Archives pour la catégorie 11- Des institutions, de la justice, des droits et libertés

Textes d’analyse, réflexions, propositions et critiques sur la question des institutions, de la justice, des droits et libertés

Macron le 29/08/2017: « Le Venezuela, une dictature ». Ce que cette saillie m’inspire…

Macron qualifie le régime de Maduro au Venezuela de « dictature » et dénonce la « complaisance » de « certains » envers son régime.
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Le problème avec les banquiers qui deviennent des dirigeants politiques, c’est qu’ils sont complètement cons dès qu’ils abordent un autre sujet que l’argent. Quand ils parlent d’argent, ils peuvent encore donner le change mais dès qu’ils sortent de cet étroit périmètre, les voilà perdus, les malheureux ! Les uns nagent dans l’inepte et tiennent des propos incohérents, les autres montrent aux yeux de tous leur inaptitude au rôle qu’ils ont voulu assumer.
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Et puis, bien sûr, il n’y a pas que cela. Car il faut bien reconnaître que le discours politique n’est pas fait que de paroles correspondant vraiment à ce que pense celui qui les profère. Le discours politique est avant tout, pour beaucoup de ceux qui se sont fait vocation d’en user, une oeuvre de pure mystification. C’est bien pour cela que les quelques individus parlant avec sincérité et honnêteté sont perçus et décrits comme des « étrangers » au monde politique. Le cynisme, la muflerie, le mensonge, la manipulation, le conditionnement, l’asservissement de l’esprit, sont des outils du discours et des actes politiques bien plus répandus que la vertu civique, le respect des citoyens et l’idéal humaniste.

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Le problème majeur, cependant, n’est pas tant le fait de ces hommes de pouvoir nuisibles à l’intérêt général comme aux intérêts particuliers de tous. Non, le problème majeur des sociétés humaines, c’est la facilité avec laquelle les dirigeants les mènent jusqu’au pire, l’aisance avec laquelle ils les trompent, les manipulent, les mystifient et les tiennent en respect sans que cela ne provoque de réaction de défense.

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Trois siècles après les révolutions du XVIIIe siècle, Américains et Français pour ne parler que d’eux (mais on pourrait élargir grandement le périmètre du propos) continuent à tolérer les exactions des dominants ; continuent massivement à croire les promesses et les engagements de ceux qui revendiquent la légitimité de les conduire et de les diriger ; continuent à se fier aux explications que ceux-ci donnent de tout ou presque ; continuent, docilement, à leur obéir et même à les servir, d’une manière ou d’une autre ; continuent à les faire rois, princes et chefs petits ou grands.

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Et l’histoire se répète sans cesse, génération après génération, à tel point qu’il semble que rien n’ait été appris d’hier ni d’avant-hier.

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Certains, un peu bigots, attendent le messie pour les sauver. D’autres, l’esprit un peu romanesque, comptent plutôt sur un chevalier solitaire au coeur pur et à l’âme intrépide, et tant qu’à faire avec un peu d’autoritarisme parce que vous savez, ma bonne dame, il faut bien le mater ce peuple ! D’autres encore se disent qu’une nouvelle Jeanne d’Arc (qu’ils croient avoir trouvée en qui vous savez) est la seule chance de la France. Et quel que soit le problème, ELLE saura ce qu’il faut faire pour le régler immédiatement ! Et oui, des millions le croient !

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Et assez loin de tous ces dingues-là que l’on peut classer dans la « droite » sous toutes les formes de ses chapelles et de ses sectes, il y en a d’autres, que l’on classe dans la « gauche » qui continuent à faire ce qu’ils ont toujours fait parce qu’hier – non, pardons, avant-hier – cela avait un peu fonctionné. Refusant de manière résolue de voir que, depuis au moins plusieurs décennies, ça ne marche plus, butés dans leurs certitudes, enfermés et sclérosés dans leur incapacité à penser autrement que dans le cadre étroit qui a été le leur si longtemps, ils rejouent sans cesse la même pièce. Et bien qu’il y ait de moins en moins de spectateurs, il y en a toujours assez pour leur donner le sentiment qu’ils ont encore raison… d’être ce qu’ils sont, de défendre leur pré-carré et de penser que la majorité ne les a éconduits que pour un temps limité, histoire de leur faire passer un message… Ah, les cons !

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« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent » persiflait Albert Einstein.

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Certes, les acteurs du pouvoir institué et ses puissants relais mediatiques, qui sont partout et tout le temps, abrutissent en conscience, et à dessein, les masses populaires. Le pouvoir mediatique a cette capacité effrayante de fabriquer le consentement des masses en plus de créer chez elles, dans leur esprit, tout ce qu’il faut pour les lier indissolublement au système. Et, plus bas dans l’échelle des responsabilités, les serviteurs dociles et zélés jouent leur partie parce que la plupart de ceux-là se disent qu’ils finiront bien par percer, par grimper dans la hiérarchie sociale et par en croquer un peu… Oui, eux rêvent de grosses miettes que leur jetteraient nos maîtres. Pour ces miettes-là, plus roboratives que celles à disposition du plus grand nombre, ils sont prêts à tout : la trahison ne les répugne pas. La dénonciation non plus. Beaucoup sont d’ailleurs coutumiers et de l’une et de l’autre de ces deux pratiques bien françaises… La période noire de l’Occupation est de nature à le rappeler à ceux qui auraient la mémoire courte ou par trop sélective…

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Ce spectacle est désolant et parfois, on se dit que nous n’en sortirons jamais car pour se libérer, encore faut-il le vouloir ! On ne sort de la servitude qu’en conscience et par suite de décisions, suivies d’actes en cohérence avec elles, en ayant la liberté comme seul guide.

