Archives pour la catégorie 17.1- Hamon, candidat du PS à l’élection présidentielle de 2017

Breaking News de #RadioSolférino : le 15/02/2017 à 22h05

Le GIGN vient de se positionner autour du siège du #PartiSocialiste et a fermé l’accès à la rue de Solférino pour empêcher les allées et venues de curieux à proximité du siège du PS, tandis que des membres du SAMU et une cellule psychologique composée de nombreux personnels médicaux hautement qualifiés viennent d’entrer dans les bureaux du parti.

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D’après nos informations, #BenoitHamon serait monté sur le toit du bâtiment et menacerait de se jeter dans le vide. Les motivations du candidat semblent obscures. Cependant, si l’on en croit#LucCavournas, membre de l’équipe de campagne, le récent gagnant de la primaire des ministres de François Hollande aurait fait allusion à l’abstention des députés socialistes à l’Assemblée Nationale sur le vote du CETA et au vote contre des députés européens du PS au Parlement de Strasbourg sur le même sujet.

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#JeanChristopheCambadelis que nous avons croisé, semblait totalement terrorisé. Celui-ci était accompagné d’une importante personnalité du parti et du gouvernement qui nous a confié, en courant dans les escaliers menant aux étages supérieurs, qu’il venait d’être appelé en urgence absolue par le Premier résident de Solférino pour tenter de calmer et raisonner le jeune espoir du #PS et éviter à tout prix que celui-ci ne commette l’irréparable dès ce soir.

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Le Premier Volatile de la ménagerie socialiste, lui aussi hors d’haleine, alors qu’il atteignait le 3ème étage, nous a confié qu’il venait de réaliser que ce n’était pas un exercice mais que #Hamon semblait sérieux, ce qui ne correspondrait pas du tout à ce qui avait été arrêté et que le faire ce soir ne serait pas du tout le bon timing. Nous n’avons pas saisi ce que ce message pour le moins énigmatique voulait dire.

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Nous vous donnerons davantage de renseignements dès que possible.

Le rassemblement, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » ! Par Laure ZUDAS, le 09/02/2017

Page de Laure Zudas.

Article publié sur son mur Facebook, à consulter ici.

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En préambule à ce qui suit, notez que cet article ne reflète que mon avis personnel, qu’il n’a pas prétention à être autre chose qu’une contribution portée au débat pour ceux qui le liront. A ce titre il n’engage donc que moi.
Ainsi le voilà revenu le temps du “dialogue” et du “grand rassemblement de la gauche”, cette Arlésienne qui refait surface à chaque élection, aussi ponctuelle qu’un coucou Suisse. Et l’on voit donc fleurir, très en avance sur le printemps, des pétitions et des tribunes qui en appellent à notre responsabilité, agitent l’épouvantail FN, prophétisent la mort de la gauche, s’effraient d’un risque majeur pour la France, etc…
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Entendez-vous, discutez entre-vous, rassemblez-vous”, nous dit-on sur tous les tons.

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Alors discutons… puisqu’on fait mine de nous le demander.

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J’espère que vous ne m’en voudrez pas de commencer cette discussion en pointant d’abord ce qui l’obère. Parce que discuter des sujets sur lesquels nous sommes d’accord, pardonnez-moi, je n’en vois pas l’utilité.

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Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné…

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Merci pour ce moment…

“ – Je suis totalement d’accord avec vous, mon cher.

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– Vous êtes bien aimable mon bon ami et je tiens à vous signaler que je ne le suis pas moins. D’ailleurs j’approuve totalement ce que vous dites.

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– Comme vous êtes obligeant ! Laissez moi vous dire, à mon tour, à quel point votre avis rejoint le mien.

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– Dites, dites, je vous en prie, mais permettez-moi, avant toute chose, de préciser que vous avez raison… etc, etc…”

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Sauf à mettre artificiellement en scène le mythe de “la gauche rassemblée”, en balayant sous le tapis les désaccords de fond et de forme (les deux vont toujours ensemble et ne sont pas anecdotiques), on sait où cela mène, on a déjà donné avec le Front de Gauche. Et là, ne comptez plus sur moi.

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Le “rassemblement de la gauche”, ceux qui me connaissent savent déjà ce que j’en pense : inutile, pas d’actualité, incapable de renverser la table, mais surtout, surtout, une mauvaise réponse à la question posée par un nombre croissant de personnes : comment fait-on pour sortir du merdier dans lequel “la gauche” et la droite, ont contribué à nous mettre ?

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Adonc, le grand rassemblement serait la solution à nos problèmes !

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Puisque la droite du PS nous a mis dans la mouise, avec la complicité -à minima- passive de la gauche du PS, que Macron -ni de groiche ni de drauche- y a participé activement, que le PCF balance et qu’EELV, complice actif, ne fanfaronne plus depuis que les parrainages tardent à tomber, agrégeons le tout. “Mélenchons-nous” avec La France Insoumise, agitons bien fort le bocal et nous en sortirons tous neufs !

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Que l’on ne compte pas non plus sur moi pour participer à cet enfumage qui nous ferait passer pour des inconsistants qui soutiennent un candidat qui se présente à la présidentielle, alors même qu’un autre proposerait les mêmes solutions, aurait les mêmes convictions et des chance de l’emporter. C’est faux !

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Il y a bien, entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot (et je ne parle même pas d’Emmanuel Macron) des divergences programmatiques, dont celles sur l’UE, la planification écologique, l’OTAN, la politique internationale, pour ne citer que celles-ci, qui sont déjà, à mon avis, fondamentales.

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Les faire passer à la trappe, ou dans “l’aplanisseuse” à divergences qu’impose tout “rassemblement”, ne reviendrait qu’à rendre invisibles les idées que nous défendons, nous conduirait dans le mur, encore une fois et il est déjà proche.

