Archives pour la catégorie 05- Billets d’humeur

Billets critiques ou louangeurs, coups de gueule ou coups de coeur…

Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

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ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Puisque Hamon creuse lui-même la tombe du PS, laissons-le faire ! Par Vincent Christophe LE ROUX

Le PS au cimetière

Ce dimanche, Benoît Hamon a rompu le “code de bonne conduite” conclu avec Jean-Luc Mélenchon. Il a dit des saloperies sur notre candidat. Jean-Luc Mélenchon, lui, en homme d’État, ne s’abaisse plus à lui répliquer car il porte déjà les habits du chef d’État qu’il sera bientôt et a donc raison de ne plus s’abaisser à une vulgaire dispute politicienne…

Mais nous, non seulement nous ne sommes liés par aucun accord de bonnes relations avec Hamon, mais en outre, nous ne sommes pas candidats à l’élection présidentielle. Nous pouvons donc lui répondre. Et précisément, après avoir entendu quelques-uns de ses propos du jour, je m’étais dit que j’allais reprendre le clavier pour écrire un nouveau billet au vitriol contre lui. Et puis, je me suis finalement ravisé. Ces quelques lignes suffiront bien car Hamon ne mérite pas qu’on perde notre temps à échanger avec lui. Ni même à lui répondre. À quoi bon ? Qui l’écoute encore ? Qui se fie encore à ce qu’il dit pour penser et décider en conscience de ce qu’il convient de faire dans la séquence électorale à venir ?

PS - Non à l'acharnement thérapeutique

Mes ami-e-s, mieux vaut donc oublier ce type. Ne faîtes plus attention à ce qu’il dit. Méprisez-le. Puisqu’il a choisi de se comporter en minable politicien, en candidat de troisième division, ne nous abaissons pas à son niveau… Nous, nous aspirons à grimper le sommet, pas à rester à discutailler au bas de la pente.

De toute façon, quel mal peut-il bien nous faire ? Plus personne ne l’écoute. Même pas les socialistes qui préfèrent s’en aller chez Macron…

Le PS Titanic

Le destin à court terme de Hamon est plutôt sombre…

D’ailleurs, s’il attaque ainsi Mélenchon avec des arguments qui n’en sont pas, c’est parce qu’il sent bien que sa campagne n’a jamais pris, et que sa candidature, loin d’avoir jamais pu espérer tutoyer les sommets, a commencé par stagner sur une colline bien peu élevée, puis a décroché, si bien que lui a commencé à dévisser. Il a conscience d’avoir déjà perdu, et n’ignore pas que sa candidature ne va plus cesser de s’effriter, irrémédiablement jusqu’au 23 avril, nassé qu’il est entre la bulle Macron et le raz-de-marée Mélenchon qui s’annonce…

JLM la vague du siècle

Hamon doit s’efforcer maintenant d’éviter le pire dont le spectre, pourtant, se rapproche de plus en plus… Le pire auquel il ne veut sans doute pas songer, c’est qu’il puisse exploser le record de la raclée subie par le PS à une élection : 14%, score obtenu par Michel Rocard aux Européennes de 1994, ce dernier étant alors concurrencé par un certain Bernard Tapie…

Un adversaire, ça se combat. Un traître ça s'élimine. 2017 0 député PS

Mais ce n’est pas le seul danger pour Hamon. Il se pourrait bien que Benoît Hamon aille beaucoup plus loin que Rocard, qu’il atteigne voire dépasse (dans le mauvais sens) l’autre record – absolu cette fois – à savoir le score plancher obtenu par un “socialiste” à une élection nationale : il s’agit du score calamiteux de 5,1% obtenu par Gaston Defferre pour la SFIO au 1er tour de l’élection présidentielle de 1969 (celle succédant à la démission du général De Gaulle après le référendum raté sur la régionalisation et la réforme du Sénat).

Oui, pour Hamon, ce seuil dangereux de 5% des voix est en vue ! Or, s’il le franchit, ce sera dans le sens descendant, et cela aboutira donc à ce que le candidat de ce qui restera du PS ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne… La ruine pour le PS ! L’humiliation absolue pour Hamon !

Or ce spectre-là, se fait de plus en plus menaçant… Alors comme les cochons qu’on amène à l’abattoir, forcément il couine, Hamon ! Mais il peut hurler à la mort, ça ne nous fera pas dévier de la route qu’on a décidé de suivre, à l’écoute non pas des Socialistes enfermés dans leur bulle, mais du peuple tout entier dans sa diversité.

Plus jamais PS

L’Histoire, désormais, va s’écrire sans le PS, et même contre lui ! Cela a déjà commencé. Pour preuve le nombre comparé de personnes venant aux meetings de l’un et de l’autre des deux candidats, le nombre de personnes les suivant sur les réseaux, le nombre de personnes engagées sur le terrain, et tant d’autres indices qui traduisent bien que la bascule entre le candidat du PS et celui de la France insoumise est déjà derrière nous. Le dominant va connaître à son tour la position du dominé, de celui qu’on n’écoute plus, de celui qui parle dans le vide et dont les paroles et les actes n’influent plus sur rien…

On ne pourra pas nous reprocher de les avoir pris par surprise. On les aura amplement mis en garde, et prévenus à de multiples reprises. PLUS JAMAIS PS, leur avions-nous dit pourtant depuis un certain temps. Ils ne nous croyaient pas déterminés à mettre notre menace à exécution ? Eh bien, ils vont nous voir à l’oeuvre.

Pour eux aussi, la fête est presque finie !

Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire…

JLM - La force du peuple - Affiche officielle

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Juppé serait sur le point d’accepter de succéder à Fillon qui va se retirer, nous dit-on. Cela m’inspire quelques lignes acerbes à son sujet…

juppe-a-la-une-de-causeur-le-pire-dentre-nous
Alain, si tu prends la suite de François, attends-toi à une belle adversité, notamment de notre part, nous qui sommes militant-e-s de la France insoumise. Mais pas que…
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Pourquoi dis-je cela ? Parce que, vois-tu, nous n’avons RIEN oublié des deux ans que tu as passés comme Premier ministre, de 1995 à 1997. Cette courte période a beau être de l’histoire ancienne, nous l’avons toujours clairement ancrée en nous.
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 Et comme on le dit ailleurs, « Ni oubli, ni pardon » !

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Nous nous souvenons très bien de tout ce que tu as fait pendant ces deux années-là. Mais aussi de tout ce que tu n’as PAS fait, et que tu aurais pourtant dû faire pour rester fidèle au projet politique porté par Chirac lors de la campagne présidentielle et qui fut approuvé par les Français le 7 mai 1995. Or, ce projet, tu l’as allègrement saboté, en quelques semaines à peine, avant d’y porter le coup de grâce en septembre de cette année 1995, avec cette intervention à la télévision où tu as décidé de faire ton tournant de la rigueur et de mener une politique axée principalement sur la réduction des déficits et la dette, alors même que Chirac, pendant sa campagne du printemps, avait prétendu qu’il ferait l’inverse.

