Archives pour la catégorie 05- Billets d’humeur

Billets critiques ou louangeurs, coups de gueule ou coups de coeur…

Coup de gueule en forme de lettre ouverte à Natacha Polony

L’objet du délit est ici.

Pendant des mois, Natacha Polony, vous avez traité Jean-Luc Mélenchon avec respect.

Plusieurs fois depuis l’an dernier, vous l’aviez interviewé en le mettant en valeur ; parce qu’en adoptant des manières tout à fait courtoises, vous évitiez de le conduire à lever le ton ; et parce qu’en lui permettant d’expliquer son projet et sa vision sans le couper sans cesse ou sans le contraindre à parler en mode Twiter, vous lui aviez rendu service et vous nous aviez donc rendu service à tous.

Nous sentions même que vous n’étiez pas loin de partager un certain nombre des positions de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise ; et que vous appréciiez de les entendre et de les voir défendues.

Je suis donc effaré par le contenu du message que vous diffusez dans cette vidéo où, sous couvert de donner des conseils et de faire une critique intelligente des prises de parole et des actes récents de Mélenchon, vous reprenez à votre compte, sous forme de fausses questions qui ne sont en fait que des critiques, les pires éléments de langage récemment diffusés partout à l’encontre de Mélenchon.

Personne – en tout cas pas moi – n’imaginait que vous deviendriez une alliée.

Et personne n’attendait de vous que vous exprimiez un soutien pour Mélenchon.

Nous avions apprécié en revanche votre honnêteté intellectuelle et le fait que vous au moins, vous ne hurliez pas avec la meute.

Certes, dans cette vidéo, on ne peut pas dire que vous « hurliez avec la meute » car vous parlez avec un ton posé, tranquille, et vous semblez présenter une argumentation sinon neutre, du moins rationnelle. Pourtant ce sont bien des flèches empoisonnées que vous lancez à son visage. Car, sous ce vernis aimable, docte et professoral, vous exprimez sans détour un message indigne de vous mais qui se rapproche beaucoup du fiel des pires éditorialistes du PAF.

D’après vous, Mélenchon a eu tort de parler du rôle de « la rue contre les Nazis ». Prenant le ton docte, hautain et méprisant de ceux qui savent à l’égard des ignorants, vous affirmez que “c’est absolument faux” et qualifiez cette déclaration comme étant une “stupidité”. Vous argumentez en reprenant les éléments déjà entendus partout.

Vous allez même jusqu’à vous moquer que Mélenchon ait pu “réinterpréter le mythe construit par De Gaulle” qui avait, dans son fameux discours de l’hôtel de ville, affirmé que le peuple parisien s’était libéré « par lui-même ». Disant cela, vous faîtes donc comme si Mélenchon et nous tous ignorions qu’il y avait bien sûr eu d’autres apports que seulement « la rue » à la libération de Paris. Mais c’est vous alors qui faîtes une affirmation manquant de nuance en disant, le sourire narquois aux lèvres et en ne pouvant éviter un début de rire : “Ne soyons pas dupes. On sait très bien que ce sont les Alliés qui ont libéré la France”.

À cet instant précis, sans doute que votre conscience vous a fait passer un message, et vous avez alors concédé que “le travail des Résistants était absolument essentiel”. Mais alors, si tel était le cas, c’est donc bien la preuve que la libération n’est pas QUE le fait des “Alliés”. Mais manifestement il y a tempête sous un crâne car à peine aviez-vous concédé cela que vous ajoutiez : “mais on ne peut pas dire qu’ils ont abattu le nazisme. Bon mais peu importe”. Voyez-vous, sans être psychologue, je crois savoir que ce “peu importe”de la fin de votre critique traduit un certain malaise de votre part quant à la solidité du fondement de votre propre affirmation. Comme si, réalisant que peut-être vous aviez sinon dit une pure ânerie, du moins posé une analyse contestable, vous aviez envie de passer rapidement à autre chose, espérant qu’on ne le relèverait pas et que personne n’y reviendrait…

Désolé Natacha Polony, mais on va y revenir. Pour vous, le rôle des Parisiens dans la libération de Paris, ce n’est donc qu’un mythe ! Construit par De Gaulle et repris par Mélenchon ? C’est bien ça que vous nous avez dit.

Donc, pour vous, De Gaulle comme Mélenchon ne sont que des menteurs, des affabulateurs, des mythomanes… Bien sûr, vous ne le dîtes pas aussi crûment. Vous n’utilisez pas ces termes d’ailleurs. Mais c’est d’autant plus hypocrite que votre discours aboutit inéluctablement et exactement à cette conclusion-là !

Oser cela, il fallait le faire et vous l’avez fait !

Ce faisant, vous me froissez. Cela n’a pas beaucoup d’importance mais je pressens que vous aurez également froissé bien de vos lecteurs habituels qui ont un peu plus de respect pour le général qui a largement contribué à libérer et Paris et la France !

Cette accusation de “menterie” à l’encontre de Mélenchon non assumée ouvertement n’était en fait qu’un hors d’oeuvre. Vous avez ensuite usé d’armes plus meurtrières.

Vous êtes ainsi allée très loin dans l’infâme puisque vous avez fait passer le message suivant : “le pouvoir de la rue, ce n’est pas Gavroche, c’est les Black Blocs”.

Pas mal quand même comme diabolisation de “la rue” !

Mais comme ce jet d’acide ne devait pas encore être assez significatif pour vos lecteurs, vous en avez rajouté une couche en disant : “la référence au pouvoir de la rue sonne, dans la bouche de Mélenchon, comme un appel à la violence”.

Alors, là encore, juste après, vous semblez relativiser le propos en le recontextualisant : Hugo, les barricades, Gavroche. Mais c’est pour enchaîner immédiatement – selon la même forme rhétorique que celle utilisée pour le cas cité plus haut – en faisant valoir que Mélenchon et la France insoumise, arrivés au pouvoir, feraient “la collectivisation absolue” du pays.

C’est d’autant plus inepte que vous savez fort bien que ce n’est pas cela que nous projetons de faire. Vous semblez d’ailleurs le reconnaître vous-même en expliquant qu’une telle crainte de la part de ceux que vous citez (commerçants, petits artisans) est “sans doute erronée”.

N’empêche que vous l’avez dit et en disant cela, et en appuyant bien davantage sur cela que sur la dénégation très timide venue ensuite, vous participez à la diabolisation de Mélenchon en l’enfermant dans l’image de ce “diable rouge”.

Vous agissez donc, ni plus ni moins, comme les écrivassiers de Valeurs actuelles qui ont fait leur Une, cette semaine, en grimant Mélenchon en un Che Gevara, autrement dit un homme qui est pour beaucoup un « diable « rouge ».

