Archives pour la catégorie 17.1- Hamon, candidat du PS à l’élection présidentielle de 2017

Le PS est En Marche. Objectif Fusion – Objectif Tune – Par Baloo Kâa le 28/04/2017

Objectif Tune

Il m’arrive très souvent de me dire que les hommes politiques se foutent vraiment de nous et pensent que, comme nous n’avons aucun pouvoir d’analyse et de discernement, ils peuvent se permettre les plus gros enfumages en toute tranquillité. C’est un peu le cas, une nouvelle fois avec Cambadélis qui a été nettement plus prompt à prendre la décision de tout mettre en œuvre pour soutenir Macron qu’à mettre en place une procédure d’exclusion de certains élus socialistes qui ne respectaient pas la charte de la Belle Alliance Populaire et même les statuts du parti. En effet, deux jours après la qualification de Macron pour le second tour de la présidentielle, le PS annonce qu’il va éditer quatre millions de tracts, plus des milliers d’affiches, payés par le PS, pour faire barrage au FN . En réalité, les tracts estampillés PS-Social Ecologie appellent à voter Macron pour se la jouer défenseur de la République en danger face au péril FN. Ca sent vraiment le réchauffé cette histoire. Le PS nous sert la même soupe depuis Mitterrand et le pire, c’est que ça marche pratiquement à tous les coups.

Ne doit-on pas considérer, dès lors, que le laxisme de Cambadélis envers les déserteurs et sa promptitude à soutenir la nouvelle sociale- démocratie libérale incarnée par Macron ne sont, en fin de compte, que la deuxième phase d’une habile manœuvre préparée de longue date par un fin stratège ?

La manœuvre n’avait-elle pas pour but premier d’empêcher le PS de se faire déborder sur sa gauche par la France Insoumise et comme but second de mettre en orbite le jeune Macron censé incarner le renouveau en politique, et tant pis si le PS devait pour cela être sacrifié ?

Si c’était le cas, et cela semble l’être, la manœuvre a réussi ; le PS est grillé. Que dis-je grillé ? Il est carbonisé.

La suite de cette stratégie consistait donc à trouver une parade pour que les sociaux-démocrates et les sociaux-libéraux qui avaient réussi à gangrener le parti puissent partir en toute sérénité une fois qu’ils auraient réussi leur mission de créer un PS bis de droite mais qui ne s’appellerait surtout pas PS puisque la vocation première des gens comme Valls et Hollande était de tuer le Parti qui les nourrit depuis toujours. Nous assistons donc clairement à la mise à feu du troisième étage de la fusée qui devrait permettre au mouvement En Marche, de devenir le grand mouvement de centre droit où les anciens socialos et les anciens chiraquiens pourront se refaire une santé tout en continuant à mener une vie paisible en espérant obtenir de nouveaux mandats.

Voilà, ces gens là, qui se prétendent de gauche pour tromper les citoyens n’ont aucune reconnaissance, aucune moralité non plus. C’est la loi du marché qui prime depuis longtemps sur l’idéologie au sein de ce parti qui n’a plus rien de socialiste. Seuls quelques milliers de militants, voire quelques milliers de sympathisants veulent encore croire que leur parti aspire à défendre le peuple, comme tout bon parti de gauche doit normalement le faire. Ils refusent obstinément de voir la réalité en face et se rangent docilement derrière la ligne du parti en n’ayant pas la lucidité pour comprendre que les dirigeants qui tiennent la baraque socialiste les amènent vers l’abime électoral et idéologique qui scellera la mort de leur parti.

A cet égard, L’image des trois singes se cachant les yeux, les oreilles et la bouche pour ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire leur correspond parfaitement. Par naïveté, par bêtise, par manque de courage ou tout simplement par militantisme aveugle et jusqu’au-boutiste, ils sont les complices passifs de tout ce qui se passe de moche au PS et se dirigent comme leur animal totem, le mouton, vers le précipice.

Sur la forme et sur le fond, demandez-vous aussi, pourquoi la CFDT, (syndicat collabo par excellence, toujours prêt à se coucher devant le Medef) est toujours si proche du PS, toujours si proche de ceux qui, au gouvernement, se sont proclamés réformistes socialistes ou socialistes progressistes. Qui se ressemble s’assemble, la formule est bien connue et ils en apportent la meilleure preuve. Leurs réformes n’ont de cesse d’aider, par tous les moyens possibles et imaginables, le grand patronat sans jamais rien exiger de lui en retour et d’ailleurs, le patronat ne donne rien en retour, bien au contraire. Voyant que le chantage à l’emploi et à la compétitivité a fonctionné plus qu’il ne l’aurait espéré, le Medef en demande toujours plus.

Son discours est simple et totalement décomplexé, il exige de l’état que ce dernier libéralise à outrance le marché du travail à base de Loi Macron, de loi El Khomri et de toutes les autres qui sont déjà dans les tiroirs, pour leur permettre de prospérer tranquillement avec comme effet directement lié, de faire porter aux contribuables, toutes ces aides que les patrons perçoivent et aux salariés, tous les efforts et les sacrifices à consentir. En gros, c’est tout bénef pour le grand patronat mais pas pour les petits patrons et encore moins pour les salariés.

Pour être le plus synthétique possible, voilà comment on peut présenter ce que sont réellement les réformistes, progressistes socialistes. Ils prétendaient apporter le progrès et le mieux vivre à la population avec leurs réformes mais après cinq années de gestion de la France, ils affichent un bilan tellement désastreux que Hollande, leur chef emblématique, n’a même pas eu le courage de venir le défendre, de peur de se retrouver laminé par le peuple. C’est donc Hamon qui est venu endossé l’habit du «socialiste de gauche» pour promettre un futur désirable et un revenu universel à tous ceux qui ne comprennent pas que ces formules ne sont que des éléments de langage destinés à séduire quelques brebis égarées ou à rassurer des socialistes désemparés.

Ces gens là ont en réalité, une façon très spéciale de considérer le progrès social. Neuf millions de pauvres et de précaires dont des millions de chômeurs, des riches encore plus riches, des classes moyennes qui peuvent du jour au lendemain venir grossir le rang des classes modestes, c’est donc ça le revers de ce qu’ils osent appeler, avec d’autres dans le camp des «Républicains (je parle ici du parti de droite), le progrès social.

A ce niveau là, on devrait plutôt parler de désespoir social. Quelle réussite cette société ! L’injustice sociale rime avec progrès social pour les ultra-libéraux et pour les sociaux-démocrates mais ça ne les gêne pas vraiment puisque les électeurs continuent malgré tout à réclamer ce rapport sado masochiste qu’ils doivent apprécier au final.

Pendant des années, sournoisement, discrètement, ils ont donc avancé leurs pions en jouant de postures et de déclarations quand ils étaient dans l’opposition sous Chirac et sous Sarkozy. Ils se présentaient comme le solide rempart qui empêcherait les dérives et les excès du libéralisme et du capitalisme mondialisé, allant même jusqu’à tenir des discours enflammés où la finance était désignée comme l’ennemi invisible. Cet ennemi contre lequel il faudrait lutter sans relâche, eux, les valeureux socialos, ils étaient prêts à le combattre. Cet ennemi, c’était l’Hydre, pas le monstre à neuf têtes de la mythologie grecque, mais le monstre à neuf têtes des plus puissants milliardaires qui tiennent la France sous leur coupe au niveau médiatique, économique et financier. Rien ne peut se faire sans eux, ils sont le pouvoir réel. Ils sont le pouvoir qui décide et choisit quel candidat sera chargé de défendre au mieux leurs intérêts et de les servir sans aucun scrupule. Ils avaient déjà soutenu Hollande en 2012 car ils avaient bien compris qu’avec lui président, ils n’auraient qu’à claquer des doigts pour obtenir tout ce qu’ils demanderaient. Et quand on regarde le bilan, ils ont beaucoup demandé et ont tout obtenu. Tellement obtenu qu’ils en ont grillé leur fusible serviteur.

Il fallait donc en trouver un autre. Pouvaient-ils espérer meilleur prétendant que ce jeune loup aux dents longues qui pilotait à l’Elysée le programme économique de Hollande comme conseiller puis au ministère de l’Economie ensuite? Assurément, c’était le meilleur choix pour eux et en plus il était adoubé par tonton Rotschild. Un tonton comme ça dans sa manche, c’est toujours utile sur un CV et ça ouvre bien des portes surtout quand on vise l’Elysée.

L’ambitieux Macron a-t-il donc délibérément trahi celui qui lui a ouvert les portes du palais pour devenir Calife à la place du Calife ou bien est-ce une stratégie machiavélique organisée par un cabinet noir, des éminences grises élyséennes ou un Hollande grand amateur de coups tordus ? Nous ne le saurons sûrement jamais.

Ce que l’on a par contre pu constater avec le grand manitou de Solférino, pendant la campagne électorale, c’est que toutes les désertions des élus socialistes vers le mouvement de Macron n’ont été suivies d’aucune sanction. Pendant que les rats et les éléphants, quittaient le navire, Cambadélis jouait tranquillement avec sa marionnette, le petit Benoit, qui était bien content d’avoir enfin un rôle important au sein du Parti Socialiste. Le rôle de l’idiot utile un peu écolo et gauchiste sur les bords lui allait comme un gant. Il faut quand même lui reconnaître ce talent. Ce talent qui était apparu lors du casting réussi d’une Belle Alliance Populaire et qui lui avait en effet donné au final le premier rôle d’une farce à laquelle il allait se prêter à merveille. Il était tellement investi dans son rôle qu’il en est presque arrivé à nous faire oublier que ce n’était qu’une farce.

Cette triste farce, à laquelle la France Insoumise est aujourd’hui sommée de venir participer sous peine d’être frappée du sceau de l’infamie par les organisateurs de cette manipulation grossière.