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Nous savons que l’oppression est parfois – l’histoire humaine l’a assez souvent démontré – le résultat d’une force irrépressible exercée sur les peuples et les individus par les dominants.

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Mais c’est aussi souvent le résultat de nos propres insuffisances, de nos propres inconséquences. Oui, la servitude volontaire est un puissant frein à la liberté pleine et entière des peuples.

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La Boétie a écrit un magnifique ouvrage sur le sujet, et un autre que lui, un certain Machiavel, a synthétisé à sa façon la démonstration boétienne en une maxime culte : « La meilleure forteresse des tyrans est l’inertie des peuples ».

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Bien sûr, certains tyrans peuvent se révéler redoutablement cruels à l’égard des peuples et des gens ordinaires quand ils sont menacés par eux de choir et qu’ils se trouvent acculés à user de la force la plus bestiale pour sauver leur position. Mais ce n’est pas toujours vrai. Certains tyrans – là aussi l’Histoire nous en a donné des exemples – sont tombés presque tout seuls, comme tombent de l’arbre les fruits trop mûrs que personne n’a daigné cueillir.

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Si nous ne sommes pas tous des héros (et moi pas plus que quiconque), si nous refusons de prime abord la violence (et moi comme vous tous), si nous avons peur, pour nous, pour nos familles, pour celles et ceux qu’on aime (moi comme vous), qu’elle déclenche de grands malheurs dans nos vies, nous devons aussi avoir à l’esprit que son déclenchement n’est pas certain. Tout dépend du rapport de force entre dominants et dominés, et un rapport de force qui semble défavorable un jour peut très bien basculer un jour suivant. Rien n’est jamais acquis, ni dans un sens, ni dans un autre ! C’est parce que nous avons laissé les dominants par nature reprendre le pouvoir qui leur avait été arraché, c’est parce que nos « représentants » (ceux-là même que nous avons élus) ont rendu peu à peu à ces dominants tous les pouvoirs qui leur avaient été retirés, que nous en sommes là où nous en sommes aujourd’hui. « Le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle » avait dit Thomas Jefferson, Président des États-Unis entre 1801 et 1809. Il faudrait méditer cette maxime. Nous n’avons pas été assez vigilants et aujourd’hui, nous en payons le prix.

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Ne nous leurrons pas. La révolution n’éclatera pas demain. Des accès de colère peut-être. De nouvelles émeutes, c’est possible. Mais pas la révolution au sens où l’entendent ceux qui se font ses laudateurs. Eux attendent cette révolution comme d’autres attendaient Godot mais n’en déplaise à certains de nos amis, ce ne sont pas ces gens-là qui nous aident le plus avec leurs appels incessants à faire la révolution. Car il est très rare que des peuples entiers se lèvent ensemble, simultanément. Ce qui est en revanche bien plus envisageable, et bien plus probable, c’est une forme de réaction en chaîne, de « bastions » du système qui tombent les uns après les autres, de « ralliements » à la cause du peuple venant de ceux qui ont normalement vocation à protéger l’ordre public et les institutions du pays.

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Le « pouvoir » ne tient que parce qu’il est protégé par certains des nôtres. Quand je dis des « nôtres », je pense à ces citoyens ordinaires qui ont juré fidélité au pouvoir. Le jour où ils renieront leur serment de fidélité aux dominants pour honorer le peuple dont ils font partie, je ne donne pas cher du « pouvoir » institué.

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Tout est là, selon moi ! Il faut faire basculer dans notre camp ceux qui aujourd’hui encore permettent au système de se maintenir.

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J’ai idée que notre « camp »  n’aspire pas tant à la « révolution » – fut-elle « citoyenne » – qu’à la « libération », une libération pure et simple. Car ceux qui nous gouvernent ne sont finalement que des occupants, au moins aussi détestables que tous ceux qui occupent un pays contre son gré ! Car nos dirigeants, aujourd’hui, se comportent à notre égard, exactement comme les « oligarchies » se sont toujours comportées dans les pays d’Amérique latine, avec la bénédiction et très souvent le soutien actif de leurs homologues états-uniens, lesquels mettaient les moyens de leur « État profond » au service de la cause des dominants de ces pays constitutifs de « l’arrière-cour » des États-Unis comme ils disaient… Maudite « doctrine Monroe » qui, après l’idéologie de la « destinée manifeste » pour ce qui est du territoire nord-américain, a donné à l’impérialisme états-unien ses plus belles fondations pour s’exercer au-delà des frontières de « l’Union »

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Les yeux d’un nombre croissant de naïfs que je me retiens difficilement de désigner sous le vocable moins aimable de « gogos », sont en train de se dessiller semble-t-il. Il ne serait que temps !

