Archives pour la catégorie 05- Billets d’humeur

Billets critiques ou louangeurs, coups de gueule ou coups de coeur…

Manuel Valls : le coup de force permanent

Valls tricheur

Manuel Valls est un multirécidiviste du coup de force et du viol de la démocratie.

Sa nomination comme Premier ministre était déjà, en elle-même, un cas flagrant de ce mépris de la démocratie qui l’anime. En effet, si, en droit, il pouvait tout à fait être nommé à cette fonction puisque pour cela il suffit que le Président de la République en décide et que la liberté de ce dernier est totale selon la lettre et l’esprit de la constitution, en revanche, sur un plan politique, le Président de la République est sensé tenir compte de la volonté populaire exprimée lors du scrutin législatif ou d’un autre scrutin récent.

Lorsque Hollande a nommé Valls à Matignon, rien ne permettait d’affirmer que le peuple français souhaitait son avènement. Valls avait été largement distancé lors de la primaire organisée par le PS en 2012. Son score avait été réduit à 5%. Plusieurs autres Socialistes avaient fait mieux que lui. Il n’était donc dépositaire d’aucune légitimité au sein même de son parti. Et cette absence de soutien dans son propre camp ne pouvait évidemment être compensée alors par un soutien qui aurait existé ailleurs. Hollande a donc fait, ce jour-là, un gigantesque bras d’honneur au peuple français. Si Valls avait été quelqu’un attaché à la démocratie, c’est lui-même qui aurait décliné l’offre. Il ne l’a pas fait.

Par la suite, en tant que chef du gouvernement, il voulait faire adopter un projet de loi scélérate, la loi Travail ou loi El Khomri que l’on pourrait tout aussi bien appeler Loi Macron puisque c’est bien sous son inspiration qu’elle a été élaborée, mais avait conscience que même sa propre majorité ne la voterait pas et qu’il ne pouvait compter sur le soutien d’une partie de l’opposition pour compenser ce qui lui faisait défaut. Alors il usa du mécanisme de l’article 49-3 de notre constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement. Ce procédé est légal et tout à fait constitutionnel puisque c’est la constitution qui le prévoit. Il n’y a donc aucune irrégularité au regard de la loi entendue au sens large (loi et constitution). Le problème se pose au plan politique et philosophique. Ce texte était d’une telle importance qu’il aurait dû être discuté au Parlement comme tout projet de loi et que son adoption n’aurait dû être le résultat que d’un vote selon la procédure législative ordinaire. Étant donné qu’aucune majorité n’était susceptible de l’adopter, à chaque passage de ce texte scélérat devant les assemblées, il fut fait usage du dispositif de l’article 49-3 : trois fois devant l’Assemblée Nationale, trois fois devant le Sénat. Le refus des parlementaires était donc on ne peut plus clair et le jusqu’au-boutisme buté du Premier ministre l’était tout autant.

Manuel Valls s’est fait à cette occasion une belle réputation de dirigeant se moquant ouvertement non seulement des parlementaires et donc de la « représentation nationale », mais aussi plus largement des principes élémentaires de la démocratie.

Cette fois, il se montre sous un jour encore plus hideux, celui d’un vulgaire putschiste de République bananière.

Manuel Valls a en effet extorqué – il n’y a pas d’autre mot plus approprié – son élection au moyen notamment de tricheries dans les bureaux de vote où aucun oeil extérieur n’était présent pour pouvoir constater des irrégularités ou des trucages massifs.

Il a imposé à tous un coup de force. Je dis « à tous » car il l’a imposé de fait à l’État puisque ce dernier, via le ministère de l’Intérieur, a reconnu – entériné en quelque sorte – son élection alors même que les procédures légales n’ont pas été respectées. D’une part, les procès-verbaux n’ont pas été contresignés par les « perdants » ou leurs représentants. D’autre part, c’est Manuel Valls lui-même et non un officiel de a mairie d’Évry qui a annoncé son élection. Pour couronner le tout, l’accès à l’hôtel de ville a été rendu impossible à ses concurrents d’abord, à la presse ensuite, cas a priori jamais vu auparavant. En somme, Manuel Valls s’est comporté comme un despote de pays exotique dans lequel les principes d’une élection démocratiquement acquise ne sont pas encore connus… Et quand on connaît le soutien qu’il a reçu de Serge Dassault, et qu’on se souvient des « indélicatesses » dont ce dernier a été coupable dans un passé récent lors d’élections dans lesquelles il était candidat, les doutes que l’on peut avoir sur la validité du scrutin sont renforcés. Dassault est comme un parrain. Et là je ne parle pas du lien de parenté mais du caractère quasi-mafieux.

Valls, ce malotru doublé d’un escroc, a poursuivi son coup de force le lendemain, en se rendant à l’Assemblée Nationale comme si de rien n’était. Étant donné l’existence  – connue de tous – d’une contestation majeure de son élection, s’il avait été un démocrate de coeur, il se serait mis en retrait et aurait attendu que la question soit définitivement tranchée avant de s’afficher comme s’il était le député incontestable et incontesté. Mais ce n’est pas cette hauteur de vue et une telle conduite personnelle vertueuse qui caractérisent le personnage qui s’apparente bien davantage à un despote méridional qu’à un Républicain épris de démocratie. Le Bureau de l’Assemblée n’a pas compétence pour se prononcer sur la validité de l’élection de Manuel Valls. Ce dernier ayant été déclaré élu par le ministère de l’Intérieur, les représentants de l’administration de l’Assemblée ne pouvaient donc, à leur tour, que le traiter comme le député dûment élu et lui remettre les attributs traditionnels du député. Nul doute que le nouveau député Valls va siéger comme s’il était légitime puisque personne, au sein de l’organisation de l’État, ne s’élève contre cette élection de République bananière. On ne peut qu’attendre que le Conseil constitutionnel se prononce sur le recours intenté par Farida Amrani, la concurrente de ce putschiste.

Sans doute « El Blanco » se dit-il que le Conseil sera bienveillant à son sujet et que personne, au sein de l’État [qui est bien sous contrôle], n’osera le désavouer même s’il faut pour cela couvrir une élection truquée. Imaginez les conséquences si un organisme aussi « respectable » que le Conseil Constitutionnel refusait d’entériner à son tour le résultat et décidait d’annuler l’élection… Manuel Valls n’est pas n’importe quel candidat…

Pour ma part, je n’ai aucune confiance dans le Conseil Constitutionnel en l’état de sa composition et surtout de sa présidence (Laurent Fabius).

Je pense, hélas, que nous ne pouvons rien attendre de lui, ni d’ailleurs de notre système de justice. Et que nous devons donc nous préparer à voir Manuel Valls occuper durablement le siège qu’il a extorqué.

La question est donc pour moi de savoir ce que nous pouvons et ce que nous devons faire collectivement dans un tel contexte où les élections sont à ce point devenus des simulacres.

Après la violation caractérisée de la volonté populaire exprimée clairement en 2005 lors du référendum, après les très nombreuses irrégularités constatées lors du 1er tour de la présidentielle de cette année, dont le nombre (près de 500 000 cas) suffit à changer radicalement le sens des résultats, et maintenant le cas Manuel Valls, il va falloir que les naïfs ouvrent les yeux sur ce qu’est devenue notre « démocratie », et que les légalistes de notre camp affermissent leur discours ; il va falloir aussi et surtout qu’ils adoptent d’autres lignes de conduite et de résistance que les seules complaintes, pétitions et prises à témoins du peuple.

Quand l’État n’assume plus le devoir de justice, le risque est grand que le peuple en prenne l’initiative lui-même.