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Pour solder ces désaccords, il n’y a pas 36 solutions :

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– Batailler avec les uns et les autres pour démontrer que le programme de l’un est LA solution et que les autres s’y rallient (je suis au regret de dire que je n’y crois guère),

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– Piocher dans les programmes des uns et des autres -quand ils en ont- ce qui fait “consensus” et oublier le reste (“l’aplanisseuse” à divergences),

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– Engager, à grand renforts de bourrage de crâne médiatico-sondagier, un concours de « qui à la plus belle » dynamique, chance, voix, tête, cravate (rayez la mention inutile), ce qui est déjà commencé,

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– Ou laisser braire et s’adresser aux principaux concernés : le peuple.

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C’est cette option là que nous avons choisie, il y a presqu’un an, déjà et quiconque souhaite s’y coller avec nous est le bienvenu !

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Et je précise, n’en déplaise à ceux qui nous dépeignent en fantoches décérébrés, que nous ne participons pas à un casting d’”Incroyable talent”. Notre soutien ne se mesure pas à la faveur des sondages et nos convictions, elles, ne souffrent aucun “critère de redressement”.

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Nous militons pour nos idées, celles qui nous paraissent être indispensables pour notre pays, notre avenir, celui de la planète. Et donc pour faire en sorte que celui qui les porte et que nous avons choisi pour nous représenter, arrive à l’Elysée et les mette en oeuvre. Je parle ici de Jean-Luc Mélenchon.

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Petite incidente à l’attention des malotrus de tous poils et de toutes formes : Je profite de cette occasion pour vous dire combien c’est « agaçant » d’être systématiquement réduits à des « fans », des « groupies », des « adeptes » et de devoir endosser tous les costumes miteux dont on affuble les militant.e.s de la France Insoumise, nous déniant de fait notre intelligence, notre capacité de penser, tout en piétinant nos espoirs et nos idéaux. Inutile et vexatoire, c’est en outre une drôle de façon de procéder s’il s’agissait de nous convaincre de vous rejoindre.

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C’’est donc bien de nos désaccords dont il convient de parler et du chemin à parcourir pour arriver à ce dialogue (puisqu’il paraît qu’on nous le demande).

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A l’instar de Jean-Luc Mélenchon et de beaucoup d’autres, je pense que ce chemin passe d’abord par la case « clarté ».

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Celle que l’on doit à toutes celles et ceux qui se sont engagé.e.s dans la France Insoumise, mais plus encore et bien plus largement, à toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé à voir le monde changé par autre chose que le chambardement climatique qui s’annonce.

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Abstentionnistes, électeurs, militants, déçus, révoltés, idéalistes, rêveurs, désespérés, chômeurs indemnisés, précaires sans aide, salariés à découvert le 10 du mois, actifs, retraités, fonctionnaires, handicapés, malades, bien-portants, jeunes, vieux, enfants, adultes, femmes, hommes, amoureux de la nature, des animaux, à toutes et tous, dans notre diversité : bref, à nous, les gens.

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La clarté, ce n’est pas une posture, c’est une nécessité.

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Et c’est même un préalable au dialogue parce qu’à moins d’être amnésique, tout nous montre que chaque fois que l’on transige sur la clarté on (c’est à dire nous, les gens) se fait avoir dans les grandes largeurs.

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« Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup« , disait Mme Aubry. On sait aujourd’hui à quel point.

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Ainsi, il n’est pas possible d’imaginer se retrouver côte à côte avec des Valls, El Khomry et consorts, pour faire campagne pour les présidentielles et les législatives. En découvrant, sur le site du PS, la liste des investitures déjà actées, il en est d’autres, comptables du bilan de ce quinquennat, avec lesquels ce n’est pas possible.

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Ce n’est pas « demander leurs têtes » que de le dire. C’est être clair et c’est demander, en retour, la clarté. Celle qui revient à dire et à assumer que ce qu’ils ont imposé au pays n’est pas possible, pas acceptable et qu’à ce titre, il est exclu d’envisager de les remettre dans le circuit décisionnaire, où que ce soit.

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Et donc, si c’est exclu, il convient de ne pas cautionner qu’ils soient candidats sur les listes d’un parti avec le candidat duquel on nous demande de nous rassembler, fusse au prétexte des “statuts” dudit parti, dont je rappelle obligeamment que nous ne sommes pas membres.

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Cela revient aussi à pointer les contradictions du “rassemblement” que l’on nous veut nous vendre et refuser de s’y engluer.

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Yannick Jadot y voyait lui aussi un écueil, tant qu’il se sentait encore candidat. “(…) si l’enjeu de Benoît Hamon c’est de faire le compromis avec Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Stéphane Le Foll, tous ceux qui malheureusement dans ce quinquennat ont organisé un énorme gâchis (…), il n’y aura pas de grande dynamique”.

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Pourtant à lui on ne dit pas qu’il “demande des têtes”…

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Tout le monde a bien ri (jaune) lorsque M. Valls, en campagne, à annoncé qu’il abrogerait le 49.3. Et bien vous savez quoi ? Cela me fait le même effet quand j’entends Benoît Hamon dire qu’il abrogerait la loi El Khomry sans remettre en question la candidature de l’ex-ministre qui l’a portée. Désavouer une loi, c’est aussi désavouer ceux qui l’ont élaborée, portée, défendue, imposée. C’est cela être clair !

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Qui comprendrait qu’après avoir lutté pied à pied contre les idées et les lois odieuses qu’on nous a fourguées à grand renfort de 49.3, on se retrouve demain, bras dessus, bras dessous, pour “construire une majorité gouvernementale cohérente et durable” avec celles et ceux qui les ont pondues et nous les ont faites avaler de force ? Pas moi en tout cas…

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Renoncule à feuille d’ophioglosse

En outre, je n’oublie aucun œil crevé, aucun coup de matraque (où qu’elle se retrouve placée, involontairement, à l’insu du plein gré de celui qui la tient) et encore moins la mort de Rémi Fraisse, comme vous j’en suis sûre.