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Espérons que cette prise de conscience salutaire se répandra comme une traînée de poudre en France et partout ailleurs dans les prétendues « démocraties » de ce monde, et qu’il en résultera partout de grands chambardements ! Pour le meilleur cette fois et plus jamais pour le pire ! Mais ne nous limitons pas à l’espérer, faisons-le advenir ! Car l’histoire ne s’écrira pour le meilleur que si nous tenons la plume ! Rien n’est écrit. Il n’y a pas de dieu qui décide pour nous. « L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire » rappelait Henri Bergson.

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Or, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés accepteront les lois des puissants, fut-ce en contestant parfois timidement certaines de leurs dispositions, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés serviront les dominants, fut-ce en grognant un peu, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés reconduiront au pouvoir nos bourreaux, fut-ce en couronnant de « nouvelles têtes » qui se présentent en promettant de « tout changer »… pour finalement que rien ne change selon la maxime célèbre de l’auteur italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa, aussi longtemps que les peuples et les individus de nos sociétés ne lutteront contre les acteurs de nos malheurs que par des « marches » ou des grèves ponctuelles, épisodiques et isolées, nous subirons la loi de ces gens que nous disons refuser.

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Il y a un moyen et un seul, à mon avis, de les toucher : c’est de les prendre à la gorge ! Et qu’est ce qui est de nature à les prendre à la gorge : eh bien, qu’à l’instar de la plèbe romaine des temps antiques qui s’était retirée sur cette colline de Rome qu’on appelait l’Aventin et avait, ce faisant, dit « merde » aux patriciens, nous nous organisions pour les priver de tout ce dont ils ont besoin.

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Ils ont certes des milliards mais ils sont peu nombreux comparé aux masses humaines. Et sans nous, ils ne peuvent rien.

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Siéyès avait écrit des lignes exceptionnellement pertinentes à propos du Tiers-État et de la Noblesse et ces mots résonnent encore aujourd’hui. Je vous les rappelle :
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« Qui donc oserait dire que le Tiers-État n’a pas en lui tout ce qu’il faut pour former une nation complète ? Il est l’homme fort et robuste dont un bras est enchaîné. Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la Nation ne serait pas quelque chose de moins, mais quelque chose de plus. Ainsi qu’est ce que le Tiers-État ? Tout, mais un tout entravé et opprimé. Que serait-il sans l’ordre privilégié ? Tout. Mais un tout riche et florissant. Rien ne peut aller sans lui, tout irait infiniment mieux sans les autres. »
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Je laisse à Siéyès le dernier mot de ce billet !
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Comment réviser la constitution ? De l’usage de l’article 11 pour contourner le verrouillage de l’article 89 en quelques mots – Par Vincent Christophe LE ROUX

La constitution actuelle n’autorise, pour être révisée, que la procédure de l’article 89 qui prévoit le passage préalable devant les deux chambres du Parlement.

Celles-ci doivent voter un texte de révision identique et ce à la majorité absolue de leurs membres.

Ce n’est que si ce texte est voté dans ces conditions-là que le Président choisit ensuite – mais ensuite seulement – de le faire ratifier soit par le congrès soit par référendum.

Donc le Parlement peut tout bloquer. Car même avec une majorité nettement en faveur de Mélenchon à l’Assemblée Nationale, nous affronterons le refus du Sénat qui bloquera la procédure.

C’est sans aucun doute la raison pour laquelle Mélenchon propose de passer par le référendum direct de l’article 11.

Oui c’est contraire à la constitution puisque ce référendum de l’article 11 ne peut concerner que des questions hors périmètre de la révision et désigner une assemblée constituante relève bien de la révision de la constitution actuelle. Donc, dans le pur respect du droit, on ne peut passer que par le Parlement.

Mais il est hors de question de se soumettre au Sénat ou même aux députés de l’Assemblée. Car une telle décision relève du peuple qui dispose seul du pouvoir constituant originaire comme le disent les constitutionnalistes. La constitution actuelle viole donc un principe fondamental en faisant primer le principe représentatif.

Une fois que le peuple souverain en aura décidé par référendum, peu importe que la constitution ait été violée car le peuple décide en dernier recours et rien ni personne ne peut s’opposer à cela. S’il vote favorablement au référendum, il régularisera en quelque sorte l’irrégularité.

En 1962, la problématique s’est posée lorsque De Gaulle voulut réviser la constitution pour passer à l’élection directe du Président de la République au suffrage universel alors que le texte de la constitution prévoyait que le Président était élu par un collège de grands élus. Le projet de loi de révision fut rejeté par l’Assemblée Nationale qui vota même la censure du gouvernement. C’était alors Pompidou qui était Premier ministre. C’est la seule fois de toute la 5e République qu’un gouvernement tomba par la censure.

