sortir de l’UE » pour sortir de l’UE. Et le fétichisme n’entre pas dans nos comportements politiques…

Comme il aime à le dire lui-même, c’est la raison que nous utilisons pour fonder nos opinions et nos jugements, pas une irrationnelle lubie… Nous considérons seulement, au regard de ce qu’est l’UE, analysée à travers ses textes fondateurs, ses différents traités, ses institutions, sa pratique législative, réglementaire et jurisprudentielle, ses organes, sa politique, sa diplomatie, que nous ne la ferons jamais évoluer dans le sens que nous souhaitons et que nous devons donc nous en libérer pour revenir à un internationalisme réel, selon la logique expliquée maintes fois par Frédéric Lordon.

Or nous croyons que nous perdons du temps à faire croire que nous pourrions obtenir quelque répit ou quelque rémission. Puisque Jean-Luc Mélenchon dit lui-même qu’il n’a aucune illusion, alors qu’il cesse de le faire croire indirectement…

Attendre « l’alignement des planètes », comme le dit Frédéric Lordon, est une tragique utopie. Cette marque d’ironie joue essentiellement pour dire qu’il est utopique d’attendre que plusieurs gouvernements européens basculent simultanément à gauche et suffisamment à gauche pour ne pas rééditer l’expérience des années 90 où l’on avait déjà un tel « alignement » et où pourtant l’UE capitaliste a gagné beaucoup de chemin. Cet alignement peut aussi désigner le moment où une majorité du peuple aurait enfin compris d’où vient notre incapacité chronique à changer les choses dans le bon sens.

Mais pour qu’un peuple s’éveille, encore faudrait-il tenter de l’éveiller. Le mieux est encore de faire œuvre pédagogique et pas seulement avec des doses homéopathiques…  Ce Sommet du Plan B y contribue sans doute largement quoi que je doute que les débats qui y ont eu lieu infusent au-delà de cercles déjà très politisés…

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la Présidentielle de 2017, aura une « tribune » dont il doit se servir pour augmenter l’avancement des prises de conscience. Je ne doute pas qu’il le fera comme il l’a déjà fait si souvent.

Pourtant, je me désole de ressentir une différence de perception assez nette entre la vision de Frédéric Lordon à laquelle j’adhère entièrement et celle exprimée par Jean-Luc Mélenchon très en deçà, quand bien même on perçoit aussi de manière très sensible un rapprochement entre eux. Sans doute que nous ne sommes qu’au début de la route et que la vision de Frédéric Lordon va continuer à inspirer Jean-Luc Mélenchon. Je le souhaite.

Jean-Luc Mélenchon explique que convaincre le peuple passera inéluctablement et seulement par la patience et par le lent travail qui aboutira à ce que le peuple constatera que notre bonne volonté fait face chaque fois face à un mur ; et Jean-Luc Mélenchon juge que c’est la prise de conscience par le peuple de l’existence de ce mur qui fera basculer les consciences.

Ça n’est pas tout à fait l’avis de Frédéric Lordon, si je l’ai bien saisi, et ça n’est pas le mien, comme ça n’est pas celui de beaucoup, beaucoup de citoyens, qu’ils soient engagés ou pas.

J’ai l’impression que Mélenchon présuppose que le peuple ne sait pas, ne comprend pas, ou est en retard dans le diagnostic qu’il dresse, et que ce peuple aurait donc encore besoin, pour être convaincu de la nécessité de la sortie, de preuves multiples de notre bonne volonté d’une part, et de la mauvaise volonté de l’UE d’autre part.

Je vois là, dans ce diagnostic fait par Jean-Luc Mélenchon, une méprise, une erreur fondamentale de perception. Car nous sommes nombreux à croire que le peuple français a, majoritairement, une conscience très nette de ce « mur » qu’est l’UE. Je pense que le peuple français a cette pleine conscience depuis  au minimum 2007-2008 et l’expérience de la forfaiture du traité de Lisbonne. Et le FN ne cessant de croître est un signe très fort de cela. Frédéric Lordon l’a expliqué dans son intervention en disant ceci :

