Pourquoi voter pour Mélenchon au 2nd tour s’il n’y est pas présent ? Quelques arguments – Par Vincent Christophe Le Roux

Je suggère une idée… certes non conforme au Droit constitutionnel mais qui pourrait avoir son effet malgré tout…

Plutôt qu’un bulletin personnalisé, je préconise de mettre dans l’urne un bulletin exactement IDENTIQUE à celui du 1er tour.

Pourquoi ?

Petit scénario de fiction : si Mélenchon est absent du 2nd tour, forcément, un nombre de Français-e-s pro-Mélenchon qui se chiffrera en millions ne se retrouvera en aucun des deux candidats du second tour.

D’autre part, bien des Français n’ayant pas choisi Mélenchon au 1er tour, se retrouveront dans la même situation de déception, dont on ne peut identifier quelles conséquences elle aura…

Ce sont donc en fait plusieurs dizaines de millions d’électrices et d’électeurs qui ne se retrouveront dans aucun des deux finalistes et qui ne voudront EN AUCUN CAS soutenir l’un d’eux, fut-ce pour éliminer le pire des deux, comme le veut la pratique du second tour dans ce régime détestable de la 5e République.

Ces dizaines de millions d’électrices et d’électeurs n’ayant plus leur candidat, se répartiront en 5 catégories : ceux qui voteront pour le candidat A, ceux qui voteront pour le candidat B, ceux qui s’abstiendront, ceux qui voteront blanc et ceux qui voteront nul.

On peut donc présager que le risque est très important de voir :

  • D’une part, l’abstention croître massivement,
  • D’autre part, le nombre de bulletins blancs et nuls augmenter considérablement, ce qui fera chuter massivement le nombre et le pourcentage de suffrages exprimés.

Or plus important sera le nombre d’abstentionnistes et le nombre de bulletins blancs et nuls, et plus sera réduite la base ou l’assiette électorale que les deux candidats en lice se partageront.

Il est tout à fait envisageable ainsi que le nombre de suffrages exprimés au second tour (en cumulé pour les deux candidats) ne soit supérieur que de peu à celui cumulé des abstentionnistes et des bulletins blancs et nuls.

Et il est probable – surtout si l’abstention est massive et que le nombre de bulletins blancs et nuls explose – que le nombre de suffrages s’étant porté sur la vainqueur se révèle inférieur au nombre cumulé des abstentionnistes et des bulletins blancs et nuls.

Notre constitution et notre droit électoral ne s’opposent pas à ce que soit validée l’élection au second tour du candidat arrivant en tête, quel que soit le nombre des abstentionnistes et des bulletins blancs et nuls, quand bien même le nombre de suffrages exprimés en faveur du gagnant serait inférieur soit au nombre cumulé des abstentionnistes et des bulletins blancs et nuls, soit au seul nombre des abstentionnistes ou des bulletins blancs et/ou nuls.

Le principe est que l’élection est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés (or ne sont comptés, dans les suffrages exprimés, ni les abstentions ni les bulletins blancs et nuls). Donc, du seul fait de la présence de seulement deux candidats, l’un d’eux obtient forcément la majorité absolue des suffrages exprimés.

Sachez que l’hypothèse où le gagnant au second tour aurait obtenu un nombre de suffrages en sa faveur inférieur au nombre des abstentionnistes cumulé ou non à celui des bulletins blancs et/ou nuls, ne s’est encore jamais produite car l’abstention au second tour a toujours été contenue. Mais on s’est approché de très près de cette hypothèse en 1969 car l’abstention au second tour a alors été très haute. C’est à cette occasion en effet qu’elle a connu son point paroxystique pour une élection présidentielle, avec 31,15%, soit presque 9 200 000 abstentionnistes.

Évidemment, le contexte politique était exceptionnel. De Gaulle avait démissionné avant le terme de son mandat (prévu en 1972), suite au référendum raté sur la réforme du Sénat et la régionalisation, et le second tour opposait Pompidou le gaulliste à Poher le centriste, deux candidats de la droite. Au 1er tour, pour la gauche, il y avait 4 candidats :

– le candidat du PCF Jacques Duclos qui avait obtenu 21,27% des voix soit un peu plus de 4 808 000 personnes ;

– les socialistes d’alors s’étaient partagés entre Gaston Deferre pour la SFIO, qui avait fait le score calamiteux de 5,1% représentant un peu plus de  1 133 000 personnes, et Michel Rocard, pour le PSU, qui avait obtenu 3,61% soit un peu plus de 816 000 personnes ;

– Alain Krivine, pour la Ligue communiste, avait obtenu lui 1,06% soit 239 106 personnes.

