Archives pour la catégorie 06- Billets d’humour, ironiques et moqueurs

Billets empreints d’ironie, de moquerie et d’humour

Radio Volcan – Un message subliminal… Billet décalé et déjanté

C’est incroyable. Un type mort depuis des années vient d’entrer en contact avec moi. C’est Haroun Tazieff…

Haroun Tazieff

Il m’a dit avoir “capté, depuis son lieu de villégiature actuel, des signaux telluriques menaçants”. Il m’a dit aussi que “du fait de sa longue expérience de volcanologue averti”, il avait saisi “immédiatement” ce que ces signaux signifiaient mais que “dans une perspective scientifique”, il tenait quand même à les “analyser scientifiquement avant de diffuser quoi que ce soit à leur sujet”. L’ayant désormais fait, et ayant abouti aux conclusions qu’il avait déjà perçues initialement comme inéluctables, il a choisi de s‘adresser à moi pour me dire ce qu’il en était.

Je lui ai bien sûr posé la question : “Pourquoi moi ?”

Mais il a immédiatement rétorqué: “Ce n’est pas le sujet. J’ai quelque chose d’important, que dis-je, de capital – non, je déteste ce mot-là – alors disons plutôt de fondamental à vous avouer. Et cela importe bien plus que la personne à qui je le dis !”

Subjugué d’entendre parler ce géant que j’admirais durant mes années de prime-jeunesse, j’étais comme tétanisé, incapable de le contredire…

Ce qu’il m’a conté ou plutôt confié devrais-je dire, c’est qu’il est “absolument convaincu” qu’il est en train de se produire une remontée de magma dans le sous-sol situé à l’intérieur du périmètre de la métropole française. Il a ajouté que “d’autres remontées de magma étaient perceptibles ailleurs sur le territoire français”, en Martinique et à la Réunion notamment. Ainsi, il a relevé qu’il était “plus que probable” que la Montagne Pelée ou le Piton de la Fournaise se fassent entendre d’ici peu. Mais il a également pris soin de m’expliquer combien ces éruptions-là seraient “insignifiantes” au-regard de ce qui se prépare sous nos pieds en Europe…

Il m’a ensuite donné des précisions utiles, affirmant que la chambre magmatique située depuis des millénaires à la verticale des monts d’Auvergne était en train de se remplir à vive allure, ce qui ne s’était jamais vu “de mémoire d’homme” dit-il ; que la pression en son sein ne cessait de croître, à tel point d’ailleurs, disait-il, que l’écorce terrestre du sol français commençait à se plisser de manière de plus en plus perceptible pour lui, même si les instruments humains les plus fins étaient encore sourds et aveugles face à ce phénomène. Il reconnut que “de la place où il était”, il avait “un bon – sinon le meilleur – point de vue et de perception”… “La place de Dieu en quelque sorte !” Mais il se reprit aussitôt et se battit la coulpe en se reprochant d’avoir ainsi blasphémé. Puis il reprit sa description: “étant mort depuis des années”, reconnut-il, il était à la fois “présent dans le ciel et sous la terre”… Il avait donc “la hauteur de vue adéquate pour constater le phénomène depuis les cieux” mais était également “à proximité de la source du phénomène”…

Il m’a prévenu qu’une éruption volcanique était sur le point de se produire… Il n’a pas été en mesure d’en fixer la date précise ni d’évaluer l’ampleur du phénomène à venir. Mais il m’a assuré de son caractère “exceptionnel”. D’après lui, bien peu d’éruptions de cette ampleur se sont déjà produites sur Terre. Il a cité comme référence approchante le cas de Santorin qui, au 2ème millénaire avant J.-C. (au XVIe siècle avant notre ère pour être plus précis) a dévasté la Crète, les Cyclades et nombre d’autres territoires de la mer Égée et qui a emporté à jamais la civilisation minoenne. Je lui ai parlé du Vésuve et il m’a ri au nez en me disant que cette histoire-là était “une piqûre de mouche en comparaison de ce qui se tramait”… Bon, j’avoue en être encore tout chamboulé ! Car , alors que l’on a dégagé les vestiges de si nombreuses et merveilleuses cités antiques, je doute que dans 2000 ans (rapport au Vésuve), ou dans 3500 ans (rapport à Santorin), on retrouve trace de notre civilisation capitaliste pourtant si avancée, pourtant si brillante… Si, il restera toujours quelque atome ou molécule à qui nous avons permis de sortir au grand air alors que Dame Nature, elle, les avait consignés à l’abri pour ne pas nuire à l’espèce humaine….