Au-delà de ce que vous dîtes, ce qui me dérange, c’est que puisque vous semblez savoir que ces images de Mélenchon sont inexactes, puisque vous semblez savoir qu’il est “erroné” de penser que nous collectiviserions tout dans le pays, puisque vous semblez penser que c’est davantage une maladresse de style qu’une volonté consciente et délibérée de se situer dans le camp de la violence, il y avait une autre façon de présenter les choses. Vous auriez pu faire oeuvre utile, participer à l’éducation, à l’éveil de vos lecteurs et leur expliquer justement pourquoi ces odieuses présentations sont mensongères et calomnieuses. Or ce n’est pas du tout ce que vous faîtes. De la façon dont vous l’exprimez, la plupart considéreront que c’est bien ainsi qu’il faut appréhender Mélenchon et la France insoumise. Les “contre-arguments” sont si timidement exprimés que l’on retient bien davantage les éléments à charge que les éléments en défense.

Comme si ces méchancetés ne suffisaient pas pour un seul jour, vous avez évoqué « l’éloge répété du Venezuela » prononcé par Mélenchon, élément qui serait de nature à le discréditer aux yeux d’un grand nombre. Il y aurait tant à dire ici pour vous répondre. Mais cela est-il seulement nécessaire ? Vous savez pertinemment quelle est la pensée de Mélenchon sur le sujet et ce persiflage n’a donc pas d’autre motivation que de le salir, à l’instar de tous vos autres “collègues”.

Pour que tout le monde ait bien compris où vous vouliez en venir, vous renvoyez enfin Mélenchon dans le rôle d’un gauchiste -même si là encore vous n’usez pas de ce mot- alors qu’il ne peut vous avoir échappé que Mélenchon a justement, depuis près de deux ans, et notamment depuis l’entrée en campagne présidentielle, adopté un positionnement le plaçant bien au-dessus des partis de la gauche. Et ce n’est pas du seul fait qu’il soutient les grèves et les manifestations qu’il redevient un gauchiste, sauf à considérer que tout gréviste, tout manifestant EST un gauchiste ! Mais alors, si je suis bien votre raisonnement, si l’on ne veut pas être un gauchiste, on ne doit tout simplement pas faire la grève, pas manifester, pas soutenir les grévistes et les manifestants… Rien. On doit se taire, endurer en silence, la boucler et rester dans notre nasse.

Voyez-vous, Natacha Polony, il se trouve que pas plus tard qu’il y a deux jours, j’ai longuement discuté avec une de mes plus proches amies en politique et j’évoquais le cas de ces bourgeois qui, en 1789, avaient permis le déclenchement de la révolution, mais qui, très vite, s’étaient employés à l’interrompre. Sitôt que leur catégorie sociale avait obtenu la reconnaissance, il fallait arrêter la révolution. Il n’était pas question pour eux, à quelques exceptions notables près, que l’ensemble du peuple obtienne de véritables droits à l’émancipation, à l’égalité, au suffrage… Siéyès, par exemple, qui a dit de si belle choses sur le Tiers-État, a aussi très vite montré une image bien plus sombre puisqu’il eut maintes fois l’occasion de s’opposer au suffrage universel en des termes et avec des arguments infamants pour le “peuple”. Et d’autres révolutionnaires s’employèrent à ce que jamais les ordinaires, les travailleurs d’en bas, ne puissent bénéficier d’un véritable progrès de leurs conditions de vie et de travail.

Eh bien, aujourd’hui, Natacha Polony, vous me semblez vous inscrire clairement dans cette catégorie-là. Vous voulez bien une forme de révolution (cf ce que vous dîtes depuis longtemps sur l’UE ou quelques autres sujets) mais à la condition bien sûr qu’elle ne conduise pas à ce que le peuple tout entier ait voix au chapitre. Vous voulez bien des changements radicaux qui peuvent parfois rejoindre ceux auxquels nous-mêmes aspirons, mais à la condition que l’on maintienne bien la différence entre les raisonnables et les violents, entre les cultivés et les ignares, entre les poudrés bien habillés et les gueux.

C’est ce qui transparaît, voyez-vous, de la vidéo que je dénonce ici.

Et en conclusion – coup de poignard en plein coeur – vous vous demandez si Mélenchon ne va pas ainsi “jouer le même rôle que le FN” avant d’évoquer le risque qu’il ne soit qu’un “repoussoir” pour 50% des électeurs. Une dernière fois, vous parlez hypocritement comme si ce n’était pas VOTRE propre conviction mais celle actuelle du grand public. Sauf qu’au lieu de la court-circuiter, de la désamorcer en lui opposant VOS propres contre-arguments, vous lui donnez une audience et une crédibilité en concluant par cette phrase : “Emmanuel Macron aura tout intérêt à l’avoir pour adversaire parce que ça lui permettra de se maintenir au pouvoir pour longtemps.”

Rideau !

Avec cette vidéo, vous donnez le sentiment de dire aujourd’hui ce que vous pensez vraiment, après nous avoir incités à croire que vous nous regardiez avec intérêt et bienveillance (ce qui ne signifiait pas pour autant assentiment de votre part).

On aurait pu conserver ce genre de relations mais en parlant comme vous l’avez fait dans cette vidéo, vous vous placez de fait dans le camp de ceux qui nous calomnient et ne méritez donc plus notre bienveillance. Vous ne méritez donc plus que d’être assimilée aux autres, à tous les autres que nous fustigeons à juste titre.

Le désaccord est une chose, la calomnie en est une tout autre !

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Nota ajouté le 03/10/2017 à 13h55 : Ce coup de gueule est le mien et ne saurait engager quiconque d’autre que moi, quand bien même je suis une fourmi de la France insoumise et ne m’en cache pas.

Vincent Christophe LE ROUX

 

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Macron ? le recycleur des vieilles lunes de la droite – Par Pierre Brégou le 29/09/2017

J’archive ici et relaie avec plaisir ce très bon texte de Pierre Bregou.

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Les dommages de la politique de Hollande, Valls et du PS de 2012 à 2017 ont tellement écoeuré nos concitoyens qu’ils ont élu par dépit un jeune banquier aux dents longues qui entend tout défaire, tout casser pour mettre définitivement à terre le « modèle républicain » bien fragilisé conquis par les luttes populaires.

Macron n’est qu’un passage, un serveur de plat pour le capitalisme international. Son mandat achevé, il repartira vers ses amours, ceux de l’argent facile légalement volé (?) dans les bureaux feutrés d’un futur gérant associé.

C’est cette « destinée » qui le rend pour le moment insensible au mécontentement qui sourd dans le pays. Ce n’est pas un politicien attaché à son fauteuil, sa vie faite de luxure est ailleurs; les dents acérées et le sourire carnassier ne sont déjà plus accompagnées du regard enjôleur de la campagne électorale, ses yeux perçants ne visent plus à conquérir mais à assujettir.

C’est pour cela que cet homme est dangereux pour notre démocratie.

Contrairement à JL Mélenchon, il n’a aucun projet politique pour notre Pays, sa seule vision est celle des obscurs qui de Bruxelles aux fortunés sans frontières n’ont soif du pouvoir que pour se goinfrer sur le dos de celles et ceux qui n’ont que leur travail pour viatique.

Son dégagisme à lui visait à faire table rase des forces vives qui irriguent toute démocratie.

