Halte aux tendances communautaristes au sein de la France insoumise ! À leurs promoteurs aussi, je dis : “Dégagez !” car vous nous portez un grand tort

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Il n’est pas nécessaire d’être un détective de grand talent pour percevoir ces temps-ci le renforcement de certaines tendances au communautarisme, de plus en plus affirmées et assumées chaque jour, de la part de certaines personnes qui représentent la France insoumise.

Depuis plusieurs semaines, l’une de ces représentantes, députée de notre mouvement depuis le mois de juin, ne manque pas une seule occasion de pousser en ce sens. Malgré ses dénégations répétées, elle renouvelle constamment ses méfaits.

Bien sûr, la France insoumise est diverse et elle doit le rester. Car cela fait notre force. Car nous sommes ainsi un « peuple » ou une fraction du peuple, et donc à son image, celle de sa grande diversité. Mais quelque chose nous transcende et nous rassemble et il ne faudrait pas que ces ferments de rassemblement soient détruits par ceux de la division.

Il y a donc certaines conditions à respecter, et le débat doit se faire selon certaines modalités. Il lui faut une organisation et un cadre. S’il est vrai – et c’est heureux ! – que la France insoumise n’est nullement un encasernement, ce n’est pas non plus – et ce ne doit pas être – une « auberge espagnole » !

Nous sommes tous et toutes des INSOUMIS et cela signifie que nous n’obéissons à personne. Et n’avons à obéir à personne. Mais nous avons par contre des devoirs à l’égard de nos frères et sœurs de lutte.

Il n’y a rien de commun entre la liberté de parole d’un insoumis ou d’une insoumise ordinaire, dont les mots n’engagent que lui ou elle, et celle d’une importante personnalité – qui plus est députée de notre mouvement – dont, inéluctablement, la parole engage – de fait – tout le monde au sein de la France insoumise… Ce qui nécessite, si l’on est en désaccord majeur avec elle, de désavouer cette parole, ce qui est d’un effet des plus dévastateurs pour l’unité du mouvement.

Lorsqu’on est ainsi en charge d’une telle mission de représentation, on ne peut prétendre parler aussi librement qu’on le voudrait. On ne peut dire tout ce qui nous passe par la tête. On ne peut faire comme lorsqu’on était un ou une militant-e « ordinaire » ou même le cadre d’un parti. Parce qu’on ne se représente pas soi-même, on représente une masse de gens. On se doit donc d’avoir la mesure de sa parole, laquelle ne doit pas heurter frontalement les gens que l’on représente.

Être représentant d’un mouvement politique ne donne pas que des droits, des privilèges, des pouvoirs. Cela confère aussi beaucoup d’exigences et de contraintes. Et notamment celle de rester toujours dans l’esprit du discours et du projet que l’on dit représenter.

Cela n’interdit évidemment pas de défendre aussi certaines alternatives ou évolutions desdits discours et projet, car c’est le jeu même de la politique et de la démocratie que de défendre une vision devant tous et de tenter de convaincre la majorité de souscrire à votre vision et d’approuver vos propositions.

Mais cela doit se faire d’une manière loyale et claire, pas selon la technique de l’infiltration et de la subversion.

Or, de manière de plus en plus manifeste, une de nos députées de la France insoumise joue à ce jeu très détestable avec un plaisir pervers.

Quand elle dit quelque chose de nature à choquer un grand nombre d’Insoumis (je n’évoque même pas ici les « Français » en tant que tels), elle reçoit logiquement une volée de bois vert. Alors, elle se victimise et ses « amis » participent de cette victimisation. Elle nous explique que ce n’est pas ce qu’elle a dit ou voulu dire. Qu’on l’a mal comprise. Qu’on a déformé ses propos. C’est vrai que les porte-parole et les acteurs de la France insoumise subissent très souvent ce type de comportement. Pour autant, s’agissant de cette députée, il y avait matière alors à élever de vives critiques contre ses prises de parole récentes.

Cette situation était-elle exceptionnelle ? Pas du tout. En fait, elle était même coutumière des provocations depuis des années.

Et alors même que le mouvement, ces dernières semaines, s’est déchiré publiquement à cause d’elle, loin de tenter de réparer le mal, elle en rajoute. Elle recommence. Une fois. Deux fois. Trois fois…

Elle a bien entendu le conseil de Mélenchon, manifestement… Je parle de celui qui veut que la prise de conscience nécessite le conflit. Alors elle le provoque, le conflit. Mais par contre, à l’inverse de Mélenchon, elle ne l’assume pas quand les répliques lui reviennent au visage. Et il est aussi une énorme différence avec Mélenchon : si lui crée le clivage entre les Français pour qu’ils réfléchissent et remettent en question certaines évidences, s’il permet ce faisant de rassembler celles et ceux qui se retrouvent dans une vision politique cohérente, s’il s’est toujours efforcé de rassembler son « camp », la députée en cause, elle, semble en revanche prendre un malin plaisir à diviser son camp, sur des sujets qu’elle juge essentiels mais qui ne le sont pas vraiment. Hélas, s’ils ne sont pas essentiels en tant que tels, ils polluent par contre directement des sujets qui le sont, eux !