Haroun m’a causé aussi de « super-volcan« , « d’éruption plinienne« , de « nuée ardente » et de « coulée pyroclastique ». Ces termes-là évoquent pour moi de vrais cataclysmes et quiconque les a vécus n’a pas survécu pour nous en causer… Pline l’Ancien lui-même y laissa la vie et c’est son fils, Pline le Jeune, qui écrivit l’histoire de la fin tragique de Pompéi sur la base de ce que son père avait laissé comme messages avant de disparaître dans les flots de la Méditerranée devenus bouillonnants suite au déversement dans les eaux de la coulée pyroclastique (ou nuée ardente) résultant de l’éruption « plinienne » (le nom vient de là !) du Vésuve…

Il a terminé en me disant que “rien ni personne du monde d’avant ne survivrait, à part ceux qui se seront déjà préparés au nouveau monde”…

Il m’a ensuite susurré à l’oreille, avec sa voix chevrotante que je n’ai jamais oubliée depuis mes jeunes années, que les Insoumis pouvaient peut-être faire partie des “rares survivants” à condition que dès aujourd’hui ils fassent “les bons choix”… Et avant que je n’aie le temps de dire quoi que ce soit après cette encourageante remarque, hop, il a disparu après m’avoir fait ce que j’ai interprété comme un amical clin d’oeil…

Je me suis dit que je devais m’être assoupi un instant alors que j’étais en train de surfer sur Facebook et de publier des messages acrimonieux contre le p’tit macron (voir note à la fin) mais en fait pas du tout. Je me suis mis une baffe, puis deux, puis trois, et il n’y avait plus aucun doute. Les ayant bien ressentis, ces coups au visage, j’avais la preuve que j’étais toujours éveillé… Et que c’était donc vrai ce qui venait de se passer… Moi qui ne crois ni à Dieu, ni au diable, ni aux esprits de quelque bord qu’ils se situent, voilà de quoi méditer un moment… Je n’ai pas fini de cogiter !

Alors, camarades et ami-e-s insoumis-es, méditez, vous aussi, ce message d’outre-tombe et de la 4ème dimension que vient de nous adresser ce grand scientifique. C’est à moi qu’il a choisi de parler. J’ignore bien pourquoi. Moi, je ne suis “Rien” si j’en crois le Président de la République actuel. Et moi, je ne suis qu’un “Abruti” si je me fie à ce qu’a dit le grand journaliste Eric Brunet qui doit savoir de quoi il parle. Et puis c’est sans oublier que, déjà, le Président Hollande m’avait averti que dans la mesure où j’étais un “Sans-Dent”, je n’avais rien à dire sur rien. Malgré ces handicaps qui, pour beaucoup de sages, seraient jugés rédhibitoires, c’est bien à moi qu’Haroun Tazieff a choisi de délivrer son oracle. Car je pense bien que c’est de cela qu’il s’agit. Pourtant je ne suis pas à Delphes. J’y serais sans doute mieux qu’à Nantes. Le temps doit y être davantage méditerranéen, l’air plus caressant, le soleil plus ardent, l’ouzo plus frais, les olives noires plus goutues, et les oliviers plus majestueux. C’est un oracle donc qui m’a été délivré. Pourtant je n’ai vu nulle prêtresse, nulle Pythie, nulle Sybille. Pas d’aigles se croisant dans le ciel. Et je ne suis même pas dans un temple. Juste sur mon canapé… Et je vous jure n’avoir avalé aucune boisson ni rien fumé !

Serais-je donc le seul à avoir entendu me parler Haroun Tazieff ? Ou bien l’auriez-vous entendu vous aussi ? Ne s’est-il vraiment adressé qu’à moi ce soir ou aurait-il en fait adressé une communication collective ?

Vous savez, une communication d’un type inédit, d’ordre télépathique, du genre de celle décrite dans le film « Rencontre du troisième type » quand tous ces gens ordinaires qui ne se connaissent pas perçoivent les mêmes choses, qu’eux seuls perçoivent d’ailleurs, ce qui les fait passer pour des dingues aux yeux des gens normaux…

Dîtes-moi tout s’il vous plaît.

Et dîtes-moi surtout si vous avez entendu ce message que je suis certain, moi-même, d’avoir entendu de la bouche de ce grand volcanologue…

Je vous remercie d’avance.