D’abord les partis politiques, il l’a fait !

Ensuite les syndicats, c’est en cours …

Puis le réseau associatif qu’il mine déjà en supprimant le financement de dizaines de milliers d’emplois qui leur permettaient d’apporter aides et services notamment aux plus démunis.

Mais aussi les autres composantes de l’organisation économique et politique du pays : Régions, Départements, Communautés de Communes… tout va passer à la moulinette macronnienne.

Mais aussi notre système de protection sociale, retraite, sécu et mutuelles. Mais aussi l’école, l’université, la formation professionnelle…

5 ans pour tout casser afin de permettre à un Macron 2, un sosie qui viendra nous proposer de panser les plaies béantes avec du sel fin.

Avec JL Mélenchon, les perspectives étaient et sont tout autres, son analyse critique du (dys)fonctionnement de nos institutions l’a conduit à proposer des objectifs et une méthode civilisée, démocratique pour construire la VIème République et son corpus de règles pour organiser et fixer le cadre d’exercice des différents pouvoirs exercés sous mandat du Peuple souverain.

« En marche » n’a de fait consisté qu’à détruire la caste des anciens Partis pour y substituer une représentation encore plus étroite du corps électoral. Patrons et professions libérales encadrées par quelques briscards du PS et de la droite, sans aucune expérience législative (leur nouveau coeur de métier) et donc soumis aux équipes des ministres et de la haute administration tutélaire.

Le but des ordonnances n’était pas de gagner du temps mais de camoufler l’incapacité de la majorité macronnienne à bâtir un texte législatif, de défendre ou démonter tel ou tel amendement présenté par tel ou tel groupe parlementaire, de résister ou s’offrir à quelque lobby…

Oui, en guère plus de cent jours, Macron et ses micro ministres ont semé comme jamais les jalons de l’effacement de notre Pays, nos industries bradées qui aux Italiens, qui aux Allemands, qui aux Chinois…

Mais la savante mise en scène de la macronnerie, servie par des médias aux ordres soufflant le chaud et le froid pour tenter de donner le change font encore « merveille » pour éviter que tout celà n’explose en plein vol alors que leur vitesse de croisière n’est pas encore établie.

Attaques contre les syndicats qui osent ne pas suivre, mise en cause personnelle de leurs dirigeants, attaques mensongères et réitérées contre la France Insoumise et ses parlementaires, insultes, amalgames et autres insinuations sont distillées avec persévérance…

Non Macron ce n’est même pas du cochon, chez lui rien de bon pour l’immense majorité de notre Peuple !

Mais il est élu et, il le sait, nous sommes respectueux du suffrage universel même quand il donne des résultats biaisés.

Elus par le peuple, lui et son gouvernement ne peuvent chuter que par la volonté du Peuple qui entre deux élections n’a que la rue pour exprimer pacifiquement sa volonté. Nous en déjà sommes là !

Mais pour autant, nous ne pouvons en rester là !!!

 

Macron le 29/08/2017: « Le Venezuela, une dictature ». Ce que cette saillie m’inspire…

Macron qualifie le régime de Maduro au Venezuela de « dictature » et dénonce la « complaisance » de « certains » envers son régime.
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Le problème avec les banquiers qui deviennent des dirigeants politiques, c’est qu’ils sont complètement cons dès qu’ils abordent un autre sujet que l’argent. Quand ils parlent d’argent, ils peuvent encore donner le change mais dès qu’ils sortent de cet étroit périmètre, les voilà perdus, les malheureux ! Les uns nagent dans l’inepte et tiennent des propos incohérents, les autres montrent aux yeux de tous leur inaptitude au rôle qu’ils ont voulu assumer.
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Et puis, bien sûr, il n’y a pas que cela. Car il faut bien reconnaître que le discours politique n’est pas fait que de paroles correspondant vraiment à ce que pense celui qui les profère. Le discours politique est avant tout, pour beaucoup de ceux qui se sont fait vocation d’en user, une oeuvre de pure mystification. C’est bien pour cela que les quelques individus parlant avec sincérité et honnêteté sont perçus et décrits comme des « étrangers » au monde politique. Le cynisme, la muflerie, le mensonge, la manipulation, le conditionnement, l’asservissement de l’esprit, sont des outils du discours et des actes politiques bien plus répandus que la vertu civique, le respect des citoyens et l’idéal humaniste.

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Le problème majeur, cependant, n’est pas tant le fait de ces hommes de pouvoir nuisibles à l’intérêt général comme aux intérêts particuliers de tous. Non, le problème majeur des sociétés humaines, c’est la facilité avec laquelle les dirigeants les mènent jusqu’au pire, l’aisance avec laquelle ils les trompent, les manipulent, les mystifient et les tiennent en respect sans que cela ne provoque de réaction de défense.

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Trois siècles après les révolutions du XVIIIe siècle, Américains et Français pour ne parler que d’eux (mais on pourrait élargir grandement le périmètre du propos) continuent à tolérer les exactions des dominants ; continuent massivement à croire les promesses et les engagements de ceux qui revendiquent la légitimité de les conduire et de les diriger ; continuent à se fier aux explications que ceux-ci donnent de tout ou presque ; continuent, docilement, à leur obéir et même à les servir, d’une manière ou d’une autre ; continuent à les faire rois, princes et chefs petits ou grands.

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Et l’histoire se répète sans cesse, génération après génération, à tel point qu’il semble que rien n’ait été appris d’hier ni d’avant-hier.

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Certains, un peu bigots, attendent le messie pour les sauver. D’autres, l’esprit un peu romanesque, comptent plutôt sur un chevalier solitaire au coeur pur et à l’âme intrépide, et tant qu’à faire avec un peu d’autoritarisme parce que vous savez, ma bonne dame, il faut bien le mater ce peuple ! D’autres encore se disent qu’une nouvelle Jeanne d’Arc (qu’ils croient avoir trouvée en qui vous savez) est la seule chance de la France. Et quel que soit le problème, ELLE saura ce qu’il faut faire pour le régler immédiatement ! Et oui, des millions le croient !

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Et assez loin de tous ces dingues-là que l’on peut classer dans la « droite » sous toutes les formes de ses chapelles et de ses sectes, il y en a d’autres, que l’on classe dans la « gauche » qui continuent à faire ce qu’ils ont toujours fait parce qu’hier – non, pardons, avant-hier – cela avait un peu fonctionné. Refusant de manière résolue de voir que, depuis au moins plusieurs décennies, ça ne marche plus, butés dans leurs certitudes, enfermés et sclérosés dans leur incapacité à penser autrement que dans le cadre étroit qui a été le leur si longtemps, ils rejouent sans cesse la même pièce. Et bien qu’il y ait de moins en moins de spectateurs, il y en a toujours assez pour leur donner le sentiment qu’ils ont encore raison… d’être ce qu’ils sont, de défendre leur pré-carré et de penser que la majorité ne les a éconduits que pour un temps limité, histoire de leur faire passer un message… Ah, les cons !

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« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent » persiflait Albert Einstein.