Qui sont-ils pour exiger quoi que ce soit sur ce sujet quand ils ne sont même pas capables de réclamer une action en justice pour faire condamner Marine LePen suite à ces propos révisionnistes sur le Vel D’Hiv ? Qui sont-ils pour exiger de Jean Luc Mélenchon qu’il se positionne contre le Front National alors que depuis 2002, les médias laissent pratiquement libre antenne à ce parti qui est un jour démocratique et un autre jour, un danger pour la république ? Quelle crédibilité et quelle légitimité ont-ils tous pour exiger quoi que ce soit alors que ce sont eux qui depuis des années jouent aux apprentis sorciers avec le FN ? Ils n’en ont aucune, que ce soit dit. Que tous ces donneurs de leçons du PS et alliés du PS qui ont, par leurs stratégies ridicules, permis ce second tour entre Macron et LePen ne viennent pas essayer, en plus, de se donner le beau rôle de la responsabilité et de l’honneur en accusant les leaders et les militants de la France Insoumise, qui combattent partout et tout le temps le FN, d’être des irresponsables qui seraient les coupables tout désignés d’une éventuelle victoire du FN s’ils ne votent pas pour Macron le 7 mai. Dans sa déclaration du 23 avril au soir, Benoit Hamon endossait la responsabilité de la défaite de son parti, c’était bien la moindre des choses au vu du résultat sanction que venait de lui infliger le peuple. Par contre, il ne s’est pas attribué, même en partie, la responsabilité d’une stratégie qui impose à tout le monde ce second tour qui apparemment leur fait si peur aujourd’hui. Pourtant sa responsabilité et celle de son parti sont entières. Ils savaient tous au PS, que le combat était perdu et qu’il fallait absolument sauver le candidat qui était le plus proche de leurs idées. Ce candidat, c’était Macron et devant la «menace» Mélenchon, ils ont décidé, en conscience, de se maintenir pour faire barrage à celui que Hollande osait même dépeindre comme un dictateur. Qu’ils assument donc seuls, leurs choix, leurs erreurs ou leurs stratégies.

La survie du PS passant maintenant par une alliance ou une fusion avec le mouvement de Macron, tout le monde s’active pour que cette alliance soit une alliance de gouvernement, d’où l’importance pour eux de cette victoire contre LePen. Tous ces politiciens malfaisants et ces serviteurs médiatiques de l’oligarchie doivent donc comprendre que leurs menaces et leurs pressions ne servent à rien et n’impressionnent pas ceux qui, au sein du mouvement insoumis ne veulent pas participer à cette mascarade. En conscience, Benoit Hamon et le PS ont décidé de se maintenir et ont de fait éliminé la France Insoumise. En conscience, les insoumis voteront comme bon leur semblent puisque c’est l’esprit même de cette démocratie participative pratiquée dans ce mouvement.

Contrairement à beaucoup de femmes et d’hommes, qui, dans d’autres partis, parlent un peu partout de démocratie participative sans jamais la mettre en pratique dans leurs actes politiques quotidiens, dans cette France Insoumise, elle est de mise et le leader porte parole de ce mouvement laisse libre choix à tous les militants de décider de leur vote.

C’est vraiment un drôle de dictateur ce Mélenchon !

Le mouvement France Insoumise et ses militants pour une très grande majorité ne se soumettront jamais à un quelconque diktat d’une pensée portée par des gens qui se vendent au plus offrant pour un mandat ou une bonne place.

Il faudra dorénavant, que tous ces dominants qui dirigent le pays, comprennent qu’ils ne pourront plus faire abstraction de cette nouvelle donne politique car leur logiciel est aujourd’hui obsolète. Des millions de français se sont regroupés dans un mouvement populaire de grande ampleur qui veut proposer un autre modèle de société. Et cette alternative crédible à l’ultra libéralisme mondialisé qui accroit chaque jour un peu plus des inégalités, ils sont bien décidés à batailler ferme pour y arriver.

La contestation nationaliste faisait déjà trembler une partie de la classe politique mais maintenant qu’un peuple insoumis se dresse et vient lui aussi contester la légitimité des sociaux-démocrates et du parti des républicains de droite à gouverner, tout le monde craint LE tsunami qui pourrait bouleverser complètement la vie des français et redessiner le paysage politique.

Alors, fusion, alliance de circonstances, désintégration du PS ? Encore quelques jours de patience, le dénouement est imminent.

 

Puisque Hamon creuse lui-même la tombe du PS, laissons-le faire ! Par Vincent Christophe LE ROUX

Le PS au cimetière

Ce dimanche, Benoît Hamon a rompu le “code de bonne conduite” conclu avec Jean-Luc Mélenchon. Il a dit des saloperies sur notre candidat. Jean-Luc Mélenchon, lui, en homme d’État, ne s’abaisse plus à lui répliquer car il porte déjà les habits du chef d’État qu’il sera bientôt et a donc raison de ne plus s’abaisser à une vulgaire dispute politicienne…

Mais nous, non seulement nous ne sommes liés par aucun accord de bonnes relations avec Hamon, mais en outre, nous ne sommes pas candidats à l’élection présidentielle. Nous pouvons donc lui répondre. Et précisément, après avoir entendu quelques-uns de ses propos du jour, je m’étais dit que j’allais reprendre le clavier pour écrire un nouveau billet au vitriol contre lui. Et puis, je me suis finalement ravisé. Ces quelques lignes suffiront bien car Hamon ne mérite pas qu’on perde notre temps à échanger avec lui. Ni même à lui répondre. À quoi bon ? Qui l’écoute encore ? Qui se fie encore à ce qu’il dit pour penser et décider en conscience de ce qu’il convient de faire dans la séquence électorale à venir ?

PS - Non à l'acharnement thérapeutique

Mes ami-e-s, mieux vaut donc oublier ce type. Ne faîtes plus attention à ce qu’il dit. Méprisez-le. Puisqu’il a choisi de se comporter en minable politicien, en candidat de troisième division, ne nous abaissons pas à son niveau… Nous, nous aspirons à grimper le sommet, pas à rester à discutailler au bas de la pente.

De toute façon, quel mal peut-il bien nous faire ? Plus personne ne l’écoute. Même pas les socialistes qui préfèrent s’en aller chez Macron…

Le PS Titanic

Le destin à court terme de Hamon est plutôt sombre…

D’ailleurs, s’il attaque ainsi Mélenchon avec des arguments qui n’en sont pas, c’est parce qu’il sent bien que sa campagne n’a jamais pris, et que sa candidature, loin d’avoir jamais pu espérer tutoyer les sommets, a commencé par stagner sur une colline bien peu élevée, puis a décroché, si bien que lui a commencé à dévisser. Il a conscience d’avoir déjà perdu, et n’ignore pas que sa candidature ne va plus cesser de s’effriter, irrémédiablement jusqu’au 23 avril, nassé qu’il est entre la bulle Macron et le raz-de-marée Mélenchon qui s’annonce…

JLM la vague du siècle

Hamon doit s’efforcer maintenant d’éviter le pire dont le spectre, pourtant, se rapproche de plus en plus… Le pire auquel il ne veut sans doute pas songer, c’est qu’il puisse exploser le record de la raclée subie par le PS à une élection : 14%, score obtenu par Michel Rocard aux Européennes de 1994, ce dernier étant alors concurrencé par un certain Bernard Tapie…

Un adversaire, ça se combat. Un traître ça s'élimine. 2017 0 député PS

Mais ce n’est pas le seul danger pour Hamon. Il se pourrait bien que Benoît Hamon aille beaucoup plus loin que Rocard, qu’il atteigne voire dépasse (dans le mauvais sens) l’autre record – absolu cette fois – à savoir le score plancher obtenu par un “socialiste” à une élection nationale : il s’agit du score calamiteux de 5,1% obtenu par Gaston Defferre pour la SFIO au 1er tour de l’élection présidentielle de 1969 (celle succédant à la démission du général De Gaulle après le référendum raté sur la régionalisation et la réforme du Sénat).

Oui, pour Hamon, ce seuil dangereux de 5% des voix est en vue ! Or, s’il le franchit, ce sera dans le sens descendant, et cela aboutira donc à ce que le candidat de ce qui restera du PS ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne… La ruine pour le PS ! L’humiliation absolue pour Hamon !

Or ce spectre-là, se fait de plus en plus menaçant… Alors comme les cochons qu’on amène à l’abattoir, forcément il couine, Hamon ! Mais il peut hurler à la mort, ça ne nous fera pas dévier de la route qu’on a décidé de suivre, à l’écoute non pas des Socialistes enfermés dans leur bulle, mais du peuple tout entier dans sa diversité.

Plus jamais PS

L’Histoire, désormais, va s’écrire sans le PS, et même contre lui ! Cela a déjà commencé. Pour preuve le nombre comparé de personnes venant aux meetings de l’un et de l’autre des deux candidats, le nombre de personnes les suivant sur les réseaux, le nombre de personnes engagées sur le terrain, et tant d’autres indices qui traduisent bien que la bascule entre le candidat du PS et celui de la France insoumise est déjà derrière nous. Le dominant va connaître à son tour la position du dominé, de celui qu’on n’écoute plus, de celui qui parle dans le vide et dont les paroles et les actes n’influent plus sur rien…

On ne pourra pas nous reprocher de les avoir pris par surprise. On les aura amplement mis en garde, et prévenus à de multiples reprises. PLUS JAMAIS PS, leur avions-nous dit pourtant depuis un certain temps. Ils ne nous croyaient pas déterminés à mettre notre menace à exécution ? Eh bien, ils vont nous voir à l’oeuvre.

Pour eux aussi, la fête est presque finie !

Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire…

JLM - La force du peuple - Affiche officielle

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« L’horrible campagne présidentielle française » vue par Diana Johnstone* le 17/02/2017

Je vous propose de lire un long billet de Diana Johnstone.

Source originale (en anglais) : Counterpunch

Source de la version française : Arrêt sur info (site suisse)

Je remercie mon ami Patrick Tillet, alias le Yéti, grâce à qui j’ai découvert ce billet dense et riche puisqu’il l’a relayé sur son blog que je suis (voir ici).

Diana Johnstone s’est fait connaître ces derniers mois pour avoir publié un libre biographique à charge contre Hillary Clinton. Ce livre était intitulé « La Reine du chaos ». C’est une intellectuelle engagée très à gauche aux États-Unis.

diana-johnstone-la-reine-du-chaos

Le Grand Soir avait publié, le 14 mars 2016, un entretien avec Diana Johnstone. Il est à lire ici.

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France : encore une horrible campagne présidentielle ; l’État profond monte à la surface

Comme si la campagne présidentielle américaine n’avait pas été assez pénible, en voici une autre : en France.

Le système en France est très différent du système américain, avec de nombreux candidats en concurrence sur deux tours, la plupart capable de s’exprimer fort bien, même parfois en abordant de vraies questions politiques. Leur temps de passage gratuit à la télévision réduit l’influence de l’argent. Le premier tour le 23 avril désignera les deux finalistes pour l’élection du 7 mai, ce qui permet un plus grand choix qu’aux États-Unis.

Et malgré la supériorité de leur système, les chefs de file de la classe politique veulent singer les mœurs de l’Empire, jusqu’à se faire l’écho du thème qui a dominé le show 2016 outre-Atlantique : les Russes diaboliques s’en prennent à notre merveilleuse démocratie.

L’imitation du système américain a commencé avec les “primaires” tenues par les deux principaux partis de gouvernement qui aspirent manifestement à devenir les équivalents des Démocrates et des Républicains dans un système à deux partis. Le parti de droite de l’ancien président Nicolas Sarkozy s’est déjà rebaptisé Les Républicains et les dirigeants du soi-disant parti socialiste n’attendent qu’une occasion de se proclamer Les Démocrates. Mais au train où vont les choses, ni l’un ni l’autre ne semblent sûrs de l’emporter cette fois-ci.