Note : oui, moi qui écris toujours au minimum la première lettre des noms propres en majuscule, voire qui choisis parfois, d’écrire l’ensemble du nom avec de telles lettres, c’est en conscience que j’ai mis ici un « m » minuscule ; la raison en est que je veux coller au profil et à la densité du personnage cité…

 

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Message en forme de lettre ouverte à M. le Président de la République et à M. le Premier Ministre à propos des ordonnances de réforme du code du travail – Le 31/08/2017

Je vous invite à lire jusqu’au bout…

Messieurs Macron et Philippe, vous êtes vraiment incorrigibles. Nous sommes si nombreux à attendre de vous que vous changiez la donne dans ce pays. Vous vous étiez engagés à le faire. Vous nous aviez promis de réformer ce pays en profondeur. Et à vous écouter, on a le désagréable sentiment que vous n’êtes pas déterminés à aller aussi loin dans la réforme. Vous allez faire semblant de réformer, sans oser les véritables réformes qui s’imposent et que le pays attend depuis si longtemps !

Non, il est manifeste, au regard des annonces du jour, que vous n’avez pas le courage d’oser. Oser réformer en profondeur ce code du travail sclérosé, qui est un frein si puissant à l’embauche et à la « confiance » des patrons, l’une et l’autre étant pourtant indissolublement liées, la première étant conditionnée par la seconde…

J’en veux pour preuve l’insuffisance de ce que vous avez annoncé aujourd’hui. J’appuie ce jugement sur l’absence, dans votre projet, d’une mesure que vous auriez pourtant pu et dû concevoir et prévoir dans votre réforme or vous ne l’avez manifestement pas fait puisque je ne l’ai pas trouvée dans votre projet. Cette mesure serait pourtant idéale pour inspirer aux « entrepreneurs » ce retour de la « confiance » alors qu’ils en manquent tant, si l’on en juge par ce qu’a encore répété ces tout derniers jours Monsieur Gattaz ! J’ai d’ailleurs le sentiment que le numéro 1 du MEDEF joue en fait le titre de la meilleure pleureuse de la décennie, titre convoité aussi par Gérard Filoche et qu’il sera difficile de vaincre tant son talent est immense dans ce numéro. Nous le savons et nous avons pu le vérifier depuis des années à l’occasion de ses différents tours de piste !

Mais je reviens au sujet. Jugez un peu sur pièces la mesure à laquelle je fais allusion !

Vous avez entendu, comme nous, que pour les patrons, pardon pour les « entrepreneurs », ne pas pouvoir licencier facilement et rapidement est un des plus sérieux handicaps pour qu’ils embauchent. Et vous avez tenté de répondre à cela avec votre projet de réforme du code du travail. Mais vous ne l’avez fait que partiellement avec les mesures annoncées ce jour. Et je suis au regret de devoir dénoncer cette timidité de votre part. Je me dois de vous appeler à faire plus, beaucoup plus !

Vous avez plafonné les indemnités de licenciement. D’accord, c’est sans doute un bon début, mais avant que nous puissions reconnaître que c’est un début prometteur, il va falloir que vous alliez bien plus loin dans la « réforme ». Vos annonces du jour sont vraiment très insuffisantes.

Allez ! Du courage, non de Jupiter ! De l’audace, non d’un pharaon !

Il y a une mesure forte à oser, tout de suite, sans attendre des discussions stériles avec les « forces du conservatisme » que sont les syndicats.

La voici cette mesure qui ferait tant plaisir à Monsieur Pierre Gattaz, nouveau châtelain de Sannes : puisque l’obligation de paiement, à un salarié, d’indemnités de licenciement par l’employeur qui le licencie, est un problème majeur pour les patrons, et qu’il n’est pas jugé opportun de supprimer purement et simplement le principe même de ces indemnités, on peut faire autrement : on peut en effet aménager ce principe et le réorienter, en innovant. Prenez un instant pour m’écouter.

Je vous propose de faire un rêve (de patron) et de le réaliser ! Osez-le ! Après tout, c’est bien vous, Monsieur le Président de la République, qui avez appelé de vos voeux la transformation de la France en une « start-up nation ». Et vous, Monsieur le Premier ministre, vous avez bu ces paroles comme on déguste un Château Pétrus, un Château d’Yquem ou un Château Mouton-Rotschild. Alors, allez-y ! Osez ! Rêvez ! Et faîtes de ce rêve une réalité ! Avec vous, tout est possible si vous ne vous fixez pas des limites !