Et quand le système étatique fait tout pour couvrir les pires irrégularités, il ne faut pas penser que le peuple ainsi floué endure encore et encore sans réagir violemment…

L’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 (qui, juridiquement parlant, n’existe pas, c’est-à-dire n’est pas un texte applicable mais qui, pour nous les Insoumis-e-s et pour beaucoup d’autres que nous, demeure une référence politique fondamentale) dispose : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

Oui, je parle bien d’insurrection ! Pas de pétition…

 

Va-t-on entrer dans une longue nuit ?

Je vous préviens d’entrée de jeu : je suis furieux et je suis écoeuré. Ces quelques lignes reflètent sans doute mon état d’esprit du moment. Et ce moment ne date pas d’aujourd’hui. Il a une ancienneté de quelques semaines. J’ai tu jusqu’au 1er tour des Législatives ce que j’avais à l’esprit et je ne suis pas trop intervenu car je ne partageais pas l’optimisme béat de certains des nôtres. Je sentais le vent mauvais souffler et pas dans notre intérêt. Les résultats de dimanche dernier ont prouvé que mes intuitions étaient fondées. Je suis navré de vous dire que j’ai les mêmes ce dimanche. Je pense même que ce soir sera encore pire pour nous !

*

Si nos électrices et électeurs désertent encore les urnes en ce second tour comme il semble bien que ce soit le cas, s’ils ne viennent pas en masse contre-balancer la vague Macron annoncée pour tenter de rectifier le tir et de réduire le raz-de-marée à une simple forte vague, alors ce soir ce sera un tsunami. Nous aurons grosso modo un ratio 70-30 dans la plupart des circos en faveur des candidat-e-s de Macron, quand ce ne sera pas davantage.

Je suis écoeuré. Et désespéré de constater cette irresponsabilité de nos propres électeurs d’il y a un mois.

Ils le veulent donc tant que ça le pouvoir absolu de Macron ?

Eh bien ils l’auront. Les uns semblent subjugués comme les illuminés d’une secte devant leur gourou, les autres sont d’incorrigibles idiots qui ne croient pas qu’il soit possible d’agir d’une quelconque manière contre ce qui s’annonce et ne réalisent donc pas que désertant les urnes, c’est eux, et eux seuls, qui vont être la cause du désastre. Ils sont vraiment à baffer !

Je ne parle pas des abstentionnistes de longue date qui n’ont pas davantage de raison de se prononcer cette fois-ci qu’ils n’en ont eue la fois – les fois – précédentes, au regard de ce qui, à leurs yeux, justifie leur choix d’abstention. Non, je parle de celles et ceux qui ont voté Mélenchon au 1er tour de la présidentielle. Ce sont 7 millions de personnes qui l’ont fait. Or seuls 2 millions ont soutenu des insoumis dimanche dernier. Vous le voyez le gigantesque écart ?

Oui, Mélenchon dans son discours de Marseille, jeudi soir, a eu raison de tancer vertement ces abstentionnistes-là. Car ils portent une immense responsabilité dans le funeste premier tour et s’ils ne changent pas d’avis aujourd’hui, s’ils ne votent pas pour les candidat-e-s France insoumise, alors ils seront complices de tout ce qui adviendra dans les prochains mois et années. Or, en France, le droit pénal punit autant les complices que les auteurs des crimes. Pour ma part je considèrerai que les abstentionnistes des Législatives mériteront la même rigueur dans le jugement à leur égard.

A cause d’eux, c’est nous tous, par millions, par dizaines de millions, qui allons déguster comme jamais !

Quand bien même nous, INSOUMIS-E-S ne pouvions désormais plus prétendre obtenir une majorité fut-elle relative, et donc encore moins diriger le gouvernement, tout cela parce que celles et ceux qui ont mis Mélenchon si haut en avril n’ont pas daigné confirmer leur vote au 1er tour des Législatives, nous pouvions encore amoindrir la force de Macron en lui opposant un groupe constitué de très nombreux députés insoumis et en refusant d’élire systématiquement les candidats Macron, même contre des candidats LR.

Or, je pressens que les résultats de ce soir seront encore plus nets que dimanche dernier. Encore plus violents. Encore plus cruels. Encore plus incompréhensibles. Et peut-être même inattendus pour le nouveau pouvoir. Macron pourrait bien avoir 450 députés, voire plus encore, si les électrices et électeurs français jeunes et populaires qui avaient défendu leurs intérêts et les nôtres en même temps que l’intérêt général en votant Mélenchon au 1er tour de la Présidentielle se désintéressent du scrutin législatif et refusent d’y prendre leur part. S’ils refusent le funeste projet que Macron envisage de mettre en oeuvre, qu’ils soutiennent nos candidats insoumis-e-s partout où il y en a encore qui sont en lice. S’il n’y en a pas, qu’ils votent contre les candidats de Macron, sauf là où l’opposant est encore plus détestable : je pense à Éric Ciotti à Nice par exemple…

Il ne faudra pas venir pleurer demain et les jours d’après, les semaines d’après, les mois et les années d’après si la France entre ce soir dans ce régime du parti unique du Président et d’une armée de député-e-s dont les deux caractéristiques seront d’une part la nullité crasse qu’on a commencé à discerner ces derniers jours pour nombre d’entre eux, et d’autre part – et surtout – la volonté de « finir le travail » pour normaliser complètement la France ; c’est-à-dire en faire un pays totalement soumis aux multinationales, au capitalisme le plus cruel et à l’atlantisme le plus écervelé. Cette normalisation, c’est-à-dire l’effacement complet, définitif de l’oeuvre du CNR a commencé dès les années 70 avec Pompidou et Giscard. Mitterrand a pris sa part du travail, surtout dans son second mandat. Puis Chirac a continué, quoique de façon timide. Puis Sarkozy a accéléré massivement, suivi par Hollande qui a fait une grosse partie du travail restant.

Macron a été désigné par les véritables décideurs pour aller au bout du bout. Et il va s’y employer, quand bien même il se carboniserait en peu de temps. Ne doutez pas que l’oligarchie saura trouver un autre pantin pour lui succéder le jour où Macron sera devenu nuisible à ses intérêts. Ce même pantin, homme ou femme, sera adoubé de la même façon que Macron, et le peuple marchera avec elle ou avec lui comme il le fait aujourd’’hui avec le Jupiter élyséen.

Au terme de son mandat, si celui-ci va à son terme, je doute qu’il demeure un hôpital public, une école publique, des transports publics, des régies publiques de l’eau.

Et il n’y aura sans doute plus non plus de statut de la fonction publique, sinon en droit, du moins en pratique. Celui-ci aura été réduit à peau de chagrin après externalisation et privatisation des derniers services publics et placardisation des “refuzniks” (ceux des fonctionnaires qui n’accepteront pas de passer dans le privé). Il y a déjà eu l’expérience de La Poste et de France Telecom. Ils savent faire. Ils sont rodés. Et ils n’attendent que ça !

Il n’y aura plus de CDI non plus bien évidemment mais seulement des contrats à la tâche, entièrement décidés par les employeurs, lesquels se trouveront sous pression soit de leurs actionnaires, soit de leurs donneurs d’ordres, soit de la concurrence…

Le Pôle Emploi sera remplacé par UBER SAS.