« Et de quelle alternative parlons-nous ? De la seule en réalité capable de faire une différence radicale, une de ces différences que le corps social crève de ne plus jamais se voir proposer sur la scène des partis dits de gouvernement, désormais réduits à la grille continue de la droite générale. C’est bien pourquoi mort de faim politique, le peuple se jette avec avidité sur la moindre différence qui passe dans son champ de vision, fut-ce la pire, la plus mensongère, portée par les plus immondes démagogues car au moins c’est une différence et que, par là, il a le sentiment de respirer à nouveau. »

Alors, je persiste à considérer que nous devons – et Jean-Luc au premier chef le devrait encore plus – aller plus loin dans notre discours et aller directement à l’aboutissement du raisonnement pour reprendre l’idée de Frédéric Lordon, afin de ne pas perdre davantage de temps.

Si nous n’avions aucun argument solide à la fois pour fonder ce projet de sortie, pour l’organiser et ensuite pour lui substituer autre chose, alors, j’en conviens, un tel projet de sortie serait dangereux et comparable à un mantra. Mais tel n’est pas le cas. Nous avons des idées claires. Nous avons de brillants économistes et d’excellents juristes dans notre camp ainsi que tout ce dont nous avons besoin, en termes de « moyens humains » pour inventer le monde d’après.

Je vais citer un révolutionnaire qui n’est pas exactement l’archétype du démocrate tel que nous, les adeptes de la démocratie jusqu’au bout, le concevons, mais qui a eu le mérite de poser un axiome célèbre et toujours valable. Il s’agit de Siéyès qui a dit :
 » Qui donc oserait dire que le Tiers-état n’a pas en lui tout ce qu’il faut pour former une nation complète ? Il est l’homme fort et robuste dont un bras est enchainé. Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la Nation ne serait pas quelque chose de moins, mais quelque chose de plus. Ainsi qu’est ce que le Tiers-État ? Tout, mais un tout entravé et opprimé. Que serait-il sans l’ordre privilégié ? Tout. Mais un tout riche et florissant. Rien ne peut aller sans lui, tout irait infiniment mieux sans les autres. »

Que celles et ceux qui se préparent à gouverner demain et à être en première ligne ne dévoilent pas certaines choses, je le comprends. Un général ne divulgue pas ses plans à la veille de la bataille. Mais d’un autre côté, en politique, il faut parler et expliquer et dire beaucoup de choses, de telle manière que le peuple qui vous choisit le fasse en connaissance de cause et ne vous snobe pas, ou ne vous rejette pas, faute de vous avoir correctement  jugé. Il y a des choses qu’on ne saurait dévoiler, mais dire que l’on a le ferme projet de sortir de l’UE, dire pourquoi et comment, et dire pour faire quoi à la place, on peut le faire, et on doit le faire.

C’est d’autant plus facile qu’il ne s’agit pas pour Jean-Luc Mélenchon de dire « Si je suis Président de la République » ou « Quand je serai Président de la République », « je sortirai la France de l’UE ». Faire cela tel quel serait un nouvel acte de force antidémocratique car la volonté populaire que je présume favorable à la sortie devra être vérifiée. Car même si le peuple français élisait Mélenchon, même si Mélenchon avait, dans son projet, porté l’idée de la sortie, un tel sujet ne pourrait démocratiquement être décidé que par référendum après un large débat.

Ce que Mélenchon doit faire, c’est donc seulement – mais c’est déjà beaucoup – s’engager très fermement et ce dès maintenant à organiser, rapidement après son élection acquise (disons dans les mois qui suivent), un débat suivi d’un référendum sur la question de la sortie de la France de l’UE et aussi quelques autres questions subsidiaires liées au même sujet.

Ainsi Jean-Luc Mélenchon n’endosserait pas la sortie en son nom mais serait l’arme absolue pour que le peuple puisse se ressaisir de la question et redire ce qu’il en pense. Une fois qu’il se serait exprimé, le Président Mélenchon n’aurait plus qu’à en tirer les conséquences en appliquant la décision de manière immédiate. Bien entendu, pendant les semaines ou les mois qui auront précédé le référendum, il aura fallu que le Président, son gouvernement, sa majorité, les organes de l’État fassent tout ce qu’il convient de faire pour préparer la sortie et pour protéger la France des représailles de celles et ceux qui voudront lui faire payer son évasion de la prison de l’UE, et cette fois dans le secret le plus total.