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Ce n’est pas non plus possible d’accepter qu’au nom du “rassemblement” avec le courant droitier du PS (!), nous nous retrouvions à porter leurs idées, dont Benoît Hamon devra ingérer et régurgiter une partie comme “gage du rassemblement de sa famille”.

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Que l’on m’explique encore comment le programme de Benoît Hamon pourra être mis en oeuvre avec les ex-ministres dont il prétendait combattre les idées et positions quand ils étaient pilotes de l’avion. La discipline de parti ? La discipline du groupe parlementaire ? Les “frondeurs” d’hier demanderont aux députés de demain une discipline qu’ils se vantent de n’avoir pas respectée eux-même ?

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Sérieusement ? On voit bien que c’est intenable…

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Que reste-t-il alors ?

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Compter sur les député.e.s de la France Insoumise pour soutenir le programme du candidat Hamon, une fois qu’il aurait été élu ? Sérieusement…?

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Vous imaginez réellement, si Hamon était élu, que les candidat.e.s de la France Insoumise, qui auront fait campagne sur notre programme, seront les points d’appui de votre candidat et de votre programme ? Tss, tss, tss…

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« Du passé faisons table rase »… ?

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Oui, mais… non, justement.

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Je sais bien que certains socialistes sincères encore au PS (aussi surprenant que cela paraisse, il y en a), ne partagent pas mon point de vue sur le fait que Benoît Hamon et les “frondeurs” sont comptables du bilan de ce quinquennat. Et pourtant…

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Il y a eu des occasions de s’opposer réellement à ce gouvernement et même des occasions que certaines de ces lois odieuses ne passent pas. Elles n’ont jamais abouti.

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Que ce soit par « loyauté envers le parti » ou par « discipline de parti » (irrecevable pour moi), ou pire, par « stratégie interne », certaines abstentions sont des renoncements inacceptables.

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Tout comme le fait de n’avoir pas censuré ce gouvernement quand cela pouvait être fait. Les deux voix qui ont manqué pour une motion de censure de « gauche », me restent en travers de la gorge.

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Il y avait urgence absolue à les sortir. Parce que ce qu’ils ont fait a plongé encore plus de gens dans la précarité et la misère. Cela n’a pas été fait !

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Il y avait urgence absolue à s’opposer à Valls, Hollande et ses affidés sur le sort abominable réservé aux réfugié.e.s. C’était inacceptable. Cela n’a pas été fait non plus !

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Urgence absolue à s’opposer à la loi El Khomry et au traitement indigne infligé aux manifestants. Cela n’a pas été fait !

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Place de la République, 15 septembre. Photo Samuel Boivin

A ceux qui me rétorquent que la censure n’était pas possible parce que cela revenait à voter une motion de la droite (oubliant au passage le nombre de mesures de droite qui ont été adoptées sous ce quinquennat de drauche), je dis d’aller dire cela aux éborgnés, aux mutilés, aux matraqués des manifestations contre la Loi travail !

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Je ne vote pas pour des gens qui s’abritent derrière une étiquette quand la maison brûle, et si leurs convictions les démangeaient à ce point, alors il fallait quitter “la majorité” et assumer la rupture !

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C’est précisément ce que j’appelle la clarté. Elle a certes un coût politique et humain, mais c’est à ce prix là que se juge la consistance des convictions que l’on porte.

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Cela n’a pas été fait. Dont acte !

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A ceux qui me disent qu’ils sont restés pour lutter de l’intérieur, je demande en retour qu’ils me disent en quoi le fait que “les frondeurs” soient restés dans la majorité a, ne serait-ce qu’une seule fois, permis que les mesures insanes qui ont été prises soient repoussées ? Quand cela est-il arrivé ?

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A quoi pourrions-nous nous accrocher, nous, les gens qui subissons de plein fouet la politique absurde de ce quinquennat à laquelle “les frondeurs” ont participé, pour soutenir aujourd’hui ces demandes de dialogue et de rassemblement ?

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Je sais que je vais faire grincer des dents en écrivant cela -au moins celles de ceux qui en on encore- mais à mon sens, la candidature de Benoît Hamon est le contraire de ce qui est annoncé. Elle n’a pas plus vocation à “faire gagner la gauche”, qu’à “rassembler”. Elle entend tordre, avec l’injonction du “rassemblement” sur fond d’épouvantail FN, encore et toujours, avec la complicité des médias et de leurs sondages bidons.

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Sinon, pourquoi être allé jusqu’aux primaires ? Pourquoi n’avoir pas saisi la main tendue, depuis le premier jour, pour participer, en partenaire, à la construction du projet l’Avenir en commun ? Pourquoi maintenant ?

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N’était-il pas plus simple et plus efficace, si nos programmes sont « si proches », si ce “rassemblement” était bien l’objectif final, d’entamer les discussions sur le fond, comme sur la forme, il y a un an, lorsque Jean-Luc Mélenchon a proposé sa candidature au soutien populaire ?

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Avant le second tour de la primaire, Hamon déclarait : « Je ne pose pas comme préalable que ma candidature soit celle du rassemblement« . Pour annoncer ensuite, galvanisé par un sondage qui sort opportunément le “bon” jour (allez-donc voir de prés les « critères de redressement » utilisés pour ce sondage, vous allez rire -ou pleurer-), qu’il y aurait, quoi qu’il arrive, « un bulletin Hamon à la présidentielle ».

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Ce n’est donc pas de “rassemblement” qu’il est question ici, mais bien d’un ralliement, d’une reddition pure et simple !