Les loi HARTZ (du nom du ministre du Travail allemand de Gerard Schröder) serviront de modèles pour refaçonner le droit du travail en France. Et comme ces lois ne vont pas assez loin aux yeux des intégristes du capital qui pullulent autour de Macron, eh bien nous innoverons avec des dispositions encore plus ambitieuses… On attend avec impatience les jobs à 1 euro de l’heure…

La politique fiscale sera celle que les mandataires de Macron exigent depuis des décennies : un impôt sur les plus riches (ou sur ceux qui « créent des richesses » comme ils disent) ramené à presque plus rien pour que les employeurs ne soient pas dissuadés d’embaucher…

Mais comme la lutte contre le terrorisme coûtera de plus en plus cher, il faudra bien que des impôts rentrent quand même dans les caisses de l’État. Donc le petit peuple sera mis à contribution – saigné serait plus juste – bien plus encore qu’aujourd’hui. Là encore, ils ont expérimenté le modèle en Grèce. C’est à notre tour d’y passer… Cela va commencer avec l’augmentation de la TVA et de la CSG en attendant d’autres idées « innovantes » pour faire casquer les plus nombreux…

Pour réduire la dette, je ne doute pas qu’ils ont bien des choses à vendre. Et comme ce seront leurs amis qui les achèteront, quand ils nous l’expliqueront, ce sera forcément pour nous montrer quel cercle vertueux ces politiques incarneront… Je serais curieux de découvrir la liste de tout ce qui va être mis en vente dans les prochaines années… Je pense que l’on pourra dire que dans le périmètre de l’État ou de la sphère publique “Tout doit disparaître”…

Vous avez bien saisi également que notre régime politique va aller au bout de ses pires dispositions et tout ce qui, dans la 5e République, ne correspondrait pas aux desiderata de Macron, sera réformé. Ils pourront aisément changer la constitution vu la majorité qu’ils auront et les dispositions de ce peuple qui va lui offrir un triomphe. Et n’escomptez pas qu’il vous organise un référendum. La majorité République en marche sera telle qu’ils pourront prétendre avoir toute légitimité. Après tout, les député-s REM seront bien élu-e-s. Ils ne vont pas faire un putsch ! Voyez-vous, le régime de la 5e République va peut-être évoluer mais pas vraiment dans le sens que nous souhaitons…

Il est amusant de constater qu’alors que l’Allemagne ou nos voisins européens sont si souvent cités comme références, en matière de régime politique, l’Allemagne n’est plus si géniale que cela à leurs yeux… Et oui ! Car si nous avions le système politique qu’a l’Allemagne, jamais il n’y aurait une force de 400 ou 450 députés Macron. En Allemagne, il y a une large influence du scrutin proportionnel. Au Royaume-Uni, même si le mode de scrutin majoritaire à un seul tour est très contestable au plan démocratique, il y a une coutume de longue date qui veut que les exécutifs en exercice qui se sentent contestés anticipent les élections générales et redonnent la parole au peuple pour qu’il décide des nouvelles orientations. Cela vaut aussi à un certain degré en Italie et en Espagne. Il n’y a que la France qui cumule, avec son régime mixte, à la fois les inconvénients du régime présidentiel et du régime parlementaire sans avoir aucun de leurs avantages…

Question diplomatie, la France deviendra le fer de lance de l’impérialisme de l’empire occidental et le principal bras armé de l’OTAN. Et nous verrons sous peu revenir les soldats des États-Unis dans des bases permanentes en France.

Nous irons plus loin encore dans le nucléaire et dans la dévastation de notre écosystème terrestre.

La menace de rébellion ouverte du peuple est néanmoins prégnante depuis des années si bien que l’État a largement équipé d’armes en tout genre sa police, sa gendarmerie et son armée. Ces armes sont clairement destinées à empêcher une révolte massive qui pourrait dériver en insurrection révolutionnaire.

Au delà des armes, il y a l’arsenal juridique. Déjà, depuis des années, le droit s’est enrichi de toute une série de dispositions de nature à protéger le système contre un soulèvement d’ampleur révolutionnaire. Et la prétendue lutte contre le terrorisme sert depuis 2001 de prétexte à ce que sans cesse le droit soit modifié dans le sens de l’ordre et de la sécurité. Nous perdons chaque année des libertés et chaque année, de nouvelles menaces justifient pour le pouvoir de nouvelles restrictions. Les actes terroristes sans cesse renouvelés servent bien évidemment les États qui ensuite réussissent sans difficulté à pousser plus loin le régime policier avec l’assentiment du peuple. Il faut bien lutter contre les terroristes ma bonne dame ! Et puis si l’on n’a rien à se reprocher, on n’a rien à craindre n’est-ce pas ?

Combien de millions d’abrutis ont ce discours-là ?

Combien de millions d’abrutis pensent encore que l’état d’urgence sert vraiment la lutte contre les terroristes qui tuent par dizaines, par centaines, par milliers ?

Combien ignorent – ou refusent de croire – que la plupart des victimes de l’état d’urgence sont des militants politiques et syndicaux ?

Combien ont l’esprit assez vif pour comprendre que demain, avec un état d’urgence devenu loi ordinaire, ce sont les opposants politiques de Macron qui seront ciblés comme ennemis d’État ?

On n’est plus dans un film américain cette fois mais dans la vraie vie ! Au point que la France, cette grande et belle démocratie, si exemplaire, a été pointée du doigt récemment par Amnesty Internationale qui d’habitude dénonce plutôt des dictatures… Pourtant c’est passé comme une information de troisième ordre… Pas de vague !

Il y a quelques années, Henri Amouroux écrivait un livre intitulé « 40 millions de Pétainistes ». Il expliquait pourquoi Pétain avait été si bien accueilli par le peuple français.

Je comprends que les Français de 2017, bien que très différents de ceux de 1940 à certains égards, ont toujours au coeur ce même esprit de Munich.

*

Il faudra que certains d’entre nous, citoyen-ne-s Français-e-s, Insoumis-e-s mais pas que…, attaché-e-s à l’oeuvre du Conseil National de la Résistance (c’est-à-dire une France libre, un peuple souverain, un régime politique démocratique, un régime économique et social juste) sans regarder les étiquettes politiques anciennes, oeuvrions de concert pour rendre possible un retour des Jours Heureux.

Il nous faut un nouveau Conseil National de la Résistance. Aussi longtemps que l’on restera dans nos pré-carrés électoraux et politiciens habituels, nous perdrons collectivement.

 

Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

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ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Puisque Hamon creuse lui-même la tombe du PS, laissons-le faire ! Par Vincent Christophe LE ROUX

Le PS au cimetière

Ce dimanche, Benoît Hamon a rompu le “code de bonne conduite” conclu avec Jean-Luc Mélenchon. Il a dit des saloperies sur notre candidat. Jean-Luc Mélenchon, lui, en homme d’État, ne s’abaisse plus à lui répliquer car il porte déjà les habits du chef d’État qu’il sera bientôt et a donc raison de ne plus s’abaisser à une vulgaire dispute politicienne…

Mais nous, non seulement nous ne sommes liés par aucun accord de bonnes relations avec Hamon, mais en outre, nous ne sommes pas candidats à l’élection présidentielle. Nous pouvons donc lui répondre. Et précisément, après avoir entendu quelques-uns de ses propos du jour, je m’étais dit que j’allais reprendre le clavier pour écrire un nouveau billet au vitriol contre lui. Et puis, je me suis finalement ravisé. Ces quelques lignes suffiront bien car Hamon ne mérite pas qu’on perde notre temps à échanger avec lui. Ni même à lui répondre. À quoi bon ? Qui l’écoute encore ? Qui se fie encore à ce qu’il dit pour penser et décider en conscience de ce qu’il convient de faire dans la séquence électorale à venir ?

PS - Non à l'acharnement thérapeutique

Mes ami-e-s, mieux vaut donc oublier ce type. Ne faîtes plus attention à ce qu’il dit. Méprisez-le. Puisqu’il a choisi de se comporter en minable politicien, en candidat de troisième division, ne nous abaissons pas à son niveau… Nous, nous aspirons à grimper le sommet, pas à rester à discutailler au bas de la pente.