Ainsi, le président élu, Pompidou, le fut avec un peu plus de 11 064 000 voix tandis que l’on compta un peu plus de 9 189 000 abstentionnistes et presque 1 303 800 blancs et nuls. L’abstention au 1er tour était de 22,41% soit un peu plus de 6 614 000 personnes, tandis que les blancs et nuls représentaient 1,29% soit 295 036 bulletins. L’abstention fit un bond de 10% si bien que 2,6 millions de personnes qui avaient voté au 1er tour ne le firent pas au 2nd.  Quant au nombre de bulletins blancs et nuls, il fut multiplié par plus de 4.

In fine, le nombre cumulé des abstentionnistes et des blancs et nuls fut de 10 492 845, à comparer aux 11 064 371 suffrages exprimés en faveur du gagnant. Le président élu n’avait donc obtenu qu’un peu plus de 500 000 suffrages de plus que le nombre cumulé de tous ceux qui refusaient cette mascarade !

Par la suite, cette situation ne s’est jamais reproduite et les écarts furent toujours bien plus conséquents. Même en 2002, dans le contexte du second tour Chirac – Le Pen, où l’abstention perdit presque 8 points entre le 1er et le 2nd tour. Certes, le nombre de bulletins blancs et nuls augmenta en étant à peu près multiplié par 2, mais le nombre de suffrages exprimés en faveur de Chirac fut très nettement supérieur au nombre cumulé des abstentionnistes et des blancs et nuls : 25,5 millions de voix pour Chirac, 10 millions de suffrages « gelés » entre abstentionnistes et blancs et nuls.

Si la situation de 1969 ne s’est donc jamais renouvelée, je crois bien que l’élection à venir est, par le contexte dans lequel elle s’inscrit, susceptible non seulement de rééditer ce qui s’est produit en 1969, mais plus encore, de dépasser celle de 1969 s’agissant de l’écart entre le gagnant au second tour et le nombre des suffrages non exprimés…

Oui, je crois vraiment que le 7 mai 2017, il y a une possibilité qui est loin d’être théorique, que le nombre de suffrages pour le vainqueur soit inférieur à celui des votes de refus ne se portant pas sur son adversaire. Je crois vraiment que la situation est telle que tous ceux qui ne se retrouveront pas dans les deux candidats au second tour obtiendront ensemble un nombre de voix supérieur à celui du gagnant, ce qui ne s’est encore jamais vu. Et donc, même si en droit, comme je l’ai expliqué au début de ce billet, rien ne s’oppose à ce que l’élection soit validée, en revanche le fait politique tout à fait inédit et en tous points exceptionnel que serait une telle situation électorale, ne manquerait pas d’avoir de très puissants effets et ce à très court délai. Ce serait, à n’en pas douter, un nouveau coup de boutoir dans ce régime totalement gangréné de la 5e République.

Dans quel contexte électoral une telle hypothèse se concrétiserait-elle ?

Eh bien, par exemple, si le nombre de suffrages qui se sont portés au premier tour sur le ou les candidats finissant 3ème et 4ème  est très proche du nombre de suffrages obtenu par le second candidat qualifié pour le second tour.

Si le candidat arrivé 3ème suit de très près le candidat arrivé avant lui, ce dernier sera admis au 2nd tour et pas le 3ème. C’est la règle simple du régime de la 5ème République, indépendamment de l’écart entre le 2ème et le 3ème. Donc la règle vaudra qu’il y ait une différence de millions de voix ou d’une seule voix.

Si l’écart en nombre de voix entre le 2ème et le 3ème est très faible (mais ça marche aussi entre le 2ème et le 4ème), outre les probables contestations extrêmement vives auxquelles nous ne manquerons pas d’assister, et qui seront à coup sûr d’une intensité que jamais encore nous n’avons connue en France, les électrices et électeurs du candidat arrivé 3ème, et éventuellement les électrices et électeurs du candidat arrivé 4ème si l’écart est très restreint, risquent fort de ne pas accepter facilement la défaite. Quel que soit leur choix électoral pour le second tour, qu’ils préfèrent s’abstenir ou voter massivement blanc ou nul, je pressens que le nombre cumulé de ces « expressions » électorales en forme d’insurrection « de seconde frappe » (par analogie au vocabulaire employé pour la force nucléaire)  sera supérieur au nombre de suffrages exprimés en faveur du gagnant du second tour. Et alors là, il me semble que la France entrera pour de bon dans une période de troubles majeurs…