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Il nous avait dit que la lutte contre les déficits et la dette ne seraient efficace qu’avec un retour massif des gens au travail. Chirac disait aussi que « la feuille de paie n’était pas l’ennemie de l’emploi ». Il nous avait expliqué alors, reprenant une logique politique de gauche et s’opposant en cela à Balladur qui, lui, défendait la vision traditionnelle de la droite, que la dette et les déficits résultaient du chômage et non l’inverse. Il avait aussi promis de lutter pour « réduire la fracture sociale ».
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Tout cela, tu y étais opposé mais tu ne le disais pas, bien sûr. Toi, tu ne pensais le sujet que via l’idéologie habituelle de la droite et ça s’est vu très vite dès que tu fus à la tête du gouvernement. Tes premières décisions marquèrent les esprits. Tu ne serais pas le chef d’orchestre du retour à une politique « gaulliste » d’économie mixte. Tu serais le chantre du libéralisme qui commençait à imprégner toutes les têtes, même celles que l’on pensait impropres à être ainsi conditionnées.
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Sans compter par ailleurs ton attitude arrogante, hautaine, méprisante envers toute personne osant te contredire, et ton tempérament despotique à l’égard de toute personnalité, y compris de ton propre gouvernement, qui ne marchait pas sous tes diktats. De Madelin que tu viras sans ménagement dès juillet, pour des raisons officielles tout à fait différentes de celles qui guidaient ta décision, à toutes ces femmes que tu avais faites ministres en mai 1995 mais que tu as très rapidement évacuées du gouvernement, beaucoup se souviennent de toi comme de quelqu’un à qui on aurait envie de mettre des baffes par paquet de 12.
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Et je ne cause pas de l’affaire de l’appartement de ton fils qui t’a fait te raidir encore davantage que tu ne l’étais, toi qui te disait « droit dans tes bottes ». Te rends-tu compte de la symbolique martiale (pour ne pas dire plus) de cette saillie ? Et sur le fond de l’affaire, de ce que signifiait, pour les millions de Français qui galéraient, de découvrir les avantages indus dont toi et les tiens bénéficiaient ?
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Et, te souviens-tu de ce que tu as dit aussi à propos de Thomson que tu voulais donner pour un franc symbolique ?
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Et avec tout le reste de ton action pendant deux ans, on pourrait écrire plusieurs volumes sans réussir à être exhaustif sur les critiques que tu mérites.
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Jusqu’à présent, je te causais d’un point de vue que l’on peut dire « de gauche » mais vois-tu, Alain, tu as ceci de singulier qu’il n’y a pas que la gauche de l’époque – ni celle d’aujourd’hui d’ailleurs – qui a des raisons de t’en vouloir, notamment à cause de la « réforme » des retraites que tu as voulue imposer alors…
Il y a aussi une bonne partie de la droite (celle de l’époque comme celle d’aujourd’hui) qui se trouve dans le camp de tes adversaires. Notamment beaucoup de ces gens que l’on appelait « compagnons » dans votre camp. Ces gaullistes au sens propre du terme, qui te voyaient, à juste titre, comme l’un des principaux cerveaux de la destruction méthodique du gaullisme politique, un de ses fossoyeurs !
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Tout le temps où tu as conseillé, assisté, drivé, secondé Chirac, bien avant même que tu ne sois désigné par lui Premier ministre en mai 1995, tu étais déjà de ceux qui s’employaient à tuer le gaullisme depuis ta place de secrétaire général du RPR. Et tu as amplement réussi ta mission. Puisque les principaux idéaux du gaullisme furent abandonnés par la droite au point que Le Pen put reprendre à son compte la défense de la souveraineté et que, l’ayant reprise, plus personne n’osa plus la lui contester pendant deux décennies. Il faut dire que la gauche populaire aussi s’était mise à penser à la mode du temps : libéralisme et Union européenne…
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Ton principal rival d’alors n’était pas Édouard Balladur contrairement à ce que tu disais à mots couverts, mais bien Philippe Séguin. Car toi, tu étais bien alors un « balladurien » infiltré en « chiraquie » pour faire en sorte que Chirac en 1995 ne soit pas un candidat incarnant un retour au « gaullisme » mais plutôt un défenseur de la « réforme » comme on disait alors, et du « progrès » que devait permettre l’Union européenne.
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Oui, tu as été un traître de haut vol pour le gaullisme puisque la masse des soutiens de Chirac en 1995 voyaient en lui la garantie d’un retour à l’esprit gaulliste, aussi bien dans la politique internationale et européenne de la France (avec un autre discours à l’égard de la construction européenne et une autre géopolitique que celle qui commençait à être mise en oeuvre par la France), que dans la politique intérieure (où ils espéraient un retour à un capitalisme raisonnable, encadré par un puissant État régulateur) or ils virent, avec effarement, un Chirac basculant pleinement dans l’adoration du veau d’or européen et l’acceptation du nouvel âge du capitalisme. Oui, Chirac accepta sans broncher ce que TU lui as demandé : de renier ce qu’il avait dit, défendu et porté au cours de sa campagne électorale, laquelle était bien plus inspirée par la pensée de Philippe Séguin et celle d’Emmanuel Todd que par tes propres analyses. Mais eux étaient sincères, toi tu étais mystificateur !
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Ces « compagnons » qui ne virent pas venir la trahison politique que tu allais organiser, auraient dû être plus méfiants vu que dès septembre 1993, lors des universités d’été du RPR à Strasbourg, Chirac avait dit de toi, au milieu de son discours de clôture : « Juppé, le meilleur d’entre nous ».
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Cette formule avait une portée politique bien plus profonde qu’on ne le croyait et qu’on ne l’a dit alors. Ce n’était pas seulement, contrairement aux commentaires des observateurs, une marque de reconnaissance de Chirac pour celui qu’il voyait comme son fils spirituel ; c’était un aveu politique d’une tout autre ampleur. Chirac te donnait raison et désavouait ce faisant Philippe Séguin qui, lui, ramait à sens contraire par rapport à toi, et tentait de ramener Chirac vers le gaullisme dont tu l’éloignais. Lui prêchait le refus de la construction européenne telle qu’elle se faisait déjà quand toi tu l’approuvais. J’en veux pour preuve son discours magistral à l’Assemblée Nationale, en 1992, (2h25) contre le traité de Maastricht qu’il dénonçait et dont il avait compris quelles seraient les funestes conséquences quand toi, tu en chantais les louanges ! Il faut le réécouter aujourd’hui, ce discours de Philippe Séguin, pour se rendre compte combien il avait vu juste. S’il était encore vivant aujourd’hui, lui n’aurait pas à avoir honte de ce qu’il avait dit il y a maintenant 25 ans ! Et si Chirac avait préféré nommer Séguin plutôt que toi à Matignon, sans doute que le destin de la France en aurait été très différent.
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Le choix de Chirac fut donc d’évacuer Séguin et de rejeter cette « autre politique » qu’il défendait, et de faire de toi le principal acteur du destin de notre pays. Pour notre malheur !
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Or, toi, tu étais déjà un Européiste et un atlantiste convaincu, comme Balladur et Sarkozy d’ailleurs avec qui tu voulus très vite te rassembler une fois l’élection passée, ce qui, là encore, signifiait clairement combien tu  étais d’accord avec eux sur le fond, et donc, combien tu étais éloigné en réalité de la vision plus souverainiste et plus sociale que Chirac avait portée dans sa campagne, sous l’influence de Séguin.
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Toi, tu as soutenu tous les traités européens, notamment le TCE puis le scélérat Traité de Lisbonne qui le remplaça.
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Tu ne t’es pas opposé au retour dans l’OTAN voulu et décidé par Sarkozy, ce qui témoigne à quel point tu conchies le principe même de l’indépendance nationale qu’incarnait le gaullisme.
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Toi, prétendûment le « fils spirituel » de Chirac, tu n’as pas hésité à servir ensuite Sarkozy, son pire ennemi.
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Toi, prétendument l’ami politique le plus proche de Chirac et le plus loyal à son égard, tu l’as abandonné après que tu aies été condamné en justice. Et je me souviens même de plusieurs accusations que tu as proférées à son encontre dans la grande presse. Manifestement tu n’acceptais pas de subir cette condamnation à cause de lui.
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Mais s’il était coupable, tu l’étais aussi. Car ta fonction d’adjoint aux finances de la mairie de Paris ne pouvait faire de toi un innocent dans ce qui t’était reproché par la justice. Et tes fonctions éminentes au sommet du RPR ajoutaient à ta responsabilité première.
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Chirac n’a pas été condamné alors que tu l’as été ? Mais c’est le principe même de notre constitution qui le veut. Tu le savais et tu en as été le défenseur acharné. Alors tu dois l’être aussi pour cela.
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Et puis, alors que la justice de première instance t’avait infligé une peine de 10 ans d’inéligibilité que tu méritais, tu as bénéficié en appel d’une grande clémence puisque cette peine fut ramenée à un an et que tu as donc pu revenir assez vite au sommet du pouvoir : maire de Bordeaux, de nouveau à la tête du RPR devenu UMP, puis ministre de Sarkozy à des fonctions éminentes, puis finalement carrément candidat à la présidentielle… Tu es loin d’être un martyre politique parce que tu as pris un an d’inéligibilité. Tu es un des principaux acteurs politiques de ce pays depuis plus de 30 ans puisque tu as commencé ta « carrière » dans les années 80. Alors, de grâce, ne viens pas nous faire pleurer sur ton sort.

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Il y a une vérité, c’est que personne ne veut de toi. Si tu as été second à la primaire de ton camp, c’est parce que les gens de ton camp avaient à l’encontre de Sarkozy un ressentiment encore plus vif parce que son action à lui était plus récente et donc plus vive dans les têtes. Mais si Fillon a été choisi à ta place, ne crois pas un instant que ce soit parce que Fillon inspirait l’adhésion. Il était celui qui n’était ni Sarkozy, ni Juppé…

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Si Fillon finit pas dégager avant l’heure prévue, et que tu reviens en scène, tu vas, comme d’autres candidats, subir les conséquences dommageables de la colère du peuple français, qui va exprimer le 23 avril et le 7 mai, un message dégagiste !  Et il l’exprimera d’autant plus violemment qu’il aura l’impression qu’on veut lui imposer de force ce qu’il a déjà clairement exclu…

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Si le destin calamiteux de la droite actuelle te donne envie de revenir faire un tour de piste, réfléchis bien à ta décision avant de la prendre. Dis-toi bien que ce tour de piste-là sera le dernier. Et tu n’attraperas pas la queue de Mickey… Si tu auras peut-être le soutien de quelques centristes de l’UDI ou d’ailleurs, je doute fort que tu rassembles davantage à droite que Hamon ne le fera à gauche… Et la gauche n’est pas avec toi. Quand je dis la gauche, je parle de la gauche, pas de la 2ème droite de Valls et Macron !