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Non mais allo, quoi ? C’est BVA qui va choisir pour moi ? Et il suffit d’un sondage pour déterminer qui doit porter nos idées ?

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Alors chiche !

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Que dites-vous de celui-là, publié le 8/02/2017, qui donne 18% à Jean-Luc Mélenchon et 8% à Benoît Hamon ?

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Alors, les ami.e.s, on se rassemble toujours ?

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Pour finir dans un tout autre registre, mais que j’assume totalement, il y a la confiance que j’accorde à Jean-Luc Mélenchon et que je n’accorde pas à Benoît Hamon (pour les raisons évoquées plus haut notamment).

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Je milite aux côtés du premier, mais j’étais déjà, avant cela, l’une de ses observatrices attentives. Et la somme de mes accords, de ses positions publiques, de sa constance et le vécu militant partagé, fondent cette confiance.

« Benoît Hamon le rêveur » : un cauchemar pour les éditorialistes – Par Julien SALINGUE – le 07/02/2017

Page de Julien Salingue sur ACRIMED.

Article publié sur ACRIMED, à consulter ici.

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Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux, auteur de ce blog :

Julien Salingue d’ACRIMED se livre, dans l’article reproduit ci-dessous, à une analyse critique sans concession du discours unanime de la meute des éditocrates.
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En s’appuyant sur les interventions de très nombreux éditorialistes de la presse écrite et audiovisuelle enregistrés depuis quelques semaines (liens vers les articles ou interventions et photos copies d’écran à l’appui), il démontre à quel point ces gens-là sont nuisibles au pluralisme, ce que personne, parmi nous, n’ignorait mais qu’il est utile malgré tout de rappeler en montrant une nouvelle fois comment cela se passe.
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Et Julien Salingue précise bien qu’il s’agit NON PAS de défendre ici Benoît Hamon qui se trouve être la victime de ces éditocrates, mais de défendre une certaine idée du journalisme qui implique le pluralisme et l’honnêteté intellectuelle, deux principes qu’ils ignorent ou plutôt qu’ils méprisent.
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Nous, qui soutenons Mélenchon, nous nous positionnons en adversaires résolus de Benoît Hamon. Et moi-même, je ne me prive pas de lui décocher de violentes flèches.
Mais ce n’est pas du tout pour les mêmes raisons. Nous ne sommes pas journalistes ou éditorialistes. Nous sommes des militants politiques et ça change tout ! Nous défendons des idées politiques, nous ne prétendons pas dire la vérité absolue ni imposer notre vision dans la tête des gens. Nous ne voulons pas les subjuguer mais les convaincre. Nous ne voulons pas qu’ils nous choisissent par contrainte mais par enthousiasme, en étant conscients, éveillés et acteurs. Une telle position n’a rien à avoir avec celle du sage, de l’intelligent, du sachant, de celui qui est forcément « objectif », « neutre », «impartial », position d’autorité que prennent ces éditorialistes pour décréter ce qu’il faut penser et ce qu’il faut faire. Ces gens-là sont comme les gardes d’un camp de concentration de la pensée. Ou comme les intégristes de certaines religions, Taliban-Ayatollahs ou anciens Inquisiteurs.
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Et bien que les coups, dont il est question ici, aient été donnés à Benoît Hamon, nous aurions tort de nous en réjouir pour la seule raison qu’il est notre adversaire.
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Parce que ce sont aussi ceux que Mélenchon reçoit de la part des mêmes depuis si longtemps ; lesquels ne manqueront pas de redoubler de violence envers notre candidat au fur et à mesure que se rapprochera la date du 1er tour, surtout si Mélenchon continue de percer comme il le fait !
Enfin, sur le plan des principes, ce travail de sape-là, que ce soit contre Hamon, contre Mélenchon, ou contre d’autres encore, fussent-ils extérieur à nos amis, est intolérable dans une démocratie accomplie. Mais nous savons bien que nous sommes encore loin d’un tel régime. Enfin, nous nous en rapprocherions sans doute assez rapidement si nous élisions Mélenchon, puisqu’il prône une 6e République profondément renouvelée dans ses principes comme dans ses modalités de fonctionnement, un régime nouveau qui ferait «place au peuple » pour de bon. Mais ce n’est pas le sujet de cet article.
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Il faudra donc traiter ce problème qu’est l’idiosyncrasie* des éditorialistes à gages*.
* Je m’amuse à reprendre ici un terme savant cher à Frédéric Lordon (j’espère que je l’utilise à bon escient…)
** Je fais référence à ce pamphlet intitulé « Les économistes à gages » auquel participèrent Frédéric Lordon et Serge Halimi.
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Le journalisme est une chose, l’éditorialisme en est une autre. Et quand l’éditorialisme confine à la pire des propagandes, réduisant celle en vigueur dans les pires tyrannies de l’histoire à des oeuvres de débutants, il y a matière à s’en préoccuper de toute urgence.
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Pourtant, d’un autre côté, leur travail de sape est-il si efficace ? Parviennent-ils encore à nous nuire vraiment et à guider ou orienter notre pensée et nos décisions ? On peut en douter…
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Il semble de plus en plus acquis, en effet, au regard des résultats électoraux enregistrés depuis 2005 en général, et depuis quelques mois en particulier, que cet unanimisme des «chiens de garde » du système capitaliste n’a plus aucune espèce d’influence sur l’esprit des citoyens qui ne décident plus en fonction d’eux. Ou bien, ne les prennent comme référence QUE pour aller à l’exact encontre de leurs diktats.
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Du coup, je m’interroge. Faut-il mener la guerre contre eux et défendre nos idéaux ou les laisser barrir en cadence, en rythme et en procession, et s’amuser de voir, in fine, que leur prêt-à-penser est tout simplement totalement inopérant ?
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Je vous laisse méditer sur cette question mais avant, poursuivez cette lecture en découvrant enfin le passionnant billet de Julien Salingue…

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Le dimanche 4 février, Benoît Hamon était « officiellement » investi candidat à l’élection présidentielle lors d’une initiative organisée à la salle de la Mutualité, à Paris, après avoir déjoué tous les pronostics des turfistes des grands médias qui traitent les campagnes électorales comme des courses de chevaux.