Le droit prime le fait en théorie. Et c’est très souvent le cas en pratique. Pourtant il peut arriver, dans certaines circonstances, que le fait prenne l’ascendant sur le droit et que le droit soit écarté, négligé, oublié, interprété… Parce que si le droit est le reflet d’une volonté prétendument commune à un moment donné (avec tous les guillemets nécessaires au regard de ce que nous savons du caractère de plus en plus fictif du principe selon lequel la loi serait l’expression de la volonté générale), le fait vient parfois bouleverser le droit. Et il va sans dire qu’un contexte révolutionnaire ou insurrectionnel est de nature à mettre certains aspects du droit de côté ou à inventer un autre droit, fut-il transitoire et « illégal »…

Pourquoi dis-je cela ? Est-ce pour appeler les Françaises et les Français à la rébellion ouverte ? Oui, si on considère l’aspect politique. En soutenant Jean-Luc Mélenchon et son projet, il est clair que j’aspire à la rébellion contre le système, contre le régime, contre les oligarques, contre les medias etc. etc. En faisant campagne pour Mélenchon, comme tous ceux qui y prennent leur part, j’appelle les électrices et électeurs français à se rebeller mais à le faire pour l’instant par un bulletin de vote, de manière PACIFIQUE, raisonnable, sereine, tranquille, bien que déterminée.

Mais si Mélenchon ne devait pas être présent au second tour, il y aura un choix à faire par nous tous qui allons le soutenir au premier tour ; et j’appelle chacun à y réfléchir dès aujourd’hui.

Évidemment, chacun fera bien ce qu’il veut car nous sommes libres et insoumis. Ne voyez pas dans la suggestion que je vais vous faire une quelconque « consigne de vote ». Vous n’avez pas besoin de moi pour décider en toute liberté de ce qu’il sera judicieux de faire.

Pour autant, nous pouvons en discuter entre nous, échanger des arguments, pour que chacun ait matière à réflexion et que ces semaines de réflexion nous permettent à tous, collectivement, de faire le bon choix, le meilleur choix.

Certains d’entre vous allez me reprocher d’imaginer un scénario totalement hypothétique, voire farfelu. D’autres me reprocheront sans doute de ne pas croire assez dans les chances de Mélenchon puisque j’évoque l’hypothèse de son absence au second tour.

Il n’en est rien. Sur le premier point, j’ai dit plus haut que c’était une hypothèse donc par définition une éventualité non certaine. Mais oui, je la crois non seulement possible mais probable, cette hypothèse (à savoir un nombre de suffrages pour le gagnant inférieur au nombre cumulé des votes blancs et nuls et du nombre des abstentionnistes) dans le cas où Mélenchon serait absent du 2nd tour. Quant au second point, la probabilité que Mélenchon soit au second tour précisément, eh bien, voyez-vous, je la crois très très haute. Parce que depuis que Mélenchon a déclaré sa candidature il y a un an et demi, en raison d’une part de la stratégie de conquête du pouvoir qu’il a adoptée, et en raison, d’autre part,  du projet qu’il porte, je ne cesse depuis un an de dire que nous tenons le bon bout. Je le crois plus que jamais chaque jour qui passe.

Je suis de ceux qui pensent que c’est nous qui allons être la plus grosse surprise. Je ne dis pas « la » surprise car je pressens qu’il y en aura quelques autres… Mais oui, le surgissement inattendu de Mélenchon au second tour sera un évènement cataclysmique pour le système et tous ses acteurs.

Cela étant dit, si la réalité me déjugeait, nous devrions mettre en oeuvre ensemble et de manière coordonnée, planifiée, une stratégie de réaction. Un plan B en quelque sorte, plutôt que de nous éparpiller entre diverses stratégies. Et donc, il faut le concevoir dès maintenant, et en parler !

Les uns préconiseront d’éliminer l’un des deux candidats, comme on l’a vécu en 2012. Pour moi – et je sais que nous serons des millions à penser de même – il n’en sera pas question, quels que soient les deux candidats restant en lice au second tour, si le nôtre n’est pas l’un d’eux.

D’autres se jetteront pour la première fois dans l’abstention ou y retourneront.

D’autres encore se déplaceront pour voter mais choisiront le bulletin blanc ou nul en faisant preuve de malice et d’ingénuité quant à l’ornement du bulletin de vote ou au contenu de l’enveloppe…

Mais vous savez bien que ni les abstentionnistes, ni les bulletins blancs et nuls n’auront le moindre effet sur la validité de l’élection. C’est ce que j’ai expliqué en première partie de ce billet.