Si Jean-Luc Mélenchon osait affirmer cela dès maintenant, il nous ferait faire collectivement un bond de géant et en devenant l’ennemi absolu du système, il deviendrait simultanément l’arme de destruction massive que le peuple aurait à sa disposition pour dynamiter les oligarchies régnantes et l’édifice dictatorial qu’elles ont patiemment édifié depuis des décennies et perfectionné depuis quelques années…

* * * * *

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17 réflexions sur « De Lordon à Mélenchon »

  1. Voilà ! C’est dit. Est ainsi résumé ce que j’abordais dans un de mes derniers posts que je remets ici s’agissant de Jean-Luc Mélenchon : « Juste comprendre qu’il peut être l’homme de la dernière chance plutôt qu’un candidat par défaut qui nous auraient pas mal déçus dans ses réflexes d’aller plus vers les appareils que les hommes. Il est désespérant de contradictions entre le meilleur de sa vision du monde et le pire de ses attaches. Or que la confiance est une denrée exceptionnelle en politique. »…./…

  2. C’est vrai que tout semble trop lent. Crise depuis 2008 et rien n’a été fait pour corriger le tir. Les causes semblent tellement évidentes dès le début. Ceux qui en profitent encourage la moindre erreur de réflexion cependant. Mélenchon comme d’autres n’est invité que lorsqu’il se trompe au minimum sur la forme et mieux sur le fond. Lorsqu’il s’approche de la vérité ou que l’on sent que son discours devient clair, compris, on le boude. Difficile alors, guidé aussi par le besoin d’être entendu, de tenir sa ligne. L’exemple récent des attentats était révélateur. Il a été accueilli en grande pompe par la caste médiatique. Ils ne tarissaient pas de flatteries à son égard. Enfin, il parlait d’autre chose que des puissants, enfin il faisait du patos. Par petite touche, c’est ainsi que on dévie d’une pensée propre vers une pensée plus accommodante. Rare sont ceux comme Lordon qui ayant eu l’occasion de réfléchir calmement et hors d’influence, on le temps de fixer leurs idées par l’écrit. Mais Lordon se méfie et sa vision Spinosiste le sauve. Il sait à quelle vitesse on perd sa faculté de pensée par soi-même. Si comme je l’espère Mélenchon est attiré par Lordon, je crains que voyant le silence médiatique dans lequel ce chemin ne l’entraîne, il fasse vite demi-tour. Heureusement, son retard sur le FN est tel qu’il n’a plus le choix. C’est sa seule carte et il doit la jouer.

  3. Article et commentaires très intéressants qui donnent énormément à réfléchir. Ce qui me gène un peu, c’est que nous avons l’air d’attendre tout de JLM : ce qu’il a dit, ce qu’il n’a pas dit… Bien sûr que c’est important, mais ce n’est pas tout. D’ailleurs, Vincent, ta publication sur ce blog montre bien que tu fais aussi appel à la réflexion collective. C’est un débat de fond que nous devons avoir, dans le PG, mais pas seulement… Le mouvement pour la VIe rassemble du monde et doit encore se renforcer… Nous allons multiplier les contacts citoyens : les outils d’éduc pop sont de bons outils (que nous avons commencé à utiliser dans le Gard pour les Régionales)…
    S’emparer de ce débat, sur le fond, pour sortir de l’€ et de l’UE, nous permettrait d’apparaître vraiment comme les seuls ennemis du « système ».

    1. Bonjour. Je débarque un peu et j’ai répondu à l’article un peu par hasard. Je viens de voir la taille du site. Quel travail de titan, j’en suis commotionné. Comment je ne l’ai pas connu plus tôt. Salutation à m. Leroux. Réponse un peu rapide de ma part mais je cours le net depuis si longtemps.
      Concernant Mélenchon, c’est vrai qu’on attend trop de lui. Il est hélas le seul espoir de beaucoup. Après la déception de Hollande, la gravité de la situation actuelle, tout le monde est nerveux. Pourvu que des alternatives et remplaçants potentiels se présentent pour calmer tout le monde. On a peur d’une défaillance ou d’une trahison alors qu’il faudrait plutôt s’obliger à la confiance et la sérénité.
      Il faut battre le rappel, réunir tout le monde. Je m’énerve mais je suis excusable. J’ai reçu un choc depuis la découverte du site. Maintenant je me tais. La tête surchauffe et j’ai peur de dérailler.
      Vive la sixième république 🙂

      1. Eh beh, je ne savais pas que les écrits de Vincent faisaient un tel effet !!! Mais c’est vrai, c’est une bête de travail, et surtout une force de l’engagement.