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant : Acrimed ne soutient aucun candidat à l’élection présidentielle. En revanche, nous défendons une exigence de pluralisme éditorial : celui-là même qui est bafoué quand l’unanimisme éditocratique tient lieu de débat démocratique.

L’investiture de Benoît Hamon est, à ce titre, l’occasion pour nous de revenir sur des semaines de commentaires avisés, glanés au cours du mois de janvier à l’occasion des débats et du scrutin de la « primaire de gauche » : ils donnent un aperçu non seulement de l’indigence, mais surtout de la convergence strictement propagandiste des commentaires d’un journalisme de caste, mobilisé au service de son prétendu « réalisme ». En un mot : Benoît Hamon le « rêveur », un cauchemar pour les éditorialistes associés [1].

Que Manuel Valls et ses partisans, ainsi que d’autres candidats à la présidentielle (et leurs partisans), aient opposé le « réalisme » de leurs propositions à « l’utopisme » de celles de Benoît Hamon relève d’un débat public et de confrontations partisanes sur lesquels la critique des médias telles que nous la concevons n’a rien à dire. Mais que cette opposition (dont le simplisme frappe par son indigence) soit reprise et validée, voire amplifiée, par une cohorte quasi-unanime de journalistes et d’éditorialistes, mérite que l’on s’y attarde : parce que, en reprenant l’argumentaire des adversaires d’un candidat, le procès médiatique en « utopisme » contribue à tenter de le disqualifier. Et peu nous importe, en l’occurrence, de savoir quel est le « bon » candidat, doté du « bon » programme : quand l’éditocratie est, à quelques nuances près, frappée d’unanimité, sa mobilisation met à nu la place qu’elle occupe et le rôle qu’elle joue : délimiter soigneusement le périmètre du « cercle de la raison », du dicible et du pensable.

Avant le premier tour de la « primaire de gauche »

Focalisés sur l’affrontement programmé – par les sondages – entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls, les éditorialistes et les « grands » journalistes politiques n’ont guère jugé nécessaire de concéder un peu de leur temps à Benoît Hamon avant le premier tour (le 22 janvier). À noter tout de même, ce commentaire (précurseur) de Jean-Michel Aphatie dans un billet de blog publié le 11 janvier :

Dans cet océan de faiblesses, Benoît Hamon apparaît comme un homme fort. D’abord, il respire la sincérité, et il est un peu le seul, en développant les positions dont il a peu varié au fil des ans. Ensuite, il témoigne d’une certaine originalité, ce qui est toujours bien vu dans un électorat socialiste qui développe depuis ses origines une aptitude particulière aux rêves et aux chimères. Pour autant, ceci ne suffit pas à transformer Benoît Hamon en candidat crédible. Ni ses expériences politiques passées, ni même ce qu’il a montré de sa psychologie, ne permettent de le regarder comme un chef, un patron, c’est à dire un futur président de la République. Sa cote de sympathie actuelle, qui semble réelle, résulte plus de l’hypocrisie et de l’insignifiance de ses concurrents que d’une adhésion nette et franche à ses idées ou à sa personnalité.

Quelques jours plus tard, à l’occasion du débat organisé le 19 janvier entre les candidats à la primaire, le même Jean-Michel Aphatie, mais sur Twitter cette fois, analysait finement les propositions économiques de Benoît Hamon :

Une « analyse » reprise et complétée par Bruno Jeudy, de Paris Match et BFM-TV :

Deux éditocrates, une même idée : Benoît Hamon est le candidat du « rêve » et des « chimères » ; son programme est irréaliste car non-finançable. Ce que n’avait pas manqué de relever Christophe Barbier, de L’Express et BFM-TV, quelques jours plus tôt :

Et que ne manquera pas de relever, dans un style à peine différent, David Doukhan, le 20 janvier sur Europe 1, qui titre « Débat : la gauche réaliste contre la gauche utopiste » et commente : « Avec ce troisième débat, les concurrents ont enfin eu leur grande explication, car c’est bien de la fracture entre une gauche réaliste et visionnaire d’un côté, et une vision idéaliste et égalitaire de l’autre, dont il a été question. »

Quatre commentateurs seulement : cela pourrait laisser la place, que ceux-ci aient raison ou tort, à des commentaires divergents. Mais non : le décor est planté dès la fin de ce prologue.

Le soir du premier tour

Le dimanche 22 janvier, lorsque les premiers résultats sont annoncés (Benoît Hamon est en tête devant Manuel Valls), c’est à un véritable festival que l’on assiste sur les différents plateaux de télévision. Les experts, dont les bavardages font office d’arguments, sont unanimes à déplorer une éventuelle victoire de Benoît Hamon et s’improvisent docteurs ès Parti socialiste. Comme s’ils étaient des consultants, voire des membres, de ce parti.