Alors imaginez que, demain, les salaires que les patrons doivent aujourd’hui payer aux travailleurs soient désormais amputés par l’État d’une cotisation nouvelle, supplémentaire, destinée à financer un fonds national qui paierait lui-même ces indemnités à qui devrait les percevoir…

Ça y est ? Vous commencez à visualiser la situation ? Si cette mesure était adoptée, les patrons, désormais, ne paieraient jamais plus rien en matière d’indemnités de licenciement car il est nécessaire, bien sûr, de réserver cette cotisation aux salariés ; d’une part, pour ne pas imposer une contrainte supplémentaire aux patrons, ce qui, inévitablement empêcherait le retour chez eux de la « confiance », condition absolue pour qu’ils embauchent, nous l’avons bien compris ; mais d’autre part, ce sont les salariés qui bénéficient des indemnités de licenciement et il est donc légitime que ce soit eux qui cotisent, et eux seuls, pour financer un risque qui ne pèse que sur eux !

Et puis, second effet kiss cool de la mesure, pardon second intérêt majeur de cette réforme pour ce qui est de la « confiance » qu’il faut redonner aux patrons, une telle cotisation payée par les salariés serait de nature à les responsabiliser un peu plus ! Après tout, si les patrons licencient un salarié, c’est bien parce que celui-ci n’a pas su gagner sa confiance et dans un monde ouvert, eh bien il est bien légitime que le salarié assume lui-même ce risque !

Alors d’aucuns pourraient faire remarquer que si c’est une cotisation payée automatiquement par le salarié (celle-ci étant prélevée sur le salaire à lui payer par l’employeur), ça ne serait pas de nature à le « responsabiliser » puisque quoi qu’il se passe, le salarié aura déjà payé. Ce qui en irait différemment avec une « pénalité », celle-ci étant payée après coup, lorsque le fait générateur a été constaté. Sauf que vous conviendrez que décider d’une pénalité en l’espèce serait inopportun car, par définition, celle-ci serait payée au moment du fait générateur (le licenciement) donc après et non avant, si bien que les patrons ne pourraient connaître par avance le montant que ces pénalités représenteraient. Cela n’aurait donc pas d’effet sur leur « confiance » or c’est cela qu’il faut absolument rechercher et gagner durablement : le retour de leur « confiance »…

Pour ma part, je réfute ce raisonnement que « d’aucuns » pourraient mettre en avant. Il suffit de considérer le principe de la cotisation… comme un principe justement, dont les modalités concrètes seraient, elles, décidées chaque année dans la loi de finances, comme il en va par nature de tout impôt, cotisation, charge, recette, dépense… Et parmi les modalités concrètes, il y aurait son taux dont la fixation chaque année dépendrait de l’exercice précédent. On pourrait utiliser la logique du « malus » bien connu des assureurs.

Je m’explique : de la même manière que les assureurs réévaluent parfois à la hausse le montant des cotisations d’assurance à payer par les assurés en le faisant sur la base non seulement d’événements qui ne résultent pas du fait des assurés eux-mêmes, mais aussi de ce qui relève de la propre « gestion personnelle du risque » par les assurés, eh bien l’État, conseillé par les entrepreneurs, pourrait réévaluer chaque année le taux des cotisations dont on parle ici. Et si par exemple, sur une année N, la globalité des salariés français accusaient un « malus » par rapport à l’année précédente, ou par rapport à une référence unique permanente que vous définiriez, l’année N+1 verrait le taux des cotisations augmenter de telle manière qu’il y ait compensation parfaite. Et cela, croyez-moi, serait de nature à responsabiliser les salariés. Je renvoie à ce que je disais plus haut sur la confiance des patrons qui, en cas de licenciement, est, de manière évidente, rompue…

Alors il y aura toujours des gens pour faire observer que le licencié n’est pas responsable de son licenciement, que c’est bien plus une victime qui mérite à ce titre d’être dédommagée, indemnisée, par le patron jugé forcément coupable de ce licenciement. Certains iront même jusqu’à affirmer que lors d’un licenciement, le salarié licencié n’est que le bouc émissaire d’un système capitaliste inhumain reposant sur ce qu’ils aiment appeler « l’armée de réserve des travailleurs ».