Étant donné l’impopularité du gouvernement socialiste du président sortant François Hollande, les Républicains ont longtemps été considérés comme les favoris naturels pour battre Marine Le Pen, que tous les sondages donnent en tête au premier tour. Dans une perspective aussi prometteuse, la primaire des Républicains a suscité plus du double de votants volontaires (tenus de verser une menue obole et de faire allégeance aux “valeurs” du parti afin de pouvoir voter) que celle des socialistes. Sarkozy fut éliminé, mais plus surprenant, le favori le fut aussi, le fiable maire de Bordeaux Alain Juppé, qui caracolait en tête des sondages et des éditoriaux de la presse.

Les valeurs familiales de Fillon

En une surprenante manifestation de vaste désenchantement public envers la scène politique, les électeurs Républicains ont accordé la victoire haut la main à l’ancien premier ministre François Fillon, un catholique pratiquant à la politique domestique ultra-néolibérale : réduction de l’impôt sur les revenus des sociétés, coupes drastiques dans les allocations sociales, y compris l’assurance maladie — accélérant ce que les gouvernements précédents ont fait, mais plus franchement. Ce qui est moins conventionnel, Fillon condamne fortement la politique antirusse actuelle. Il dévie aussi de la détermination du gouvernement socialiste à renverser Assad en exprimant sa sympathie pour les chrétiens harcelés en Syrie et pour leur protecteur, qui se trouve être le gouvernement d’Assad.

Fillon a l’allure respectable d’une personne à qui on peut donner le bon Dieu sans confession. Comme thème de campagne, il a mis l’accent sur sa capacité vertueuse à lutter contre la corruption.

Mal lui en a pris ! Voilà que le 25 janvier, l’hebdomadaire semi-satirique Le Canard enchaîné a tiré les premiers coups de feu d’une campagne médiatique en cours conçue pour détruire l’image de Monsieur Propre, en révélant que sa femme, la Britannique Penelope, a reçu un salaire mirobolant pour lui servir d’assistante. Comme Penelope est connue comme femme au foyer qui élève leurs enfants à la campagne, l’existence de cet emploi est sérieusement mis en doute. Fillon a aussi rétribué comme avocat son fils pour des tâches non spécifiées, et sa fille pour prétendument l’aider à écrire un livre. En un sens, ces allégations prouvent la force des valeurs familiales du candidat conservateur. Mais sa cote a chuté et il risque des poursuites pénales pour fraude.

Le scandale est réel, mais le choix du moment est suspect. Les faits datent de plusieurs années, et le moment de leur révélation est bien calculé pour assurer sa défaite. En outre, le lendemain même des révélations du Canard enchaîné, une enquête judiciaire a été ouverte. Vu tous les tripatouillages non divulgués et les crimes de sang non résolus commis par ceux qui contrôlent l’état français au fil des années, surtout durant ses guerres à l’étranger, enrichir sa famille peut sembler relativement mineur. Mais ce n’est pas ainsi que le public le voit.

Cui bono ?

On tient en général pour acquis que, bien que la candidate du Front national, Marine Le Pen, soit constamment en tête des sondages, quiconque arrivera second l’emportera au second tour parce que la classe politique et les organes de presse établis se rallieront au cri de « Sauvons la république ! ». La peur du Front national comme « menace pour la république » est devenue une sorte de racket de protection pour les partis établis, puisqu’il stigmatise comme inacceptable un vaste pan de leur opposition. Dans le passé, les deux principaux partis ont été en connivence sournoise pour renforcer le Front national afin de prendre des votes à leurs adversaires.

De sorte que faire tomber Fillon accroît les chances que le candidat d’un parti socialiste à présent complètement discrédité puisse se retrouver comme par magie en seconde position, comme le chevalier qui pourfendra le dragon Le Pen. Mais qui, au juste, est le candidat socialiste ? Ce n’est pas clair. Il y a le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon. Mais le sous-produit indépendant de l’administration Hollande, Emmanuel Macron, « ni de droite ni de gauche », obtient le soutien de la droite du parti socialiste ainsi que de la plupart de l’élite globaliste néolibérale.

Macron est le vainqueur programmé. Mais d’abord, un coup d’œil à son opposition à gauche. Avec moins de dix pour cent de popularité, François Hollande s’est rendu à contrecœur aux objurgations de ses collègues pour éviter l’humiliation d’une cuisante défaite s’il briguait un second mandat. La primaire peu fréquentée du parti socialiste devait choisir le farouchement pro-Israélien premier ministre Manuel Valls. Ou sinon, sur sa gauche, Arnaud Montebourg, une espèce de Warren Beatty de la politique française, notoire pour ses liaisons romantiques et ses plaidoyers en faveur de la ré-industrialisation de la France.

Mais de nouveau, surprise ! Le vainqueur fut un terne et peu connu tâcheron du parti, Benoît Hamon, qui chevaucha la vague de mécontentement populaire pour apparaître comme un critique et une alternative “de gauche” à un gouvernement socialiste qui a trahi toutes les promesses faites par Hollande de combattre “la finance” et, au lieu de cela, a attaqué les droits des travailleurs. Hamon a pimenté sa revendication d’homme de gauche en présentant un truc à la mode ailleurs en Europe mais une nouveauté dans le discours politique français : “le revenu de base universel”. L’idée de donner à chaque citoyen une allocation, la même pour tous, peut sembler attrayante pour les jeunes qui ont de la difficulté à trouver un emploi. Mais cette idée, appuyée par Milton Friedman et les autres apôtres du capitalisme financier débridé, est en fait un piège. Le projet tient pour acquis que le non-emploi est permanent, contrairement aux projets visant à créer des emplois ou à partager le travail. Il serait financé en remplaçant toute une panoplie d’allocations sociales, au nom de « l’élimination de la bureaucratie » et de « la liberté de consommation ». Le projet achèverait l’affaiblissement de la classe ouvrière comme force politique, en détruisant le capital social commun représenté par les services publics, et en partageant les classes dépendantes entre travailleurs payés et consommateurs oisifs.

Il y a peu de chance que le revenu universel devienne un point sérieux à l’ordre du jour de la politique française. Pour le moment, la revendication de radicalité de Hamon sert à détourner les électeurs du candidat de gauche indépendant Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre rivalisent pour le soutien des verts et des militants du parti communiste français, lequel a perdu toute capacité à définir ses propres positions.

La gauche divisée

Orateur impressionnant, Mélenchon s’est fait connaître en 2005 en tant qu’opposant de premier plan à la proposition de constitution européenne, qui fut rejetée clairement par les Français dans un référendum mais fut néanmoins adoptée sous un autre nom par l’Assemblée nationale française. Comme beaucoup de gens de gauche en France, Mélenchon est un ancien trotskiste (tendance posadiste, plus sensible aux révolutions du tiers monde que ses rivales) passé au parti socialiste qu’il a quitté en 2008 pour fonder le Parti de gauche. Il a sporadiquement courtisé le Parti communiste à la dérive pour qu’il le rejoigne dans le Front de gauche, puis s’est proclamé le candidat pour la présidence d’un nouveau mouvement indépendant appelé « La France insoumise ». Mélenchon est combatif envers la presse française docile, alors qu’il défend des positions non orthodoxes, par exemple en faisant les louanges de Chavez ou en rejetant la politique étrangère russophobe actuelle de la France. Contrairement au conventionnel Hamon, qui suit la ligne du parti socialiste, Mélenchon veut que la France quitte l’euro et l’OTAN.

Il y a deux très fortes personnalités dans cette compétition: Mélenchon à gauche et son adversaire de choix, Marine Le Pen, à droite. Dans le passé, leur rivalité dans les élections locales les a empêchés l’un et l’autre de gagner, alors même qu’elle arrivait en tête. Leurs positions en matière de politique étrangère sont difficiles à départager : critique de l’Union européenne, désir de quitter l’OTAN, bonnes relations avec la Russie.

Comme tous deux dévient de la ligne établie, ils sont tous deux dénoncés comme « populistes », un terme qui en est venu à vouloir dire quiconque fait davantage attention à ce que veulent les gens ordinaires qu’à ce que l’establishment édicte.

En matière de politique sociale, de préservation des services sociaux et des droits des travailleurs, Le Pen est bien à la gauche de Fillon. Mais le stigmate attaché au Front national comme parti d’extrême-droite demeure, bien que, avec son proche conseiller Florian Philippot, Marine Le Pen ait écarté son père, Jean-Marie, et ajusté la ligne du parti pour attirer les électeurs de la classe ouvrière. La principale relique du vieux Front national est son hostilité envers l’immigration, qui à présent se concentre sur la peur des terroristes islamiques. Les tueries terroristes de Paris et de Nice ont rendu ces positions plus populaires qu’elles ne l’étaient. Dans son effort de surmonter la réputation d’antisémite de son père, Marine Le Pen fait de son mieux pour courtiser la communauté juive, aidée par son rejet de l’islam « ostentatoire », allant jusqu’à réclamer l’interdiction de porter un foulard musulman en public.

Un second tour entre Mélenchon et Le Pen serait une rencontre entre une gauche ravivée et une droite revivifiée, un vrai changement loin de l’orthodoxie politique qui a aliéné une bonne partie de l’électorat. Cela pourrait rendre la politique excitante de nouveau. Alors que le mécontentement populaire envers “le système” grandit, il a été suggéré (par le mensuel non-conformiste Causeur d’Elizabeth Lévy) que l’antisystème Mélenchon pourrait bien avoir la meilleure chance de battre l’antisystème Le Pen en s’attirant les voix de la classe ouvrière.

Comment fabriquer un consensus

Mais l’establishment néolibéral, pro-OTAN et pro-Union européenne, s’active à empêcher que cela n’arrive. Sur toutes les couvertures de magazines comme dans tous les talkshows, les médias ont montré leur allégeance à un candidat modéré « Nouveau ! Amélioré ! » vendu au public comme un produit de consommation. À ses rassemblements, de jeunes volontaires soigneusement entraînés et placés en vue des caméras accueillent la moindre vague déclaration de l’orateur de clameurs délirantes en agitant des drapeaux et en scandant « Ma Ma! Cron ! Président ! » avant d’aller en boîte faire la fête offerte pour les récompenser. Jamais un candidat sérieux à la présidence n’a autant ressemblé à un robot, en ce sens que c’est une création artificielle conçue par des experts pour une tâche spécifique.