De toute façon, quel mal peut-il bien nous faire ? Plus personne ne l’écoute. Même pas les socialistes qui préfèrent s’en aller chez Macron…

Le PS Titanic

Le destin à court terme de Hamon est plutôt sombre…

D’ailleurs, s’il attaque ainsi Mélenchon avec des arguments qui n’en sont pas, c’est parce qu’il sent bien que sa campagne n’a jamais pris, et que sa candidature, loin d’avoir jamais pu espérer tutoyer les sommets, a commencé par stagner sur une colline bien peu élevée, puis a décroché, si bien que lui a commencé à dévisser. Il a conscience d’avoir déjà perdu, et n’ignore pas que sa candidature ne va plus cesser de s’effriter, irrémédiablement jusqu’au 23 avril, nassé qu’il est entre la bulle Macron et le raz-de-marée Mélenchon qui s’annonce…

JLM la vague du siècle

Hamon doit s’efforcer maintenant d’éviter le pire dont le spectre, pourtant, se rapproche de plus en plus… Le pire auquel il ne veut sans doute pas songer, c’est qu’il puisse exploser le record de la raclée subie par le PS à une élection : 14%, score obtenu par Michel Rocard aux Européennes de 1994, ce dernier étant alors concurrencé par un certain Bernard Tapie…

Un adversaire, ça se combat. Un traître ça s'élimine. 2017 0 député PS

Mais ce n’est pas le seul danger pour Hamon. Il se pourrait bien que Benoît Hamon aille beaucoup plus loin que Rocard, qu’il atteigne voire dépasse (dans le mauvais sens) l’autre record – absolu cette fois – à savoir le score plancher obtenu par un “socialiste” à une élection nationale : il s’agit du score calamiteux de 5,1% obtenu par Gaston Defferre pour la SFIO au 1er tour de l’élection présidentielle de 1969 (celle succédant à la démission du général De Gaulle après le référendum raté sur la régionalisation et la réforme du Sénat).

Oui, pour Hamon, ce seuil dangereux de 5% des voix est en vue ! Or, s’il le franchit, ce sera dans le sens descendant, et cela aboutira donc à ce que le candidat de ce qui restera du PS ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne… La ruine pour le PS ! L’humiliation absolue pour Hamon !

Or ce spectre-là, se fait de plus en plus menaçant… Alors comme les cochons qu’on amène à l’abattoir, forcément il couine, Hamon ! Mais il peut hurler à la mort, ça ne nous fera pas dévier de la route qu’on a décidé de suivre, à l’écoute non pas des Socialistes enfermés dans leur bulle, mais du peuple tout entier dans sa diversité.

Plus jamais PS

L’Histoire, désormais, va s’écrire sans le PS, et même contre lui ! Cela a déjà commencé. Pour preuve le nombre comparé de personnes venant aux meetings de l’un et de l’autre des deux candidats, le nombre de personnes les suivant sur les réseaux, le nombre de personnes engagées sur le terrain, et tant d’autres indices qui traduisent bien que la bascule entre le candidat du PS et celui de la France insoumise est déjà derrière nous. Le dominant va connaître à son tour la position du dominé, de celui qu’on n’écoute plus, de celui qui parle dans le vide et dont les paroles et les actes n’influent plus sur rien…

On ne pourra pas nous reprocher de les avoir pris par surprise. On les aura amplement mis en garde, et prévenus à de multiples reprises. PLUS JAMAIS PS, leur avions-nous dit pourtant depuis un certain temps. Ils ne nous croyaient pas déterminés à mettre notre menace à exécution ? Eh bien, ils vont nous voir à l’oeuvre.

Pour eux aussi, la fête est presque finie !

Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire…

JLM - La force du peuple - Affiche officielle

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Juppé serait sur le point d’accepter de succéder à Fillon qui va se retirer, nous dit-on. Cela m’inspire quelques lignes acerbes à son sujet…

juppe-a-la-une-de-causeur-le-pire-dentre-nous
Alain, si tu prends la suite de François, attends-toi à une belle adversité, notamment de notre part, nous qui sommes militant-e-s de la France insoumise. Mais pas que…
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Pourquoi dis-je cela ? Parce que, vois-tu, nous n’avons RIEN oublié des deux ans que tu as passés comme Premier ministre, de 1995 à 1997. Cette courte période a beau être de l’histoire ancienne, nous l’avons toujours clairement ancrée en nous.
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 Et comme on le dit ailleurs, « Ni oubli, ni pardon » !

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Nous nous souvenons très bien de tout ce que tu as fait pendant ces deux années-là. Mais aussi de tout ce que tu n’as PAS fait, et que tu aurais pourtant dû faire pour rester fidèle au projet politique porté par Chirac lors de la campagne présidentielle et qui fut approuvé par les Français le 7 mai 1995. Or, ce projet, tu l’as allègrement saboté, en quelques semaines à peine, avant d’y porter le coup de grâce en septembre de cette année 1995, avec cette intervention à la télévision où tu as décidé de faire ton tournant de la rigueur et de mener une politique axée principalement sur la réduction des déficits et la dette, alors même que Chirac, pendant sa campagne du printemps, avait prétendu qu’il ferait l’inverse.