Sur BFM-TV, Christophe Barbier s’improvise ainsi conseiller politique de Manuel Valls :

Valls a une seule chance, c’est de mobiliser tous ceux qui ne sont pas allés voter dimanche. […] Cette gauche-là elle peut être mobilisée par Manuel Valls s’il montre qu’avec Benoît Hamon, s’il démontre qu’avec Benoît Hamon, la gauche va vers un désastre électoral et que surtout le programme de Benoît Hamon ne tient pas la route. Ils ont été dépassés par la gauche plus jeune, plus radicale, plus utopiste aussi de Benoît Hamon. [2]

Toujours sur BFM-TV, Anna Cabana, qui officie également au Journal du Dimanche, est tout aussi catégorique :

Alors c’est pas la gauche dont on pense qu’elle va gouverner, c’est pas la gauche qu’on veut porter à la présidentielle. Ils ont choisi une gauche qui ne va pas gagner, c’est comme ça qu’on peut lire ce scrutin. [3].

Ruth Elkrief complète l’analyse de ses collègues de plateau, en inventant des citations de Benoît Hamon :

Moi, ce qui me frappe, c’est qu’il dit : « Je mets en avant la question sociale, la question écologique. Et qu’est-ce que je refuse ? Je refuse la question régalienne, la question de l’identité, la question de la religion et la question du terrorisme. » […] Et c’est ce qu’il dit, alors même que sort un livre dont on va beaucoup parler, qui s’appelle La France soumise et qui démontre qu’il y a un problème d’un islam politique qui veut miner les fondements de notre république laïque et égalitaire notamment entre les femmes et les hommes. [4]

Trois déplorations : un « désastre électoral » annoncé, « une gauche qui ne va pas gagner » et un candidat qui refuse(rait) de parler de « la question du terrorisme ». Trois déplorations d’experts en réalisme, spécialistes réputés du Parti socialiste, qui s’inquiètent d’un éventuel « irréalisme » et d’une éventuelle défaite du PS à la présidentielle. Au nom et au bénéfice de qui ?

Ces inquiétudes indignées ne sont pas particulières à BFM-TV. Un petit tour, le même soir, sur France 2, confirme en effet que l’éventuelle victoire de Benoît Hamon provoque partout les mêmes accès de révolte, bien qu’ils soient d’intensité variable, comme permet de le vérifier un Franz-Olivier Giesbert au meilleur de sa forme :

Hamon c’est quelqu’un qu’on peut qualifier de social-populiste. Vous le voyez, vous, au deuxième tour ? C’est impossible ! Vous le voyez même arriver avec un score raisonnable au 1er tour de l’élection présidentielle ? C’est absolument impossible, en face il y a la montagne Mélenchon qui est pratiquement indestructible. Vous voyez Benoît Hamon pour prendre des voix sur le terrain de Mélenchon ? Mais faut être dingue ! [5]

Et de poursuivre, avec une assimilation du « social-populisme » de Benoît Hamon à « une sorte de trumpisme de gauche » :

On va mettre des murs partout, le souverainisme, un programme économique surréaliste… Hamon c’est exactement la ligne. On met des frontières, on reconstruit des frontières et un programme économique totalement surréaliste sinon dadaïste. [6]

Il faut dire que Laurent Delahousse lui avait tendu la perche, même s’il ne pouvait pas imaginer que Giesbert irait aussi loin :

Franz-Olivier Giesbert, est-ce que le Parti socialiste va réussir à échapper à cette crise annoncée avec cette primaire ? La fracture est réelle, d’un côté il y a une gauche de frondeurs, d’utopistes diront certains… Et, de l’autre côté, on a Manuel Valls, héritier du quinquennat, qui souhaite évoluer vers quoi ? [7]

Voilà qui ouvrait grand la porte au procès en « utopisme », que Franz-Olivier Giesbert ponctuera d’une métaphore… audacieuse :

C’est à un suicide auquel on assiste au PS, une grande partie du PS… partie dans un monde de Bisounours, parle de réformes sans mettre d’argent derrière. [8]

Pour Bruno Jeudy, point de suicide ni de Bisounours, mais plus sobrement une « descente aux enfers » :

Du côté d’Arnaud Leparmentier, du Monde, la première position de Benoît Hamon, symptôme d’une « corbynisation » est rien moins qu’un « drame » :

Marquons une pause. Loin de nous l’idée de priver les commentateurs de leur droit de commenter et donc de critiquer. Mais on est en droit de s’inquiéter quand ils chassent en meute, commentent à sens unique sans informer et multiplient des interventions qui semblent directement inspirées des stratégies de communication et des « éléments de langage » des adversaires du candidat socialiste. Où l’on voit que le journalisme de commentaire est un proche cousin du journalisme de propagande, surtout quand il émane non d’un média ou d’un journaliste de parti-pris particulier, mais d’une cohorte de donneurs de leçons qui ressassent les mêmes « idées ». Des pratiques qui méritent d’être critiquées sans avoir à soutenir Benoît Hamon plus qu’un autre.

Entre les deux tours de la « primaire de gauche »

Entre le 22 et le 29 janvier, les éditorialistes vont ainsi rivaliser de formules-choc pour poursuivre l’entreprise de délégitimation de « l’utopiste » Benoît Hamon, opposé au « réaliste » Manuel Valls. Avec, comme on va le voir, un pluralisme confondant [9] :

- Laurent Joffrin résume l’alternative dans un éditorial de Libération : « D’un côté une social-démocratie avant tout réaliste, de l’autre un socialisme renouvelé et en partie utopique. La gauche qui gère contre la gauche qui rêve ».

- Vincent Giret, du Monde, décrète sur Franceinfo que « la gauche a décidé de se faire un shoot d’utopie et de rêve. Puisque c’est perdu, alors on se fait plaisir ».

- Didier Rose, dans les Dernière Nouvelles d’Alsace, fait dans l’originalité : « Hamon-Valls, c’est l’utopiste contre l’hyperréaliste » [10].

- Sylvain Courage, pour L’Obs, entérine l’opposition qu’il construit lui-même, sous le titre « Primaire à gauche : Hamon contre Valls, la schizophrénie des deux gauches », entre la gauche de la raison et la gauche du cœur : « Benoît Hamon, revenu universel, visa humanitaire et « VIe République » en étendard, flatte l’affect socialiste ».