Mais De Gaulle passa outre en se reposant sur la volonté du peuple. Et le Conseil constitutionnel qui fut saisi de cette évidente violation de la constitution par le Président de la République refusa de se prononcer considérant que le peuple s’étant exprimé, et ayant largement approuvé la révision, c’est lui qui devait avoir le dernier mot.

Manifestement, ce précédent inspire Mélenchon. Pour la bonne raison qu’il n’y a pas d’autre possibilité raisonnable de changer la constitution. Il faudra passer outre le rigorisme juridique pour contrer la volonté des tenants du système. Il faut faire ce coup de force contre la constitution actuelle en se reposant sur le principe fondamental du pouvoir souverain du peuple !

 

 

Sources :

Audition programmatique #9 – Sortie des traités européens – Coralie Delaume et Aurélien Bernier – Juin 2016

Université populaire sur la question européenne en février 2017

 

Ce que sera la 6e République – Quelques slogans

La 5e République est le pouvoir des oligarchies

à travers des marionnettes !

La 6e République sera le pouvoir du peuple ! 

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Toi, 5e République, DÉGAGE !

Toi, 6e République, BIENVENUE ! 

La 6e République sera VRAIMENT 

le gouvernement du peuple, 

PAR le peuple et POUR le peuple ! 

Notre 6e République, 

c’est TOI, c’est VOUS, 

qui déciderez ce qu’elle sera !

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Notre 6e République sera

la 1ère VÉRITABLE DÉMOCRATIE ! 

6e République : 

N’imitons pas les régimes précédents, 

INNOVONS ! 

Notre 6e République : 

Ni Dieu, ni maître ! 

Un peuple éveillé et souverain 

La 6e République,  ce sera l’État

entre les mains du peuple souverain 

La 6e République, ce sera un nouveau modèle 

pour les peuples du monde 

qui veulent être libres et souverains 

La 6e République : la garde prétorienne du peuple 

 

 

 

 

Une post-démocratie aux airs de prérévolution – Par Sophie WAHNICH* le 16/02/2016

* Sophie Wahnich est directrice de recherche en histoire et science politique au CNRS, équipe Transformations radicales des mondes contemporains de l’IIAC de l’EHESS

Lien  vers l’article en ligne

Les citoyens n’ont plus aujourd’hui de véritable pouvoir de contrôle sur leur devenir. Un peu comme le tiers état à la veille de la Révolution…

 

Nous vivons, en France et en Europe, une époque de post-démocratie. Les citoyens n’ont plus de véritable pouvoir de contrôle sur leur devenir. Leurs manifestations sont méprisées et leur vote falsifié. Depuis 2005, les peuples européens savent qu’ils ont face à eux des pouvoirs financiers plus puissants que leur misérable affirmation symbolique et morale.

Le traité de Lisbonne a ainsi enterré Kant et son «véritable enthousiasme pour le droit» comme «aspiration morale du genre humain». Ne restait manifestement, «entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant», «les eaux glacées du calcul égoïste». Plus récemment, le non grec, lui aussi résultat d’une mobilisation massive, n’a pas infléchi la violence de la «troïka» et la Grèce a été vendue à l’encan au nom de la dette. Chacun sait désormais que la loi comme principe protecteur des pouvoirs du peuple est morte en Europe, retour à l’arbitraire et au rapport de forces mis à nu. Une politique encastrée dans l’économique affirme qu’il est naturel que les 1 % les plus riches dominent les 99 %.

A ce titre notre post-démocratie pourrait ressembler à la prérévolution.

L’abbé Sieyès, dans «Qu’est ce que le tiers état» affirmait en effet : «Qui donc oserait dire que le tiers état n’a pas en lui tout ce qu’il faut pour former une nation complète ? Il est l’homme fort et robuste dont un bras est enchaîné. Si l’on ôtait l’ordre privilégié, la Nation ne serait pas quelque chose de moins, mais quelque chose de plus. Ainsi qu’est ce que le tiers état ? Tout, mais un tout entravé et opprimé. Que serait-il sans l’ordre privilégié ? Tout. Mais un tout riche et florissant. Rien ne peut aller sans lui, tout irait infiniment mieux sans les autres.»

Or l’on sait que ce tiers état représentait 98 % de la population… Sieyès écrit l’hiver 1789 où se préparent encore des cahiers de doléances et les élections des députés aux Etats généraux. Il faut les réunir pour trouver une solution à la dette. La campagne électorale se fait dans un climat de crise : disette et chômage augmenté car les marchandises britanniques ont pénétré le marché français après le traité d’Eden, qui a abaissé les droits de douane. L’industrie française est affaiblie, le cours du vin français chute du fait d’une relative surproduction. Le complot de famine ressurgit, il y a bien des gens qui veulent affamer le peuple et ce sont les puissants qui ne se sont donné que le mal de naître.