La France est une République une et indivisible. Et ce principe, pour nous, est fondamental. Quand bien même la constitution actuelle de la France est détestable par bien de ses aspects – et vous n’ignorez pas à quel point nous la dénonçons et avons le projet de refonder nos institutions radicalement autrement – elle n’en contient pas moins certains principes fondamentaux, qu’elle ne fait d’ailleurs que rappeler, car ils lui préexistent !

Parmi ces principes, il y a la laïcité.

Parmi ces principes, il y a l’égalité.

Parmi ces principes, il y a le refus de transformer notre nation en une juxtaposition de communautés, que ces communautés soient établies sur la base d’une « race », d’une couleur de peau, d’une religion, d’une orientation sexuelle, ou de je ne sais quoi d’autre.

La liberté d’association est très largement entendue en France qui est très « libérale » en la matière, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays du monde. Alors, toute personne qui souhaite agir pour une cause donnée, qu’elle estime justifier un engagement de sa part, a, à sa disposition, sans nul doute, diverses associations oeuvrant dans le sens souhaité.

Mais les associations qui interviennent dans des sujets d’essence communautariste ne sauraient, en aucune façon, devenir des groupes de pression imposant leur vision, leurs propositions, leurs exigences ou leurs délires – car il en existe hélas ! – à l’État et à celles et ceux qui aspirent à en occuper les fonctions. Notamment au sein de la France insoumise !

Non, ce n’est pas ça, la France !

Nous ne voulons pas de cela en France !

Que le débat politique ait lieu, c’est indispensable. Et chacun le mène de la manière qu’il juge opportune. Mais, d’une part, dans les limites de la loi (hormis l’hypothèse des lois scélérates dont nous admettons, par principe, qu’elles puissent être l’objet, de notre part, d’un droit de « résistance à l’oppression » et donc de « désobéissance civile »), et d’autre part de la loyauté que l’on doit à ses « camarades » de lutte.

Lorsqu’on défend une vision inspirée par des principes radicalement antinomiques avec le projet porté par le mouvement dont on se dit membre et qu’on représente par ses fonctions officielles, on n’a pas tous les droits.

Et lorsqu’en outre, on n’a pas signé la charte – que tous les candidats devaient pourtant signer pour pouvoir être admis comme candidats – c’est qu’on se refusait d’admettre ce qui fonde le rassemblement. C’est qu’on s’autorisait une liberté dépassant le cadre commun. Et cela pose question car cela est de nature à ouvrir le risque d’un conflit.

Oui, cela pose un vrai problème. Car non seulement une telle libéralité, octroyée à une personne en particulier, n’est rien d’autre qu’un passe-droit inacceptable violant le principe élémentaire d’égalité, mais c’est aussi courir le risque, précisément, de voir advenir ce genre de conflit entre nous.

L’altérité de la pensée, comme sa liberté, sont évidemment admises par principe. Mais aucune liberté n’est absolue sinon ce n’est plus la liberté qui règnera mais la jungle.

Donc, j’insiste sur ce point : représenter un mouvement, représenter des centaines de milliers de gens, cela impose une véritable rigueur dans l’expression et dans les stratégies mises en oeuvre pour convaincre.

Or nous avons manifestement un véritable problème avec l’une de nos députées.

Il me semble bien que Mélenchon, tout en ayant donné le sentiment d’être bienveillant à son égard, a quand même désavoué assez fermement certains postulats de cette députée dans plusieurs communications récentes.

Elle a alors rétropédalé. Avant finalement de surenchérir. Par exemple, avec cette nouvelle sortie par laquelle elle dit défendre le principe des stages « non mixtes ». Et l’explication oiseuse qu’elle donne à l’appui illustre combien cette vision est par essence communautariste.

La France insoumise en tant que mouvement,

Le projet L’Avenir en commun en tant que programme de notre action au pouvoir dans l’État demain,

Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat au poste suprême de représentation et d’action, hier, mais aussi aujourd’hui, et encore évidemment dans un avenir proche,

L’ensemble des député-e-s de la France insoumise,

Tous se doivent d’être en cohérence avec nos principes essentiels et avec ce qui fonde notre rassemblement.