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Pourquoi un tel rejet de ta personne ?

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Parce que tu es là depuis trop longtemps : pas loin de 40 ans. Il est un temps où il faut passer la main. Et si tu ne le comprends pas de toi-même, on te l’expliquera par le scrutin !

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Parce que tu ne peux inspirer confiance vu que toi, tu as déjà été condamné en justice. Et il n’est pas question pour nous d’élire Président un repris de justice ! Quand bien même tu ne t’es pas enrichi personnellement via les délits que tu as commis, tu n’en restes pas moins un délinquant de haut vol. Tu n’as plus ta place dans les institutions de la République. On ne peut inspirer la loi quand on est le premier à la violer ! On ne peut diriger les autres quand on ne sait pas se conduire soi-même !

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Parce que tu incarnes l’atlantisme et l’européisme !

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Parce que tu ne penses pas en-dehors du cadre capitaliste et anti-social !

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Parce que tu n’a pas les mots et le comportement à l’égard des Français qui pourraient nous inspirer des sentiments de respect et de bienveillance à ton égard. On récolte toujours ce qu’on sème, Alain !

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Ton heure de gloire est derrière toi maintenant. Ton temps est fini. Profite de ta mairie le temps que les Bordelais acceptent encore que tu sois le locataire du Palais de Rohan, car cela aussi pourrait bien prendre fin assez vite !

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Si tu veux éviter les affres de l’humiliation, reste loin, très loin, de cette élection présidentielle. Tu as dit plusieurs fois que tu ne prendrais pas la suite de Fillon. Honore ta parole pour une fois et montre que sur ce point, tu as un peu plus d’honneur et de dignité que ton rival de la primaire !

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Démission d’EELV – Par Enzo POULTRENIEZ – Le 23/02/2017

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Je relaie ici ce billet d’un désormais ex-acteur d’EELV. Ce militant et responsable du parti écologiste claque la porte et explique pourquoi en un billet court mais bien ciselé. On perçoit la déception, ‘amertume, la colère, la tristesse et en même temps la grandeur d’âme de ce citoyen engagé.
VOus pouvez trouver son billet sur sa page Facebook. C’est ici.
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« On est aisément dupé par ce qu’on aime » (Molière, Tartuffe)

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En novembre 2010, j’avais franchi le pas après de long mois de réflexion. Une nouvelle force politique émergeait, novatrice, ouverte, foisonnante d’idées. Pleine de défauts certes, mais aussi bourrée de sincérités, de bonnes volontés, d’envies de construire un chemin.

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Ce parti, c’était l’héritier d’un mouvement politique mondial, d’une histoire, d’innombrables luttes environnementales, sociales, culturelles, démocratiques.

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J’avais 20 ans quand j’ai commencé à écrire ce chapitre de ma vie. Cet engagement n’était ni cynique, ni vaniteux. Il me prenait aux tripes. J’y consacrais mes soirées, mes week-ends. Plus que de raison. Parce que pour changer la vie, on ne peut pas être raisonnable.

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En un peu plus de six ans, j’ai rencontré à EELV des personnes formidables. Des petites mains qui agissent avec humilité et patience. Des grandes gueules qui savent trouver l’énergie de faire bouger les lignes. Des esprits vifs qui vous bluffent par la finesse et la fulgurance de leurs idées. J’y ai noué des amitiés fidèles et durables. J’y ai aussi trouvé l’amour. Pour tout cela, je ne dirai jamais assez merci.

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Bien sûr j’ai aussi croisé le chemin de quelques cyniques. Ces tartufes de l’écologie qui pérorent dans les gazettes aux cris de « responsabilité », « écologie positive », « pragmatisme ». Des opportunistes, il y en a dans toute organisation. Le tout c’est de savoir contrôler la gangrène, et agir à temps.

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Pendant cinq ans, j’ai exploré tous les recoins de cet engagement. J’ai endossé des responsabilités internes qui m’ont amenées à toucher du doigt l’élaboration d’une doctrine politique et la construction de rapports de force. J’ai accompagné des élus-es dans la construction de politiques publiques innovantes, dans des batailles épuisantes face aux inerties et aux conservatismes. J’ai dirigé des campagnes pour tenter de convaincre les citoyennes et citoyens de l’importance de ce en quoi je croyais. Ce en quoi je crois toujours. Même si tout n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances, je suis fier d’avoir essayé et d’avoir mis du sens dans ce que je faisais.

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Si je me sens obligé d’écrire tout ça ce soir, c’est que cet engagement a été trahi. Ces heures sacrifiées, ces pompes usées, ces montagnes russes de sentiments, on vient de leur cracher au visage.

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Depuis quelques mois, je m’étais éloigné, sans trop rien dire. J’avais ressenti un besoin de prendre le temps de respirer, après cinq années d’engagement total. Totalitaire parfois aussi.
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J’avais de gros doutes sur certaines orientations prises, et une méfiance solide vis-à-vis du candidat désigné. Mais je restais convaincu que l’organisation respecterait l’héritage de l’écologie politique, et nos engagements. Les temps étaient durs, mais il serait temps de reconstruire sur l’intelligence collective plus tard. Après tout l’écologie, c’est le temps long.

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Ce soir, ce candidat a décidé de se saborder lui-même, en direct, sans attendre le vote de celles et ceux qui l’avaient désigné. Sans même leur accorder la primeur de son annonce.

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Ce soir, je pense à celles et ceux qui se sont se engagés-es dans une campagne compliquée, qui y ont cru avec sincérité. Celles et ceux qui ont voté Jadot pour affirmer l’autonomie de l’écologie politique. Celles et ceux qui ont cru qu’en votant pour l’ouverture de discussions avec Hamon et Mélenchon, il y aurait des discussions avec Hamon ET Mélenchon. On est aisément dupé par ce qu’on aime.

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Je pense aussi à mes amis-es qui se sont battus-es de l’intérieur pour garder la tête haute, et qui connaisse pour la deuxième fois, quelques mois après Cosse, une nouvelle forfaiture. J’ai du respect pour leur tristesse et leur désarroi sincère, autant que j’ai du mépris pour les tartufes qui viennent d’immoler l’écologie politique, sans cérémonial.

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S’engueuler ou se réconcilier, perdre ou gagner, être minoritaire ou être majoritaire, ce sont des choses que l’on peut attendre et accepter d’un engagement politique. Se faire humilier, mépriser, cracher au visage, non.

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C’est ce qui m’amène aujourd’hui à clore le chapitre commencé il y a six ans et demi. Avec de la peine et des regrets, parce que démissionner c’est aussi renoncer. Mais sans remords. Je ne peux supporter que l’on dévoie mon engagement. C’est une question de dignité. D’orgueil peut-être aussi.

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Je souhaite à toutes celles et tous ceux qui resteront pour se battre de l’intérieur de garder la tête haute et les yeux ouverts, et de ne jamais oublier le sens de leur engagement. C’est essentiel.

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J’espère que nos chemins se recroiseront, s’il reste un chemin.

Message aux Socialistes – Par Vincent Christophe Le Roux le 17/02/2017

Un certain nombre d’entre vous venez, ces temps-ci, nous chanter l’intérêt de l’unité entre Mélenchon, Hamon et Jadot. Et même son caractère indispensable, sinon vital ! A vous entendre, si nous ne la faisons pas, cette unité de la « gauche », alors nous allons tous mourir…
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Non, non, non, non, non !

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Ce n’est pas NOUS qui allons mourir, mais le PS et tous les soutiens du Parti Socialiste !