Le désir d’en finir avec une société qui ne respecte pas l’humanité et la dignité de tous ses membres au nom de privilèges vécus désormais comme iniques attise la construction du mouvement des «patriotes». Entendez de ceux qui veulent que ça change et s’organisent. Ils obtiennent le doublement du tiers état, une vraie subversion de la vieille institution. Mais rien n’est joué, car il reste à savoir si le tiers votera par tête (car on parle encore des hommes comme on parle du bétail) ou par ordre, et alors cette petite victoire n’aura été que symbolique. La subversion devra passer par un bras de fer aux Etats généraux : refuser de reconnaître les ordres et donc réclamer d’emblée que les pouvoirs soient vérifiés en «commun». Attendre, attendre et dire oui, Sieyès a raison, nous sommes, sans les nobles, le véritable pouvoir constituant. Les nobles manquent à leur devoir de présence, ne veulent pas siéger à nos côtés ? Nous ferons sans eux.

Aujourd’hui, le changement peut aussi passer par la subversion. Mais suffit-il de fabriquer des primaires pour faire bascule ? Encore faudrait-il que l’enjeu des élections soit lui-même subverti. Non pas élire un chef de l’exécutif plus ou moins autoritaire, mais un candidat destituant et instituant, qui serait le pivot d’une nouvelle grande transformation constituante en France et en Europe. Obtenir ou préparer des primaires sans changer la logique électorale de cette Ve république, c’est comme obtenir le doublement du tiers sans le vote par tête, obtenir un grand changement apparent pour que rien ne change.

Il n’empêche, le doublement du tiers a ouvert la possibilité de mener une bataille politique intense et incertaine en mai 1789, qui renversa l’Ancien Régime. Lorsque la victoire de l’Assemblée nationale constituante aurait pu être ravie par une répression monarchique et militaire, les Parisiens prirent les armes et la Bastille.

Les propositions citoyennes multiples et contradictoires qui fusent dans notre contexte d’arbitraire politique et d’état d’urgence, témoignent au moins d’une chose, certains sont encore enthousiastes, malgré tout.

Ah, si Frédéric Lordon pouvait inspirer Jean-Luc Mélenchon !

Jean-Luc Mélenchon…

Un des meilleurs moyens pour faire en sorte que le peuple approuve le plan B et les alternatives en discussion (parmi lesquelles la sortie pure et simple de l’euro ou même de l’UE), serait peut-être que toi-même, tu défendes enfin clairement cette idée devant le peuple, que tu la portes haut comme étant le résumé de toute l’argumentation convaincante que tu exposes déjà depuis longtemps.

Frédéric Lordon nous appelait collectivement samedi – à moins qu’il ne t’appelle surtout toi-même…- à faire de ce discours de rupture claire et franche « le cœur d’une anticipation raisonnée qui pourrait nous faire gagner du temps en nous faisant parcourir, par la pensée, le processus du plan A pour se rendre immédiatement à son terminus.« 

Vois-tu, ne manque en effet, dans tes discours, que le signal du combat. Aussi longtemps que tu n’oseras pas, ou refuseras obstinément, de dire ces quelques mots, beaucoup continueront de croire que tu n’es qu’un adepte de la « réforme » de l’UE, qu’à l’instar de tant d’autres, tu souhaites « une autre Europe » au sens où on l’entend depuis des décennies de la part de ceux-là même qui nous ont mis là où l’on est !

Tel Frédéric Lordon, je ne crois pas un seul instant que l’on puisse démocratiser l’euro qui, ainsi qu’il l’a dit avec humour, « a autant de réalité qu’un cercle carré ». Il ne s’est pas contenté d’ironiser avec insolence ; il a expliqué, arguments puissants à l’appui, pourquoi on ne démocratisera jamais l’euro qui est né sous le berceau du coup de force.

Et en conséquence de cela, je ne crois pas que « sortir de l’euro » suffira, car si l’on sortait de l’euro et que l’on restait dans l’UE (ce qui, au passage est une incongruité quand on lit les traités qui lient bien l’un et l’autre, sauf pour quelques cas d’États qui ont bénéficié de dérogations), nous continuerions à subir tout l’ordonnancement juridique socialement nuisible, radicalement antidémocratique, et diplomatiquement dévastateur de l’UE.

Marina Albiol, députée européenne d’Izquierda Unida, a été bien inspirée de faire remarquer que « la monnaie n’est pas tout« , que nous étions déjà sous régime libéral et capitaliste avant d’avoir l’euro, et qu’il ne suffira pas de sortir de l’euro pour que tout s’arrange. Il faudra faire bien plus… Ce « bien plus », c’est sortir de l’UE, totalement et définitivement !

Parce que le juriste que je suis connait un peu les traités, sait bien que tout est solidement verrouillé, et que jamais on ne pourra modifier une virgule de cet ordonnancement juridique, fut-ce en mettant notre contribution financière à l’UE dans la balance, nous devons nous échapper, nous évader, de cette nouvelle Alcatraz.