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Il nous avait dit que la lutte contre les déficits et la dette ne seraient efficace qu’avec un retour massif des gens au travail. Chirac disait aussi que « la feuille de paie n’était pas l’ennemie de l’emploi ». Il nous avait expliqué alors, reprenant une logique politique de gauche et s’opposant en cela à Balladur qui, lui, défendait la vision traditionnelle de la droite, que la dette et les déficits résultaient du chômage et non l’inverse. Il avait aussi promis de lutter pour « réduire la fracture sociale ».
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Tout cela, tu y étais opposé mais tu ne le disais pas, bien sûr. Toi, tu ne pensais le sujet que via l’idéologie habituelle de la droite et ça s’est vu très vite dès que tu fus à la tête du gouvernement. Tes premières décisions marquèrent les esprits. Tu ne serais pas le chef d’orchestre du retour à une politique « gaulliste » d’économie mixte. Tu serais le chantre du libéralisme qui commençait à imprégner toutes les têtes, même celles que l’on pensait impropres à être ainsi conditionnées.
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Sans compter par ailleurs ton attitude arrogante, hautaine, méprisante envers toute personne osant te contredire, et ton tempérament despotique à l’égard de toute personnalité, y compris de ton propre gouvernement, qui ne marchait pas sous tes diktats. De Madelin que tu viras sans ménagement dès juillet, pour des raisons officielles tout à fait différentes de celles qui guidaient ta décision, à toutes ces femmes que tu avais faites ministres en mai 1995 mais que tu as très rapidement évacuées du gouvernement, beaucoup se souviennent de toi comme de quelqu’un à qui on aurait envie de mettre des baffes par paquet de 12.
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Et je ne cause pas de l’affaire de l’appartement de ton fils qui t’a fait te raidir encore davantage que tu ne l’étais, toi qui te disait « droit dans tes bottes ». Te rends-tu compte de la symbolique martiale (pour ne pas dire plus) de cette saillie ? Et sur le fond de l’affaire, de ce que signifiait, pour les millions de Français qui galéraient, de découvrir les avantages indus dont toi et les tiens bénéficiaient ?
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Et, te souviens-tu de ce que tu as dit aussi à propos de Thomson que tu voulais donner pour un franc symbolique ?
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Et avec tout le reste de ton action pendant deux ans, on pourrait écrire plusieurs volumes sans réussir à être exhaustif sur les critiques que tu mérites.
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Jusqu’à présent, je te causais d’un point de vue que l’on peut dire « de gauche » mais vois-tu, Alain, tu as ceci de singulier qu’il n’y a pas que la gauche de l’époque – ni celle d’aujourd’hui d’ailleurs – qui a des raisons de t’en vouloir, notamment à cause de la « réforme » des retraites que tu as voulue imposer alors…
Il y a aussi une bonne partie de la droite (celle de l’époque comme celle d’aujourd’hui) qui se trouve dans le camp de tes adversaires. Notamment beaucoup de ces gens que l’on appelait « compagnons » dans votre camp. Ces gaullistes au sens propre du terme, qui te voyaient, à juste titre, comme l’un des principaux cerveaux de la destruction méthodique du gaullisme politique, un de ses fossoyeurs !
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Tout le temps où tu as conseillé, assisté, drivé, secondé Chirac, bien avant même que tu ne sois désigné par lui Premier ministre en mai 1995, tu étais déjà de ceux qui s’employaient à tuer le gaullisme depuis ta place de secrétaire général du RPR. Et tu as amplement réussi ta mission. Puisque les principaux idéaux du gaullisme furent abandonnés par la droite au point que Le Pen put reprendre à son compte la défense de la souveraineté et que, l’ayant reprise, plus personne n’osa plus la lui contester pendant deux décennies. Il faut dire que la gauche populaire aussi s’était mise à penser à la mode du temps : libéralisme et Union européenne…
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Ton principal rival d’alors n’était pas Édouard Balladur contrairement à ce que tu disais à mots couverts, mais bien Philippe Séguin. Car toi, tu étais bien alors un « balladurien » infiltré en « chiraquie » pour faire en sorte que Chirac en 1995 ne soit pas un candidat incarnant un retour au « gaullisme » mais plutôt un défenseur de la « réforme » comme on disait alors, et du « progrès » que devait permettre l’Union européenne.
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Oui, tu as été un traître de haut vol pour le gaullisme puisque la masse des soutiens de Chirac en 1995 voyaient en lui la garantie d’un retour à l’esprit gaulliste, aussi bien dans la politique internationale et européenne de la France (avec un autre discours à l’égard de la construction européenne et une autre géopolitique que celle qui commençait à être mise en oeuvre par la France), que dans la politique intérieure (où ils espéraient un retour à un capitalisme raisonnable, encadré par un puissant État régulateur) or ils virent, avec effarement, un Chirac basculant pleinement dans l’adoration du veau d’or européen et l’acceptation du nouvel âge du capitalisme. Oui, Chirac accepta sans broncher ce que TU lui as demandé : de renier ce qu’il avait dit, défendu et porté au cours de sa campagne électorale, laquelle était bien plus inspirée par la pensée de Philippe Séguin et celle d’Emmanuel Todd que par tes propres analyses. Mais eux étaient sincères, toi tu étais mystificateur !
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Ces « compagnons » qui ne virent pas venir la trahison politique que tu allais organiser, auraient dû être plus méfiants vu que dès septembre 1993, lors des universités d’été du RPR à Strasbourg, Chirac avait dit de toi, au milieu de son discours de clôture : « Juppé, le meilleur d’entre nous ».
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Cette formule avait une portée politique bien plus profonde qu’on ne le croyait et qu’on ne l’a dit alors. Ce n’était pas seulement, contrairement aux commentaires des observateurs, une marque de reconnaissance de Chirac pour celui qu’il voyait comme son fils spirituel ; c’était un aveu politique d’une tout autre ampleur. Chirac te donnait raison et désavouait ce faisant Philippe Séguin qui, lui, ramait à sens contraire par rapport à toi, et tentait de ramener Chirac vers le gaullisme dont tu l’éloignais. Lui prêchait le refus de la construction européenne telle qu’elle se faisait déjà quand toi tu l’approuvais. J’en veux pour preuve son discours magistral à l’Assemblée Nationale, en 1992, (2h25) contre le traité de Maastricht qu’il dénonçait et dont il avait compris quelles seraient les funestes conséquences quand toi, tu en chantais les louanges ! Il faut le réécouter aujourd’hui, ce discours de Philippe Séguin, pour se rendre compte combien il avait vu juste. S’il était encore vivant aujourd’hui, lui n’aurait pas à avoir honte de ce qu’il avait dit il y a maintenant 25 ans ! Et si Chirac avait préféré nommer Séguin plutôt que toi à Matignon, sans doute que le destin de la France en aurait été très différent.
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Le choix de Chirac fut donc d’évacuer Séguin et de rejeter cette « autre politique » qu’il défendait, et de faire de toi le principal acteur du destin de notre pays. Pour notre malheur !
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Or, toi, tu étais déjà un Européiste et un atlantiste convaincu, comme Balladur et Sarkozy d’ailleurs avec qui tu voulus très vite te rassembler une fois l’élection passée, ce qui, là encore, signifiait clairement combien tu  étais d’accord avec eux sur le fond, et donc, combien tu étais éloigné en réalité de la vision plus souverainiste et plus sociale que Chirac avait portée dans sa campagne, sous l’influence de Séguin.
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Toi, tu as soutenu tous les traités européens, notamment le TCE puis le scélérat Traité de Lisbonne qui le remplaça.
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Tu ne t’es pas opposé au retour dans l’OTAN voulu et décidé par Sarkozy, ce qui témoigne à quel point tu conchies le principe même de l’indépendance nationale qu’incarnait le gaullisme.
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Toi, prétendûment le « fils spirituel » de Chirac, tu n’as pas hésité à servir ensuite Sarkozy, son pire ennemi.
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Toi, prétendument l’ami politique le plus proche de Chirac et le plus loyal à son égard, tu l’as abandonné après que tu aies été condamné en justice. Et je me souviens même de plusieurs accusations que tu as proférées à son encontre dans la grande presse. Manifestement tu n’acceptais pas de subir cette condamnation à cause de lui.
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Mais s’il était coupable, tu l’étais aussi. Car ta fonction d’adjoint aux finances de la mairie de Paris ne pouvait faire de toi un innocent dans ce qui t’était reproché par la justice. Et tes fonctions éminentes au sommet du RPR ajoutaient à ta responsabilité première.
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Chirac n’a pas été condamné alors que tu l’as été ? Mais c’est le principe même de notre constitution qui le veut. Tu le savais et tu en as été le défenseur acharné. Alors tu dois l’être aussi pour cela.
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Et puis, alors que la justice de première instance t’avait infligé une peine de 10 ans d’inéligibilité que tu méritais, tu as bénéficié en appel d’une grande clémence puisque cette peine fut ramenée à un an et que tu as donc pu revenir assez vite au sommet du pouvoir : maire de Bordeaux, de nouveau à la tête du RPR devenu UMP, puis ministre de Sarkozy à des fonctions éminentes, puis finalement carrément candidat à la présidentielle… Tu es loin d’être un martyre politique parce que tu as pris un an d’inéligibilité. Tu es un des principaux acteurs politiques de ce pays depuis plus de 30 ans puisque tu as commencé ta « carrière » dans les années 80. Alors, de grâce, ne viens pas nous faire pleurer sur ton sort.

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Il y a une vérité, c’est que personne ne veut de toi. Si tu as été second à la primaire de ton camp, c’est parce que les gens de ton camp avaient à l’encontre de Sarkozy un ressentiment encore plus vif parce que son action à lui était plus récente et donc plus vive dans les têtes. Mais si Fillon a été choisi à ta place, ne crois pas un instant que ce soit parce que Fillon inspirait l’adhésion. Il était celui qui n’était ni Sarkozy, ni Juppé…

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Si Fillon finit pas dégager avant l’heure prévue, et que tu reviens en scène, tu vas, comme d’autres candidats, subir les conséquences dommageables de la colère du peuple français, qui va exprimer le 23 avril et le 7 mai, un message dégagiste !  Et il l’exprimera d’autant plus violemment qu’il aura l’impression qu’on veut lui imposer de force ce qu’il a déjà clairement exclu…

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Si le destin calamiteux de la droite actuelle te donne envie de revenir faire un tour de piste, réfléchis bien à ta décision avant de la prendre. Dis-toi bien que ce tour de piste-là sera le dernier. Et tu n’attraperas pas la queue de Mickey… Si tu auras peut-être le soutien de quelques centristes de l’UDI ou d’ailleurs, je doute fort que tu rassembles davantage à droite que Hamon ne le fera à gauche… Et la gauche n’est pas avec toi. Quand je dis la gauche, je parle de la gauche, pas de la 2ème droite de Valls et Macron !