Emmanuel Macron était un banquier d’affaires de premier plan qui gagnait des millions au service de la banque Rothschild, quand, en 2007, à l’âge de 29 ans, ce brillant jeune économiste fut invité dans la cour des grands par Jacques Attali, un gourou immensément influent, dont le conseil depuis les années 1980 a joué un rôle central dans la conversion du parti socialiste au globalisme néolibéral procapitaliste. Attali le fit entrer dans son groupe de réflexion privé, la Commission pour la libération de la croissance française, qui avait aidé à la conception des « 300 propositions pour changer la France » présentées au président Sarkozy un an plus tard comme un projet de gouvernement. Sarkozy a échoué à les mettre en œuvre toutes, par crainte de révoltes syndicales, mais les socialistes soi-disant de gauche ont pu se permettre des mesures antisyndicales drastiques grâce à leur discours plus lénifiant.

Lequel discours fut illustré par le candidat présidentiel François Hollande en 2012 quand il suscita l’enthousiasme en déclarant dans une réunion publique : « Mon adversaire réel c’est le monde de la finance ! » La gauche applaudit et vota pour lui. Entretemps, par précaution, il avait dépêché Macron à Londres pour rassurer l’élite financière de la City qu’il ne s’agissait que d’un discours électoral.

Après son élection, Hollande fit entrer Macron dans son équipe. Ensuite, il lui fut confié un poste gouvernemental à consonance super moderne comme ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique en 2014. Avec le charme terne d’un mannequin de grand magasin, Macron a éclipsé son irascible collègue, le premier ministre Manuel Valls, dans leur rivalité silencieuse pour succéder à leur patron, le président Hollande. Macron s’est acquis l’affection des grandes entreprises en donnant à ses réformes antisyndicales un air jeune, propre et “progressiste”. En fait, il a quasiment suivi l’agenda d’Attali.

Le thème, c’est « la compétitivité ». Dans un monde globalisé, un pays doit attirer du capital d’investissement pour être concurrentiel, et pour cela il est nécessaire d’abaisser les coûts du travail. Une façon classique de ce faire, c’est d’encourager l’immigration. Avec la montée des politiques identitaires, la gauche est mieux placée que la droite pour justifier une immigration massive en termes moraux, comme une mesure humanitaire. C’est une raison pour laquelle le parti démocrate aux États-Unis et le parti socialiste en France sont devenus les partenaires politiques du globalisme néolibéral. Ensemble, ils ont changé les perspectives de la gauche officielle de mesures structurelles promouvant l’égalité économique en des mesures morales promouvant l’égalité des minorités et de la majorité.

Seulement l’an dernier, Macron a fondé (ou on a fondé pour lui) son mouvement politique, baptisé “En marche !” et caractérisé par des réunions publiques avec de jeunes groupies portant des T-shirts Macron. Au bout de trois mois, il a senti le besoin de diriger la nation et il a annoncé sa candidature à la présidence. De nombreuses personnalités ont déserté le bateau socialiste échoué et rejoignent Macron, dont la forte ressemblance politique à Hillary Clinton suggère que c’est lui qui peut montrer la voie afin de créer un parti démocrate français sur le modèle américain. Hillary a certes perdu, mais elle reste la favorite de l’OTANistan. Et bien évidemment, la couverture médiatique américaine confirme cette notion. Un coup d’œil au papier extatique de Robert Zaretsky dans Foreign Policy acclamant « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attendait » ne laisse aucun doute : Macron est bien le chouchou de l’élite globalisante transatlantique.

Pour le moment, Macron est second seulement de Marine Le Pen dans les sondages, qui montrent aussi qu’il la vaincra haut la main au second tour. Toutefois, son charme soigneusement manufacturé est vulnérable à une plus grande information publique sur ses liens étroits avec l’élite économique.

La faute aux Russes

Face à cette éventualité, il existe une frappe préventive, importée directement des États-Unis : c’est la faute aux Russes !

Qu’ont fait les Russes de si terrible ? En gros, ils ont fait savoir qu’ils avaient une préférence pour des amis plutôt que pour des ennemis comme chefs de gouvernement. La belle affaire ! Les médias d’information russes critiquent, ou interviewent des gens qui critiquent, les candidats hostiles à Moscou. Rien de bien extraordinaire, là encore.

À titre d’exemple de cette ingérence choquante, qui prétendument risque de saborder la république française et les valeurs occidentales, l’agence d’information russe Sputnik a interviewé un membre républicain du parlement français, Nicolas Dhuicq, qui a osé dire que Macron pourrait être « un agent du système financier américain ». Ce qui est pour le moins évident. Mais le tollé qui en est résulté a fait l’impasse sur ce détail pour accuser les médias étatiques russes de « commencer à faire circuler des rumeurs selon lesquelles Macron a eu une affaire extra maritale homosexuelle » (The EU Observer, 13 février 2017). En fait, cette « calomnie sexuelle » circulait déjà surtout dans les milieux homosexuels de Paris, pour lesquels le scandale, s’il en est un, n’est pas l’orientation sexuelle prêtée à Macron mais plutôt le fait qu’il la nie. L’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, était ouvertement homosexuel ; le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, est homosexuel ; en France, être homosexuel n’est pas un problème.

Macron est soutenu par un « lobby homo très fortuné », aurait affirmé Dhuicq. Tout le monde sait de qui il s’agit : Pierre Bergé, le riche et influent directeur commercial d’Yves Saint Laurent, la personnification du radical chic, farouche partisan de la gestation pour autrui, un sujet brûlant en France, et la vraie controverse derrière l’opposition ratée au mariage homosexuel.

L’État profond monte à la surface

L’étonnante adoption en France de la campagne antirusse américaine montre une lutte titanesque pour le contrôle de la “narration” — la version de la réalité internationale consommée par la masse des gens qui n’ont pas les moyens d’entreprendre leurs propres recherches. Le contrôle de la narration est le cœur critique de ce que Washington décrit comme sa « puissance douce ». La puissance dure peut livrer des guerres et renverser des gouvernements. La puissance douce explique aux quidams pourquoi c’était la bonne chose à faire. Les États-Unis peuvent littéralement tout se permettre aussi longtemps qu’ils peuvent raconter l’histoire à leur avantage, sans risque d’être contredits de façon crédible. En ce qui concerne les points sensibles du monde, que ce soit l’Irak, la Libye ou l’Ukraine, le contrôle de la narration est fondamentalement exercé par le partenariat entre les services de renseignement et les médias. Les services de renseignement écrivent l’histoire et les grands médias la racontent.

Ensemble, les sources anonymes de « l’État profond » et les médias de masse ont pris l’habitude de contrôler la narration racontée au public. Ils ne veulent pas abandonner ce pouvoir. Et ils ne veulent assurément pas le voir contesté par des outsiders — notamment par les médias russes qui racontent une histoire différente.

C’est une des raisons de la campagne extraordinaire en cours pour dénoncer les médias russes et autres médias alternatifs comme diffuseurs de « fausses nouvelles », afin de discréditer des sources rivales. L’existence même de la chaîne d’information internationale russe RT a suscité une hostilité immédiate : comment les Russes osent-ils se mêler de notre version de la réalité ! Hillary Clinton avait mis en garde contre RT quand elle était secrétaire d’État et son successeur John Kerry a dénoncé la chaîne comme « un mégaphone de propagande ». Ce que nous disons est vrai ; ce qu’ils disent ne peut être que de la propagande.

La dénonciation des médias russes et de la prétendue « ingérence russe dans nos élections » est une invention majeure de la campagne Clinton, qui a ensuite infecté le discours public en Europe occidentale. Cette accusation est un exemple évident de double standard, ou de projection, étant donné que l’espionnage américain de tous, y compris les alliés, et l’ingérence américaine dans les élections à l’étranger sont de notoriété publique.

La campagne dénonçant les « fausses nouvelles » émanant de Moscou bat son plein en France comme en Allemagne à l’approche des élections. C’est cette accusation qui empoisonne la campagne, pas les médias russes. L’accusation que Marine Le Pen est « la candidate de Moscou » est non seulement supposée ruiner ses chances, mais c’est aussi un ballon d’essai pour susciter une possible « révolution de couleur » si d’aventure elle gagnait l’élection du 7 mai. L’ingérence de la CIA dans les élections étrangères est loin de se limiter à des bulletins d’information controversés.

En l’absence d’une authentique menace russe en Europe, affirmer que les médias russes « empiètent sur notre démocratie » revient à désigner la Russie comme un ennemi agressif et, par-là même, à justifier l’énorme accroissement du potentiel militaire de l’OTAN dans le nord-est de l’Europe, ce qui ravive le militarisme allemand et dévie la richesse nationale vers l’industrie d’armement.

D’une certaine façon, l’élection française est une extension de l’élection américaine, dans laquelle l’État profond a perdu sa candidate préférée, mais pas le pouvoir. Les mêmes forces sont à l’œuvre ici, soutenant Macron comme un Clinton français, mais prêtes à stigmatiser tout opposant comme un instrument de Moscou.

Ce qui s’est passé ces derniers mois a confirmé l’existence d’un État profond qui est non seulement national mais transatlantique et aspire à être global. La campagne antirusse est une révélation. Elle révèle à bien des gens qu’il y a réellement un État profond, un orchestre transatlantique qui joue le même air sans chef d’orchestre apparent. Le terme « État profond » apparaît soudain même dans le discours des fidèles au système, comme une réalité qui ne peut être niée, même s’il est difficile de la définir avec précision. Au lieu de Complexe militaro-industriel, on devrait peut-être l’appeler Complexe médiatico-cum-renseignement-militaro-industriel (Military Industrial Media Intelligence Complex — MIMIC en anglais). Son pouvoir est énorme, mais reconnaître qu’il existe est le premier pas pour nous libérer de son emprise.