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Certes, les acteurs du pouvoir institué et ses puissants relais mediatiques, qui sont partout et tout le temps, abrutissent en conscience, et à dessein, les masses populaires. Le pouvoir mediatique a cette capacité effrayante de fabriquer le consentement des masses en plus de créer chez elles, dans leur esprit, tout ce qu’il faut pour les lier indissolublement au système. Et, plus bas dans l’échelle des responsabilités, les serviteurs dociles et zélés jouent leur partie parce que la plupart de ceux-là se disent qu’ils finiront bien par percer, par grimper dans la hiérarchie sociale et par en croquer un peu… Oui, eux rêvent de grosses miettes que leur jetteraient nos maîtres. Pour ces miettes-là, plus roboratives que celles à disposition du plus grand nombre, ils sont prêts à tout : la trahison ne les répugne pas. La dénonciation non plus. Beaucoup sont d’ailleurs coutumiers et de l’une et de l’autre de ces deux pratiques bien françaises… La période noire de l’Occupation est de nature à le rappeler à ceux qui auraient la mémoire courte ou par trop sélective…

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Ce spectacle est désolant et parfois, on se dit que nous n’en sortirons jamais car pour se libérer, encore faut-il le vouloir ! On ne sort de la servitude qu’en conscience et par suite de décisions, suivies d’actes en cohérence avec elles, en ayant la liberté comme seul guide.

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Nous savons que l’oppression est parfois – l’histoire humaine l’a assez souvent démontré – le résultat d’une force irrépressible exercée sur les peuples et les individus par les dominants.

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Mais c’est aussi souvent le résultat de nos propres insuffisances, de nos propres inconséquences. Oui, la servitude volontaire est un puissant frein à la liberté pleine et entière des peuples.

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La Boétie a écrit un magnifique ouvrage sur le sujet, et un autre que lui, un certain Machiavel, a synthétisé à sa façon la démonstration boétienne en une maxime culte : « La meilleure forteresse des tyrans est l’inertie des peuples ».

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Bien sûr, certains tyrans peuvent se révéler redoutablement cruels à l’égard des peuples et des gens ordinaires quand ils sont menacés par eux de choir et qu’ils se trouvent acculés à user de la force la plus bestiale pour sauver leur position. Mais ce n’est pas toujours vrai. Certains tyrans – là aussi l’Histoire nous en a donné des exemples – sont tombés presque tout seuls, comme tombent de l’arbre les fruits trop mûrs que personne n’a daigné cueillir.

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Si nous ne sommes pas tous des héros (et moi pas plus que quiconque), si nous refusons de prime abord la violence (et moi comme vous tous), si nous avons peur, pour nous, pour nos familles, pour celles et ceux qu’on aime (moi comme vous), qu’elle déclenche de grands malheurs dans nos vies, nous devons aussi avoir à l’esprit que son déclenchement n’est pas certain. Tout dépend du rapport de force entre dominants et dominés, et un rapport de force qui semble défavorable un jour peut très bien basculer un jour suivant. Rien n’est jamais acquis, ni dans un sens, ni dans un autre ! C’est parce que nous avons laissé les dominants par nature reprendre le pouvoir qui leur avait été arraché, c’est parce que nos « représentants » (ceux-là même que nous avons élus) ont rendu peu à peu à ces dominants tous les pouvoirs qui leur avaient été retirés, que nous en sommes là où nous en sommes aujourd’hui. « Le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle » avait dit Thomas Jefferson, Président des États-Unis entre 1801 et 1809. Il faudrait méditer cette maxime. Nous n’avons pas été assez vigilants et aujourd’hui, nous en payons le prix.

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Ne nous leurrons pas. La révolution n’éclatera pas demain. Des accès de colère peut-être. De nouvelles émeutes, c’est possible. Mais pas la révolution au sens où l’entendent ceux qui se font ses laudateurs. Eux attendent cette révolution comme d’autres attendaient Godot mais n’en déplaise à certains de nos amis, ce ne sont pas ces gens-là qui nous aident le plus avec leurs appels incessants à faire la révolution. Car il est très rare que des peuples entiers se lèvent ensemble, simultanément. Ce qui est en revanche bien plus envisageable, et bien plus probable, c’est une forme de réaction en chaîne, de « bastions » du système qui tombent les uns après les autres, de « ralliements » à la cause du peuple venant de ceux qui ont normalement vocation à protéger l’ordre public et les institutions du pays.

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Le « pouvoir » ne tient que parce qu’il est protégé par certains des nôtres. Quand je dis des « nôtres », je pense à ces citoyens ordinaires qui ont juré fidélité au pouvoir. Le jour où ils renieront leur serment de fidélité aux dominants pour honorer le peuple dont ils font partie, je ne donne pas cher du « pouvoir » institué.

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Tout est là, selon moi ! Il faut faire basculer dans notre camp ceux qui aujourd’hui encore permettent au système de se maintenir.

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J’ai idée que notre « camp »  n’aspire pas tant à la « révolution » – fut-elle « citoyenne » – qu’à la « libération », une libération pure et simple. Car ceux qui nous gouvernent ne sont finalement que des occupants, au moins aussi détestables que tous ceux qui occupent un pays contre son gré ! Car nos dirigeants, aujourd’hui, se comportent à notre égard, exactement comme les « oligarchies » se sont toujours comportées dans les pays d’Amérique latine, avec la bénédiction et très souvent le soutien actif de leurs homologues états-uniens, lesquels mettaient les moyens de leur « État profond » au service de la cause des dominants de ces pays constitutifs de « l’arrière-cour » des États-Unis comme ils disaient… Maudite « doctrine Monroe » qui, après l’idéologie de la « destinée manifeste » pour ce qui est du territoire nord-américain, a donné à l’impérialisme états-unien ses plus belles fondations pour s’exercer au-delà des frontières de « l’Union »

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Les yeux d’un nombre croissant de naïfs que je me retiens difficilement de désigner sous le vocable moins aimable de « gogos », sont en train de se dessiller semble-t-il. Il ne serait que temps !

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Espérons que cette prise de conscience salutaire se répandra comme une traînée de poudre en France et partout ailleurs dans les prétendues « démocraties » de ce monde, et qu’il en résultera partout de grands chambardements ! Pour le meilleur cette fois et plus jamais pour le pire ! Mais ne nous limitons pas à l’espérer, faisons-le advenir ! Car l’histoire ne s’écrira pour le meilleur que si nous tenons la plume ! Rien n’est écrit. Il n’y a pas de dieu qui décide pour nous. « L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire » rappelait Henri Bergson.

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Or, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés accepteront les lois des puissants, fut-ce en contestant parfois timidement certaines de leurs dispositions, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés serviront les dominants, fut-ce en grognant un peu, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés reconduiront au pouvoir nos bourreaux, fut-ce en couronnant de « nouvelles têtes » qui se présentent en promettant de « tout changer »… pour finalement que rien ne change selon la maxime célèbre de l’auteur italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés ne lutteront contre les acteurs de nos malheurs que par des « marches » ou des grèves ponctuelles, épisodiques et isolées, nous subirons la loi de ces gens que nous disons refuser.