Mais vous conviendrez sans mal que ce ne peut qu’être là un propos tenu par des gauchistes irresponsables ou inconscients des réalités et il n’est donc pas nécessaire d’en tenir compte, ni, a fortiori, d’y répondre…

*

Nota : Ce billet est évidemment écrit au second degré…

 

La double imposture – Par Bruno GUIGUE

Page Facebook de Bruno Guigue.

Compte Twiter de l’auteur.

C’était couru d’avance. A l’issue d’un premier tour truqué, nous voilà sommés de faire barrage au “fascisme”. La boucle est bouclée. On vole sa victoire au peuple, on lui fait les poches, et maintenant on le traite d’ordure parce qu’il refuse de voter pour un maquereau. En contrôlant la presse, les milliardaires ont préempté le cerveau des électeurs. Le citoyen est conduit par la main, comme un enfant, vers l’urne où il déposera son bulletin “Macron”. On lui dit qu’il faut le faire pour sauver la République, et il le croit. Aucun risque, l’élection du gigolo est assurée. Mais cela ne suffit pas. Il faut encore s’acharner sur ceux qui résistent au décervelage.

C’est d’autant plus urgent que le mouflet est à la peine dès qu’on entre dans le vif du sujet. L’affaire Whirlpool, de ce point de vue, est une véritable leçon de choses. Voilà une entreprise qui va fermer parce que ses actionnaires ont décidé de la délocaliser dans un pays, la Pologne, où la main d’oeuvre est plus docile. C’est la “libre circulation des capitaux”, comme disent les traités européens. Les travailleurs sont mis en concurrence les uns avec les autres, et le capital se déplace là où les perspectives de profit sont les plus alléchantes. Porte-parole officiel de l’oligarchie, Jacques Attali a utilisé une belle formule. Cette affaire, a-t-il dit, est “anecdotique”. Le pire, c’est que ce margoulin a raison. Ce drame qui frappe 700 familles, hélas, c’est l’écume des jours, c’est la rubrique des chiens écrasés du capitalisme.

Décidé à faire son numéro, l’oligarque poudré se rend alors à Amiens. Et que dit-il aux ouvriers jetés à la porte comme des malpropres ? Que cette fermeture n’a rien à voir avec la mondialisation, que l’Etat n’y peut rien, et qu’il est venu pour parler du plan social. Dès qu’on passe aux choses sérieuses, l’idole des impubères qui s’époumone en salle de concert s’aplatit comme une crêpe devant les vrais patrons. Celui qui a vendu Alstom aux Américains liquidera notre patrimoine industriel, il le mettra en pièces, méticuleusement, tout en éblouissant les gogos avec ses miroirs aux alouettes façon “start-up”. Macron, c’est un fossoyeur qui a seulement pris la précaution de se faire blanchir les dents.

Marine Le Pen ayant saisi l’occasion de cette visite pour lui tailler des croupières, le commis de l’oligarchie se trouve alors en difficulté. Vite, il faut inventer autre chose pour le faire rebondir. Heureusement, son équipe de com’ est à la manoeuvre, et elle a un coup de génie. Elle envoie le Don Juan, aussi sec, faire un “selfie” avec le clocher d’Oradour-sur-Glane, ce village français qui fut martyrisé par les nazis. Le message est d’une subtilité impressionnante. Qu’on se le dise ! Si vous ne votez pas pour le freluquet, c’est que vous êtes un copain des SS. “Non, pas ça, pas ça !” s’égosille en meeting le chouchou du Cac 40. A défaut de résister aux multinationales, Macron aura au moins inventé une parodie d’antifascisme, la gueulante au micro tenant lieu d’acte de résistance, avec sa voix éraillée de post-adolescent qui se prend pour Radio-Londres.

Macron, rempart contre le “fascisme” ? On pourrait discuter de ce vocabulaire, mais si Le Pen c’est le fascisme, alors Macron c’est Von Papen. Que l’on sache, le Casanova de la finance est le serviteur attitré d’une oligarchie qui a sorti le FN de la naphtaline, l’a nourri au grain, et l’engraisse tous les jours en dévastant la société française. Même si elle en profite, ce n’est pas l’extrême-droite qui a mis les travailleurs en concurrence, détruit les emplois industriels et plié devant le diktat des marchés financiers. C’est cette même bourgeoisie, cramponnée à ses privilèges de classe, qui prétend aujourd’hui nous guérir d’un cancer dont elle est la cause. Qu’elle assume ses turpitudes !