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Une fois cette mort constatée par le médecin légiste, on aura fait un bout de chemin vers le renouveau car on pourra dire alors : « Le Roi est mort, Vive la 6e République ! »
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Alors qu’aussi longtemps que vivra le PS, il congèlera un réservoir de voix et empêchera qu’elles n’aillent là où elles devraient aller.
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Beaucoup, parmi vous, raisonnez en faisant de stupides et simplistes additions.
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Or, en politique, 2 + 2, ça ne fait pas toujours 4 ; et encore moins 5 ou 6. Ça peut aussi faire 3 ou 2, voire 1 ou 0. Tout dépend des conditions de calcul mais plus encore, tout dépend de ce qu’on additionne…
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Si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ont autant de force, c’est parce que justement Jean-Luc Mélenchon n’est plus lié avec le PS depuis longtemps ; et que, depuis longtemps, il a clairement coupé les ponts et proposé autre chose. Les Français le savent et donc lui en donnent crédit ; ils l’écoutent de plus en plus attentivement même ! Ils l’écoutaient déjà en 2012 mais ils étaient moins nombreux et surtout, ils croyaient encore que le PS incarnait la gauche. Et donc, au dernier moment, ils se sont dit qu’il valait mieux une victoire certaine avec un candidat moins engagé à gauche qu’une aventure incertaine avec un autre dont le caractère de gauche était sans doute plus vrai mais dont le tempérament volcanique, plus abrupt, plus rugueux, moins suave, risquait d’empêcher sa victoire finale.
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Depuis, vous avez vu sur pièces. Depuis, vous avez goûté aux cendres en raison de la politique de la terre brûlée que « vos » élus ont menée depuis cinq ans.
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Jean-Luc Mélenchon, depuis lors, n’a eu de cesse de contester ce qui était fait par les vôtres et de proposer une alternative. Il a travaillé à un projet ambitieux et a choisi cette fois une stratégie gagnante le situant en candidat libre pouvant parler au peuple tout entier et être entendu de lui !
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Vous proposez à Mélenchon de s’allier avec Hamon. Mais s’il fait cela, à la seconde où nous l’apprenons, il sera politiquement mort.
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Plus grave : s’il daignait accepter cette alliance-là, alors il se mettrait à dos presque TOUTE la France Insoumise. Et à coup sûr, il donnerait le coup fatal à ce mouvement comme à tout espoir de renaissance à bref délai car il renverrait vers l’abstention durable des milliers de citoyen-ne-s qui ont récemment décidé d’en sortir le 23 avril, grâce à lui. Pour ne pas dire plus grave encore…
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C’est du « totalitarisme » que de dire cela, m’a-t-on opposé.
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Une telle accusation est grotesque et pire, elle insulte et outrage toutes les victimes – véritables, elles – du totalitarisme qui a sévi ou qui sévit encore dans le monde.
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Cette exigence, ce n’est que de la cohérence, ce n’est que de la clarté, ce n’est que de la fidélité à des idées et à des gens qui vous ont mandaté pour être « inflexible » et « indomptable », mais aussi pour être « redoutable » à l’égard de nos adversaires et de nos ennemis, et pour, après avoir été « tonnant », finir par être « triomphant ».
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Finalement, ça lui va bien, je trouve, à Jean-Luc Mélenchon de porter ces qualificatifs qui sont les noms de nos différents SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins). Car les « missiles » que Jean-Luc Mélenchon emporte avec lui pourraient bien vitrifier demain ceux qui nous menacent toujours de cruautés et d’outrages plus odieux encore que ceux qu’ils nous ont infligés hier.
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Oui, ce n’est que de la consistance et de la conséquence intellectuelle.
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Car on ne gagnera qu’avec le peuple, jamais contre lui. Or aller avec le PS, de quelque manière que ce soit, et avec qui que ce soit de ce parti, c’est aller contre le peuple. Jamais plus, on ne gagnera avec le PS. Ce truc est devenu un virus mortel pour quiconque s’en approche !
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Jean-Luc Mélenchon, c’est devenu la force de frappe de la politique française, la force de dissuasion nucléaire au bénéfice du peuple français. Jean-Luc Mélenchon est devenu l’arme de destruction massive du capitalisme de notre temps car un Président de la République française qui serait Jean-Luc Mélenchon aurait une puissance de feu (je parle toujours au sens figuré) qu’aucun leader de gauche n’a jamais eue, nulle part, depuis des décennies !
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Alors, entendez-le, que cela vous chagrine ou vous dégoûte : le PS, c’est non ! Toujours Non ! Plus que jamais Non !
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Et, voyez-vous, chat échaudé craint l’eau froide. Or, on a été échaudés depuis 2012, beaucoup échaudés. Brûlés serait plus juste. Ébouillantés pourrais-je même dire.
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Et un autre proverbe sied bien à la situation : la seconde fois où tu te fais avoir [par les mêmes], c’est de ta faute.
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Donc, nous sommes plus que méfiants et comme Jean-Luc Mélenchon l’a dit publiquement, nous exigeons des garanties, nombreuses, symboliques, signifiantes. Et dîtes-vous bien que nous ne nous contenterons pas de quelques douces paroles… Et comprenez bien que si Jean-Luc Mélenchon lui-même joue le jeu de la discussion avec Hamon et se fait diplomate, c’est aussi parce qu’il est notre représentant, notre porte-parole et il sera donc auprès de Hamon le messager de nos volontés et de nos exigences. Il sait bien quel est le mandat que nous lui avons confié et il sait bien que les fortes têtes que nous sommes ne lui pardonneraient jamais le moindre écart.
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« Ni à vendre, ni à acheter, ni à domestiquer » disait-il dans son serment de la porte de Versailles le 19 avril 2012.
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Bon, c’était il y a cinq ans. Mais depuis, les évènements lui ont donné raison quant à son analyse et quant à son diagnostic, mais en outre ils ont prouvé qu’il n’a pas manqué à sa parole, lui ! Et c’est la raison pour laquelle nous avons confiance en lui aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout. Et que vis-à-vis de Hamon, nous ressentons… comment dire ? Une défiance certaine !
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Sachez que ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qu’il faut convaincre, mais nous. Et c’est peine perdue ! Car nous ne serons pas convaincus par autre chose que par Jean-Luc Mélenchon portant le projet L’Avenir en commun. C’est une fin de non-recevoir que je vous oppose ? Oui, en effet, c’en est une, si le « deal » consiste en une « alliance » politicienne !
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Faîtes-vous bien à l’idée car refuser le réel, c’est la défaite assurée. Il n’y aura aucune alliance de quelque nature que ce soit avec Hamon et le PS ou quiconque en est membre. Ni le 23 avril, ni le 7 mai, ni en juin quand viendront les législatives.
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Toute autre décision serait immédiatement et massivement désavouée par nous. Et surtout par le peuple français !
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Nous avons un projet ambitieux, révolutionnaire. Nous avons un candidat sérieux, qui a une densité, une culture, une détermination qu’aucun autre ne possède ; qui a travaillé avec sérieux depuis des années ; qui n’a pas varié, seulement évolué quelque peu dans le bon sens sur certains sujets ; qui a continué à tenter de bâtir une force citoyenne et est en voie de réussir ce défi malgré les coups reçus de la part de certains de ses « amis », malgré les moqueries et les avanies de ses concurrents, malgré le venin de ses adversaires, sans compter la rudesse agressive, hostile le plus souvent, des medias français, et la docte campagne quasi permanente contre lui du « cercle de la raison » et de tous leurs griots !
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Alors c’est au peuple qu’il revient de choisir maintenant. Nous irons jusqu’au bout, avec notre projet l’Avenir en commun, notre candidat Jean-Luc Mélenchon, son équipe, et nous tous qui œuvrons avec eux. Soit le peuple nous écoute et décide de faire un bout de chemin avec nous en nous mettant à la barre, le peuple – c’est fondamental – demeurant chaque jour mobilisé, restant sur la brèche, agissant sur le pont pour pousser au cul nos gouvernants de demain en même temps qu’en assurant leur protection face à la guerre – ouverte cette fois-ci – qui ne manquera pas de nous être livrée, soit il nous refuse sa confiance et remet celle-ci à d’autres. Ce sera alors SA décision et il devra en assumer TOUTES les conséquences !
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Si, VOUS,  « socialistes » vous vous braquez à cause de ce que je dis ici ou ailleurs, à cause de ce que disent mes camarades et ami-e-s, à cause de ce que dit Jean-Luc Mélenchon, à cause de ce que disent entre autres Alexis Corbière, Raquel Garrido, Djordje Kuzmanovic, Charlotte Girard et toutes celles et tous ceux qui donnent tant de leur énergie, de leur intelligence, de leur temps à la France Insoumise et à la campagne, cette cause commune qui nous rassemble depuis si longtemps, eh bien braquez-vous !
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J’en appelle à votre conscience de citoyen-ne éclairé-e qui devez décider non pas en fonction des cajoleries ou des piques que nous donnons à votre parti et à vos chefs, mais en fonction de ce que vous estimez nécessaire pour le pays, pour le peuple français, pour nous tous, eu égard au moment que nous vivons et aux années que nous avons à vivre.
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Si, VOUS, socialistes, vous vous émouvez parce que Jean-Luc Mélenchon ne fait pas ami-ami avec Hamon, et qu’à cause de cela, vous vous détournez de l’alternative qu’il propose pour lui préférer Hamon, eh bien, voyez-vous, on s’en tape !
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On ne vous brossera pas dans le sens du poil, on ne vous dira pas des gentillesses, et on ne taira pas tous nos griefs pour la seule raison de peut-être gagner vos suffrages.
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Vous devez décider en adultes, pas en garde-du-corps de gens qui vous trompent et qui nous infligent tant de souffrances.
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Et puis, combien sont-ils encore ceux qui, mettant leur parti et leurs chefs au-dessus de toute critique, ne décideraient pas de choisir la bonne voie simplement parce que les acteurs de celle-ci n’auraient pas été assez indulgents avec les héritiers voire les auteurs de la tragédie que nous vivons depuis des années ?
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Combien sont-ils ceux-là comparé aux millions d’abstentionnistes ?
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Or ce sont ces derniers que nous avons envie de convaincre : les millions d’abstentionnistes. Grâce à nous, quelques-uns sont revenus à l’action politique et à l’engagement citoyen. Grâce à nous, grâce à Jean-Luc Mélenchon, grâce à la France Insoumise. En aucun cas, pardon de vous le dire, ce n’est grâce à vous.
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Ce sont ces millions d’abstentionnistes de longue durée, que nous voulons aller chercher et ramener aux urnes en leur donnant envie de choisir Jean-Luc Mélenchon et toute la France Insoumise qui seront, lui comme elle, au seul service de l’intérêt général. Et donc aussi du vôtre !
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Et ces citoyens « perdus »-là, on ne les attirera pas à nous avec un accord politicien d’appareil avec Hamon. Parce que Hamon incarne le mandat finissant ; parce que, ne lui en déplaise, Hamon est comptable de ce qui a été fait par Hollande, Ayrault (ne l’oublions pas celui-là !), Valls, Cahuzac, Moscovici, Sapin, Touraine, Fioraso, Belkacem, Cazeneuve, El Khomri et tous les autres… Parce que Hamon est, sauf erreur de ma part, un ancien ministre du Président actuel et que, sauf erreur de ma part, il est le candidat du parti qui nous a tant trompés, mystifiés et violentés – au sens propre cette fois – depuis 5 ans.
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Alors, oui, comme l’a dit abruptement Mélenchon il y a quelques semaines, « vous feriez mieux de demander des excuses que de présenter un candidat« . Et j’ajoute que vous feriez mieux de vous faire discrets, plutôt que de jouer toujours les dominants.
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Le PS – sachez-le – va subir la pire défaite de son Histoire. Elle sera historique ! Et de cette défaite-là, jamais il ne se relèvera !
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Pour conclure…
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Si vous êtes socialiste et que vous désapprouvez sincèrement les choix faits en votre nom par Hollande-Ayrault-Valls et consorts, si vous vous sentez des « malgré-nous », si vous voulez passer le balai sur cette période sombre et désavouer ce qui a été fait en même temps que vous disculper, si vous souhaitez que la France redevienne souveraine à l’égard du monde et que son peuple redevienne souverain à l’égard de ses représentants et dirigeants provisoirement mandatés par lui, si vous voulez que l’humanisme inspire vraiment, pour de bon, la politique intérieure et internationale du prochain gouvernement de la France, et si vous voulez éviter de périr vous-même dans le naufrage dans lequel le PS va irrémédiablement sombrer, vous avez une possibilité de vous sauver : rompez les rangs, libérez-vous, désertez le PS et rejoignez-nous. Sinon, vous coulerez à pic avec vos leaders !
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Vous disposez d’un « joker »avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ce joker peut servir deux fois ou aucune car il a ceci de particulier que vous ne pourrez peut-être pas le jouer au second tour si vous ne décidez pas, massivement, de l’utiliser dès le premier tour ! Alors choisissez bien la carte à jouer le dimanche 23 avril, jour du 1er tour de l’élection présidentielle. C’est en mettant un bulletin officiel au nom de Jean-Luc Mélenchon dans l’enveloppe que vous remplirez dans l’isoloir de votre bureau de vote dans lequel vous vous serez déplacé, et que vous glisserez ensuite dans l’urne avant d’entendre : « a voté » que vous pourrez donner une chance à la France, au peuple français, à la paix, au progrès. Ce peut être un grand jour que ce dimanche 23 avril 2017, aussi bien pour la France que pour l’Europe et le monde. Ou ce peut être un jour de deuil pour la République, la démocratie, la paix, la justice, la vie. Comme dirait Laspallès : « C’est vous qui voyez !« 
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Nous ne vous proposons pas une reddition mais un engagement à nos côtés afin que nous puissions créer un avenir enthousiasmant dans lequel vous prendrez votre part, vous savez cette fameuse « part du colibri ». Pour créer un avenir tout simplement car son existence même est aujourd’hui mise en question.
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Voilà l’énormité de la question qui se pose à vous. Réfléchissez-y bien. Vous avez encore deux mois pour mûrir votre réponse. De nombreux meetings de Jean-Luc Mélenchon à écouter. De nombreux billets de blogs de Jean-Luc Mélenchon à lire. Et surtout, un projet à découvrir en lisant l’intégralité du bouquin le reproduisant et, si possible, les nombreux livrets thématiques qui détaillent ce projet sur les thèmes qu’il aborde.
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Si vous avez une âme citoyenne, alors vous saurez trouver la bonne réponse.
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Il ne s’agit pas de vous rallier à un homme, à un parti ou à des intérêts particuliers, mais d’embrasser une cause collective d’ampleur et de portée sans aucun doute historique !
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Prenez-en conscience. Et soyez-en digne !
Soit vous écrivez l’Histoire avec nous, soit elle s’écrira sans vous ! Et vous demeurerez dans ses oubliettes.
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Mise à jour du 20/02/2017 à 15h05 : J’ai la fierté d’être publié dans Le Grand Soir. Mon billet est ici.
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Tomber dans le piège HAMON ou s’engager dans la révolution MÉLENCHON ? C’est vous qui voyez…