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Il y a un moyen et un seul, à mon avis, de les toucher : c’est de les prendre à la gorge ! Et qu’est ce qui est de nature à les prendre à la gorge : eh bien, qu’à l’instar de la plèbe romaine des temps antiques qui s’était retirée sur cette colline de Rome qu’on appelait l’Aventin et avait, ce faisant, dit « merde » aux patriciens, nous nous organisions pour les priver de tout ce dont ils ont besoin.

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Ils ont certes des milliards mais ils sont peu nombreux comparé aux masses humaines. Et sans nous, ils ne peuvent rien.

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Siéyès avait écrit des lignes exceptionnellement pertinentes à propos du Tiers-État et de la Noblesse et ces mots résonnent encore aujourd’hui. Je vous les rappelle :
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« Qui donc oserait dire que le Tiers-État n’a pas en lui tout ce qu’il faut pour former une nation complète ? Il est l’homme fort et robuste dont un bras est enchaîné. Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la Nation ne serait pas quelque chose de moins, mais quelque chose de plus. Ainsi qu’est ce que le Tiers-État ? Tout, mais un tout entravé et opprimé. Que serait-il sans l’ordre privilégié ? Tout. Mais un tout riche et florissant. Rien ne peut aller sans lui, tout irait infiniment mieux sans les autres. »
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Je laisse à Siéyès le dernier mot de ce billet !

Manuel Valls : le coup de force permanent

Valls tricheur

Manuel Valls est un multirécidiviste du coup de force et du viol de la démocratie.

Sa nomination comme Premier ministre était déjà, en elle-même, un cas flagrant de ce mépris de la démocratie qui l’anime. En effet, si, en droit, il pouvait tout à fait être nommé à cette fonction puisque pour cela il suffit que le Président de la République en décide et que la liberté de ce dernier est totale selon la lettre et l’esprit de la constitution, en revanche, sur un plan politique, le Président de la République est sensé tenir compte de la volonté populaire exprimée lors du scrutin législatif ou d’un autre scrutin récent.

Lorsque Hollande a nommé Valls à Matignon, rien ne permettait d’affirmer que le peuple français souhaitait son avènement. Valls avait été largement distancé lors de la primaire organisée par le PS en 2012. Son score avait été réduit à 5%. Plusieurs autres Socialistes avaient fait mieux que lui. Il n’était donc dépositaire d’aucune légitimité au sein même de son parti. Et cette absence de soutien dans son propre camp ne pouvait évidemment être compensée alors par un soutien qui aurait existé ailleurs. Hollande a donc fait, ce jour-là, un gigantesque bras d’honneur au peuple français. Si Valls avait été quelqu’un attaché à la démocratie, c’est lui-même qui aurait décliné l’offre. Il ne l’a pas fait.

Par la suite, en tant que chef du gouvernement, il voulait faire adopter un projet de loi scélérate, la loi Travail ou loi El Khomri que l’on pourrait tout aussi bien appeler Loi Macron puisque c’est bien sous son inspiration qu’elle a été élaborée, mais avait conscience que même sa propre majorité ne la voterait pas et qu’il ne pouvait compter sur le soutien d’une partie de l’opposition pour compenser ce qui lui faisait défaut. Alors il usa du mécanisme de l’article 49-3 de notre constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement. Ce procédé est légal et tout à fait constitutionnel puisque c’est la constitution qui le prévoit. Il n’y a donc aucune irrégularité au regard de la loi entendue au sens large (loi et constitution). Le problème se pose au plan politique et philosophique. Ce texte était d’une telle importance qu’il aurait dû être discuté au Parlement comme tout projet de loi et que son adoption n’aurait dû être le résultat que d’un vote selon la procédure législative ordinaire. Étant donné qu’aucune majorité n’était susceptible de l’adopter, à chaque passage de ce texte scélérat devant les assemblées, il fut fait usage du dispositif de l’article 49-3 : trois fois devant l’Assemblée Nationale, trois fois devant le Sénat. Le refus des parlementaires était donc on ne peut plus clair et le jusqu’au-boutisme buté du Premier ministre l’était tout autant.

Manuel Valls s’est fait à cette occasion une belle réputation de dirigeant se moquant ouvertement non seulement des parlementaires et donc de la « représentation nationale », mais aussi plus largement des principes élémentaires de la démocratie.

Cette fois, il se montre sous un jour encore plus hideux, celui d’un vulgaire putschiste de République bananière.

Manuel Valls a en effet extorqué – il n’y a pas d’autre mot plus approprié – son élection au moyen notamment de tricheries dans les bureaux de vote où aucun oeil extérieur n’était présent pour pouvoir constater des irrégularités ou des trucages massifs.

Il a imposé à tous un coup de force. Je dis « à tous » car il l’a imposé de fait à l’État puisque ce dernier, via le ministère de l’Intérieur, a reconnu – entériné en quelque sorte – son élection alors même que les procédures légales n’ont pas été respectées. D’une part, les procès-verbaux n’ont pas été contresignés par les « perdants » ou leurs représentants. D’autre part, c’est Manuel Valls lui-même et non un officiel de a mairie d’Évry qui a annoncé son élection. Pour couronner le tout, l’accès à l’hôtel de ville a été rendu impossible à ses concurrents d’abord, à la presse ensuite, cas a priori jamais vu auparavant. En somme, Manuel Valls s’est comporté comme un despote de pays exotique dans lequel les principes d’une élection démocratiquement acquise ne sont pas encore connus… Et quand on connaît le soutien qu’il a reçu de Serge Dassault, et qu’on se souvient des « indélicatesses » dont ce dernier a été coupable dans un passé récent lors d’élections dans lesquelles il était candidat, les doutes que l’on peut avoir sur la validité du scrutin sont renforcés. Dassault est comme un parrain. Et là je ne parle pas du lien de parenté mais du caractère quasi-mafieux.

Valls, ce malotru doublé d’un escroc, a poursuivi son coup de force le lendemain, en se rendant à l’Assemblée Nationale comme si de rien n’était. Étant donné l’existence  – connue de tous – d’une contestation majeure de son élection, s’il avait été un démocrate de coeur, il se serait mis en retrait et aurait attendu que la question soit définitivement tranchée avant de s’afficher comme s’il était le député incontestable et incontesté. Mais ce n’est pas cette hauteur de vue et une telle conduite personnelle vertueuse qui caractérisent le personnage qui s’apparente bien davantage à un despote méridional qu’à un Républicain épris de démocratie. Le Bureau de l’Assemblée n’a pas compétence pour se prononcer sur la validité de l’élection de Manuel Valls. Ce dernier ayant été déclaré élu par le ministère de l’Intérieur, les représentants de l’administration de l’Assemblée ne pouvaient donc, à leur tour, que le traiter comme le député dûment élu et lui remettre les attributs traditionnels du député. Nul doute que le nouveau député Valls va siéger comme s’il était légitime puisque personne, au sein de l’organisation de l’État, ne s’élève contre cette élection de République bananière. On ne peut qu’attendre que le Conseil constitutionnel se prononce sur le recours intenté par Farida Amrani, la concurrente de ce putschiste.