Tu l’as exposé toi-même. Nous pouvons faire tout autre chose sans que la sortie de la France de l’UE signifie un renfermement sur nous-mêmes. Ce n’est pas au nationalisme auquel nous aspirons. C’est tout le contraire : l’internationalisme, mais le vrai, pas l’imaginaire dénoncé à juste titre par Frédéric Lordon. Nous voulons respirer de nouveau et pour cela, nous devons retrouver notre IN-DÉ-PEN-DAN-CE totale, pour pouvoir ensuite, immédiatement après notre sortie « sèche », entamer toutes les négociations nécessaires avec nos partenaires, dans un cadre bilatéral ou multilatéral. La France a vécu sans l’UE hier et elle revivra sans elle demain, sans drame. Le « nouvel indépendantisme français » que tu as brillamment présenté par ailleurs est cela. Alors pourquoi ne réserves-tu ces propos qu’à des cercles restreints de spécialistes ?

Tu as aussi rappelé dimanche que les grands projets européens datent d’avant l’euro et qu’ils n’ont pas été conçus dans le cadre des « communautés européennes » mais dans celui de programmes de « coopération intergouvernementale », c’est-à-dire en dehors des structures communautaires, directement entre États.

Frédéric Lordon a eu l’occasion de le rappeler, lui aussi, en parlant de tous les liens à tisser, ou à développer pour ceux qui existent déjà.

Marina Albiol, encore elle, disait, à juste titre, qu’il fallait « sortir du capitalisme« . Ce n’est pas qu’un mantra. Ça dit beaucoup de choses. Certes, des masses de gens ne sont pas encore convaincues de cela, même si elles ont de plus en plus conscience que les malheurs qu’elles vivent résultent du capitalisme. Elles ne sont pas encore convaincues de la sortie du capitalisme sans doute parce qu’elles ne discernent pas les traits de l’autre société qu’on veut lui substituer.  Or nous avons beaucoup à dire et à proposer sur ce point. Nous le faisons depuis des années mais nous devons employer d’autres moyens pédagogiques que notre habituel discours qui n’a pas l’effet escompté. Sur ce sujet précis, Podemos montre la voie et Pablo Iglesias a eu l’occasion de nous expliquer, dans une vidéo, pourquoi nous faisons fausse route et comment on peut trouver des solutions efficaces. Et il y a aussi Tatiana J., Johann E. et Tommy L. avec le Fil d’Actu qui ouvrent la voie. Ce que ces militant-e-s viennent de commencer à mettre en oeuvre avec ce mini JT alternatif est purement génial.

Oui, comme l’ont exposé certains lors du sommet du Plan B, c’est bien tout le système juridique et institutionnel de l’UE qu’il faut déconstruire puisqu’il institutionnalise, dès le premier jour, le capitalisme.

Donc, il faut commencer, pour ce qui te concerne – puisque tu as déjà en magasin toute l’argumentation idoine à l’appui, mais aussi des alliés et une masse de gens prête à te soutenir dès que tu diras « Aux armes citoyens » (je parle au sens figuré, ça va sans dire) – que « ton » plan B à toi n’est pas de tenter de changer l’UE ou de réformer ou de démocratiser l’euro ou le mécanisme institutionnel de l’UE -inaccessible utopie- mais de nous libérer d’elle.

Faisant cela, tu perdrais des « amis-e-s » et des soutiens mais tu en gagnerais sans doute d’autres, beaucoup d’autres !

J’en finirai par ce dernier élément : peu importe -voire tant mieux !- que tu perdes le soutien de tel parti (le PC par exemple) ou de telle personnalité politique (Pierre Laurent ou Cécile Duflot au hasard), peu importe même que certains du PG te voient alors « dériver » vers le « gauchisme » ou le « rouge-brun » (insultes que nous recevons si souvent) car tu te seras alors mis à l’heure du peuple et tu seras à l’unisson avec lui,  et tu ne tarderas pas à en cueillir très vite les fruits en plus de dévitaliser totalement ce FN qui nous fait tant de mal et qui légitime tant nos maîtres qui s’en servent pour nous faire tous chanter… Cerise sur le gâteau, en étant médiatiquement le vilain petit canard, en étant, a priori, rejeté de toutes parts par « les tiens », tu serais rapidement perçu comme l’Alternative, la vraie. Rappelle-toi l’expérience de Chirac de 1993 à 1995… Lâché de toutes parts, « trahi » par ses plus proches, « seul et isolé », c’est lui qui a battu le candidat du système, Balladur, avant de l’emporter face à Jospin. Je crois que tu peux rééditer cette expérience.

Tu auras sans aucun doute à rivaliser avec un « candidat unique de la Gauche » que la primaire aura désigné contre toi, et surtout contre tout risque de voir l’Alternative prendre tournure. Mais tu seras alors, aux yeux du peuple – à condition aussi que tu dises ce qu’il faut dire…- le recours.