  4. Si un homme etait elus a la presidence de la republique parce qu’il declare se presenter pour nous sortir de l’UE, je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir un referendum sur le sujet de la sortie, puisque au depart il serait elu pour ça. M. Melanchon, qui n’est pas a mon sens un carriériste, se fixe exclusivement sur l’euro, mais le pire se sont les traités europeen, qui sont entrain de detruire tous nos acquis sociaux, qui autorise les delocalissations…etc.
    Je suis adherent de l’UPR, et je m’etonne que ayant les memes idees, les differences de discours soient aussi grande entre M. Melanchon, et M. Asselineau.

    1. question de démocratie… tout simplement. Il joue la carte de la souveraineté dans la 6ème république ? Il le fait donc jusqu’au bout.

  5. J’ai cru comprendre que nous les humain nous attachions bien plus à la forme (90%), qu’au fond (10%) et cela me fait penser que les alliés-sympathisants de Mélanchon et Asselineau sont très différents.
    En plus, s’ils sont souverainistes et républicains tous deux, même sur le fond, il y a des différences. Mélenchon garde l’idée d’une fraternité nord-sud et ne voudra à mon avis sortir de l’UE que pour créer dans la foulée un marché méditerranéen. Asselineau a l’idée d’un état central puissant, exclusivement français et est pour une sortie bien plus rapide. Il n’a pas même de plan A. Leur vision de l’économie semble , par contre, assez conciliable avec la politique comme moteur/facilitateur. Tout sera fait pour empêcher les alliances fonctionnelles. C’est en tout cas ce que semble penser Lordon qui encourage les « souverainistes de gauche » à s’allier d’urgence. Toutes les alternatives sont à gauche si cela signifie juste « sortir du cadre » mais ce n’est vrai qu’au premier ordre de temps. On suit/guette surtout Mélenchon (le pauvre) mais une réaction éventuelle d’Asselineau au « sommet du plan B » m’intéresserait aussi … personnellement.

    1. Précisément, la différence entre Asselineau et Mélenchon est que celui-ci n’est pas souverainiste. Il est profondément européen, assez pour ne pas accepter que l’Union Européenne actuelle joue contre les intérêts des européens. Par ailleurs, dans le sommet du Plan B que je viens de couvrir, plusieurs hypothèses sont sur la table, dont effectivement une sortie de l’Euro et de l’Europe, avec des monnaies nationales, mais non sans remonter une Europe des Peuples avec une monnaie commune. Asselineau veut une rupture avec l’Europe et un retour à une monnaie nationale. Point. Or un État est très fragile aux attaques en le faisant seul. Voir ce qui s’est passé en Grèce. Seul un Front international de la résistance peut consolider les ripostes immédiates de la Banque centrale européenne (Chypre – Grèce), en soutenant immédiatement l’État qui franchit ce pas. Tous les regards se portent évidemment sur la France, deuxième puissance d’Europe.

  6. J’ai un peu vite mis M. Mélenchon dans les « souverainistes »
    Je complète mon propos donc. Mon souverainisme (à moi) se défini et se comprend dans un cadre. Il part de l’idée qu’il faut sortir de l’Europe telle qu’elle s’est construite, de changer d’échelle de décision. C’est un souverainiste de réaction à ce que le monde et l’Europe est devenu trop dérégulé et trop libéral. Pas un souverainiste de conviction qui postulerait que la solution est suffisante. A cette échelle une économie « lordonienne » peut être mise en oeuvre. A cette échelle, la démocratie me semble plus réaliste. A cette échelle, la corruption peut être combattue. A cette échelle, les critères écologiques peuvent être intégrés. Je n’imagine pas les frontières comme plus étanches que maintenant mais simplement présentes et intelligentes. Exemple concret : interdire le passage d’un objet fabriqué par des enfants, mais il y en a d’autres comme des quotas ou taxes sur certains autres selon le pays d’origine et son agressivité économique entre autre. Je n’imagine pas l’euro absent mais contrôlé (plus de forme papier) et cohabitant avec un euro-local. Simplement, on s’en débarrasserait progressivement, comme d’un outil testé et invalidé par l’expérience. L’euro-local permet de résoudre quantité de problèmes mais on a de nouveau une condition minimale et son rôle mal compris peu aussi aggraver les choses. Je ne rentre pas trop dans les détails mais je me devais de clarifier un peu. 🙂