Sans doute « El Blanco » se dit-il que le Conseil sera bienveillant à son sujet et que personne, au sein de l’État [qui est bien sous contrôle], n’osera le désavouer même s’il faut pour cela couvrir une élection truquée. Imaginez les conséquences si un organisme aussi « respectable » que le Conseil Constitutionnel refusait d’entériner à son tour le résultat et décidait d’annuler l’élection… Manuel Valls n’est pas n’importe quel candidat…

Pour ma part, je n’ai aucune confiance dans le Conseil Constitutionnel en l’état de sa composition et surtout de sa présidence (Laurent Fabius).

Je pense, hélas, que nous ne pouvons rien attendre de lui, ni d’ailleurs de notre système de justice. Et que nous devons donc nous préparer à voir Manuel Valls occuper durablement le siège qu’il a extorqué.

La question est donc pour moi de savoir ce que nous pouvons et ce que nous devons faire collectivement dans un tel contexte où les élections sont à ce point devenus des simulacres.

Après la violation caractérisée de la volonté populaire exprimée clairement en 2005 lors du référendum, après les très nombreuses irrégularités constatées lors du 1er tour de la présidentielle de cette année, dont le nombre (près de 500 000 cas) suffit à changer radicalement le sens des résultats, et maintenant le cas Manuel Valls, il va falloir que les naïfs ouvrent les yeux sur ce qu’est devenue notre « démocratie », et que les légalistes de notre camp affermissent leur discours ; il va falloir aussi et surtout qu’ils adoptent d’autres lignes de conduite et de résistance que les seules complaintes, pétitions et prises à témoins du peuple.

Quand l’État n’assume plus le devoir de justice, le risque est grand que le peuple en prenne l’initiative lui-même.

Et quand le système étatique fait tout pour couvrir les pires irrégularités, il ne faut pas penser que le peuple ainsi floué endure encore et encore sans réagir violemment…

L’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 (qui, juridiquement parlant, n’existe pas, c’est-à-dire n’est pas un texte applicable mais qui, pour nous les Insoumis-e-s et pour beaucoup d’autres que nous, demeure une référence politique fondamentale) dispose : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

Oui, je parle bien d’insurrection ! Pas de pétition…

 

Va-t-on entrer dans une longue nuit ?

Je vous préviens d’entrée de jeu : je suis furieux et je suis écoeuré. Ces quelques lignes reflètent sans doute mon état d’esprit du moment. Et ce moment ne date pas d’aujourd’hui. Il a une ancienneté de quelques semaines. J’ai tu jusqu’au 1er tour des Législatives ce que j’avais à l’esprit et je ne suis pas trop intervenu car je ne partageais pas l’optimisme béat de certains des nôtres. Je sentais le vent mauvais souffler et pas dans notre intérêt. Les résultats de dimanche dernier ont prouvé que mes intuitions étaient fondées. Je suis navré de vous dire que j’ai les mêmes ce dimanche. Je pense même que ce soir sera encore pire pour nous !

*

Si nos électrices et électeurs désertent encore les urnes en ce second tour comme il semble bien que ce soit le cas, s’ils ne viennent pas en masse contre-balancer la vague Macron annoncée pour tenter de rectifier le tir et de réduire le raz-de-marée à une simple forte vague, alors ce soir ce sera un tsunami. Nous aurons grosso modo un ratio 70-30 dans la plupart des circos en faveur des candidat-e-s de Macron, quand ce ne sera pas davantage.

Je suis écoeuré. Et désespéré de constater cette irresponsabilité de nos propres électeurs d’il y a un mois.

Ils le veulent donc tant que ça le pouvoir absolu de Macron ?

Eh bien ils l’auront. Les uns semblent subjugués comme les illuminés d’une secte devant leur gourou, les autres sont d’incorrigibles idiots qui ne croient pas qu’il soit possible d’agir d’une quelconque manière contre ce qui s’annonce et ne réalisent donc pas que désertant les urnes, c’est eux, et eux seuls, qui vont être la cause du désastre. Ils sont vraiment à baffer !

Je ne parle pas des abstentionnistes de longue date qui n’ont pas davantage de raison de se prononcer cette fois-ci qu’ils n’en ont eue la fois – les fois – précédentes, au regard de ce qui, à leurs yeux, justifie leur choix d’abstention. Non, je parle de celles et ceux qui ont voté Mélenchon au 1er tour de la présidentielle. Ce sont 7 millions de personnes qui l’ont fait. Or seuls 2 millions ont soutenu des insoumis dimanche dernier. Vous le voyez le gigantesque écart ?

Oui, Mélenchon dans son discours de Marseille, jeudi soir, a eu raison de tancer vertement ces abstentionnistes-là. Car ils portent une immense responsabilité dans le funeste premier tour et s’ils ne changent pas d’avis aujourd’hui, s’ils ne votent pas pour les candidat-e-s France insoumise, alors ils seront complices de tout ce qui adviendra dans les prochains mois et années. Or, en France, le droit pénal punit autant les complices que les auteurs des crimes. Pour ma part je considèrerai que les abstentionnistes des Législatives mériteront la même rigueur dans le jugement à leur égard.

A cause d’eux, c’est nous tous, par millions, par dizaines de millions, qui allons déguster comme jamais !

Quand bien même nous, INSOUMIS-E-S ne pouvions désormais plus prétendre obtenir une majorité fut-elle relative, et donc encore moins diriger le gouvernement, tout cela parce que celles et ceux qui ont mis Mélenchon si haut en avril n’ont pas daigné confirmer leur vote au 1er tour des Législatives, nous pouvions encore amoindrir la force de Macron en lui opposant un groupe constitué de très nombreux députés insoumis et en refusant d’élire systématiquement les candidats Macron, même contre des candidats LR.

Or, je pressens que les résultats de ce soir seront encore plus nets que dimanche dernier. Encore plus violents. Encore plus cruels. Encore plus incompréhensibles. Et peut-être même inattendus pour le nouveau pouvoir. Macron pourrait bien avoir 450 députés, voire plus encore, si les électrices et électeurs français jeunes et populaires qui avaient défendu leurs intérêts et les nôtres en même temps que l’intérêt général en votant Mélenchon au 1er tour de la Présidentielle se désintéressent du scrutin législatif et refusent d’y prendre leur part. S’ils refusent le funeste projet que Macron envisage de mettre en oeuvre, qu’ils soutiennent nos candidats insoumis-e-s partout où il y en a encore qui sont en lice. S’il n’y en a pas, qu’ils votent contre les candidats de Macron, sauf là où l’opposant est encore plus détestable : je pense à Éric Ciotti à Nice par exemple…

Il ne faudra pas venir pleurer demain et les jours d’après, les semaines d’après, les mois et les années d’après si la France entre ce soir dans ce régime du parti unique du Président et d’une armée de député-e-s dont les deux caractéristiques seront d’une part la nullité crasse qu’on a commencé à discerner ces derniers jours pour nombre d’entre eux, et d’autre part – et surtout – la volonté de « finir le travail » pour normaliser complètement la France ; c’est-à-dire en faire un pays totalement soumis aux multinationales, au capitalisme le plus cruel et à l’atlantisme le plus écervelé. Cette normalisation, c’est-à-dire l’effacement complet, définitif de l’oeuvre du CNR a commencé dès les années 70 avec Pompidou et Giscard. Mitterrand a pris sa part du travail, surtout dans son second mandat. Puis Chirac a continué, quoique de façon timide. Puis Sarkozy a accéléré massivement, suivi par Hollande qui a fait une grosse partie du travail restant.