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Pourquoi un tel rejet de ta personne ?

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Parce que tu es là depuis trop longtemps : pas loin de 40 ans. Il est un temps où il faut passer la main. Et si tu ne le comprends pas de toi-même, on te l’expliquera par le scrutin !

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Parce que tu ne peux inspirer confiance vu que toi, tu as déjà été condamné en justice. Et il n’est pas question pour nous d’élire Président un repris de justice ! Quand bien même tu ne t’es pas enrichi personnellement via les délits que tu as commis, tu n’en restes pas moins un délinquant de haut vol. Tu n’as plus ta place dans les institutions de la République. On ne peut inspirer la loi quand on est le premier à la violer ! On ne peut diriger les autres quand on ne sait pas se conduire soi-même !

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Parce que tu incarnes l’atlantisme et l’européisme !

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Parce que tu ne penses pas en-dehors du cadre capitaliste et anti-social !

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Parce que tu n’a pas les mots et le comportement à l’égard des Français qui pourraient nous inspirer des sentiments de respect et de bienveillance à ton égard. On récolte toujours ce qu’on sème, Alain !

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Ton heure de gloire est derrière toi maintenant. Ton temps est fini. Profite de ta mairie le temps que les Bordelais acceptent encore que tu sois le locataire du Palais de Rohan, car cela aussi pourrait bien prendre fin assez vite !

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Si tu veux éviter les affres de l’humiliation, reste loin, très loin, de cette élection présidentielle. Tu as dit plusieurs fois que tu ne prendrais pas la suite de Fillon. Honore ta parole pour une fois et montre que sur ce point, tu as un peu plus d’honneur et de dignité que ton rival de la primaire !

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Démission d’EELV – Par Enzo POULTRENIEZ – Le 23/02/2017

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Je relaie ici ce billet d’un désormais ex-acteur d’EELV. Ce militant et responsable du parti écologiste claque la porte et explique pourquoi en un billet court mais bien ciselé. On perçoit la déception, ‘amertume, la colère, la tristesse et en même temps la grandeur d’âme de ce citoyen engagé.
VOus pouvez trouver son billet sur sa page Facebook. C’est ici.
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« On est aisément dupé par ce qu’on aime » (Molière, Tartuffe)

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En novembre 2010, j’avais franchi le pas après de long mois de réflexion. Une nouvelle force politique émergeait, novatrice, ouverte, foisonnante d’idées. Pleine de défauts certes, mais aussi bourrée de sincérités, de bonnes volontés, d’envies de construire un chemin.

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Ce parti, c’était l’héritier d’un mouvement politique mondial, d’une histoire, d’innombrables luttes environnementales, sociales, culturelles, démocratiques.

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J’avais 20 ans quand j’ai commencé à écrire ce chapitre de ma vie. Cet engagement n’était ni cynique, ni vaniteux. Il me prenait aux tripes. J’y consacrais mes soirées, mes week-ends. Plus que de raison. Parce que pour changer la vie, on ne peut pas être raisonnable.

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En un peu plus de six ans, j’ai rencontré à EELV des personnes formidables. Des petites mains qui agissent avec humilité et patience. Des grandes gueules qui savent trouver l’énergie de faire bouger les lignes. Des esprits vifs qui vous bluffent par la finesse et la fulgurance de leurs idées. J’y ai noué des amitiés fidèles et durables. J’y ai aussi trouvé l’amour. Pour tout cela, je ne dirai jamais assez merci.

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Bien sûr j’ai aussi croisé le chemin de quelques cyniques. Ces tartufes de l’écologie qui pérorent dans les gazettes aux cris de « responsabilité », « écologie positive », « pragmatisme ». Des opportunistes, il y en a dans toute organisation. Le tout c’est de savoir contrôler la gangrène, et agir à temps.

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Pendant cinq ans, j’ai exploré tous les recoins de cet engagement. J’ai endossé des responsabilités internes qui m’ont amenées à toucher du doigt l’élaboration d’une doctrine politique et la construction de rapports de force. J’ai accompagné des élus-es dans la construction de politiques publiques innovantes, dans des batailles épuisantes face aux inerties et aux conservatismes. J’ai dirigé des campagnes pour tenter de convaincre les citoyennes et citoyens de l’importance de ce en quoi je croyais. Ce en quoi je crois toujours. Même si tout n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances, je suis fier d’avoir essayé et d’avoir mis du sens dans ce que je faisais.

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Si je me sens obligé d’écrire tout ça ce soir, c’est que cet engagement a été trahi. Ces heures sacrifiées, ces pompes usées, ces montagnes russes de sentiments, on vient de leur cracher au visage.

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Depuis quelques mois, je m’étais éloigné, sans trop rien dire. J’avais ressenti un besoin de prendre le temps de respirer, après cinq années d’engagement total. Totalitaire parfois aussi.
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J’avais de gros doutes sur certaines orientations prises, et une méfiance solide vis-à-vis du candidat désigné. Mais je restais convaincu que l’organisation respecterait l’héritage de l’écologie politique, et nos engagements. Les temps étaient durs, mais il serait temps de reconstruire sur l’intelligence collective plus tard. Après tout l’écologie, c’est le temps long.

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Ce soir, ce candidat a décidé de se saborder lui-même, en direct, sans attendre le vote de celles et ceux qui l’avaient désigné. Sans même leur accorder la primeur de son annonce.

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Ce soir, je pense à celles et ceux qui se sont se engagés-es dans une campagne compliquée, qui y ont cru avec sincérité. Celles et ceux qui ont voté Jadot pour affirmer l’autonomie de l’écologie politique. Celles et ceux qui ont cru qu’en votant pour l’ouverture de discussions avec Hamon et Mélenchon, il y aurait des discussions avec Hamon ET Mélenchon. On est aisément dupé par ce qu’on aime.

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Je pense aussi à mes amis-es qui se sont battus-es de l’intérieur pour garder la tête haute, et qui connaisse pour la deuxième fois, quelques mois après Cosse, une nouvelle forfaiture. J’ai du respect pour leur tristesse et leur désarroi sincère, autant que j’ai du mépris pour les tartufes qui viennent d’immoler l’écologie politique, sans cérémonial.

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S’engueuler ou se réconcilier, perdre ou gagner, être minoritaire ou être majoritaire, ce sont des choses que l’on peut attendre et accepter d’un engagement politique. Se faire humilier, mépriser, cracher au visage, non.

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C’est ce qui m’amène aujourd’hui à clore le chapitre commencé il y a six ans et demi. Avec de la peine et des regrets, parce que démissionner c’est aussi renoncer. Mais sans remords. Je ne peux supporter que l’on dévoie mon engagement. C’est une question de dignité. D’orgueil peut-être aussi.

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Je souhaite à toutes celles et tous ceux qui resteront pour se battre de l’intérieur de garder la tête haute et les yeux ouverts, et de ne jamais oublier le sens de leur engagement. C’est essentiel.

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J’espère que nos chemins se recroiseront, s’il reste un chemin.

Message aux Socialistes – Par Vincent Christophe Le Roux le 17/02/2017

Un certain nombre d’entre vous venez, ces temps-ci, nous chanter l’intérêt de l’unité entre Mélenchon, Hamon et Jadot. Et même son caractère indispensable, sinon vital ! A vous entendre, si nous ne la faisons pas, cette unité de la « gauche », alors nous allons tous mourir…
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Non, non, non, non, non !