Or, les prises de parole de Mme OBONO ne cessent de nous placer sur un terrain glissant et dangereux. Ne serait-ce que parce que la France insoumise, Mélenchon en personne, les acteurs nationaux de la France insoumise, et nous tous, passons désormais trop de temps à devoir expliquer, clarifier, nous justifier, quand on a tant à faire par ailleurs pour mener le combat qui fonde notre maison commune.

Selon moi – et je vois bien que nous sommes légion à le penser – le feu couve dans cette maison commune. Il y a des pyromanes parmi nous. J’aimerais qu’on cesse de leur laisser « carte blanche », et que nos « pompiers » puissent se consacrer à d’autres tâches que d’éteindre les incendies que déclenchent ces amoureux des flammes…

4 réflexions sur « Halte aux tendances communautaristes au sein de la France insoumise ! À leurs promoteurs aussi, je dis : “Dégagez !” car vous nous portez un grand tort »

  1. Erreur de jeunesse ou crédulité excessive. Puisqu’il s’agit d’une élue au nom de la « France insoumise » et d’un programme politique communément vecteurs, il est inadmissible en effet que subsiste un élément « essentiel » qui puisse venir porter atteinte à la cohésion générale.

    « Le communautarisme » est une calamité car il heurte le fondement des luttes nécessaires au changement. Il profite au capital et fragilise le peuple au sens travailleurs, chômeurs et retraités.

    « Le communautarisme » est une doctrine. Mais une doctrine qui laisse à penser que couleur de peau et particularités culturelles sont supérieurs à l’intérêt général, à l’intérêt des classes populaires quels que soient leurs êtres « raciaux » ou « culturels ».

    Une allusion issue qui plus est d’un ou d’une députée peuvent être erreur. Deux allusions deviennent faute.

    Droits et devoirs ne s’éteignent pas sous l’écharpe tricolore.
    Bien au contraire droits et devoirs s’amplifient. Le 1er de ces devoirs rejoint le contenu du programme sur lequel un-e militant-e a été élu-e. Ce qui n’interdit pas une pensée individuelle pouvant fluctuer ou évoluer. Autant que possible (ou nécessaire) vers un progrès social et politique tangible et réel.

    Le chapitre de la laïcité est crucial. C’est une arme anticapitaliste.
    L’exploitation des individus est central pour le capital. Opposer les individus entre eux, un phénomène mecanique via le communautarisme, est une aubaine pour le grand patronat.
    Au delà c’est un recul gigantesque, societal notamment.

    Obono, puisqu’il s’agit d’elle, doit se reprendre; se conscientiser hors de ce chemin chargé d’épines.

    A défaut elle doit en tirer toutes les conséquences et cheminer du côté qu’elle se sera choisie.
    Les enjeux ne peuvent supporter une telle voie.
    Il y va de la crédibilité de « tous les militants » de progrès ou revolutionnaires, et de l’intérêt général.

  2. Tout à fait d’accord avec ce billet même si, je trouve aussi que le mot « dégagez » soit un peu fort en la matière.
    J’espère de tout mon coeur que ce sont juste en effet des erreurs de jeunesse de la part de Danièle Obono… mais dans tous les cas et sans sombrer dans la paranoïa, il va falloir veiller (et surveiller) les pyromanes en effet… L’entrisme existe et nous avons suffisamment d’ennemis à l’extérieur…

    Je plussoie également sur le fait qu’être un insoumis lambda et un député n’engage pas du tout de la même manière au niveau de la parole.

  3. Merci pour cette prise de position qui fait du bien . Je vous transmets la lettre que j’ai envoyé à Mélenchon le 16 octobre. Vraiment merci.