Benoît Hamon, voiture-balai d’un PS vermoulu – Par Bruno GUIGUE le 20/02/2017

Source : ici (dans la section « Articles » de la page Facebook de l’auteur)
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Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis gribouillé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si « La France insoumise » s’est donnée la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages pré-électoraux avec une social-démocratie moribonde. Le péril semble écarté, mais c’est le moment de rappeler quelques évidences.
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Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : M. Hamon n’est qu’un margoulin chargé de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu qui contamine tout ce qu’il touche. Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi-Travail sous les crachats combinés du « Figaro », du FN, du MEDEF et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.
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Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que M. Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale. Sa candidature est une supercherie, une arnaque. C’est la voiture-balai des rescapés d’un quinquennat de trahison.
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Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantiste, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. M. Hamon se réjouit de notre allégeance à l’OTAN, il répète comme un perroquet les poncifs néo-cons sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.
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Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, M. Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui, et pour quoi faire ? Il paraît qu’on en rit encore à Berlin. Il veut instituer le revenu universel, mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néo-libérale déguisée en lubie progressiste, dans laquelle le secrétaire général de la CGT, à juste titre, voit la « négation du travail ».
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Pour exécuter les diktats de la Banque centrale européenne et asservir le pays aux multinationales, le PS a poursuivi sous la présidence de François Hollande une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique. M. Hamon a la bouche en cœur, mais il est socialiste. Demain, s’il est élu, il fera la même chose.
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Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que les droits des travailleurs français ont été conquis de haute lutte. Sans les occupations d’usines de l’été 36, les salariés ne partiraient jamais en congés payés. Sans les combats héroïques de la Résistance et de la Libération, la Sécurité sociale et les comités d’entreprise n’auraient jamais vu le jour. Sans les grèves ouvrières de juin 68, la revalorisation salariale exigée par la croissance des Trente Glorieuses serait restée un vœu pieux.
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Le parti socialiste, lors de ces combats historiques, était aux abonnés absents. Léon Blum a pris acte du rapport de forces en mai-juin 1936, puis il a saboté le Front populaire en trahissant la République espagnole. La SFIO n’a joué qu’un rôle secondaire à la Libération, où le général de Gaulle confia les postes-clé aux communistes, qui ont créé la Sécurité sociale et promu l’effort de reconstruction économique. En 1968, le PS était inexistant, et c’est la CGT de Georges Séguy qui a négocié les accords de Grenelle. Quant aux avancées de 1981, le PS les a reniées, en même temps qu’une souveraineté dont il est avec la droite le principal fossoyeur.
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L’expérience historique sert quand même à quelque chose. Le rôle des socialistes, c’est d’organiser une alternance au pouvoir purement cosmétique, dont le principal résultat est d’empêcher une véritable alternative à la tyrannie du capital. C’est de nous distraire de l’essentiel pour garantir la pérennité d’un système dont la caste politicienne reçoit ses prébendes. C’est de substituer à la véritable question, celle de la répartition du produit social et de l’exercice de la souveraineté populaire qui en est la condition, toute une série de contre-feux et de querelles grotesques.
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De la théorie du genre à l’antisémitisme, du mariage pour tous au voile islamique, de la réforme de l’orthographe à la gestation pour autrui, de la dépénalisation du cannabis au revenu universel, le PS adore les controverses périphériques. Illusionniste par goût et par profession, il a une dilection particulière pour ces écrans de fumée qu’on jette aux yeux des citoyens médusés. M. Hamon va nous en servir, de la poudre aux yeux, vous allez voir. La voiture-balai de ce quinquennat d’imposture, elle aussi, est « en marche ».
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Message aux Socialistes – Par Vincent Christophe Le Roux le 17/02/2017

Un certain nombre d’entre vous venez, ces temps-ci, nous chanter l’intérêt de l’unité entre Mélenchon, Hamon et Jadot. Et même son caractère indispensable, sinon vital ! A vous entendre, si nous ne la faisons pas, cette unité de la « gauche », alors nous allons tous mourir…
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Non, non, non, non, non !

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Ce n’est pas NOUS qui allons mourir, mais le PS et tous les soutiens du Parti Socialiste !

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Une fois cette mort constatée par le médecin légiste, on aura fait un bout de chemin vers le renouveau car on pourra dire alors : « Le Roi est mort, Vive la 6e République ! »
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Alors qu’aussi longtemps que vivra le PS, il congèlera un réservoir de voix et empêchera qu’elles n’aillent là où elles devraient aller.
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Beaucoup, parmi vous, raisonnez en faisant de stupides et simplistes additions.
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Or, en politique, 2 + 2, ça ne fait pas toujours 4 ; et encore moins 5 ou 6. Ça peut aussi faire 3 ou 2, voire 1 ou 0. Tout dépend des conditions de calcul mais plus encore, tout dépend de ce qu’on additionne…
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Si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ont autant de force, c’est parce que justement Jean-Luc Mélenchon n’est plus lié avec le PS depuis longtemps ; et que, depuis longtemps, il a clairement coupé les ponts et proposé autre chose. Les Français le savent et donc lui en donnent crédit ; ils l’écoutent de plus en plus attentivement même ! Ils l’écoutaient déjà en 2012 mais ils étaient moins nombreux et surtout, ils croyaient encore que le PS incarnait la gauche. Et donc, au dernier moment, ils se sont dit qu’il valait mieux une victoire certaine avec un candidat moins engagé à gauche qu’une aventure incertaine avec un autre dont le caractère de gauche était sans doute plus vrai mais dont le tempérament volcanique, plus abrupt, plus rugueux, moins suave, risquait d’empêcher sa victoire finale.
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Depuis, vous avez vu sur pièces. Depuis, vous avez goûté aux cendres en raison de la politique de la terre brûlée que « vos » élus ont menée depuis cinq ans.
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Jean-Luc Mélenchon, depuis lors, n’a eu de cesse de contester ce qui était fait par les vôtres et de proposer une alternative. Il a travaillé à un projet ambitieux et a choisi cette fois une stratégie gagnante le situant en candidat libre pouvant parler au peuple tout entier et être entendu de lui !
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Vous proposez à Mélenchon de s’allier avec Hamon. Mais s’il fait cela, à la seconde où nous l’apprenons, il sera politiquement mort.
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Plus grave : s’il daignait accepter cette alliance-là, alors il se mettrait à dos presque TOUTE la France Insoumise. Et à coup sûr, il donnerait le coup fatal à ce mouvement comme à tout espoir de renaissance à bref délai car il renverrait vers l’abstention durable des milliers de citoyen-ne-s qui ont récemment décidé d’en sortir le 23 avril, grâce à lui. Pour ne pas dire plus grave encore…
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C’est du « totalitarisme » que de dire cela, m’a-t-on opposé.
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Une telle accusation est grotesque et pire, elle insulte et outrage toutes les victimes – véritables, elles – du totalitarisme qui a sévi ou qui sévit encore dans le monde.
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Cette exigence, ce n’est que de la cohérence, ce n’est que de la clarté, ce n’est que de la fidélité à des idées et à des gens qui vous ont mandaté pour être « inflexible » et « indomptable », mais aussi pour être « redoutable » à l’égard de nos adversaires et de nos ennemis, et pour, après avoir été « tonnant », finir par être « triomphant ».
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Finalement, ça lui va bien, je trouve, à Jean-Luc Mélenchon de porter ces qualificatifs qui sont les noms de nos différents SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins). Car les « missiles » que Jean-Luc Mélenchon emporte avec lui pourraient bien vitrifier demain ceux qui nous menacent toujours de cruautés et d’outrages plus odieux encore que ceux qu’ils nous ont infligés hier.
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Oui, ce n’est que de la consistance et de la conséquence intellectuelle.
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Car on ne gagnera qu’avec le peuple, jamais contre lui. Or aller avec le PS, de quelque manière que ce soit, et avec qui que ce soit de ce parti, c’est aller contre le peuple. Jamais plus, on ne gagnera avec le PS. Ce truc est devenu un virus mortel pour quiconque s’en approche !
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Jean-Luc Mélenchon, c’est devenu la force de frappe de la politique française, la force de dissuasion nucléaire au bénéfice du peuple français. Jean-Luc Mélenchon est devenu l’arme de destruction massive du capitalisme de notre temps car un Président de la République française qui serait Jean-Luc Mélenchon aurait une puissance de feu (je parle toujours au sens figuré) qu’aucun leader de gauche n’a jamais eue, nulle part, depuis des décennies !
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Alors, entendez-le, que cela vous chagrine ou vous dégoûte : le PS, c’est non ! Toujours Non ! Plus que jamais Non !
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Et, voyez-vous, chat échaudé craint l’eau froide. Or, on a été échaudés depuis 2012, beaucoup échaudés. Brûlés serait plus juste. Ébouillantés pourrais-je même dire.
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Et un autre proverbe sied bien à la situation : la seconde fois où tu te fais avoir [par les mêmes], c’est de ta faute.
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Donc, nous sommes plus que méfiants et comme Jean-Luc Mélenchon l’a dit publiquement, nous exigeons des garanties, nombreuses, symboliques, signifiantes. Et dîtes-vous bien que nous ne nous contenterons pas de quelques douces paroles… Et comprenez bien que si Jean-Luc Mélenchon lui-même joue le jeu de la discussion avec Hamon et se fait diplomate, c’est aussi parce qu’il est notre représentant, notre porte-parole et il sera donc auprès de Hamon le messager de nos volontés et de nos exigences. Il sait bien quel est le mandat que nous lui avons confié et il sait bien que les fortes têtes que nous sommes ne lui pardonneraient jamais le moindre écart.
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« Ni à vendre, ni à acheter, ni à domestiquer » disait-il dans son serment de la porte de Versailles le 19 avril 2012.
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Bon, c’était il y a cinq ans. Mais depuis, les évènements lui ont donné raison quant à son analyse et quant à son diagnostic, mais en outre ils ont prouvé qu’il n’a pas manqué à sa parole, lui ! Et c’est la raison pour laquelle nous avons confiance en lui aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout. Et que vis-à-vis de Hamon, nous ressentons… comment dire ? Une défiance certaine !
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Sachez que ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qu’il faut convaincre, mais nous. Et c’est peine perdue ! Car nous ne serons pas convaincus par autre chose que par Jean-Luc Mélenchon portant le projet L’Avenir en commun. C’est une fin de non-recevoir que je vous oppose ? Oui, en effet, c’en est une, si le « deal » consiste en une « alliance » politicienne !
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Faîtes-vous bien à l’idée car refuser le réel, c’est la défaite assurée. Il n’y aura aucune alliance de quelque nature que ce soit avec Hamon et le PS ou quiconque en est membre. Ni le 23 avril, ni le 7 mai, ni en juin quand viendront les législatives.
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Toute autre décision serait immédiatement et massivement désavouée par nous. Et surtout par le peuple français !
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Nous avons un projet ambitieux, révolutionnaire. Nous avons un candidat sérieux, qui a une densité, une culture, une détermination qu’aucun autre ne possède ; qui a travaillé avec sérieux depuis des années ; qui n’a pas varié, seulement évolué quelque peu dans le bon sens sur certains sujets ; qui a continué à tenter de bâtir une force citoyenne et est en voie de réussir ce défi malgré les coups reçus de la part de certains de ses « amis », malgré les moqueries et les avanies de ses concurrents, malgré le venin de ses adversaires, sans compter la rudesse agressive, hostile le plus souvent, des medias français, et la docte campagne quasi permanente contre lui du « cercle de la raison » et de tous leurs griots !
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Alors c’est au peuple qu’il revient de choisir maintenant. Nous irons jusqu’au bout, avec notre projet l’Avenir en commun, notre candidat Jean-Luc Mélenchon, son équipe, et nous tous qui œuvrons avec eux. Soit le peuple nous écoute et décide de faire un bout de chemin avec nous en nous mettant à la barre, le peuple – c’est fondamental – demeurant chaque jour mobilisé, restant sur la brèche, agissant sur le pont pour pousser au cul nos gouvernants de demain en même temps qu’en assurant leur protection face à la guerre – ouverte cette fois-ci – qui ne manquera pas de nous être livrée, soit il nous refuse sa confiance et remet celle-ci à d’autres. Ce sera alors SA décision et il devra en assumer TOUTES les conséquences !
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Si, VOUS,  « socialistes » vous vous braquez à cause de ce que je dis ici ou ailleurs, à cause de ce que disent mes camarades et ami-e-s, à cause de ce que dit Jean-Luc Mélenchon, à cause de ce que disent entre autres Alexis Corbière, Raquel Garrido, Djordje Kuzmanovic, Charlotte Girard et toutes celles et tous ceux qui donnent tant de leur énergie, de leur intelligence, de leur temps à la France Insoumise et à la campagne, cette cause commune qui nous rassemble depuis si longtemps, eh bien braquez-vous !
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J’en appelle à votre conscience de citoyen-ne éclairé-e qui devez décider non pas en fonction des cajoleries ou des piques que nous donnons à votre parti et à vos chefs, mais en fonction de ce que vous estimez nécessaire pour le pays, pour le peuple français, pour nous tous, eu égard au moment que nous vivons et aux années que nous avons à vivre.
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Si, VOUS, socialistes, vous vous émouvez parce que Jean-Luc Mélenchon ne fait pas ami-ami avec Hamon, et qu’à cause de cela, vous vous détournez de l’alternative qu’il propose pour lui préférer Hamon, eh bien, voyez-vous, on s’en tape !
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On ne vous brossera pas dans le sens du poil, on ne vous dira pas des gentillesses, et on ne taira pas tous nos griefs pour la seule raison de peut-être gagner vos suffrages.
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Vous devez décider en adultes, pas en garde-du-corps de gens qui vous trompent et qui nous infligent tant de souffrances.
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Et puis, combien sont-ils encore ceux qui, mettant leur parti et leurs chefs au-dessus de toute critique, ne décideraient pas de choisir la bonne voie simplement parce que les acteurs de celle-ci n’auraient pas été assez indulgents avec les héritiers voire les auteurs de la tragédie que nous vivons depuis des années ?
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Combien sont-ils ceux-là comparé aux millions d’abstentionnistes ?
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Or ce sont ces derniers que nous avons envie de convaincre : les millions d’abstentionnistes. Grâce à nous, quelques-uns sont revenus à l’action politique et à l’engagement citoyen. Grâce à nous, grâce à Jean-Luc Mélenchon, grâce à la France Insoumise. En aucun cas, pardon de vous le dire, ce n’est grâce à vous.
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Ce sont ces millions d’abstentionnistes de longue durée, que nous voulons aller chercher et ramener aux urnes en leur donnant envie de choisir Jean-Luc Mélenchon et toute la France Insoumise qui seront, lui comme elle, au seul service de l’intérêt général. Et donc aussi du vôtre !
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Et ces citoyens « perdus »-là, on ne les attirera pas à nous avec un accord politicien d’appareil avec Hamon. Parce que Hamon incarne le mandat finissant ; parce que, ne lui en déplaise, Hamon est comptable de ce qui a été fait par Hollande, Ayrault (ne l’oublions pas celui-là !), Valls, Cahuzac, Moscovici, Sapin, Touraine, Fioraso, Belkacem, Cazeneuve, El Khomri et tous les autres… Parce que Hamon est, sauf erreur de ma part, un ancien ministre du Président actuel et que, sauf erreur de ma part, il est le candidat du parti qui nous a tant trompés, mystifiés et violentés – au sens propre cette fois – depuis 5 ans.
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Alors, oui, comme l’a dit abruptement Mélenchon il y a quelques semaines, « vous feriez mieux de demander des excuses que de présenter un candidat« . Et j’ajoute que vous feriez mieux de vous faire discrets, plutôt que de jouer toujours les dominants.
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Le PS – sachez-le – va subir la pire défaite de son Histoire. Elle sera historique ! Et de cette défaite-là, jamais il ne se relèvera !
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Pour conclure…
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Si vous êtes socialiste et que vous désapprouvez sincèrement les choix faits en votre nom par Hollande-Ayrault-Valls et consorts, si vous vous sentez des « malgré-nous », si vous voulez passer le balai sur cette période sombre et désavouer ce qui a été fait en même temps que vous disculper, si vous souhaitez que la France redevienne souveraine à l’égard du monde et que son peuple redevienne souverain à l’égard de ses représentants et dirigeants provisoirement mandatés par lui, si vous voulez que l’humanisme inspire vraiment, pour de bon, la politique intérieure et internationale du prochain gouvernement de la France, et si vous voulez éviter de périr vous-même dans le naufrage dans lequel le PS va irrémédiablement sombrer, vous avez une possibilité de vous sauver : rompez les rangs, libérez-vous, désertez le PS et rejoignez-nous. Sinon, vous coulerez à pic avec vos leaders !
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Vous disposez d’un « joker »avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ce joker peut servir deux fois ou aucune car il a ceci de particulier que vous ne pourrez peut-être pas le jouer au second tour si vous ne décidez pas, massivement, de l’utiliser dès le premier tour ! Alors choisissez bien la carte à jouer le dimanche 23 avril, jour du 1er tour de l’élection présidentielle. C’est en mettant un bulletin officiel au nom de Jean-Luc Mélenchon dans l’enveloppe que vous remplirez dans l’isoloir de votre bureau de vote dans lequel vous vous serez déplacé, et que vous glisserez ensuite dans l’urne avant d’entendre : « a voté » que vous pourrez donner une chance à la France, au peuple français, à la paix, au progrès. Ce peut être un grand jour que ce dimanche 23 avril 2017, aussi bien pour la France que pour l’Europe et le monde. Ou ce peut être un jour de deuil pour la République, la démocratie, la paix, la justice, la vie. Comme dirait Laspallès : « C’est vous qui voyez !« 
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Nous ne vous proposons pas une reddition mais un engagement à nos côtés afin que nous puissions créer un avenir enthousiasmant dans lequel vous prendrez votre part, vous savez cette fameuse « part du colibri ». Pour créer un avenir tout simplement car son existence même est aujourd’hui mise en question.
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Voilà l’énormité de la question qui se pose à vous. Réfléchissez-y bien. Vous avez encore deux mois pour mûrir votre réponse. De nombreux meetings de Jean-Luc Mélenchon à écouter. De nombreux billets de blogs de Jean-Luc Mélenchon à lire. Et surtout, un projet à découvrir en lisant l’intégralité du bouquin le reproduisant et, si possible, les nombreux livrets thématiques qui détaillent ce projet sur les thèmes qu’il aborde.
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Si vous avez une âme citoyenne, alors vous saurez trouver la bonne réponse.
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Il ne s’agit pas de vous rallier à un homme, à un parti ou à des intérêts particuliers, mais d’embrasser une cause collective d’ampleur et de portée sans aucun doute historique !
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Prenez-en conscience. Et soyez-en digne !
Soit vous écrivez l’Histoire avec nous, soit elle s’écrira sans vous ! Et vous demeurerez dans ses oubliettes.
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Mise à jour du 20/02/2017 à 15h05 : J’ai la fierté d’être publié dans Le Grand Soir. Mon billet est ici.
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Puisque je vous dis que je ne fais pas de politique ! (Suite et fin) – Par Eddie Legus le 17/02/2017