Lorsqu’on nous conjure de combattre Le Pen en votant Macron, c’est comme si on prescrivait un remède dont on est sûr qu’il achèvera le malade, ou comme si on nommait un pédophile directeur d’école. Une imposture n’en chasse jamais une autre, surtout si elles se renvoient la balle. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que l’antifascisme de Macron n’est que du vent. Macron a besoin de Le Pen pour se faire élire, car il est minoritaire dans le pays. Le Pen a besoin de Macron pour occuper la fonction protestataire que le PS lui a offerte et que Mélenchon a failli lui ravir. Pour lutter contre l’extrême-droite, il faut aussi lutter contre Macron et ceux qui le soutiennent. Et si l’on veut purger la France du nationalisme identitaire, il faudra d’abord tordre le cou à l’oligarchie qui est son tas de fumier.

 

Ne tremblez pas – Par Baloo Kâa

Ne tremblez pas les Français.

Le système ne tremble pas, lui, il se marre.

En un an, il a réussi à créer le phénomène Macron,  à vous le faire passer pour l’espoir et le renouveau de la politique française alors que ce mouvement est une usine de recyclage pour tous les déchets qui n’arrivaient plus à s’imposer dans leurs partis respectifs et en plus son programme politique est une copie presque conforme à celui du Fion républicain.

Soyez sereins les Français.

Il se murmure que Laurence Parisot (ex du Medef) pourrait être première ministre et qui sait, avec ce surprenant petit Macron, il est possible de voir Pierre Gattaz postuler à un grand ministère de l’Economie qui regrouperait aussi le ministère du chômage.

Et pourquoi pas Cohn-Bendit au ministère de l’Intérieur pour envoyer les Keufs bastonner les futurs manifestants en souvenir de mai 68 ?

Allez les Français, dormez tranquille, la situation est sous contrôle et la Marine française restera au port comme d’habitude.

Après le PS… In memoriam. Je ne fais qu’anticiper… Par Vincent Christophe LE ROUX

François Hollande, Bertrand Cazeneuve, Michel Sapin, Bruno Leroux, François Rebsamen, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls, Luc Cavournas, Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone, Gérard Collomb, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, leurs proches, leurs familles et leurs ami-e-s ont la joie…heu non pardon la douleur de vous faire part du décès du Parti Socialiste, survenu dans sa 47ème année le dimanche 23 avril 2014, peu après 20h00, à la suite d’une longue maladie contractée en 1983.

Le mal qui rongeait le Parti Socialiste s’était aggravé au début des années 90 à tel point que le Parti Socialiste était tombé dans le coma en mars 1993. Il en était sorti par miracle le 1er juin 1997 et avait donné le sentiment, au cours des cinq années suivantes, sinon d’avoir vaincu la maladie, du moins de l’avoir contenue.

Certains jours, pendant ces années-là, on se prenait même à croire que le malade était en train de guérir. Mais hélas, le mal le rongeait de l’intérieur, sous l’effet de la tumeur dont les métastases s’étaient propagés et avaient mortellement atteint toutes ses cellules. Seuls quelques traitements palliatifs allaient atténuer les souffrances du malade et lui offrir un répit de quelques années avant l’inéluctable et tragique échéance.

Une première alerte gravissime intervint le 21 avril 2002. Le malade tomba une seconde fois dans le coma mais ses proches ne voulurent pas l’admettre et ne parlèrent que de « synthèse » pour désigner ce mal qui détruisait, une à une, toutes les cellules du malade.

Dans les années suivant cette période d’état végétatif, chaque visiteur du malade réalisa à quel point la maladie avait gagné du terrain. Bien de ses proches ne reconnaissaient même plus le malade. Chacun s’attendait à une issue fatale rapide.

Pourtant, ce qui parut impossible se produisit au printemps 2012. Pour la seconde fois, le mal donna l’impression de céder du terrain et le malade sembla reprendre du poil de la bête jusqu’à redevenir presque aussi fort qu’à ses heures de gloire. Mais il s’obstina alors à mener une vie de débauche en s’adonnant à tous les plaisirs offerts par le système de cette « société de marché » qu’il avait jadis dénoncée mais dans laquelle il trouvait finalement bien des attraits.