Macron a été désigné par les véritables décideurs pour aller au bout du bout. Et il va s’y employer, quand bien même il se carboniserait en peu de temps. Ne doutez pas que l’oligarchie saura trouver un autre pantin pour lui succéder le jour où Macron sera devenu nuisible à ses intérêts. Ce même pantin, homme ou femme, sera adoubé de la même façon que Macron, et le peuple marchera avec elle ou avec lui comme il le fait aujourd’’hui avec le Jupiter élyséen.

Au terme de son mandat, si celui-ci va à son terme, je doute qu’il demeure un hôpital public, une école publique, des transports publics, des régies publiques de l’eau.

Et il n’y aura sans doute plus non plus de statut de la fonction publique, sinon en droit, du moins en pratique. Celui-ci aura été réduit à peau de chagrin après externalisation et privatisation des derniers services publics et placardisation des “refuzniks” (ceux des fonctionnaires qui n’accepteront pas de passer dans le privé). Il y a déjà eu l’expérience de La Poste et de France Telecom. Ils savent faire. Ils sont rodés. Et ils n’attendent que ça !

Il n’y aura plus de CDI non plus bien évidemment mais seulement des contrats à la tâche, entièrement décidés par les employeurs, lesquels se trouveront sous pression soit de leurs actionnaires, soit de leurs donneurs d’ordres, soit de la concurrence…

Le Pôle Emploi sera remplacé par UBER SAS.

Les loi HARTZ (du nom du ministre du Travail allemand de Gerard Schröder) serviront de modèles pour refaçonner le droit du travail en France. Et comme ces lois ne vont pas assez loin aux yeux des intégristes du capital qui pullulent autour de Macron, eh bien nous innoverons avec des dispositions encore plus ambitieuses… On attend avec impatience les jobs à 1 euro de l’heure…

La politique fiscale sera celle que les mandataires de Macron exigent depuis des décennies : un impôt sur les plus riches (ou sur ceux qui « créent des richesses » comme ils disent) ramené à presque plus rien pour que les employeurs ne soient pas dissuadés d’embaucher…

Mais comme la lutte contre le terrorisme coûtera de plus en plus cher, il faudra bien que des impôts rentrent quand même dans les caisses de l’État. Donc le petit peuple sera mis à contribution – saigné serait plus juste – bien plus encore qu’aujourd’hui. Là encore, ils ont expérimenté le modèle en Grèce. C’est à notre tour d’y passer… Cela va commencer avec l’augmentation de la TVA et de la CSG en attendant d’autres idées « innovantes » pour faire casquer les plus nombreux…

Pour réduire la dette, je ne doute pas qu’ils ont bien des choses à vendre. Et comme ce seront leurs amis qui les achèteront, quand ils nous l’expliqueront, ce sera forcément pour nous montrer quel cercle vertueux ces politiques incarneront… Je serais curieux de découvrir la liste de tout ce qui va être mis en vente dans les prochaines années… Je pense que l’on pourra dire que dans le périmètre de l’État ou de la sphère publique “Tout doit disparaître”…

Vous avez bien saisi également que notre régime politique va aller au bout de ses pires dispositions et tout ce qui, dans la 5e République, ne correspondrait pas aux desiderata de Macron, sera réformé. Ils pourront aisément changer la constitution vu la majorité qu’ils auront et les dispositions de ce peuple qui va lui offrir un triomphe. Et n’escomptez pas qu’il vous organise un référendum. La majorité République en marche sera telle qu’ils pourront prétendre avoir toute légitimité. Après tout, les député-s REM seront bien élu-e-s. Ils ne vont pas faire un putsch ! Voyez-vous, le régime de la 5e République va peut-être évoluer mais pas vraiment dans le sens que nous souhaitons…

Il est amusant de constater qu’alors que l’Allemagne ou nos voisins européens sont si souvent cités comme références, en matière de régime politique, l’Allemagne n’est plus si géniale que cela à leurs yeux… Et oui ! Car si nous avions le système politique qu’a l’Allemagne, jamais il n’y aurait une force de 400 ou 450 députés Macron. En Allemagne, il y a une large influence du scrutin proportionnel. Au Royaume-Uni, même si le mode de scrutin majoritaire à un seul tour est très contestable au plan démocratique, il y a une coutume de longue date qui veut que les exécutifs en exercice qui se sentent contestés anticipent les élections générales et redonnent la parole au peuple pour qu’il décide des nouvelles orientations. Cela vaut aussi à un certain degré en Italie et en Espagne. Il n’y a que la France qui cumule, avec son régime mixte, à la fois les inconvénients du régime présidentiel et du régime parlementaire sans avoir aucun de leurs avantages…

Question diplomatie, la France deviendra le fer de lance de l’impérialisme de l’empire occidental et le principal bras armé de l’OTAN. Et nous verrons sous peu revenir les soldats des États-Unis dans des bases permanentes en France.

Nous irons plus loin encore dans le nucléaire et dans la dévastation de notre écosystème terrestre.

La menace de rébellion ouverte du peuple est néanmoins prégnante depuis des années si bien que l’État a largement équipé d’armes en tout genre sa police, sa gendarmerie et son armée. Ces armes sont clairement destinées à empêcher une révolte massive qui pourrait dériver en insurrection révolutionnaire.

Au delà des armes, il y a l’arsenal juridique. Déjà, depuis des années, le droit s’est enrichi de toute une série de dispositions de nature à protéger le système contre un soulèvement d’ampleur révolutionnaire. Et la prétendue lutte contre le terrorisme sert depuis 2001 de prétexte à ce que sans cesse le droit soit modifié dans le sens de l’ordre et de la sécurité. Nous perdons chaque année des libertés et chaque année, de nouvelles menaces justifient pour le pouvoir de nouvelles restrictions. Les actes terroristes sans cesse renouvelés servent bien évidemment les États qui ensuite réussissent sans difficulté à pousser plus loin le régime policier avec l’assentiment du peuple. Il faut bien lutter contre les terroristes ma bonne dame ! Et puis si l’on n’a rien à se reprocher, on n’a rien à craindre n’est-ce pas ?

Combien de millions d’abrutis ont ce discours-là ?

Combien de millions d’abrutis pensent encore que l’état d’urgence sert vraiment la lutte contre les terroristes qui tuent par dizaines, par centaines, par milliers ?