Je vous avais promis d’épingler le gagnant des primaires des ministres du PS, je m’y colle ce matin parce que je suis patraque et que mon humeur chafouine à besoin de s’épandre. Pour vous remettre dans le bain, lisez l’article précédent
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Nous avons donc un candidat de plus à la présidentielle, il s’appelle Benoît Hamon, malheureusement il n’y à pas grand chose à en dire si ce n’est qu’il est le candidat du PS. Vous savez le PS qui vient de « diriger » ou « digérer » la France, et qui finit sa descente après cinq longues et interminables années pendant lesquelles la rose rouge a perdue ses pétales ne laissant apparaître qu’une tige épineuse et sèche comme un coup de trique. Le PS qui nous a imposé une politique de droite légèrement rosissante et dont ce représentant nouvellement élu en est l’aride synthèse. Le « moi Président » s’efface en faveur de son clone.

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Ben voilà, j’ai tout dit en ce qui le concerne, je pourrais ajouter rapidement que sa femme bosse chez LVMH et que ça n’a rien d’illégal, mais ça ne vous dira sans doute pas grand chose, je pourrais enchérir sur ses intentions de nous proposer ses copains ex-ministres aux prochaines législatives ou comme ministres, histoire de changer un peu, vous savez les Valls, El Khomeri, et compagnie, mais est ce bien la peine de me faire suer à vous expliquer tout ça ? Vous avez la mémoire courte, mais pas à ce point là j’espère !

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Bien ! Ceci étant dit il nous reste qui pour faire un choix raisonnable et intelligent ? Eh bien, nous avons toujours les mêmes, c’est à dire ceux que j’avais un peu écorché dans l’article précédent, mais comme un électeur averti en vaut deux je vais ressasser le tout pour voir si il en sort quelques bonnes idées…

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Fillon, François de son prénom, vous marrez pas tout de suite ! Y a pas de quoi rire… Toujours empêtré dans son PénélopeGate et qui se la joue « petit cheval blanc » dans la tempête, qu’il avait bien du courage , tout seul devant…. et plus personne derrière ! Sauf quelques vagues aficionados qui le soutiennent aveuglément, tous persuadés qu’il est innocent, que c’est un vilain complot tramé contre lui, qu’il n’a rien fait d’illégal. Oui c’est vrai il n’a rien fait ! Rien.. Si ce n’est de surpayer grassement sa femme et ses gosses sur l’argent du contribuable et de le faire légalement ! Ben oui c’est légal. Immoral, abject, répugnant aux yeux des millions de gens qui gagnent à peine de quoi finir le mois en bossant comme des damnés. Grippe-sous, mesquin et d’une pingrerie sans nom mais légal ! Légal, sauf si ils sont incapables de justifier leurs harassants labeurs, ce qui semble bien être le cas. Mais quoiqu’il en soit, il tiendra ! Il l’a promis et c’est bien ce qu’on pourrait lui reprocher.

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Personne ne se pose la question de savoir si Pénélope et ses mioches apprentis avocats vont toucher une retraite dorée sur ces mirobolants salaires. Enfin si, moi je me pose la question ! Parce que le salaire de Pénélope c’est une chose, mais personne ne parle des avantages qui vont avec comme par exemple..La retraite, la prime de 13e mois, qui équivaut à un mois de salaire de base, l’allocation de frais de garde d’enfant, la prime de prévoyance ou l’avantage repas (prime-repas ou titre-restaurant) Bref, tout ses petits bonheurs simples qui rendent la vie d’un salarié lambda parfaitement supportable et qui profite à tous… Et pendant ce temps d’enquête et de remuage de merde, on oublie ses mesures phares comme la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, la suppression de l’ISF ou bien encore sa retraite à 65 ans ou sa sécurité sociale au rabais ! C’est vrai qu’un arbre qui tombe ça fait toujours moins de bruit que toute une forêt.