Vous qui envisagez de voter pour HAMON, prenez garde : si vous faîtes les moutons, vous serez tondus ! (Maxime chère à Jean-Luc Mélenchon).
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La candidature de Benoît HAMON est une véritable ARNAQUE ! Du même type que celle de HOLLANDE en 2012 !
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La candidature de Benoît HAMON, une arnaque
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Vous êtes nombreux à avoir cru à la bonhomie et à la sincérité de François HOLLANDE, n’est-ce pas ? Du coup, vous portez une part de la responsabilité de ce pouvoir car c’est grâce à vous qu’il a pu être en situation de gouverner. C’est sans doute un peu abrupt de vous le dire mais c’est la vérité. Votre ignorance ou votre naïveté d’alors nous a coûté très cher à tous ! Or il était assez facile de cerner le loustic pour peu qu’on se soit intéressé à lui, à son passé, à ses “oeuvres” !

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Chacun a le droit, bien sûr, de se tromper, de s’égarer, de se faire avoir, hélas ! Mais comme le dit un proverbe berbère que MÉLENCHON aime citer : “La seconde fois où tu te fais avoir, c’est de ta faute !

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Donc, sauf si, vous avez été plongé, depuis cinq ans, dans un état d’hibernation bien plus long que celui prévu par la nature pour certains mammifères, vous avez pu constater, depuis ce jour glorieux de 2012 où le candidat qui avait décrit la finance comme son “adversaire” a été élu, combien ce combattant s’est opposé à cette finance, et comment il s’y est pris pour la domestiquer !

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Et vous souhaitez pourtant, aujourd’hui, voter pour HAMON ? Vous envisagez donc de réitérer la même bévue que celle qui nous a fait avoir tant de cendres dans la bouche depuis cinq ans ?

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Tout ça pour quoi ?

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Parce que, pour certains d’entre-vous, HAMON, lui, est vraiment de gauche ? Vous y croyez vraiment ? Vous avez perdu la raison ? Ou bien croyez-vous, tel des enfants immatures ou des ados encore innocents, que ses promesses l’engagent aussi peu que ce soit ? Croyez-vous que ses nouvelles propositions les plus à gauche viennent de sa propre volonté ? Croyez-vous que son désir ardent de rester dans l’UE actuelle soit cohérent avec un projet de gauche ? Croyez-vous vraiment que sa proposition de revenu universel soit un mieux alors que c’est une réforme suggérée depuis bien longtemps par le patronat qui se réjouirait de la mise en application d’une telle mesure puisque ce serait faire payer par l’État, et donc par nous tous, ce qui devrait être payé par les entreprises en salaire ? En outre, avez-vous entendu le montant qu’il propose ? On serait très loin du “minimum syndical” d’autant plus que ce revenu universel remplacerait toutes les autres allocations… Et, cerise sur le gâteau, comme il serait universel, les plus aisés le percevraient aussi ! Chapeau bas M’sieur HAMON. Le capital et le MEDEF vont vous adorer vous aussi, même s’ils ne le diront pas publiquement pour ne pas rendre jaloux leur poulain MACRON et son rival FILLON !

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Parmi vous, il y en a d’autres pour qui voter HAMON se justifierait parce que cela nous éviterait LE PEN ou FILLON ou MACRON.

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C’est une blague ! Voilà encore une preuve que vous êtes victime du syndrome de Stockholm, vous savez ce mal qui fait que les victimes finissent par rechercher l’affection ou la reconnaissance de leurs bourreaux… Et encore, je n’ai pas dit le syndrome du larbin bien qu’à étudier certains, ce soit davantage ce mal-là qui les ronge…

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Pensez enfin par vous-mêmes. Ne vous laissez plus affoler par les faux bergers qui crient au loup pour que vous mainteniez au pouvoir les bons pasteurs. N’oubliez pas toutes leurs turpitudes, et toutes les violences qu’ils ont causées eux-mêmes, ou cautionnées en ne se levant pas contre elles et contre ceux qui les organisaient. Ne forgez plus vos opinions en écoutant les marchands du Temple. Heu, je voulais dire les MeRdias !