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Ce n’est pas NOUS qui allons mourir, mais le PS et tous les soutiens du Parti Socialiste !

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Une fois cette mort constatée par le médecin légiste, on aura fait un bout de chemin vers le renouveau car on pourra dire alors : « Le Roi est mort, Vive la 6e République ! »
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Alors qu’aussi longtemps que vivra le PS, il congèlera un réservoir de voix et empêchera qu’elles n’aillent là où elles devraient aller.
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Beaucoup, parmi vous, raisonnez en faisant de stupides et simplistes additions.
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Or, en politique, 2 + 2, ça ne fait pas toujours 4 ; et encore moins 5 ou 6. Ça peut aussi faire 3 ou 2, voire 1 ou 0. Tout dépend des conditions de calcul mais plus encore, tout dépend de ce qu’on additionne…
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Si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ont autant de force, c’est parce que justement Jean-Luc Mélenchon n’est plus lié avec le PS depuis longtemps ; et que, depuis longtemps, il a clairement coupé les ponts et proposé autre chose. Les Français le savent et donc lui en donnent crédit ; ils l’écoutent de plus en plus attentivement même ! Ils l’écoutaient déjà en 2012 mais ils étaient moins nombreux et surtout, ils croyaient encore que le PS incarnait la gauche. Et donc, au dernier moment, ils se sont dit qu’il valait mieux une victoire certaine avec un candidat moins engagé à gauche qu’une aventure incertaine avec un autre dont le caractère de gauche était sans doute plus vrai mais dont le tempérament volcanique, plus abrupt, plus rugueux, moins suave, risquait d’empêcher sa victoire finale.
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Depuis, vous avez vu sur pièces. Depuis, vous avez goûté aux cendres en raison de la politique de la terre brûlée que « vos » élus ont menée depuis cinq ans.
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Jean-Luc Mélenchon, depuis lors, n’a eu de cesse de contester ce qui était fait par les vôtres et de proposer une alternative. Il a travaillé à un projet ambitieux et a choisi cette fois une stratégie gagnante le situant en candidat libre pouvant parler au peuple tout entier et être entendu de lui !
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Vous proposez à Mélenchon de s’allier avec Hamon. Mais s’il fait cela, à la seconde où nous l’apprenons, il sera politiquement mort.
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Plus grave : s’il daignait accepter cette alliance-là, alors il se mettrait à dos presque TOUTE la France Insoumise. Et à coup sûr, il donnerait le coup fatal à ce mouvement comme à tout espoir de renaissance à bref délai car il renverrait vers l’abstention durable des milliers de citoyen-ne-s qui ont récemment décidé d’en sortir le 23 avril, grâce à lui. Pour ne pas dire plus grave encore…
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C’est du « totalitarisme » que de dire cela, m’a-t-on opposé.
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Une telle accusation est grotesque et pire, elle insulte et outrage toutes les victimes – véritables, elles – du totalitarisme qui a sévi ou qui sévit encore dans le monde.
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Cette exigence, ce n’est que de la cohérence, ce n’est que de la clarté, ce n’est que de la fidélité à des idées et à des gens qui vous ont mandaté pour être « inflexible » et « indomptable », mais aussi pour être « redoutable » à l’égard de nos adversaires et de nos ennemis, et pour, après avoir été « tonnant », finir par être « triomphant ».
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Finalement, ça lui va bien, je trouve, à Jean-Luc Mélenchon de porter ces qualificatifs qui sont les noms de nos différents SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins). Car les « missiles » que Jean-Luc Mélenchon emporte avec lui pourraient bien vitrifier demain ceux qui nous menacent toujours de cruautés et d’outrages plus odieux encore que ceux qu’ils nous ont infligés hier.
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Oui, ce n’est que de la consistance et de la conséquence intellectuelle.
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Car on ne gagnera qu’avec le peuple, jamais contre lui. Or aller avec le PS, de quelque manière que ce soit, et avec qui que ce soit de ce parti, c’est aller contre le peuple. Jamais plus, on ne gagnera avec le PS. Ce truc est devenu un virus mortel pour quiconque s’en approche !
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Jean-Luc Mélenchon, c’est devenu la force de frappe de la politique française, la force de dissuasion nucléaire au bénéfice du peuple français. Jean-Luc Mélenchon est devenu l’arme de destruction massive du capitalisme de notre temps car un Président de la République française qui serait Jean-Luc Mélenchon aurait une puissance de feu (je parle toujours au sens figuré) qu’aucun leader de gauche n’a jamais eue, nulle part, depuis des décennies !
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Alors, entendez-le, que cela vous chagrine ou vous dégoûte : le PS, c’est non ! Toujours Non ! Plus que jamais Non !
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Et, voyez-vous, chat échaudé craint l’eau froide. Or, on a été échaudés depuis 2012, beaucoup échaudés. Brûlés serait plus juste. Ébouillantés pourrais-je même dire.
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Et un autre proverbe sied bien à la situation : la seconde fois où tu te fais avoir [par les mêmes], c’est de ta faute.
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Donc, nous sommes plus que méfiants et comme Jean-Luc Mélenchon l’a dit publiquement, nous exigeons des garanties, nombreuses, symboliques, signifiantes. Et dîtes-vous bien que nous ne nous contenterons pas de quelques douces paroles… Et comprenez bien que si Jean-Luc Mélenchon lui-même joue le jeu de la discussion avec Hamon et se fait diplomate, c’est aussi parce qu’il est notre représentant, notre porte-parole et il sera donc auprès de Hamon le messager de nos volontés et de nos exigences. Il sait bien quel est le mandat que nous lui avons confié et il sait bien que les fortes têtes que nous sommes ne lui pardonneraient jamais le moindre écart.
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« Ni à vendre, ni à acheter, ni à domestiquer » disait-il dans son serment de la porte de Versailles le 19 avril 2012.
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Bon, c’était il y a cinq ans. Mais depuis, les évènements lui ont donné raison quant à son analyse et quant à son diagnostic, mais en outre ils ont prouvé qu’il n’a pas manqué à sa parole, lui ! Et c’est la raison pour laquelle nous avons confiance en lui aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout. Et que vis-à-vis de Hamon, nous ressentons… comment dire ? Une défiance certaine !
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Sachez que ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qu’il faut convaincre, mais nous. Et c’est peine perdue ! Car nous ne serons pas convaincus par autre chose que par Jean-Luc Mélenchon portant le projet L’Avenir en commun. C’est une fin de non-recevoir que je vous oppose ? Oui, en effet, c’en est une, si le « deal » consiste en une « alliance » politicienne !
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Faîtes-vous bien à l’idée car refuser le réel, c’est la défaite assurée. Il n’y aura aucune alliance de quelque nature que ce soit avec Hamon et le PS ou quiconque en est membre. Ni le 23 avril, ni le 7 mai, ni en juin quand viendront les législatives.
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Toute autre décision serait immédiatement et massivement désavouée par nous. Et surtout par le peuple français !
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Nous avons un projet ambitieux, révolutionnaire. Nous avons un candidat sérieux, qui a une densité, une culture, une détermination qu’aucun autre ne possède ; qui a travaillé avec sérieux depuis des années ; qui n’a pas varié, seulement évolué quelque peu dans le bon sens sur certains sujets ; qui a continué à tenter de bâtir une force citoyenne et est en voie de réussir ce défi malgré les coups reçus de la part de certains de ses « amis », malgré les moqueries et les avanies de ses concurrents, malgré le venin de ses adversaires, sans compter la rudesse agressive, hostile le plus souvent, des medias français, et la docte campagne quasi permanente contre lui du « cercle de la raison » et de tous leurs griots !