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Macron, Emmanuel de son prénom, vous marrez pas tout de suite ! Y a pas de quoi rire… Je fatigue rien qu’a l’idée d’avoir à vous le dépeindre, parce que je l’ai déjà fait et qu’hier j’ai lu son programme… Enfin, son « menu » plutôt parce que ça tient sur une page format A4 ! Si si je vous jure, Macron a enfin un programme ! C’est simple ça va plus vite a lire que mon dernier relevé bancaire et la liste infernale des prélèvements intempestifs de frais. Bon son « programme » est moins chiffré qu’un menu chinois, mais il nous promet que ça sera fait d’ici là… Quand ? On sait pas, peut être fin mars ! On apprend aussi qu’il touchait toujours son salaire de banquier en étant Ministre ! Ah bon ?… C’est nouveau ça, sans doute une réforme du PS qui m’aurait échappée ! Il est pour le CETA, c’est normal, le contraire m’aurait étonné ! Il affirme qu’on a humilié des millions de Français avec la loi du mariage pour tous… Moi personnellement je suis bien plus humilié de savoir qu’il a engloutit plus de 80% du budget alloué à son ministère en fiestas diverses et avariées pour créer son parti aux frais du contribuable que de savoir que les gays ont le droit de se marier entre eux et qu’ils sont sans doute plus humiliés que moi d’entendre ce genre de connerie. Mais bon, chacun voit l’humiliation subie comme il veut. C’est d’autant plus couillon de sa part que certains gays votent pour lui parce qu’ils le trouvent « beau »… Ça donne une idée des motivations de son éventuel électorat ! Moi personnellement je suis plus humilié des magouilles orchestrées par ces ex copains ministres comme Cahuzac ou l’abus de 49.3 de son pote Valls… Je suis humilié des « affaires » de gros sous politico-financiers. Je suis humilié qu’il ne sache pas que la Guyane n’est pas un pays étranger. Bref, je suis humilié par tout ce que vous voulez, sauf par ça !

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Bon, Hamon, Fillion, Macron… On pourrait penser que le nom du futur Président finira en « on » !

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Surtout si on y ajoute Mélenchon, Jean Luc de son prénom. Ne vous marrez pas tout de suite ! Y a pas de quoi rire…

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En fait, c’est d’un ennui mortel ! La plupart d’entre vous allez trouvé ça d’une platitude sans nom… Pas de casseroles, pas de mise en examen, pas d’enquêtes en cours, pas d’affaires de fraudes, pas de fausses déclarations de patrimoine, pas de fille salariée fictive (je lui fais la bise au passage si elle me lit) pas de garde du corps attaché parlementaire, d’ailleurs pas de garde du corps du tout, pas de compte en Suisse, pas de femme attachée par les menottes… Vous avouerez que c’est curieux qu’un mec comme lui se paye l’intolérable luxe de tenter une présidence avec un palmarès aussi triste… C’est tellement surprenant, on nous avait habitués à mieux! Tiens, Jean Luc Mélenchon a même été ministre et il a fait considérablement progresser l’enseignement professionnel, c’est totalement impensable quand on y pense! Un ministre qui fait son boulot et qui semble en tirer une grande fierté… C’est un « dingue » sûrement, puisqu’il va jusqu’à proposer une loi de révocation des élus quand ces derniers magouillent ou ne font pas leur boulot ! Faut avoir un grain pour proposer des lois aussi saugrenues, non ?!

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En plus il a un programme, l’effronté ! Quelques 300 propositions détaillées dans plus de 200 pages, plus des annexes qu’il passe son temps à peaufiner depuis un bail, quel culot! J’ai presque tout lu et ça tient debout mieux que les traités Européens. Manifestement le seul problème de Mélenchon c’est d’être Mélenchon. On lui reproche d’être ronchon, grognon, bougon et de faire du Mélenchon ! Si j’ai bien compris on lui reproche de s’user la vie à défendre les pauvres et les opprimés en tapant du poing sur la table ou en proposant de la renverser en parlant fort ?! Merde alors, ça pour le coup c’est du reproche qui tient la route ! C’est incroyable de confondre colère caractérielle et logique indignation, surtout quand on compare objectivement les ires saines de ce méchant anti-oligarchiste présidentiel avec les biens proprets costards de ses détracteurs les plus farouches et leurs petits arrangements !

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C’est vrai quoi, comment peut-il oser critiquer les parfumés hypocrites qui, tout rictus figé, vous imposent leurs plus belles manières pour occulter leurs travers et leurs vices qui s’étalent désormais au grand jour et à la « presque » surprise générale. Ces corrompus endimanchés vous expliquant avec une voix fluette et suave qu’il va falloir vous serrez la ceinture, sans doute pour que eux puissent la dégrafer afin de mieux vous la mettre ? C’est vrai que comparer ceux là avec la rage mélenchoniste qui s’élève contre les banquiers, la finance, le nucléaire, l’Europe, la destruction de la nature, la misère, la souffrance animal, la guerre et les magouilleurs de tout poils c’est totalement anormale, voire absurde .Faut vraiment avoir un pois chiche ou le Qi d’une huître pochée pour se tromper à ce point là et ne pas continuer à écouter les sirènes de bFNtv !

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Attendez c’est pas tout, on me dit « c’est un coco » ! Un « gaucho » !.. Pire encore, un millionnaire qui cumule les mandats et qui vie dans un appartement cossu! Bon c’est sûr qu’il gagne plus que moi, en tout cas j’espère pour lui, mais de mémoire il n’est plus député de l’Essonne depuis 2009 c’est donc raté pour le cumul et son appartement est 75m² plus grand que le mien. Mais si lui il est communiste alors moi je suis miss France et si lui il est millionnaire c’est que vous avez passé trop de temps sur des sites comme F.D.S. (ça veut pas dire « fils de salope » ça veut dire F de souche) et que vous y avez perdu votre temps au lieu de faire comme lui et d’écrire des bouquins, de travailler, de s’impliquer pour gagner sa croûte ! Ou bien que vous gagnez plus que lui et donc bien plus que moi et qu’il vous effraye avec ces mesures, ben moi pas, Na !

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Enfin il reste la possibilité que la présidence ne soit tenue par quelqu’un dont le nom finit en Haine…

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Le Pen, Marine de son pseudo, Marion Anne Perinne pour les intimes! Je vous conseille de vous marrez tout de suite parce que si elle passe, vous ne pourrez peut être plus le faire après ! A chaque infos sur TFI ou BFNTV on entend en filigrane “votez Le Pen” ! Attentats, émeutes, peurs distillées, viol accidentel à la matraque ect… Son obsession xénophobe gâche heureusement le travail acharné des médias pour la pousser en avant ses idées ne paraissent alléchantes qu’aux lendemains de certains attentats. Pour y voir clair, il suffit de faire comme moi et de gratter un peu le beau verni pour se rendre compte que non, décidément non ! J’ai lu son programme ! Si si… (Merci à Dominique de me l’avoir passé.) Il est bien, y a des belles photos !

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Certes, je confirme ne pas y avoir lu toutes les allégations que j’avais osé proférer à son encontre, je suis désolé et je m’en excuse. J’aurais du vérifier avant et j’ai vérifié après ! Mais pas dans le programme, j’ai vérifié sur le « terrain « ! Je confirme donc que : OUI les aides pour les cantines scolaires des enfants des chômeurs ou des plus démunis ont bien été supprimées par le Maire FN du Pontet. Que Oui à Villers-Cotterêts dans l’Aisne l’augmentation des tarifs de cantine a été décidée dès l’élection du nouveau maire FN : un euro de plus pour le tarif le plus bas. 2,50 le repas donc, au motif qu’une personne au RSA peut venir chercher son enfant si elle ne travaille pas, dit la mairie ! (allez y marrez vous!). Que OUI, à Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, cette fois la mairie FN décide de réserver la cantine aux enfants dont les deux parents travaillent. Si l’un au moins est chômeur, l’enfant sera indésirable au réfectoire (C’est d’un comique!) Problème : pas sûr que la mesure soit légale, mais bon on tente quand même parce qu’au FN on aime défier la loi… Et que Oui, autre façon d’agir sur les cantines scolaires, à Beaucaire dans le Var, Julien Sanchez FN a décidé en février d’en interdire l’accès aux enfants dont les parents n’ont pas payé ! Fermez le banc.. Voilà, désolé d’avoir osé dire que le FN prévoyait de supprimer les aides aux plus démunis pour les cantines scolaires. Effectivement ça n’est pas dans le programme, mais ils le font quand même !

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Ensuite, J’ai eu la mauvaise idée de dire que le FN avait l’intention de supprimer les subventions aux associations sportives et culturelles, ok j’ai exagéré… Désolé vraiment, pardon, pardon et tout et tout ! Vérification faites, les villes tenues par le FN où 73 % des gens se disent satisfaits du FN, affichent une baisse de 65% des subventions attribuées aux associations et quelques suppressions pures et simples, comme celle de la subvention allouée aux associations de défense des droits de l’homme, ou bien celle habituellement accordée pour « danses africaines et orientales » ou toutes associations de « cultures extra-européennes » ou de « diversités »… Je doute fort qu’on soit allé demander à ces gens là si ils étaient satisfaits. Terminé donc les soirées tyroliennes, choucroute et grosses caisses organisées par l’association des « culottes de peaux » ?! Ah non ça c’est autorisé, mais à contrario adieu la subvention accordée au secours populaire de Hayange ou le Maire FN estime que cette association est, je cite : « un nid de communistes» ! … Tout ça ne figure pas dans le programme, c’est juste des mesures ville par ville hein ! Je vais pas vous faire la liste de toutes les baisses votées par le FN dans les villes concernées, si vous voulez vérifier par vous même il suffit de taper sur Google : « FN subventions supprimées »… Je vous préviens y a de la lecture ! Après, j’ai dis, et j’aurais pas du ! Que le FN voulait faire baisser les droits aux APA (aides aux personnes âgées) Désolé, vraiment j’aurais pas du le dire ! Mais bon, lisez donc cet article du Nouvel Obs ça vous racontera ça mieux que moi !

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Et puis il y a aussi la suppression de la gratuité des transports scolaires pour les collégiens dans les secteurs concernés par le FN, mais non promis ça n’est pas dans son programme, pas plus que la suppression des aides à la garde des enfants, non plus ! Ou l’interdiction de l’enseignement pour les enfants étrangers. Non c’est pas dans le programme de Marine mais elle le prévoit quand même !