    Cher Jean-Luc Mélenchon
    Quelques mots pour me présenter.
    Enthousiasmé par tes meetings et en accord avec le programme l’avenir en commun, j’ai milité pour la France Insoumise pendant la campagne présidentielle puis pendant les législatives dans la 18ème circonscription de Paris pour Paul Vannier puis pour le rassemblement à la République etc.
    Ce billet est le résultat d’une réflexion collective avec les gens de mon entourage dans le 18ème arrondissement.
    Précisons d’emblée que nous sommes parfaitement lucides sur la guerre idéologique acharnée que presque tous les médias mènent contre la FI. Mais quand même…
    Ce qui pose problème, et qui est l’objet de ce billet, concerne les positionnements de certains membres de la FI dont la députée Danièle Obono quand elle intervient dans les médias. Dans sa dernière intervention en date du 1er octobre sur BFMTV elle s’est montrée incapable de répondre clairement sur le cas d’un chauffeur refusant de conduire un bus après une femme puis sur le port de la burqa dans la rue. Sur ces sujets elle a louvoyé en permanence, se défaussant derrière les libertés démocratiques ou des arguties de toutes sortes qui ne trompent personne. Inversement sur la loi de 2004 concernant le port du voile à l’école elle s’est contentée de confirmer ses déclarations antérieures en la qualifiant « d’infâme ». BFMTV s’en est évidement donné à cœur joie pendant toute l’émission. Et les résultats de ses interventions sur les personnes que l’on cherche à convaincre dans nos entourages sont catastrophiques.
    Tous ces évitements et faux fuyants partent d’une problématique mal posée : « l’islamophophie » posée comme synonyme de racisme avec en arrière plan le refus de prendre en compte sérieusement les visées de l’islamisme politique.
    Ghaleb Bencheick, un érudit, dans l’émission Grandes questions du 24/01/2015 à laquelle tu avais participé, avait balayé d’un revers de la main cette notion ambiguë en lui préférant avec raison celle de mis-islamie comme haine d’un musulman au motif de sa religion. Il ajoutait que, phobie voulant dire peur, avoir peur de l’islam n’était compte tenu du contexte actuel en rien raciste.
    Malheureusement de beaux esprits de ce côté-ci de la méditerranée se laissent abuser avec complaisance – ou par intérêt – par ce mot piège, ce mot valise alors que beaucoup d’intellectuels nés de l’autre côté sont parfaitement lucides sur l’imposture qu’il représente et se montrent sans indulgence avec ceux qui l’utilisent. Citons-en quelques-uns : Mohamed Sifaoui, Hamed Abdel-Samad, Kamel Daoud, Boualem Sansal, Waleed Al-Husseini, Soheib Bencheick etc.
    Qui sont les ardents défenseurs de cette imposture lexicale ? Les salafistes, les frères musulmans qui veulent sacraliser leur dogme et en interdire toute critique avec la complicité de groupes d’influence comme par exemple les Indigènes de la République.
    Heureusement de simples français ou immigrés venus du sud de la méditerranée savent très bien de quoi il retourne et peu d’entres eux se laissent prendre par cette idéologie politique et son chantage au racisme dit « islamophobe ».
    Du moins pour l’instant. Car si le racisme ordinaire, lui bien réel, n’est pas un phénomène majoritaire parmi nos compatriotes, il représente pourtant un vrai danger qui peut pousser (ou pousse déjà) certains citoyens à se revendiquer une identité religieuse en dehors de la République jusqu’à se jeter dans les bras de l’islamisme politique.
    Par conséquent, il faut bien distinguer racisme et « islamophobie » et être sans concession avec la mystification culpabilisante de ce mot écran. Il faut pouvoir dénoncer ouvertement un islamisme politique, ses méthodes, ses manipulations de symboles, son instrumentalisation de la religion, tout comme il faut pouvoir parler distinctement d’un racisme de longue durée qui désespère et contribue à alimenter cet islamisme mortifère.
    A notre sens Danièle Obono et d’autres de la FI jouent avec le feu et ils se trompent gravement. Relégation des femmes dans un statut inférieur, voile à l’école, niqab dans la rue etc. ne sont pas l’expression juste de certains « damnés de la terre » mais bien une maladie de l’islam, l’islamisme radical. Leur refus de se positionner clairement sur ces sujets, de nommer les choses, pour caresser dans le sens du poil ceux qui se seraient déjà détachés de la République pour aller vers le PIR ou d’autres chapelles ne ramènera pas ces électeurs dans le giron de la FI. Et nous y perdrons d’autres électeurs, militants, républicains, laïques, pourtant lucides sur le coup d’Etat social en cours de réalisation et prêts à se battre.
    Amitiés insoumises.

    PS : Je viens d’écouter le Grand jury sur LCI dimanche 15 octobre. Comme de bien entendu les déclarations de Danièle Obono sont venues sur la table en fin d’émission. Sur les sujets évoqués ci-dessus (voile, burqa, conducteur de bus) tu t’en es d’abord tenu strictement à la position de neutralité de la loi de 1905 concernant les religions puis tu as ajouté ta réprobation en tant que féministe. Mais je n’ai pas besoin de te rappeler que le problème réellement posé n’est pas celui de la foi et d’une religion dans la République mais de l’instrumentalisation politique et communautariste qu’en font certains comme les salafistes et les frères musulmans ou leurs affidés. Et là le problème est d’une toute autre nature, ce que tu sais bien puisque tu as martelé par deux fois « mon ennemi est le communautarisme ». Burqa et attitude du chauffeur de bus en sont l’expression délibérée, ostentatoire et prosélyte et non celle de la religion et de la foi musulmane. Enfin, à cet égard on pourrait méditer les articles 1 et 2 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789.

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