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Comme le dit encore MÉLENCHON : “Si vous abandonnez vos convictions dans le bureau de vote, ne vous étonnez pas ensuite de ne plus les retrouver à la sortie !” On vote pour ses convictions, pas pour le moindre mal.

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Aux naïfs de gauche qui donneraient la moindre sincérité à HAMON dans son discours de « gôche », je suggère ceci : si vous souffrez des mêmes handicaps que les poissons rouges, si vous avez une tendance à oublier ce qui a été dit – et fait – hier et avant-hier, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en étudiant, non pas seulement ses paroles, mais ses actes depuis des années. Étudiez par exemple ses votes à l’Assemblée Nationale depuis cinq ans, notamment ceux sur les textes les plus odieux, les plus régressif… Voyez qui il a soutenu dans les choix qui ont sali notre pays et dévasté nos acquis sociaux. Observez son courage politique quand il a préféré si souvent s’abstenir ou jouer les “frondeurs” de pacotille. Réalisez que lorsqu’on entre dans un gouvernement comme il l’a fait, c’est qu’on en cautionne la politique, TOUTE la politique et pas seulement celle que le Président et le Premier ministre vous laissent mener vous-même dans votre ministère… C’est un bloc. On ne trie pas et on ne peut dire ensuite : ça j’approuve et ça je rejette. S’il avait été sincère, il aurait démissionné bien avant le jour où il a quitté le gouvernement. Car bien des horreurs avaient déjà étaient accomplies par les gouvernements auxquels il a appartenu. Prenez conscience que quelques miettes de mieux qu’il a pu obtenir dans son secteur ministériel (par exemple la loi sur l’économie sociale et solidaire) ne sauraient compenser les immenses régressions menées par ses collègues du gouvernement et de l’Exécutif !

Sachez que cela aussi est une stratégie des dominants, et pas qu’en France. Pour faire passer une loi inacceptable, nos maîtres se résolvent, assez souvent, à insérer, dans le texte scélérat, quelques menus progrès. Et vous demandent ensuite de vous prononcer en bloc sur le texte en vous faisant miroiter les miettes d’améliorations et en occultant tout le reste. Et si vous rejetez le texte comme violemment régressif, ils vous reprochent de refuser les quelques améliorations qu’ils vous ont concédées.  Ou pour de nombreux textes régressifs adoptés, ils vous concéderont un texte qui l’est moins… C’est ce qu’on peut dire de la “loi HAMON” sur l’économie sociale et solidaire. Qu’a-t-il dû accepter pour pouvoir la faire passer ? Eh bien tout le reste… Tout ce qui a été fait depuis 2012… Quand vous en arrivez au bilan, vous ressentez de fortes douleurs au bas du dos !

Et puis, constatez qu’HAMON affiche le même européisme habituel de ces « élites” qui disent travailler pour notre bien, fut-ce contre notre gré, en voulant l’Europe sociale, ce mantra étant sans cesse repris depuis la première élection du parlement européen en 1979 et qui, JAMAIS, n’eut le moindre début de commencement en pratique ! En fait d’Europe sociale, ces “élites” nous ont ramené au XIXe siècle, elles ont réduit à presque néant ET notre souveraineté populaire ET notre indépendance géopolitique. Et maintenant, elles semblent clairement vouloir franchir une étape supplémentaire : une nouvelle guerre avec la Russie ! NOUS N’EN VOULONS PAS ! CECI NE SE FERA PAS EN NOTRE NOM ! Et tous ceux qui ne s’élèveront pas, on ne peut plus clairement contre ce risque-là, seront violemment rejetés par le peuple français !

HAMON n’a qu’un objectif : mystifier une fois de plus un nombre suffisant d’électeurs de « gauche », faire en sorte que ceux-ci ne votent pas cette fois pour MÉLENCHON. HAMON a exprimé en 2012 son rôle : constituer un pilier gauche pour le PS en vue d’éviter une fuite des électeurs vers MÉLENCHON. “On assure à Hollande le flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon” a-t-il dit au Figaro (voir cet article).

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Vous avez pigé ou ce n’est pas assez clair ? Et ne venez pas me dire que ça c’était avant ! Rien n’indique qu’il ait changé !
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Non ! HAMON n’est pas un « gentil » de l’aile gauche du PS. Il est un outil du système destiné à tromper et à empêcher le basculement de la France dans une forme de résistance mondiale à l’ordre capitaliste. HAMON a été choisi pour jouer le même rôle qu’OBAMA en 2008, quand le peuple américain menaçait d’entrer en révolution après les deux mandats calamiteux de BUSH le petit.
HAMON s‘est vu confier une mission qu’il a acceptée : tout faire pour que MÉLENCHON n’atteigne pas le second tour. HAMON sait très bien que lui perdra. Car il ne peut ignorer le désaveu massif que le PS, et le pouvoir actuel, inspirent dans les têtes de TOUS les Français, quels qu’ils soient, de droite, de gauche, du centre, ou de nulle part ! Le peuple français réserve un châtiment impitoyable à ceux qui se sont joués de lui ! Le PS va connaître l’épuration !
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In fine, c’est l’élection de MACRON ou de FILLON que prépare HAMON ! Peut-être se voit-il comme le principal opposant d’un Président qui serait MACRON ou FILLON pour la période 2017-2022. Ainsi, avec HAMON principal opposant au nouveau pouvoir, on aurait le candidat “naturel” pour l’élection de 2022.

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En votant HAMON au premier tour de cette élection, vous remettriez une pièce de plus dans la machine de la 5e République. Pour faire tourner le manège encore une fois… Sauf qu’avec cinq ans de MACRON ou de FILLON, où en serons-nous en 2022 ? Que restera-t-il au peuple français ? Dans quel état serons-nous plongés ? J’ai froid dans le dos à y penser. Pas vous ?

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Le moment est historique. Sachons en mesurer l’importance

Le moment que nous vivons est historique. Plus qu’aucune élection ne l’a jamais été depuis l’avènement du Conseil National de la Résistance. Si on ne saisit pas cette occasion de commencer à sortir MAINTENANT, TOUT DE SUITE, SANS ATTENDRE CINQ ANS DE PLUS, du système et de la société capitalistes, si on ne commence pas dès le 8 mai prochain (lendemain du second tour de la présidentielle) à mettre en oeuvre la libération de notre pays de l’oligarchie qui le dirige depuis trente ans, si on ne met pas en oeuvre, dès le 8 mai prochain (date symbolique s’il en est !) les mesures pour reprendre notre pleine et entière SOUVERAINETÉ – à la fois populaire et nationale -, si on ne rend pas très vite le pouvoir – TOUT le pouvoir – au peuple souverain, alors nous vivrons collectivement de biens cruels moments ; car tous, autant que nous sommes, et quelles que soient nos vies, nous subirons le pire. En tant qu’individus, en tant que peuple, en tant que nation !

FILLON ou MACRON, ce sera l’accomplissement du grand projet des oligarchies mondiales : la France sera transformée en vulgaire « région » d’une superstructure européenne qui aura encore affermi sa puissance et son autoritarisme, aux ordres et pour le seul intérêt des multinationales ; et à l’intérieur du « pays », le peuple français redeviendra ce Tiers-État qui souffrait tant des caprices des « Grands » et des “Princes”avant la Révolution, sans avoir son mot à dire sur quoi que ce soit, et ce peuple sera toujours plus contraint de se tuer au « travail » pour le plaisir de quelques-uns et pour n’avoir pas le temps ni la force de se rebeller.

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Imaginez une seconde ce que serait la force de frappe de la République française (je ne parle pas ici de la force de dissuasion nucléaire…) si son prochain Président de la République était Jean-Luc MÉLENCHON !

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Imaginez le message que le peuple français, en l’élisant lui, enverrait au monde ! Nous deviendrions un pôle de résistance à l’ordre capitaliste mondial et à son vecteur impérialiste.

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John Fitzgerald KENNEDY, dans son discours inaugural prononcé le 20 janvier 1961, a dit ces mots :   “L’énergie, la confiance, le dévouement que nous allons offrir pour rendre possible cet avenir éclaireront notre pays et tous ceux qui le servent et l’éclat de ce feu est de nature à illuminer le monde.