Combien ignorent – ou refusent de croire – que la plupart des victimes de l’état d’urgence sont des militants politiques et syndicaux ?

Combien ont l’esprit assez vif pour comprendre que demain, avec un état d’urgence devenu loi ordinaire, ce sont les opposants politiques de Macron qui seront ciblés comme ennemis d’État ?

On n’est plus dans un film américain cette fois mais dans la vraie vie ! Au point que la France, cette grande et belle démocratie, si exemplaire, a été pointée du doigt récemment par Amnesty Internationale qui d’habitude dénonce plutôt des dictatures… Pourtant c’est passé comme une information de troisième ordre… Pas de vague !

Il y a quelques années, Henri Amouroux écrivait un livre intitulé « 40 millions de Pétainistes ». Il expliquait pourquoi Pétain avait été si bien accueilli par le peuple français.

Je comprends que les Français de 2017, bien que très différents de ceux de 1940 à certains égards, ont toujours au coeur ce même esprit de Munich.

*

Il faudra que certains d’entre nous, citoyen-ne-s Français-e-s, Insoumis-e-s mais pas que…, attaché-e-s à l’oeuvre du Conseil National de la Résistance (c’est-à-dire une France libre, un peuple souverain, un régime politique démocratique, un régime économique et social juste) sans regarder les étiquettes politiques anciennes, oeuvrions de concert pour rendre possible un retour des Jours Heureux.

Il nous faut un nouveau Conseil National de la Résistance. Aussi longtemps que l’on restera dans nos pré-carrés électoraux et politiciens habituels, nous perdrons collectivement.

 

Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

* * *

ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Puisque Hamon creuse lui-même la tombe du PS, laissons-le faire ! Par Vincent Christophe LE ROUX

Le PS au cimetière

Ce dimanche, Benoît Hamon a rompu le “code de bonne conduite” conclu avec Jean-Luc Mélenchon. Il a dit des saloperies sur notre candidat. Jean-Luc Mélenchon, lui, en homme d’État, ne s’abaisse plus à lui répliquer car il porte déjà les habits du chef d’État qu’il sera bientôt et a donc raison de ne plus s’abaisser à une vulgaire dispute politicienne…

Mais nous, non seulement nous ne sommes liés par aucun accord de bonnes relations avec Hamon, mais en outre, nous ne sommes pas candidats à l’élection présidentielle. Nous pouvons donc lui répondre. Et précisément, après avoir entendu quelques-uns de ses propos du jour, je m’étais dit que j’allais reprendre le clavier pour écrire un nouveau billet au vitriol contre lui. Et puis, je me suis finalement ravisé. Ces quelques lignes suffiront bien car Hamon ne mérite pas qu’on perde notre temps à échanger avec lui. Ni même à lui répondre. À quoi bon ? Qui l’écoute encore ? Qui se fie encore à ce qu’il dit pour penser et décider en conscience de ce qu’il convient de faire dans la séquence électorale à venir ?

PS - Non à l'acharnement thérapeutique

Mes ami-e-s, mieux vaut donc oublier ce type. Ne faîtes plus attention à ce qu’il dit. Méprisez-le. Puisqu’il a choisi de se comporter en minable politicien, en candidat de troisième division, ne nous abaissons pas à son niveau… Nous, nous aspirons à grimper le sommet, pas à rester à discutailler au bas de la pente.

De toute façon, quel mal peut-il bien nous faire ? Plus personne ne l’écoute. Même pas les socialistes qui préfèrent s’en aller chez Macron…

Le PS Titanic

Le destin à court terme de Hamon est plutôt sombre…

D’ailleurs, s’il attaque ainsi Mélenchon avec des arguments qui n’en sont pas, c’est parce qu’il sent bien que sa campagne n’a jamais pris, et que sa candidature, loin d’avoir jamais pu espérer tutoyer les sommets, a commencé par stagner sur une colline bien peu élevée, puis a décroché, si bien que lui a commencé à dévisser. Il a conscience d’avoir déjà perdu, et n’ignore pas que sa candidature ne va plus cesser de s’effriter, irrémédiablement jusqu’au 23 avril, nassé qu’il est entre la bulle Macron et le raz-de-marée Mélenchon qui s’annonce…

JLM la vague du siècle

Hamon doit s’efforcer maintenant d’éviter le pire dont le spectre, pourtant, se rapproche de plus en plus… Le pire auquel il ne veut sans doute pas songer, c’est qu’il puisse exploser le record de la raclée subie par le PS à une élection : 14%, score obtenu par Michel Rocard aux Européennes de 1994, ce dernier étant alors concurrencé par un certain Bernard Tapie…

Un adversaire, ça se combat. Un traître ça s'élimine. 2017 0 député PS

Mais ce n’est pas le seul danger pour Hamon. Il se pourrait bien que Benoît Hamon aille beaucoup plus loin que Rocard, qu’il atteigne voire dépasse (dans le mauvais sens) l’autre record – absolu cette fois – à savoir le score plancher obtenu par un “socialiste” à une élection nationale : il s’agit du score calamiteux de 5,1% obtenu par Gaston Defferre pour la SFIO au 1er tour de l’élection présidentielle de 1969 (celle succédant à la démission du général De Gaulle après le référendum raté sur la régionalisation et la réforme du Sénat).

Oui, pour Hamon, ce seuil dangereux de 5% des voix est en vue ! Or, s’il le franchit, ce sera dans le sens descendant, et cela aboutira donc à ce que le candidat de ce qui restera du PS ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne… La ruine pour le PS ! L’humiliation absolue pour Hamon !

Or ce spectre-là, se fait de plus en plus menaçant… Alors comme les cochons qu’on amène à l’abattoir, forcément il couine, Hamon ! Mais il peut hurler à la mort, ça ne nous fera pas dévier de la route qu’on a décidé de suivre, à l’écoute non pas des Socialistes enfermés dans leur bulle, mais du peuple tout entier dans sa diversité.

Plus jamais PS

L’Histoire, désormais, va s’écrire sans le PS, et même contre lui ! Cela a déjà commencé. Pour preuve le nombre comparé de personnes venant aux meetings de l’un et de l’autre des deux candidats, le nombre de personnes les suivant sur les réseaux, le nombre de personnes engagées sur le terrain, et tant d’autres indices qui traduisent bien que la bascule entre le candidat du PS et celui de la France insoumise est déjà derrière nous. Le dominant va connaître à son tour la position du dominé, de celui qu’on n’écoute plus, de celui qui parle dans le vide et dont les paroles et les actes n’influent plus sur rien…

On ne pourra pas nous reprocher de les avoir pris par surprise. On les aura amplement mis en garde, et prévenus à de multiples reprises. PLUS JAMAIS PS, leur avions-nous dit pourtant depuis un certain temps. Ils ne nous croyaient pas déterminés à mettre notre menace à exécution ? Eh bien, ils vont nous voir à l’oeuvre.

Pour eux aussi, la fête est presque finie !

Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire…

JLM - La force du peuple - Affiche officielle

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