Relis ces mots que Frédéric Lordon a dits dans son intervention de samedi :
« Et de quelle alternative parlons-nous ? De la seule en réalité capable de faire une différence radicale, une de ces différences que le corps social crève de ne plus jamais se voir proposer sur la scène des partis dits de gouvernement, désormais réduits à la grille continue de la droite générale. C’est bien pourquoi mort de faim politique, le peuple se jette avec avidité sur la moindre différence qui passe dans son champ de vision, fut-ce la pire, la plus mensongère, portée par les plus immondes démagogues car au moins c’est une différence et que, par là, il a le sentiment de respirer à nouveau.« 

Jean-Luc, travailler en étroite collaboration avec Frédéric Lordon serait une arme de conviction massive…

Ce qu’il faut que tu fasses, ce n’est pas de courir après la gauche, mais plutôt de trouver le moyen de ramener aux urnes, et si possible en ta faveur, cette moité d’électeurs qui les ont boudées aux dernières élections… Pour cela, tu ne dois pas parler à la Gauche mais à la France.

À partir du moment où tu auras clairement appelé à sortir de l’UE, je ne doute pas que les 55% de Français qui ont voté NON au TCE en 2005 s’intéresseraient de près à ce que tu dis ; et que parmi eux une grande partie finirait par te soutenir si tu persévérais dans ce positionnement-là !

Nous sommes hostiles au monarchisme de la 5e et nous sommes les plus ardents défenseurs d’un changement de régime que nous désignons sous le vocable de « 6e République » et dont nous voulons qu’il fasse « Place au peuple ».

Mais sauf à ce qu’une révolution intervienne avant et ne balaye ce régime honni, il nous faut, si l’on veut avoir quelque chance d’influer sur le cours de notre destin, gagner la présidentielle d’abord, les législatives ensuite. La première étape implique de te faire élire et pour cela, on doit se soumettre au système électoral présidentialiste. On doit donc avoir un candidat  solide, capable de rassembler le peuple et de porter un projet de rupture avec l’Ancien régime.

Je suis de ceux qui pensent que tu dois devenir officiellement candidat et le plus vite possible, en ton nom propre et non en celui du PG ou de quelconque parti, cartel, clan, union de partis, rassemblement de quelque nature que ce soit. La 5e République, tu le sais bien, c’est la rencontre d’un homme et d’un peuple. Je sais bien moi-même que cette idée-là défrise la Gauche qui est adepte du collectif. Mais le « collectif » se fera aussi, autour de toi. Les organisations politiques se positionneront comme elles le veulent. Certaines te soutiendront, d’autres te seront, de manière virulente, hostiles. Tant mieux disais-je plus haut ! Candidat « hors-système » bien que maîtrisant ce système, tu seras en bonne position pour plaire au peuple.

Pourquoi je suis républicain ? – Écrits clandestins de Marc Bloch

« On a pu croire que maîtresses de l’armée et des grandes administrations d’État, les classes dirigeantes françaises avaient prétendu confisquer à leur profit le patriotisme et qu’il ne leur restait plus rien du passé de trahison. Il a suffi de bien peu pour dissiper cette erreur. Le patriotisme des aristocrates s’est révélé une attitude destinée à obtenir du peuple la soumission à l’État, tant qu’elles en tiendraient la direction. Du jour où en 1932 elles craignirent de la perdre, du jour où en 1936 leurs craintes se confirmèrent, elles se retrouvèrent d’instinct prêtes à en appeler à l’étranger contre leur peuple. Leur manque de désir de la victoire créa dans tout le pays une atmosphère propice à la défaite et, venue enfin la débâcle, c’est avec une sorte de soulagement qu’elles se préparèrent à exercer le pouvoir sous la tutelle et au profit de l’ennemi.

Il n’est pas possible de supprimer d’un trait de plume ce passé. Qu’on le veuille ou non, la monarchie a pris aux yeux de toute la France une signification précise. Elle est comme tout régime, le régime de ses partisans, le régime de ces Français qui ne poursuivent la victoire que contre la France, qui veulent se distinguer de leurs compatriotes et exercer sur eux une véritable domination. Sachant que cette domination ne serait pas acceptée, ils ne la conçoivent établie que contre leur peuple pour le contraindre et le soumettre, et nullement à son profit. Ce n’est pas un homme, si ouvert et si sympathique soit-il, qui peut changer un tel état de choses.

La République, au contraire, apparaît aux Français comme le régime de tous, elle est la grande idée qui dans toutes les causes nationales a exalté les sentiments du peuple. C’est elle qui en 1793 a chassé l’invasion menaçante, elle qui en 1870 a galvanisé contre l’ennemi le sentiment français, c’est elle qui, de 1914 à 1918, a su maintenir pendant quatre ans, à travers les plus dures épreuves, l’unanimité française ; ses gloires sont celles de notre peuple et ses défaites sont nos douleurs. Dans la mesure où l’on avait pu arracher aux Français leur confiance dans la République, ils avaient perdu tout enthousiasme et toute ardeur, et se sentaient déjà menacés par la défaite et dans la mesure où ils se sont redressés contre le joug ennemi, c’est spontanément que le cri de « Vive la République ! » est revenu sur leurs lèvres. La République est le régime du peuple. Le peuple qui se sera libéré lui-même et par l’effort commun de tous ne pourra garder sa liberté que par la vigilance continue de tous. Les faits l’ont aujourd’hui prouvé : l’indépendance nationale à l’égard de l’étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l’effet d’un seul et même mouvement.

Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l’étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c’est-à-dire sans République. »

APPEL AU PEUPLE FRANÇAIS – Par l’Alliance pour une France Libre (AFL) le 10/09/2015

Appel initié par Régis Chamagne

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La France est un pays unique, grande par le cœur et par son rayonnement naturel quand elle est digne d’elle-même et de ce que les peuples du monde attendent et espèrent d’elle.
La France est un pays d’une beauté, d’une richesse et d’une diversité à couper le souffle : diversité des paysages, de l’habitat, des climats, des sols, des écosystèmes qui s’étendent jusque dans l’Outre-mer, et enfin diversité de sa population sous l’angle des structures familiales et de l’anthropologie. Et tout cela à partir d’un petit hexagone : 500 000 km², 1000 km du Nord au Sud, 1000 km de l’Est à l’Ouest, qui s’épanouit, grâce aux terres hors métropole, sur le deuxième plus grand territoire maritime du monde.
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L’Histoire de France est une longue et belle histoire, faite de souffrances, de trahisons parfois, mais surtout de moments glorieux. Une lutte de mille ans entre des tentations de division et des élans d’union. Sous l’angle de la nature humaine, la Révolution française fut ce moment exceptionnel où le peuple français s’est transcendé, a dépassé son immense diversité à travers des valeurs universalistes et humanistes : Liberté, Égalité, Fraternité.
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Puis, après deux guerres mondiales, dans les instants de joie qui suivirent la seconde, on a raconté au peuple français, on NOUS a raconté ce que nous avions envie d’entendre. Nous allions nous dépasser encore une fois, plus haut encore, vers plus d’humanisme, vers plus d’universalisme, à l’échelle de l’Europe cette fois, d’une Europe de la Paix, d’une Europe des droits de l’Homme.
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Seulement voilà, aujourd’hui le constat est affligeant : désindustrialisation du pays, suicides massifs d’agriculteurs, de salariés et d’entrepreneurs, perte des acquis sociaux, baisse des salaires et des retraites, appauvrissement de la population, attaques contre les libertés individuelles, etc. Le programme du Conseil National de la Résistance de 1944 intitulé « Les jours heureux », qui avait mis en place la sécurité sociale, les retraites par répartition et bien d’autres dispositions encore, est détricoté maille après maille, méthodiquement, depuis plusieurs décennies. Ce programme social, conçu pour le bien commun, la protection des plus faibles et l’intérêt du peuple français, est remplacé par un programme agressif à l’égard des humbles et soumis aux appétits sans limite des puissants de ce monde. Tout ceci est décidé ailleurs, par la Commission européenne, contre la volonté du peuple français.
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Le dépassement par le haut vers plus d’humanisme et d’universalisme ne s’est pas produit. Nous nous sommes au contraire enfermés progressivement, insidieusement, dans une prison racialiste qui nous éloigne de nos affinités électives naturelles : les pays de la francophonie, les pays d’Amérique latine, la Russie, les pays du Levant et tant d’autres qui espèrent en nous. Nous sommes entraînés dans des guerres illégales contre des peuples amis de la France. Ils attendent Montesquieu, Lacordaire et Victor Hugo. Nous leur envoyons des bombes pour tout cadeau.
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L’abandon progressif et intentionnel de notre souveraineté, synonyme de démocratie, par des générations de politiciens carriéristes et félons, soumis aux intérêts d’une oligarchie mondiale, a conduit au désastre que nous constatons aujourd’hui.
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Mais tout n’est pas perdu. TOUT N’EST PAS PERDU ! Le peuple français a montré, au cours de sa longue histoire, qu’il était capable d’un sursaut à chaque fois que la France était trahie par ses dirigeants. Aujourd’hui, si nous, filles et fils de France, savons faire preuve de courage, d’intelligence, de solidarité et d’amour, si nous sommes capables de nous unir autour de l’impératif sacré de sauver la patrie, alors, les jours heureux reviendront.
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NOUS ! Alliance pour une France Libre (AFL), invitons le peuple français, individuellement ou par le biais d’associations, à se rassembler autour d’un objectif simple : Rétablir notre indépendance nationale et notre souveraineté populaire afin de décider nous-mêmes de notre destin commun. Cela passe par trois conditions impératives :
  • Ouvrir la France sur le monde, car telle est sa vocation historique, en s’évadant de cette prison des peuples qu’est l’Union européenne ;
  • Réinscrire la France dans sa grande Histoire en sortant de l’OTAN ;
  • Rendre au peuple français son pouvoir régalien de battre monnaie, sa monnaie, le Franc.
En soutenant cet appel, vous contribuerez au renouveau de la France, au retour de la démocratie, c’est-à-dire à la restitution au peuple français de son droit à disposer lui-même de son destin.

POUR QUE VIVE LA RÉPUBLIQUE !

POUR QUE VIVE LA FRANCE !