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Ces paroles lyriques, Jean-Luc MÉLENCHON, j’en suis certain, pourrait les faire siennes. Il les a d’ailleurs déjà dites – autrement – à de multiples reprises ces derniers mois. Et, comme lui, je ne doute pas que son élection réveillerait des millions de gens en France, des millions de gens qui seraient prêts à prendre leur part du combat à mener et des changements à mettre en oeuvre. Je dis cela sans ignorer ni négliger que cette élection éveillerait aussi des sentiments bien peu amicaux à notre encontre, et déclencherait contre lui, contre ses ministres, contre nos ambassadeurs, contre les nouveaux responsables supérieurs des administrations de l’État et contre nous tous, des réactions très violentes de la part du système et de ceux qui le servent. Car les “collabos” ne se déclareront pas vaincus sans avoir lutté pied à pied contre nous. Qui sait ce qui peut nous arriver ! La stratégie du choc est leur stratégie de lutte contre les peuples qui ont des volontés rebelles ! Tenez-vous le pour dit et préparez-vous-y !

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Cela ne doit pas nous faire mettre un genou à terre pour autant. Car je crois aussi qu’aucun pouvoir, aussi despotique soit-il, ne peut rien contre un peuple qui a décidé de prendre – ou de reprendre – son destin en mains ! “Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux” disait LA BOÉTIE qui ajoutait : “ Un tyran n’a de pouvoir de nuire qu’autant que les hommes veulent bien l’endurer”.  “La plus grande force des tyrans est l’inertie des peuples” disait pour sa part Nicolas MACHIAVEL, tandis que Dimitris PAPACHRISTOS a écrit très justement que “Celui qui attend qu’on le libère restera un esclave toute sa vie”. Louise MICHEL avait fait sienne cette maxime : “Le peuple n’obtient que ce qu’il prend” et dans le même esprit :  “Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent” avait reconnu Pierre KROPOTKINE.

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Un autre extrait, célébrissime, du discours inaugural de JFK disait : “Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que VOUS pouvez faire pour votre pays !

Ce que VOUS pouvez faire pour votre pays – et donc pour notre peuple – c’est déjà de ne pas vous tromper le 23 avril et, si MÉLENCHON parvient au second tour, le 7 mai !

Ensuite, quoi qu’il arrive, c’est de rester mobilisé et éveillé. Même si MÉLENCHON est élu Président de la République, NOUS devrons TOUS rester sur le pont car il ne fera pas tout, tout seul. Son gouvernement ne pourra tout faire de ce que nous envisageons de faire si le peuple tout entier n’exerce pas une pression très forte pour, d’une part, pousser au cul les “timides”, et, d’autre part et en même temps, jouer le rôle de “garde prétorienne” du nouveau pouvoir sur lequel les coups ne cesseront de pleuvoir, à verse !

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Il ne s’agit pas – ou il ne s’agit plus – en 2017 de simplement voter pour un Président et lui donner carte blanche. Il faut passer à une autre ère de la démocratie, et cela sans même attendre le temps où sera rédigée collectivement puis mise en oeuvre une nouvelle constitution. Dans notre façon d’appréhender le pouvoir, le principe représentatif et la délégation, nous devons devenir des adultes et donc être instruits de ce qui se fait pour bien “conseiller” et orienter celles et ceux qui décideront pour nous, en notre nom. Nous devons exiger une pratique constante de la démocratie participative en attendant que la future constitution de la 6e République nous rende TOUT “le” pouvoir, TOUS “les” pouvoirs !

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Et le peuple français, s’il se comporte ainsi chez lui, redeviendrait un exemple pour le monde. Bien plus encore : si ce nouveau pouvoir, exercé au sommet par Jean-Luc MÉLENCHON, son gouvernement, l’administration, nos ambassadeurs et leurs services, accomplissaient l’oeuvre  que nous aurions légitimée par l’élection de ce candidat-là, donc si le Président MÉLENCHON et les pouvoirs publics français entamaient, dès le 8 mai, un dialogue nouveau avec ces États européens, africains, asiatiques, sud-américains qui sont nos alliés naturels, bien plus que d’autres avec qui nous sommes actuellement liés, et si la France commençait à parler au monde au nom des peuples insoumis, des peuples opprimés et des nations dont le vocable officiel dit qu’elles n’ont pas encore “émergé”,  peut-être même que la France ne serait plus seulement un “exemple” comme je l’ai dit ci-dessus, mais un véritable “phare”, dans l’esprit kennedyen du premier extrait que j’ai cité plus haut !

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D’autres pays dans le monde ont amorcé cette résistance et cette reconquête. Et même si nous ne nous retrouvons pas entièrement en eux, il serait utile et profitable à tous que nous travaillions de concert avec eux pour vaincre ces oligarchies capitalistes qui ont repris le contrôle du monde, alors qu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les peuples étaient entrés, pour certains d’entre-eux, notamment en Europe, dans une ère de progrès, progrès qui a été interrompu dans les années 70 et qui n’a cessé d’être déconstruit, pierre après pierre, les pouvoirs politiques de nos pays se dessaisissant de leurs prérogatives au profit soit des entreprises, soit de structures politiques et juridiques illégitimes, tout ceci bien sûr en violation constante des volontés populaires si souvent exprimées.

Mélenchon n’est pas le candidat idéal ? Faudrait-il qu’il le soit pour que nous le soutenions ?

Alors, il est vrai que certains d’entre vous pensez que MÉLENCHON n’est pas le candidat idéal. Sans doute n’est-il pas parfait. Sans doute défend-il parfois des positions qui ne sont pas les vôtres. Nous sommes un peuple divers et il est donc logique que nous ne pensions pas tous la même chose sur tous les sujets. Moi-même, je ne suis pas le doigt sur la couture du pantalon vis-à-vis de MÉLENCHON quand je le trouve trop timide sur la question européenne ou sur certains thèmes économiques et sociaux.

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Pour autant, et j’insiste sur ce point, quelle alternative avons-nous ? Je n’en vois aucune. TOUS les autres candidats en situation de parvenir au second tour sont détestables, soit par leur projet, soit par leur passif.

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Alors, certains me disent que ce genre de discours, c’est finalement appeler à soutenir « le moindre mal ». Je ne suis pas d’accord ! MÉLENCHON , ce n’est pas le moindre mal ! C’est un bien ! Ce n’est peut-être pas « LE » bien, mais c’est un plus grand bien, comparé à ce que nous vivons depuis le début de la mise en oeuvre de la stratégie du choc. 

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MÉLENCHON – ce n’est pas rien, d’autant qu’il est le seul à le proposer parmi les « grands » candidats – s’engage à organiser une Constituante, c’est-à-dire à rendre au peuple son pouvoir constituant. Via des représentants élus et tirés au sort (selon des conditions et modalités à définir), NOUS, LE PEUPLE FRANÇAIS, réécrirons notre constitution et ainsi nous déciderons du type de régime que nous voulons, des droits nouveaux que nous nous reconnaissons, des obligations que nous acceptons, et de celles que nous imposerons à tous nos représentants et à tous les détenteurs d’une parcelle de pouvoir dans l’État, les collectivités locales, les entreprises… 

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MÉLENCHON est le seul à s’engager à cela et c’est ce qui est le plus fondamental pour moi, au-delà de l’accord que je peux avoir avec lui sur une très large partie de son projet. Aussi longtemps qu’une révolution au sens traditionnel n’éclate pas pour que le peuple reprenne par la force le pouvoir qui lui a été enlevé par la loi, il n’y a que la loi pour défaire la loi et la refaire, à commencer par la loi fondamentale, la constitution ! Et donc les urnes ! Pour que celui qui présidera le régime, et celles et ceux qui seront envoyés dans nos institutions pour faire la loi, soient les bonnes personnes… Au-delà de la question du projet, d’autres paramètres seront à prendre en compte, avec la plus grande attention. Car si, dans les prochaines semaines, se confirme la montée en puissance et en crédibilité du candidat MÉLENCHON, ne doutez pas que se rallieront à lui les amis du dernier jour, ceux qui n’en sont pas, et qui se rapprochent seulement d’une force de nature à sauvegarder leurs propres intérêts ! Ceux-là, nous les repérerons aisément. D’ailleurs, ici ou là, il y en a déjà qui se font remarquer… Il est si facile de les reconnaître…

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Cet engagement de faire la Constituante et tout ce qui a été dit par MÉLENCHON à ce sujet, de même que certaines déclarations, plusieurs fois répétées, quant à ce qu’il envisage de faire lui-même, indiquent – sauf à l’accuser de mensonge – qu’il sera fidèle à l’esprit nouveau qu’il essaie, depuis deux ans au moins, de faire souffler sur le pays. Ce nouvel esprit non pas tant des lois que du pouvoir, est en phase avec son temps. MÉLENCHON, sur ce sujet comme sur bien d’autres, a saisi ce qui fait notre temps et essaie d’y adapter la manière de gouverner et de traiter avec le peuple. Qui d’autre que lui, aujourd’hui, parmi les “grands” candidats susceptibles de parvenir au second tour dans notre inique système électoral de monarchie présidentielle, a choisi d’adopter la même ligne de conduite ? Cherchez bien, vous ne trouverez personne !