Pour ma part, je discerne une hypothèse – et une seule – où bien que Mélenchon soit absent du second tour, nous pourrions contribuer très activement à ce que le « fait » subvertisse le droit, comme je l’ai évoqué plus haut.

Si tous les électeurs s’étant portés sur Mélenchon au premier tour se déplacent pour aller voter au second, même s’il n’y est plus officiellement candidat, et déposent dans l’enveloppe, non pas un bulletin blanc ni un bulletin orné de je ne sais quelle décoration, annotation, ou inscription, mais un bulletin « Jean-Luc Mélenchon » exactement identique à celui utilisé au premier tour et respectant les conditions de validité (sans aucune marque ou signe distinctif), certes ce bulletin sera jugé « nul ». Mais si ce sont des millions de bulletins de ce type qui sont mis dans les urnes (pour celles et ceux qui n’ont pas le malheur de voter sur une machine), je pense que cette masse considérable de bulletins uniformes en faveur de Jean-Luc Mélenchon aurait des conséquences inévitables.

Surtout si, comme je le pressens et comme je l’ai expliqué au début de ce billet, l’abstention est massive et que les blancs et nuls voient leur nombre exploser.

Nous pourrions alors tout à fait finir avec un nombre de bulletins « nuls » jamais vu depuis la première élection présidentielle au suffrage universel de la 5e République, en 1965.

Certes, comme je l’ai déjà dit, tout bulletin « Jean-Luc Mélenchon » au second tour sera « nul » si Mélenchon n’est pas présent au second tour. Et il est évident qu’aucun décompte officiel ne sera fait du nombre exact de ces bulletins qui seront noyés dans le nombre total des bulletins nuls.

Sauf que nous sommes nombreux à soutenir activement Mélenchon. Plus de 280 000 signataires. 4 millions de personnes se sont portées sur son nom en 2012. On a pu en perdre une partie depuis (je n’en dirai pas plus…) mais je crois aussi que l’on en a gagné beaucoup. L’un dans l’autre, je ne doute pas que nous aurons bien plus de suffrages en 2017 qu’en 2012. Je parle bien sûr en voix, pas en %.

Donc, si nous, les Insoumis-e-s, nous les soutiens actifs de Mélenchon, nous, les électrices et électeurs qui avons l’intention de voter pour Mélenchon au 1er et au 2nd tours, nous nous répartissons dans un maximum de bureaux de vote, nous serons en mesure de comptabiliser le nombre de ces bulletins de vote « Jean-Luc Mélenchon » mis dans les urnes alors même que notre candidat, dans l’hypothèse d’étude, ne serait plus candidat à ce second tour.

Ce que je crois possible, et que je pense donc que nous devrions tenter, c’est bien que le nombre de bulletins « nuls » en faveur de Jean-Luc Mélenchon dépasse le nombre de suffrages exprimés obtenu par le gagnant du second tour.

Cela n’invalidera certes pas le résultat en droit, mais délégitimera totalement, dès le premier jour, le nouvel élu, quel qu’il soit.

Même si cet aspect des choses que j’ai développé dans ce billet n’a pas été discuté entre nous au sein du collectif « Citoyens pour un peuple souverain » et que l’argument que je mets en avant ici n’a pas été envisagé dans cet appel que nous avons publié il y a quelques semaines, il est possible que la raison de voter Mélenchon y compris dans un second tour auquel il ne pourrait légalement participer, trouve, avec l’argument que j’avance ici, une raison d’être supplémentaire.

Et comme derrière la présidentielle, il y aura les législatives, nous aurions alors marqué très fortement les esprits. Notre force électorale serait toujours là au lieu de disparaître au second tour, et nous aurions dit, de la manière la plus claire qu’il soit, combien demain ne pourrait se faire sans nous !

Parce que même si Mélenchon n’était pas élu, nous devrions rester engagés pour les Législatives. Contrairement à la pratique qui veut que les élections législatives confirment toujours le résultat  de l’élection présidentielle, là encore en raison du contexte politique et international tout à fait exceptionnel en 2017, il n’est pas certain du tout que pour la première fois, le Président élu n’obtienne pas de majorité.

Il y a aujourd’hui en France 4 forces politiques : le FN, la droite, les représentants du système (Macron et ce qui restera du PS) et la France insoumise. Nous ignorons encore quelle sera la représentativité de ces quatre forces mais on peut dire à peu près sans se tromper que chacune obtiendra entre 20 et 25%. Donc prédire les résultats d’une élection législative dans le cadre du mode de scrutin majoritaire à deux tours avec un tel contexte est impossible. Ce qui est certain me semble-t-il, c’est que quel que soit le gagnant, il aura du mal à obtenir une majorité.