- Bernard Stéphan, dans La Montagne, oppose – c’est le titre – « Le réel et le rêve » : « Si les électeurs veulent la gauche du réel, capable d’aller au second tour de l’élection présidentielle, ils voteront Manuel Valls. S’ils veulent rêver, avoir une candidature de témoignage, ils voteront Benoît Hamon. »

- Françoise Fressoz, dans Le Monde, entérine l’opposition dans le titre lui-même (« Primaire à gauche : « sérieux » et « utopistes » dans le même bateau ») et distingue finement deux socialismes : « l’un, résolument utopique, qui n’aime rien tant que l’opposition ; l’autre réaliste, qui prétend gouverner et accepte, à des degrés divers, la confrontation avec le réel ».

- Une opposition également mise en scène sur BFM TV le 24 janvier, lorsque Ruth Elkrief a interviewé successivement les deux qualifiés pour le deuxième tour :

– Original parmi les originaux, Christophe Barbier a entonné le même refrain dans un éditorial dont le titre est explicite (« Le revenu universel de Benoît Hamon, boulevard de l’utopie ») :

Il s’agit en fait de parachever la Révolution française : longtemps après la destruction des privilèges de la noblesse, le temps est venu d’une société où chacun est doté de l’attribut suprême des aristocrates, l’oisiveté. Le revenu universel, c’est le lendemain qui chante après la nuit du 4 août.

Et de poursuivre cette opportune analogie historique par cette évocation nuancée :

Épuisée, la social-démocratie enfante donc deux gauches de la modernité. Celle d’Emmanuel Macron, d’abord, qui n’est pas sociale-libérale, mais libérale-sociale, puisqu’il s’agit de créer des richesses pour ensuite les dépenser afin d’améliorer la justice dans la société. Pour que cela fonctionne, il faut travailler plus et plus nombreux. Celle de Benoît Hamon, ensuite, qui donne un peu à tous pour que personne n’ait rien, offre à ceux qui le veulent de travailler moins sans gagner moins et établit la justice sociale en taxant le capital. Ces deux gauches sont bel et bien irréconciliables.

- Pour Nicolas Beytout, de L’Opinion, Benoît Hamon n’est pas seulement un « rêveur » ou un « utopiste », mais un « prestidigitateur » :

Abracadabra : avec Benoît Hamon, les vieilles ficelles démagogiques sont ressorties et les recettes éculées réactivées. La réduction du temps de travail n‘a pas marché, la socialisation progressive par la redistribution des revenus a asphyxié l’économie, la fiscalité a écrasé l’initiative ? Pas grave : grâce à la magie du verbe, ce qui a échoué hier fonctionnera demain et le candidat du passé se transformera en homme neuf.

- Ivan Rioufol, du Figaro, tout en reprenant le raisonnement de ses confrères, ajoute sa petite touche personnelle (« Benoît Hamon, ou la victoire des autruches ») en accusant Benoît Hamon d’être « acquis à l’islam politique » :

Manuel Valls, qui arrive deuxième à l’issue du premier tour poussif (il a obtenu 31% des voix, contre 36% à son adversaire), a raison de prédire la défaite assurée de cette gauche utopique, immature, acquise à l’islam politique. Le gauchisme culturel, majoritairement soutenu par ceux, peu nombreux, qui se sont mobilisés hier (1,6 million de votants), est voué à l’échec. […] Hamon est la caricature du dirigeant hors-sol et démagogique, avec notamment son revenu pour tous à 750 euros par mois, sa politique construite sur l’imposition fiscale alourdie et son électoralisme en direction des minorités.

- Jean-Marc Sylvestre, ancien spécialiste de l’économie sur TF1 et LCI, désormais réfugié sur le site Atlantico, ne s’est pas borné à entériner l’opposition (résumée dans le titre : « Hamon-Valls, Le dialogue impossible entre l‘Utopie et la réalité »). Il a agité la menace du pire et sonné l’alarme :

Benoît Hamon, une fois de plus, propose de s’affranchir de la réalité européenne en passant outre les règles budgétaires et notamment la maîtrise des déficits. Il est d’un laxisme presque supérieur à ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Hamon ne veut pas comprendre que l’Union européenne nous sert à mutualiser le coût des dettes. […] S’affranchir des règles budgétaires et du code européen, reviendrait à quitter le club et ses avantages. Projet irréaliste, voire impossible. Dans l’histoire, les utopies ont très souvent tué les démocraties. La responsabilité du politique est donc de respecter la réalité, relever les défis que cette réalité impose. Si on ne respecte pas la réalité, elle se venge à chaque fois et c’est le peuple qui en paie le prix.

- Mais une fois encore, c’est Franz-Olivier Giesbert qui décroche la palme de la « formule choc », dans un éditorial publié sur le site du Point [11] la veille du second tour de la « primaire » :
 

À noter, enfin, quelques tweets bien inspirés pendant le débat opposant Benoît Hamon et Manuel Valls le 25 janvier :

Nous ne savions pas que le très droitier Éric Brunet, fidèle supporter de Nicolas Sarkozy, dont il avait prédit la victoire en 2012, puis lors de la primaire de la droite en décembre 2016, participerait à la « primaire de gauche ». Mais de toute évidence, entre le 22 et le 29 janvier, tout bon éditocrate devait, sinon afficher son soutien à Manuel Valls, du moins critiquer vertement Benoît Hamon jusqu’au second tour du scrutin.