Peut-être savait-il que ses jours étaient comptés et sans doute était-il donc déterminé à profiter des derniers instants, à jouir, pour une fois sans entrave, fut-ce au détriment de la population qui attendait de lui une conduite digne de ce qu’il avait incarné dans ses années de splendeur. Mais ce comportement ne pouvait que nuire au malade et ces cinq dernières années, le mal acheva son œuvre.

Les proches du défunt invitent chacun à se recueillir sur sa dépouille qui sera exposée au musée de Tulle avant d’être remise à sa famille. Il n’y aura ni cérémonie, ni fleurs, ni couronnes et l’inhumation sera strictement privée sur demande d’Emmanuel Macron, ancien ministre devenu il y a quelques jours, légataire universel et exécuteur testamentaire du défunt.

 

Breaking News de #RadioSolférino : le 15/02/2017 à 22h05

Le GIGN vient de se positionner autour du siège du #PartiSocialiste et a fermé l’accès à la rue de Solférino pour empêcher les allées et venues de curieux à proximité du siège du PS, tandis que des membres du SAMU et une cellule psychologique composée de nombreux personnels médicaux hautement qualifiés viennent d’entrer dans les bureaux du parti.

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D’après nos informations, #BenoitHamon serait monté sur le toit du bâtiment et menacerait de se jeter dans le vide. Les motivations du candidat semblent obscures. Cependant, si l’on en croit#LucCavournas, membre de l’équipe de campagne, le récent gagnant de la primaire des ministres de François Hollande aurait fait allusion à l’abstention des députés socialistes à l’Assemblée Nationale sur le vote du CETA et au vote contre des députés européens du PS au Parlement de Strasbourg sur le même sujet.

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#JeanChristopheCambadelis que nous avons croisé, semblait totalement terrorisé. Celui-ci était accompagné d’une importante personnalité du parti et du gouvernement qui nous a confié, en courant dans les escaliers menant aux étages supérieurs, qu’il venait d’être appelé en urgence absolue par le Premier résident de Solférino pour tenter de calmer et raisonner le jeune espoir du #PS et éviter à tout prix que celui-ci ne commette l’irréparable dès ce soir.

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Le Premier Volatile de la ménagerie socialiste, lui aussi hors d’haleine, alors qu’il atteignait le 3ème étage, nous a confié qu’il venait de réaliser que ce n’était pas un exercice mais que #Hamon semblait sérieux, ce qui ne correspondrait pas du tout à ce qui avait été arrêté et que le faire ce soir ne serait pas du tout le bon timing. Nous n’avons pas saisi ce que ce message pour le moins énigmatique voulait dire.

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Nous vous donnerons davantage de renseignements dès que possible.

Ils sont marrants les UPR… Enfin, un temps !

Je commence à comprendre pourquoi il se dit des militante-s et sympathisants UPR que ce sont des illuminés devant un gourou…
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Et je comprends aussi pourquoi les plus fins d’esprit, qui y ont été un temps, ont assez vite taillé la zone…
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En dépit du grand talent de conférencier du fameux « gourou » lequel est capable de parler plus de 5 heures d’affilée pour présenter son projet… Quelle abnégation ! Enfin surtout pour ceux qui l’écoutent !

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On dit que Mélenchon est très long avec ses discours-fleuves d’une heure et demi mais imaginez plus de cinq heures pour atteindre le terme des discours d’Asselineau… Essaierait-il de singer Castro ?

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Toujours est-il que les capacités cognitives d’Asselineau ne semblent pas se diffuser parmi les siens.

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Ainsi, quand on tombe sur un fil où il y a plusieurs de ses partisans, on est au spectacle ! Et l’on se sent tout dépourvu si l’on n’a pas de cacahuètes à leur jeter…

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Pourquoi une telle moquerie de ma part à leur encontre ?

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Parce que, au lieu de devenir plus intelligents après chaque conférence de leur maître, au lieu d’intégrer ce qu’il tente de leur apprendre pour ensuite construire eux-mêmes leur propre discours reflétant leur propre pensée, certes inspirée par leur maître, mais aussi par d’autres sources, ils semblent tous – ou presque – réduits à n’être que des répliques de ces volatiles exotiques que l’on appelle les perroquets…

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Ils vont partout répétant sans cesse les propos du maître mais ils le font trop souvent à contretemps, à tort et à travers, à tout propos, même quand c’est clairement hors sujet ou carrément à côté de la plaque…

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Comme disait l’autre à propos des Auvergnats…