  7. la sortie de la France de l’UE, provoquerait certainement un effet domino, peut être pas immediatement, mais pas non plus dans un avenir lointain. Apres, les echanges economiques entre les pays d’europe, existe depuis longtemps, et n’ont aucune raison de s’arrêter.
    La principale difference entre Asselineau, et Melanchon, c’est que le second pense qu’une Europe des peuples est possible, donc il s’attaque a l’euro en pensant que c’est cette monnaie qui pose probleme. Cette europe a ete crée comme une dictature, les GOPE, imposent la politique de chaques etats, le non respect des « suggetions » de la commission europeenne, nous vaux une amende de quelques milliards.
    Je voudrais ajouter, que je ne suis pas la pour faire de la pub pour l’UPR, je pense que nos idees, ne sont pas tres differentes. Et merci de votre acceuil, et aussi de me laisser m’exprimer sur votre site.

  8. J’était content … mais personne n’a parlé du sommet et les médias sont plus cadenassés que jamais. Ils sont parvenus à intéresser tout le monde avec un problème secondaire (déchéance de nationalité, Taubira). Ils ont un stock de fausses actualités. Les attentats et les migrants risques d’être à l’avant plan longtemps empêchant tout débat et nous menant tout droit vers Juppé Président. A ce moment, c’est cuit et définitivement, le système ayant encore 5 ans pour se renforcer. Plus qu’à fuir. Comme j’analyse les choses, je crois que je fais ma valise au plus vite, Mélenchon ne doit même pas se fatiguer … j’étais content.

  9. Nous sommes certes nombreux à avoir compris le rôle que jouait l’UE et l’euro, mais ils sont encore plus nombreux à s’en moquer, à vouloir aller boire des coups au café et s’acheter le nouveau smartphone, et peu importe la question du logiciel libre, peu importe si chaque année 2.000 personnes ou plus meurent dans la rue en France, peu importe les inégalités hommes/femmes, peu importe la pollution, l’explosion du nombre d’enfants touchés par l’autisme, les agriculteurs qui sont ruinés, peu importe que le reste du monde soit noyé sous les bombes, peu importe les réfugiés parqués dans des camps…
    Quant à la différence avec l’UPR, je pense qu’ils sont de droite. La sortie de l’UE est une chose, pour en faire quoi en est une autre.

    1. A l’UPR, il y a des adherents, et des sympatisants de tout les courants politiques, avec une majorité de gens de gauche. Nous voulons juste restaurer la democratie en France, avec un gouvernement qui travaille pour le peuple, et qui ne prend pas ses ordres a l’etranger. Nous refusons la destruction de nos acquis sociaux, les privatisations a tout va, et le bradages des biens publics.
      La loi macron en cours de vote a l’assemblée, est un bel exemple de ce que nous refusons. La destruction du code du travail, des emplois precaires, des salaires en baisses…etc tout cela a été demandé par Bruxelle, et cette loi va passer en 49.3, parce que si elle ne passe pas nous aurons à payer une amende de plusieurs milliards d’euros.
      Si vous voulez savoir qu’elle sera la politique de notre prochain président, il suffi de regarder les GOPEs qui sortent au mois de juin (il me semble) est qui definisse la politique de la France dans de tres nombreux domaines, pour 2017.
      Quelles que soient les promesses electorales, le prochain president, fera la meme chose, que sarkozi et hollande, il obeira aux gopes.
      Il ne fera rien d’autre.

  10. 6- « Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises »

    Voici un exemple de GOPE imposé par la commission europeenne

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