Il serait peut-être temps…

Cela fait des années qu’on prétend « résister » or l’ennemi ne cesse de nous faire reculer, un peu plus chaque jour, davantage année après année !

Il serait peut-être temps que nous passions de l’enfance et de ses confondantes naïvetés à l’âge adulte et à son esprit de responsabilité.

Il serait peut-être temps que nous prenions le maquis pour de bon, et les armes qui vont avec…

Ou que nous fassions sécession comme vient de le suggérer Pierrick Tillet (lire ici son billet du jour) !

Qu’est-ce que ça peut vouloir dire de faire sécession ? Eh bien par exemple d’entrer en grève générale. Sans forcément aller manifester ou marcher puisqu’on se fait démonter la tronche, éborgner, mutiler, tuer… Non, rester à la maison ou avec des proches, parents ou amis. Ne plus aller bosser. Et organiser une gigantesque action de solidarité pour que personne ne manque de l’essentiel malgré le fait que les salaires ne seront plus versés.

Comme le fit la plèbe romaine qui se retira sur l’Aventin jusqu’à ce que les dominants de Rome lâchent assez pour que cette plèbe accepte de refaire société !

Nous le disons très souvent : nous sommes des millions, ils ne sont qu’une poignée. Il faudrait que cette réalité infuse enfin dans les esprits…

Nous disons aussi que tout ce qu’ils ont, ils nous l’ont volé. Puisqu’ils nous font travailler gratuitement la plupart du temps.

On dit aussi, très à propos, que sans nous ils ne sont rien, ils ne peuvent rien car ils ne savent rien faire sans serviteurs, sans larbins, sans esclaves, tandis que sans eux nous sommes tout. Pour reprendre les propos célèbres de Siéyès :

«Qui donc oserait dire que le Tiers-état n’a pas en lui tout ce qu’il faut pour former une nation complète ? Il est l’homme fort et robuste dont un bras est enchaîné. Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la Nation ne serait pas quelque chose de moins, mais quelque chose de plus. Ainsi qu’est ce que le Tiers-État ? Tout, mais un tout entravé et opprimé. Que serait-il sans l’ordre privilégié ? Tout. Mais un tout riche et florissant. Rien ne peut aller sans lui, tout irait infiniment mieux sans les autres.»

Oui, il va falloir vraiment faire autre chose que signer des pétitions, organiser des marches ou des manifs pour rien et bosser à l’Assemblée en pure perte !

Notre ennemi n’est plus celui des années 50, 60, 70 et 80 !

Lui acceptait – parce qu’il y était contraint par divers facteurs – de faire des concessions et de lâcher un peu de lest sur ses prétentions.

Celui d’aujourd’hui – et cela vaut déjà depuis près de 30 ans mais avec un renforcement significatif de la tendance depuis dix ans – est prêt à l’affrontement, au grand affrontement. Il le veut, il le cherche, il agit pour qu’il ait lieu. Regardez Macron ! Écoutez-le !

Et nous, on continue à réagir comme on le faisait avant-hier, au temps glorieux où le peuple descendant en masse dans la rue provoquait des sueurs froides dans les cercles dirigeants, ce qui suffisait à ramollir les dominants !

Ce monde est révolu ! Il est temps de s’en rendre compte et donc d’adapter nos réponses et notre stratégie à l’époque que nous vivons.

La légalité républicaine n’a plus court dans notre France de 2018 ! Non par la volonté du peuple mais par celle du pouvoir, « des » pouvoirs réels qui ont fait de Macron l’exécuteur de leurs volontés. S’il ne les satisfait plus, il sautera. Et un autre – ou UNE autre – lui succédera. Fabriqué-e de toute pièce en quelques semaines, tout comme l’Emmanuel – Jupiter !

La démocratie française n’est plus qu’une fable pour gogos. Elle est définitivement morte lors du 1er tour de la présidentielle où le vainqueur déclaré n’a gagné que du fait d’une gigantesque manipulation des consciences pendant les mois qui ont précédé l’élection, et par de véritables tricheries de masse le jour de l’élection.

On ne saurait lutter efficacement contre nos ennemis en restant de gentils, de sages, de modérés citoyens qui acceptent de perdre des élections de toute façon truquées et de continuer à espérer que demain sera différent !

Le pouvoir est confisqué. Il ne suffit donc plus « d’enfoncer des portes à coups de pied » comme aime à le dire Mélenchon. Il faut arracher le pouvoir des mains de ceux qui le confisquent.

Et couper ces mains si nécessaire !

La peur doit changer de camp. Voilà une autre formule que nous aimons proclamer mais sans rien faire pour lui donner une réalité ! Là-haut, dans les cercles dirigeants, ils n’ont pas peur de nous. Pas encore !

On s’y met quand ?

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