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Tout ça bien sûr sans parler des multiples poursuites judiciaires engagées contre Marion allias Marine pour tout un tas de délits plus comiques les uns que les autres comme par exemple : Corruption active, recel d’abus de biens sociaux, fausse déclaration de patrimoine, financements illicites de parti politique, complicité d’escroqueries, recel et blanchiment d’abus de bien sociaux, dissimulation d’emplois fictifs, recel d’abus de confiance, prise illégale d’intérêts, fraudes fiscales, faux et usage de faux, escroquerie en bande organisée. De quoi pouvoir la traiter de « délinquante » sans risquer de ce manger un procès pour diffamation ! Tiens je vais pas me gêner, DELINQUANTE va ! Na ! Délinquante et démago qui hurle aux scandales des fraudes aux RSA mais qui se garde bien de hurler aussi fort quand il s’agit des fraudes fiscales et de l’évasion qui va avec! 700 M d’euros d’un côté et 80 Milliards de l’autre, Marine, fais nous plaisir et revois ton sens des priorités et des cibles en quittant la scène politique pour t’occuper de ton vieux père et de son héritage !

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Donc, pour conclure parce que j’en ai marre (vous aussi sans doute) et qu’il faut que j’aille bosser un peu pour justifier mon énorme salaire (vous aussi sûrement) j’ai décidé de voter pour le seul qui me paraisse honnête (pas sûr que vous fassiez pareil et c’est bien dommage) c’est à dire : Jean Luc Mélenchon et ce, que ça vous plaise ou non ! Je n’adhère à aucun parti, je soutien un mouvement qui s’appelle la France Insoumise et dont le porte parole s’appelle Jean Luc Mélenchon. j’ai choisi ce mouvement plutôt que n’importe quel autre parti pour les valeurs humanistes qu’il défend, pour sa défense de l’écologie, du vivant. Je fais ce choix parce que tous les autres semblent dévoués à leurs enrichissements personnels et n’ont cure de nos problèmes, qu’ils sont impliqués dans des affaires aussi louches que lucratives. Ou bien encore inféodés à des groupes ou partis qui ont déjà échoués dans l’exercice du pouvoir.

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Post Scriptum (Si j’écris PS vous risquez de confondre) Le premier qui critique ma façon de faire, de penser ou de voir la politique, que je n’impose d’ailleurs à personne, se verra appliquer la méthode Lepeniste c’est à dire: illico remercier des mes amis Facebook, j’ai du ménage à faire profitez-en ! En ce qui me concerne, je ne vais pas commenter vos délires politiques sur vos pages vous êtes donc priez d’en faire autant sur la mienne. Sauf si vous êtes d’accord évidemment !

Entre espoir et crainte, mon esprit et ma raison s’égarent, cher Jean-Luc !

Jean-Luc, depuis des années que je te suis, j’ai appris, grâce à toi, à ne plus baisser la tête, à parler parfois (souvent) « cru et dru ». Moi qui, enfant et adolescent voire jeune adulte, étais timide, réservé, « gentil et docile », j’ai évolué dans le sens opposé pour être en phase avec « le bruit et la fureur », « le tumulte et le fracas » du temps que nous vivons que tu avais si bien décrits.
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Et une large part de mon évolution « comportementale » ou de mon expression (écrite ou orale) résulte des heures passées en ta compagnie virtuelle. Oui, c’est en t’écoutant attentivement, en te lisant énormément (livres, blog, articles de presse), en retranscrivant parfois tes discours que, comme tant d’autres, j’ai fini, moi aussi, par adopter une certaine insolence dans laquelle certains croient déceler une arrogance qui n’en est pas une. Je l’avoue volontiers, je fais un peu le fier parfois, non pas eu égard à ce que je suis ou à ce que je dis mais plutôt à propos de ce que je défends ou des gens qui constituent ma vie ou mon « Panthéon ». Et sans doute ne suis-je pas toujours aussi « fin » que je le voudrais. J’y consens et j’ai toujours accepté les critiques aussi longtemps qu’elles ne dissimulaient pas une noirceur, ou qu’elles ne prenaient pas le masque de l’insulte ou de l’outrage.

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Vois-tu, je pense que j’ai été à bonne école même si tu n’as été mon professeur qu’à ton insu. Comme c’est le cas pour toi aussi, il y a un peu de « jeu » dans notre expression. C’est bien toi qui a appris à un nombre inimaginable d’entre-nous à être ces « fortes têtes » que tous, nous n’étions pas forcément, voire pas du tout, il y a quelques années.

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Et ce caractère bien trempé que nous avons aujourd’hui ne dit pas tout de nous qui, au fond, sommes des gens « sympas » rêvant d’un monde pacifié, paisible, où les peuples seraient heureux et entretiendraient entre eux des relations harmonieuses.
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Pour ma part, depuis près de huit ans maintenant, au PG d’abord (pendant près de six ans), puis avec la France Insoumise depuis plus d’un an, je t’ai suivi et accompagné. J’ai espéré, pendant toutes ces années te voir entreprendre l’évolution stratégique que tu as enfin amorcée au second semestre 2015 et que tu as confirmée avec ta déclaration de candidature au début de 2016. Comme tant d’autres, je t’y avais appelé plusieurs fois, notamment dans deux lettres ouvertes, celle-ci et celle-là et dans les billets dont les liens figurent en notes à la fin de celui-ci. Toujours avec toi et avec nos camarades et ami-e-s, et malgré parfois certains désaccords, j’ai cheminé dans ton sillage. Et j’ai espéré que tu puisses un peu pousser toi aussi la roue de l’Histoire pour qu’elle se remette à tourner dans le sens du progrès au lieu de faire des mouvements nous faisant sans cesse régresser davantage. Ainsi que tu le « soupires » souvent toi-même, « Histoire, que tu es longue et cruelle » me dis-je bien souvent !

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Ce soir, une nouvelle fois, après tant de fois précédentes déjà depuis des années, tu as donné le meilleur de toi-même dans ton discours-fleuve de près de deux heures à Strasbourg.

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Tu as enflammé nos coeurs et nos âmes citoyennes. Nous vibrons d’autant plus que nous saisissons l’urgence et la gravité du moment comme son caractère exceptionnel. Tous ensemble, nous sommes en train de faire l’Histoire.

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Je ne veux pas te paraître dithyrambique, mais il y a des choses que tu as dites ce soir qui résonnent comme jamais à nos oreilles. Des idées enthousiasmantes comme presque toujours, parce que innovantes, progressistes, humanistes, intelligentes, ambitieuses et tellement raisonnables en même temps. Mais surtout, cette capacité que tu as à nous donner la conviction que tu as la ferme résolution d’agir demain en conformité avec tes paroles et tes discours d’aujourd’hui.

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Ceci nous donne à tous du coeur à l’ouvrage, maintient voire augmente le feu qui couve en chacun de nous. Voilà que le magma incandescent remonte de quelques mètres voire dizaines de mètres de plus. Tiens ! C’est là encore une image que tu aimes utiliser parfois, toi qui dis que le peuple français est un volcan.

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Pourtant, ce soir, bien que je me sois laissé aller à jubiler en t’entendant, puis à m’amuser quelques minutes à écrire un nouveau billet d’humour un peu sarcastique, je me sens aussi affreusement balancé entre une joie intérieure profonde, une forme de confiance irrésistible dans l’avenir, et en même temps, ce qui est tout à fait antinomique, une inquiétude qui tend à devenir un effroi quand je vois la course du monde vers l’abîme.

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Cet abîme, c’est celui que la folie de nos gouvernants et de nos semblables donnent l’impression de vouloir atteindre avant l’heure dite. Cette folie nous fait tous participer, parfois certes malgré nous, à la destruction de l’écosystème. Mais pas seulement !

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Cet abîme, c’est aussi celui qui se rapproche de nous du fait de nos choix géopolitiques. On assiste à une forme nouvelle de montée des tensions et des périls comme on l’a déjà vu dans le passé, pour le plus grand désastre et le plus grand malheur de l’Europe.

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Et comme si ça ne suffisait pas à noircir suffisamment le tableau, tu as relevé ces derniers jours, et encore ce soir, le pressentiment que nous commençons à avoir tous que notre propre pays, poussé par des forces occultes qui semblent bien s’être donné le mot pour souffler sur les mauvaises braises, n’entre non pas en « révolution citoyenne », mais en guerre civile.

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Et au-delà de tout cela, une autre peur commence vraiment à m’assaillir : que les tenants du système ne se laissent pas chasser par une simple séquence électorale.

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On est quelques-uns à percevoir des signaux qui se rapprochent de plus en plus depuis quelques années, depuis quelques mois et depuis quelques semaines. Je pourrais aussi dire depuis quelques jours.

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Et ces signaux ne sont vraiment pas encourageants. Pour ne pas dire qu’ils me terrifient !

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Certes nous t’avons toi, et nous avons aussi les valeureux combattant-te-s qui sont autour de toi, dans le premier cercle, dans le second, le troisième et les suivants… Et comme tu l’as si magnifiquement exprimé ce soir, nous avons aussi et surtout ce peuple français si ardent, si prêt à se retrousser les manches pour participer à l’oeuvre historique qui nous attend si on le prend par la main au lieu de le mépriser, de le négliger, de l’ignorer, voire de le contraindre à faire ce qu’il refuse.

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Mais contre nous, nous avons aussi des ennemis résolus à ne jamais perdre le pouvoir. Je ne parle pas spécialement de tel ou tel pantin du « circus politicus » prenant la suite de ceux qui les ont précédés dans ce rôle. Je parle plutôt des forces plus discrètes mais ô combien plus puissantes qui tiennent le monde.

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Je connais un peu l’Histoire et je sais combien elle est cruelle.

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Deux dates disent beaucoup pour qui a étudié tout ce qui tourne autour d’elles : le 22 novembre 1963 et le 11 septembre 2001. J’aurais pu en citer bien d’autres mais ces deux-là sont pour moi les plus fondamentales pour dire que le mal existe !

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Voilà pourquoi j’ai peur Jean-Luc.

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Je ne pense pas que cette peur soit irrationnelle. Et elle ne m’empêche ni de penser, ni d’agir. Je ne me terrerai pas plus demain qu’hier pour éviter tout risque potentiel. Mais je voulais exprimer ce soir cette angoisse sourde que beaucoup de mes camarades et ami-e-s partagent.

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Peut-être qu’un jour prochain, à l’occasion d’un nouveau discours que tu prononceras ou d’un nouveau billet de blog que tu publieras, tu auras des mots pour nous rassurer. Car si je parle en mon seul nom vu que je ne suis rien d’autre qu’un militant ordinaire, je sais que je pourrais parler au nom de beaucoup.

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Je t’adresse, Jean-Luc, un salut très fraternel et je t’abjure de prendre garde à toi.
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Quelques liens vers des billets que j’ai écrits à ton sujet ou à ton attention