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Alors c’est au peuple qu’il revient de choisir maintenant. Nous irons jusqu’au bout, avec notre projet l’Avenir en commun, notre candidat Jean-Luc Mélenchon, son équipe, et nous tous qui œuvrons avec eux. Soit le peuple nous écoute et décide de faire un bout de chemin avec nous en nous mettant à la barre, le peuple – c’est fondamental – demeurant chaque jour mobilisé, restant sur la brèche, agissant sur le pont pour pousser au cul nos gouvernants de demain en même temps qu’en assurant leur protection face à la guerre – ouverte cette fois-ci – qui ne manquera pas de nous être livrée, soit il nous refuse sa confiance et remet celle-ci à d’autres. Ce sera alors SA décision et il devra en assumer TOUTES les conséquences !
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Si, VOUS,  « socialistes » vous vous braquez à cause de ce que je dis ici ou ailleurs, à cause de ce que disent mes camarades et ami-e-s, à cause de ce que dit Jean-Luc Mélenchon, à cause de ce que disent entre autres Alexis Corbière, Raquel Garrido, Djordje Kuzmanovic, Charlotte Girard et toutes celles et tous ceux qui donnent tant de leur énergie, de leur intelligence, de leur temps à la France Insoumise et à la campagne, cette cause commune qui nous rassemble depuis si longtemps, eh bien braquez-vous !
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J’en appelle à votre conscience de citoyen-ne éclairé-e qui devez décider non pas en fonction des cajoleries ou des piques que nous donnons à votre parti et à vos chefs, mais en fonction de ce que vous estimez nécessaire pour le pays, pour le peuple français, pour nous tous, eu égard au moment que nous vivons et aux années que nous avons à vivre.
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Si, VOUS, socialistes, vous vous émouvez parce que Jean-Luc Mélenchon ne fait pas ami-ami avec Hamon, et qu’à cause de cela, vous vous détournez de l’alternative qu’il propose pour lui préférer Hamon, eh bien, voyez-vous, on s’en tape !
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On ne vous brossera pas dans le sens du poil, on ne vous dira pas des gentillesses, et on ne taira pas tous nos griefs pour la seule raison de peut-être gagner vos suffrages.
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Vous devez décider en adultes, pas en garde-du-corps de gens qui vous trompent et qui nous infligent tant de souffrances.
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Et puis, combien sont-ils encore ceux qui, mettant leur parti et leurs chefs au-dessus de toute critique, ne décideraient pas de choisir la bonne voie simplement parce que les acteurs de celle-ci n’auraient pas été assez indulgents avec les héritiers voire les auteurs de la tragédie que nous vivons depuis des années ?
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Combien sont-ils ceux-là comparé aux millions d’abstentionnistes ?
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Or ce sont ces derniers que nous avons envie de convaincre : les millions d’abstentionnistes. Grâce à nous, quelques-uns sont revenus à l’action politique et à l’engagement citoyen. Grâce à nous, grâce à Jean-Luc Mélenchon, grâce à la France Insoumise. En aucun cas, pardon de vous le dire, ce n’est grâce à vous.
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Ce sont ces millions d’abstentionnistes de longue durée, que nous voulons aller chercher et ramener aux urnes en leur donnant envie de choisir Jean-Luc Mélenchon et toute la France Insoumise qui seront, lui comme elle, au seul service de l’intérêt général. Et donc aussi du vôtre !
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Et ces citoyens « perdus »-là, on ne les attirera pas à nous avec un accord politicien d’appareil avec Hamon. Parce que Hamon incarne le mandat finissant ; parce que, ne lui en déplaise, Hamon est comptable de ce qui a été fait par Hollande, Ayrault (ne l’oublions pas celui-là !), Valls, Cahuzac, Moscovici, Sapin, Touraine, Fioraso, Belkacem, Cazeneuve, El Khomri et tous les autres… Parce que Hamon est, sauf erreur de ma part, un ancien ministre du Président actuel et que, sauf erreur de ma part, il est le candidat du parti qui nous a tant trompés, mystifiés et violentés – au sens propre cette fois – depuis 5 ans.
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Alors, oui, comme l’a dit abruptement Mélenchon il y a quelques semaines, « vous feriez mieux de demander des excuses que de présenter un candidat« . Et j’ajoute que vous feriez mieux de vous faire discrets, plutôt que de jouer toujours les dominants.
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Le PS – sachez-le – va subir la pire défaite de son Histoire. Elle sera historique ! Et de cette défaite-là, jamais il ne se relèvera !
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Pour conclure…
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Si vous êtes socialiste et que vous désapprouvez sincèrement les choix faits en votre nom par Hollande-Ayrault-Valls et consorts, si vous vous sentez des « malgré-nous », si vous voulez passer le balai sur cette période sombre et désavouer ce qui a été fait en même temps que vous disculper, si vous souhaitez que la France redevienne souveraine à l’égard du monde et que son peuple redevienne souverain à l’égard de ses représentants et dirigeants provisoirement mandatés par lui, si vous voulez que l’humanisme inspire vraiment, pour de bon, la politique intérieure et internationale du prochain gouvernement de la France, et si vous voulez éviter de périr vous-même dans le naufrage dans lequel le PS va irrémédiablement sombrer, vous avez une possibilité de vous sauver : rompez les rangs, libérez-vous, désertez le PS et rejoignez-nous. Sinon, vous coulerez à pic avec vos leaders !
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Vous disposez d’un « joker »avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ce joker peut servir deux fois ou aucune car il a ceci de particulier que vous ne pourrez peut-être pas le jouer au second tour si vous ne décidez pas, massivement, de l’utiliser dès le premier tour ! Alors choisissez bien la carte à jouer le dimanche 23 avril, jour du 1er tour de l’élection présidentielle. C’est en mettant un bulletin officiel au nom de Jean-Luc Mélenchon dans l’enveloppe que vous remplirez dans l’isoloir de votre bureau de vote dans lequel vous vous serez déplacé, et que vous glisserez ensuite dans l’urne avant d’entendre : « a voté » que vous pourrez donner une chance à la France, au peuple français, à la paix, au progrès. Ce peut être un grand jour que ce dimanche 23 avril 2017, aussi bien pour la France que pour l’Europe et le monde. Ou ce peut être un jour de deuil pour la République, la démocratie, la paix, la justice, la vie. Comme dirait Laspallès : « C’est vous qui voyez !« 
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Nous ne vous proposons pas une reddition mais un engagement à nos côtés afin que nous puissions créer un avenir enthousiasmant dans lequel vous prendrez votre part, vous savez cette fameuse « part du colibri ». Pour créer un avenir tout simplement car son existence même est aujourd’hui mise en question.
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Voilà l’énormité de la question qui se pose à vous. Réfléchissez-y bien. Vous avez encore deux mois pour mûrir votre réponse. De nombreux meetings de Jean-Luc Mélenchon à écouter. De nombreux billets de blogs de Jean-Luc Mélenchon à lire. Et surtout, un projet à découvrir en lisant l’intégralité du bouquin le reproduisant et, si possible, les nombreux livrets thématiques qui détaillent ce projet sur les thèmes qu’il aborde.
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Si vous avez une âme citoyenne, alors vous saurez trouver la bonne réponse.
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Il ne s’agit pas de vous rallier à un homme, à un parti ou à des intérêts particuliers, mais d’embrasser une cause collective d’ampleur et de portée sans aucun doute historique !
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Prenez-en conscience. Et soyez-en digne !
Soit vous écrivez l’Histoire avec nous, soit elle s’écrira sans vous ! Et vous demeurerez dans ses oubliettes.
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Mise à jour du 20/02/2017 à 15h05 : J’ai la fierté d’être publié dans Le Grand Soir. Mon billet est ici.
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