Nous devrons donc rester mobilisés même si Mélenchon est élu. Mais dans l’hypothèse où il ne le serait pas, nous devrions tout faire pour empêcher le gagnant d’avoir une majorité et donc voter massivement pour les candidats présentés par la France insoumise.

La force populaire que nous avons commencée à faire naître en 2012 grâce à Mélenchon, puis que nous avons tentée de faire grandir avec le Front de Gauche, est toujours là, malgré le sabotage dudit Front de Gauche par certains de nos alliés d’hier. Non seulement, cette force est toujours là mais nous sommes convaincus, par millions, qu’elle est bien plus puissante encore aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 5 ans, contrairement à ce qu’en disent les sondages et les meRdias. Nous en avons de nombreux signes.

La France insoumise, ce mouvement citoyen, est ce que le Front de Gauche n’était pas. Et la France insoumise parle à tous les Français, pas seulement à la Gauche.

J’ignore ce que les leaders de ce mouvement tenteront d’en faire demain mais NOUS, citoyen-ne-s engagé-e-s qui lui donnons vie, nous avons notre mot à dire. Sans nous, la France insoumise n‘est rien. C’est donc à nous de faire en sorte que sous une forme ou sous une autre, que Mélenchon soit élu Président de la République ou qu’il soit battu dans les urnes, au premier ou au second tour, ce mouvement survive et qu’ensemble nous nous rassemblions pour ce qui sera soit une glorieuse période de reconquête, soit une nouvelle période de résistance encore plus acharnée et résolue que celle où nous sommes en ce moment.

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11 réflexions sur “ Pourquoi voter pour Mélenchon au 2nd tour s’il n’y est pas présent ? Quelques arguments – Par Vincent Christophe Le Roux ”

  1. c’est bien pour cela que j’ai indiqué autour de moi que je voterai JLM au premier ET au deuxième tour, en faisant une photocopie du bulletin du premier tour, par précaution….. 😉

    1. … Ou plus simplement en utilisant, après l’avoir gardé précieusement, le bulletin « officiel » que nous recevrons dans la propagande envoyée à domicile tandis que nous voterons avec le bulletin disponible au bureau de vote ! Mais ceci serait ma dernière cartouche pour cette élection car j’espère bien qu’il passera au 2ème tour : je me bats pour ça depuis 2012 !!!
      Cette suggestion sera à soumettre, si nécessaire, après le résultat du 1er tour

  2. Bonjour Camarade voila une idée qu’elle est bonne c’est ce que j’ai fait en 1969 l’osque sur mon bulletin j’ai écrit « VIVE MAO » mais je trouve qu’il est un peu prématuré car rien est joué nous n’en sommes pas encore là. Il faut faire confiance à la France Insoumise. Il ne faut pas se perdre dans des plans sur la comète qui risque de diviser nos forces.En conséquence de quoi je ne partagerai pas.Je trouve cela prématuré.Salutations insoumises!

    1. AU Camarade Meurant.. juste pour te dire qu’en 69 ça m’aurait bien amusée d’écrire « vive Mao » pour faire suer quelques staliniens de mon quartier ! mais c’était quand même moins dangereux que si j’avais mis « vive Trotsky’ d’ailleurs ils n’ont jamais eu le sens de l’humour (j’ai 85 ans..je ne crains plus rien du Guépéou..ni de la CIA !)

      1. En 69 ce ne sont pas les staliniens qui ont réagit ce sont les révisionnistes du PCF. j’ai eut la chance de dépouiller ce bulletin la réaction des révisionnistes à été la plus violente.

  3. Un peu tôt pour mettre ça en ligne ; donne l’impression de battu au 1er tour donc votez utile pour éviter le pen On connaît , surtout que certains qui se disent « fdg » (ce sera à cause d’eux que Mélenchon ne sera pas au 2ème tour ) ; partent du principe que la France insoumise ne sera pas au second tour

    1. Manifestement, vous n’avez pas lu mon billet et vous en êtes resté au titre. Ou bien vous n’avez pas saisi le message…

  4. Quelle que soit l’issue des élections Présidentielles … »Nous devrons donc rester mobilisés même si Mélenchon est élu. Mais dans l’hypothèse où il ne le serait pas, nous devrions tout faire pour empêcher le gagnant d’avoir une majorité et donc voter massivement pour les candidats présentés par la France insoumise. »(Vincent Leroux)

  5. C’est exactement la réflexion que j’avais eu et la proposition que j’avais suggérer ce lundi 24 sur le site « Jean Luc Mélenchon », avant de voter pour le deuxième tour. Mais pas de réponse.

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