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Le système politique que propose MÉLENCHON et la France insoumise dans le projet L’AVENIR EN COMMUN, c’est notamment que chaque citoyen-ne, quelles que soient ses opinions, ses préférences, ses affinités, ou à l’inverse ses aversions… pourra prendre sa part dans le débat politique de la nation ou de son territoire, et participer à la prise de décision juridique. Et sur cette base, les politiques menées seront alors de nouveau le reflet de la volonté populaire et nos lois (comme les délibérations de nos assemblées locales) deviendront vraiment l’expression de la volonté générale dans l’esprit de Jean-Jacques Rousseau.

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En conséquence, sauf si vous êtes partisans du système actuel de confiscation du pouvoir par quelques-uns, je pense que vous devriez appuyer Jean-Luc MÉLENCHON, quel que soit votre sentiment à son sujet, car il vous donnera, à vous aussi, la possibilité concrète de vous exprimer et de prendre votre part, quand bien même vos opinions politiques ne seraient pas les siennes. Vous pourrez, grâce à lui, peser sur la décision après que de larges débats aient été organisés et souvent des votes directs car, il l’a souvent répété, “Nous voterons beaucoup désormais”. Réfléchissez à cela.

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Enfin, pour conclure, je dirais que ses opinions à lui, comme les miennes, et comme celles de toute la France insoumise, opinions qui sont aussi partagées très au-delà de ce mouvement citoyen qu’est la France insoumise, c’est de rendre le peuple français libre, indépendant, souverain, à l’intérieur du pays, comme à l’égard des autres pays du monde. Or redevenir ainsi, libres, indépendants et souverains, nécessite des ruptures géopolitiques et géostratégiques majeures (telles que sortir de l’OTAN et de l’UE mais aussi de la Banque Mondiale, de l’OMC et du FMI par exemple, tout en renforçant l’ONU, contrairement aux velléités du nouveau Président et du Congrès des États-Unis dont il est fait mention dans la presse depuis quelques jours) et aussi des ruptures avec la trame économique, politique et culturelle qui guide notre pays depuis trois décennies, ce qui nous impose de restaurer le plein pouvoir économique et monétaire de nos institutions nationales et le plein pouvoir du peuple dans tous les domaines de la vie publique, sans oublier le plein pouvoir des travailleurs dans l’entreprise, afin que nous puissions mettre en oeuvre notre projet de progrès pour tous, cet “Avenir en commun” que nous proposons comme ferment national et républicain pour les 5 ans à venir.

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Mise à jour du 1er février 2017 : J’ai l’immense fierté d’être aussi publié dans Le Grand Soir. Mon billet est ici.

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Ma réaction coup de gueule à l’appel destiné à rallumer l’étincelle du Front de Gauche…

FdG cassé
Je crois que le succès du soutien citoyen et populaire à Jean-Luc Mélenchon, qui ne se dément pas, qui grossit chaque jour, lentement mais sûrement (plus de 70 000 soutiens exprimés en 20 jours, environ 3500 signatures nouvelles tous les jours) a déclenché une panique générale dans les états-majors des partis de feu le Front de Gauche, PCF en tête, mais pas que… Je suis convaincu qu’il y a bien aussi des cadres du PG et d’Ensemble à la manœuvre…
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Les partis perçoivent en effet que leur temps est fini et que la force citoyenne et populaire en construction qui soutient Jean-Luc Mélenchon n’a pas besoin d’eux. Pire ! Ils pressentent que nous les jugeons, eux les partis, comme des forces désormais hostiles et donc nuisibles aux changements radicaux auxquels nous aspirons. Il faut dire que nous ne nous en cachons pas. Nous ne dissimulons rien de nos intentions tandis qu’eux ne savent user que de duperies, de contrainte et de manipulations en tout genre.

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Y’a basta !

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Cet appel pour ressusciter un cadavre qui porte bien plus d’échecs que de réussites est une énorme manipulation et du foutage de gueule dans les grandes largeurs ! Le succès du Front de Gauche ce fut d’avoir réussi un temps (avant la présidentielle de 2012) à construire un mouvement crédible mais ce mouvement a été tué par la suite par qui on sait et avec le silence des autres…

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Le seul succès connu par les combattants du Front de Gauche, ce fut le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 et cela, ce n’est pas le Front de Gauche qui l’a obtenu mais la personne de Jean-Luc Mélenchon, pour ce qu’il était, pour ce qu’il disait, pour ce qu’il incarnait, pour les idées qu’il défendait et pour l’avenir qu’il proposait de rendre possible. Dès que le Front de Gauche fut lui-même à la manoeuvre, donc dès les élections législatives de juin 2012, on s’est vautré ! Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette contre-performance où l’on obtint deux fois moins de suffrages que lors du 1er tour, deux mois plus tôt à peine ?

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Puis, on s’est vautré une deuxième fois aux Municipales de mars 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette décrépitude ? Faut-il rappeler les choix de certains ?

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Puis on s’est vautré une troisième fois aux Européennes de mai 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler la nullité de notre projet qui donnait envie de fuir à la seule lecture de son titre ? Faut-il rappeler pourquoi nous fumes alors incapables de parler clair ?

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Puis on s’est vautré une quatrième fois aux Départementales de mars 2015 pour les mêmes raisons, à cause des mêmes coupables qui délégitimaient le Front de Gauche et contribuaient à le saborder.

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Puis on s’est vautré une cinquième fois aux Régionales, là encore pour les mêmes raisons et avec, cette fois, des coupables qu’on m’imaginait pas trouver là où ils étaient !

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Et doit-on rappeler les résultats calamiteux des élections partielles depuis trois ans ? De véritables désastres électoraux. Et puis, le Front de Gauche, c’est aussi ce qui rassemble les députés à l’Assemblée Nationale dont on sait qu’ils ont voté des textes qu’il n’aurait jamais fallu voter. Le Front de Gauche, c’est donc comme un revolver dont le canon serait dirigé vers nous….

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Passer de l’enfance à l’âge adulte, c’est accepter que certaines choses ne reviendront plus. Agir en personne sensée, c’est comprendre la réalité telle qu’elle est et ne pas s’enfermer dans un monde virtuel en se fabriquant sa propre réalité.

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S’enferrer à vouloir faire renaître de ses cendres le Front de Gauche est une preuve d’immaturité totale et ce n’est pas avec des immatures de cette espèce que l’on pourra gouverner la France lorsqu’il s’agira de s’opposer aux puissances capitalistes et impérialistes que nous connaissons… S’enferrer à vouloir agir avec cette étiquette partisane qu’est le Front de Gauche, c’est, à coup sûr, échouer in fine car avec elle on rejette d’office non seulement tous ceux qui bien qu’étant de gauche ont la nausée face à ce que le Front de Gauche est devenu par la faute de qui on sait, mais aussi et surtout tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui. Ce n’est pas avec une nouvelle mouture de ce Front de Gauche que l’on amènera à nous les dizaines de millions d’abstentionnistes dont nous avons pourtant besoin pour l’emporter, pour rassembler le peuple, pour constituer une force citoyenne et populaire irrépressible.

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Quand entendrez-vous que ceux contre qui nous nous battons ne craignent nullement la Gauche ? Le texte même de cet appel, dans sa forme, dans son vocabulaire, est celui d’apparatchiks de partis que le peuple conchie.

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Il y a pourtant déjà des naïfs et des couillons qui se font prendre, qui croient à la bonne foi des appelants, qui présupposent qu’ils ont de belles et nobles intentions, qui ne voient rien de ce que cet appel représente en réalité. Bien sûr que les volontés réelles ne sont pas dites alors faîtes fonctionner votre intelligence… Il y a bientôt un congrès du PCF et la guerre est ouverte entre les fractions de ce parti… Cet appel s’inscrit directement dan cette logique de congrès et fait suite à diverses interventions lues ici ou là…

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C’est donc encore une œuvre partisane qui ne peut qu’enfermer ceux qui s’y rallieront au moment où ce qu’il faut faire, c’est rassembler le peuple tout entier pour gagner la présidentielle, puis les Législatives à suivre, en vue de gouverner. Il ne s’agit pas de témoigner pour la Gauche mais d’offrir une alternative radicale au peuple tout entier et pour cela il faut aller chercher les millions de citoyen-ne-s qui conchient la Gauche… Sans nous renier, avec nos propres idées, mais sans nous situer dans un camp traditionnel. Car si on se présente libres de toute attache, nous pourrons, même avec nos idées, rallier une majorité car nos idées sont celles qui défendent le mieux l’intérêt général du peuple. Mais si, une nouvelle fois, nous nous enfermons à gauche et dans une partie de la Gauche, nous prendrons une sixième raclée et cette fois nous en mourrons définitivement !

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C’est ce que vous souhaitez ? Alors, allez-y ! Signez cet appel et continuez à défendre le Front de Gauche.Si vous souhaitez un autre avenir que celui de l’échec assuré, soutenez Jean-Luc Mélenchon et la force citoyenne et populaire qui est en train de se constituer autour de lui.