Après le second tour

Et le soir de ce second tour fut l’occasion de rejouer le même spectacle, avec de nouveau des plateaux de télévision peuplés d’éditorialistes et de journalistes politiques visiblement désespérés par la victoire de Benoît Hamon, d’Anna Cabana (« L’inexpérience tient lieu de brevet de modernité ») à Hervé Gattegno (« Hamon a réussi l’exploit de défendre une politique qui n’apparaît pas très sérieuse d’une façon sérieuse ») en passant par Ruth Elkrief (« Il y a une part de revanche, Benoît Hamon, c’est l’un des licenciés, des frondeurs de ce quinquennat ») [12] et Nathalie Saint-Cricq, pour qui le courant politique représenté par Benoît Hamon est une gauche « idéaliste et irréaliste ». « Pédagogie » ou matraquage ?

Ce sont ces commentaires à sens unique que le SNJ-CGT a relevés dans un communiqué :

La soirée électorale de la primaire du Parti socialiste a été un moment inoubliable de télévision sur France 2, BFM ou i-Télé. Comme ce fut le cas lors du premier tour, il était difficile pour les éditocrates de cacher leur dépit, voire leur colère, devant la claire victoire de Benoît Hamon face à Manuel Valls.

Le pluralisme a été une nouvelle fois l’oublié des plateaux de télévision. Quasiment les mêmes têtes, toutes issues du « cercle de la raison » libérale nous sont offertes à chaque fois et les mêmes arguments sont déversés sans grand risque d’être contredits. Dans une expression rageuse ou vulgaire (Franz-Olivier Giesbert, Jean-Luc Mano, Eric Brunet), de droite libérale et/ou souverainiste plus ou moins outrancière (Agnès Verdier-Molinié, Natacha Polony, Nicolas Beytout), les commentateurs invités vont tous dans le même sens : ridiculiser, délégitimer tout projet politique de changement. […]

C’est insupportable pour le téléspectateur qui, lui, tente de comprendre la situation politique du moment, celle où tous les instituts de sondage (une fois de plus) sont désavoués par les électeurs, celle où tous les favoris sont balayés. Comment s’étonner que des commentateurs et des journalistes soient associés aux élites et à un système rejeté ?

Une pensée particulière pour Arnaud Leparmentier, décidément très chagriné par la « corbynisation » de la gauche française, comme il l’a fait savoir par un tweet quelque temps avant la proclamation des résultats :

Reste à savoir si une « bad news » est pire qu’une « fake news »…

***

Depuis lors, le chœur des éditocrates, qui ont pris acte de la victoire de Benoît Hamon (et de « leur » défaite ?), s’est mis à entonner un refrain à peine différent : il est temps pour Benoît Hamon de devenir « raisonnable » et d’endosser le « costume présidentiel ». Exemple parmi bien d’autres avec cet article de Bruno Roger-Petit, publié sur le site de Challenges, qui relate notamment la visite du candidat socialiste au Premier Ministre Bernard Cazeneuve :

Après son entrevue à Matignon, lundi après-midi, le candidat socialiste a jeté quelques mots aux journalistes présents. Un petit micro avait été posé là. Nu. Dépouillé. Squelettique. Sans majesté. Benoît Hamon s’est placé là, et a bafouillé une déclaration improvisée. On était bien loin de la représentation que l’on peut se faire d’un candidat crédible à la présidence de la République. Quand Bernard Cazeneuve, s’est à son tour adressé aux journalistes, un pupitre a été dressé pour l’occasion. Et le Premier ministre a lu ici une déclaration rédigée à la virgule près. En majesté. En autorité. En responsabilité. Le pouvoir, le vrai, c’était Cazeneuve. Le touriste, c’était Hamon. L’incarnation du pouvoir, c’est un métier. Et pour le moment, ce n’est pas celui de Benoît Hamon, qui a sans doute beaucoup à apprendre du soutien Hollande. Nul n’en doute.

Après avoir fait campagne contre Benoît Hamon en lui faisant un procès en « utopie » et en « irréalisme », la meute aurait-elle décidé de désormais lui donner des conseils pour qu’il progresse dans les sondages ? Décidément, tout est permis en éditocratie…

On l’aura compris : il est hors de question que nous opposions à la propagande médiatique notre propre contre-propagande (et que nous accordions notre soutien tacite ou explicite à Benoît Hamon ou à tel autre candidat). Seul nous importe – ici à travers le « cas » Hamon – le rôle de caste de l’éditocratie quand elle écrase sous le poids de ses partis-pris politiques convergents, grossièrement déguisés en expertises, le débat démocratique qu’elle prétend animer.

Ce qui pourrait devenir une fausse élection présidentielle française – Par Jean-Yves JÉZÉQUEL le 07/02/2017

Page de Jean-Yves Jézéquel sur le site mondialisation.ca

Article publié sur le site mondialisation.ca, à consulter ici.

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L’essentiel des enjeux de ces élections françaises va se jouer entre Le Front National, les Républicains, le PSMacron et « La France des Insoumis » représentée par Mélenchon. Le centre est fantomatique, les écologistes sont inaudibles, les vraies gauches sont éparpillées…

Comme d’habitude, les médias au service de la cause ultra libérale, entre les mains de nos 10 milliardaires  (Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère) tous acquis à l’idéologie néo libérale d’une élite atlantiste et néocon, vont être les courroies de transmission d’un pouvoir qui n’est pas entre les mains des citoyens croyant naïvement s’autodéterminer par le vote démocratique, mais entre les mains des prédateurs de la haute finance extra nationaux. Les médias font la pluie et le beau temps au service exclusif d’un Pouvoir sur lequel personne n’a de contrôle. Ce tribunal médiatique dictatorial se charge donc, comme d’habitude, comme dans le scénario précédent d’un Hollande qui nous a bien tous « enquenellés », de veiller en permanence à la fois à la promotion et à la diabolisation de Marine Lepen afin que celle-ci soit garantie au deuxième tour de la présidentielle. La manipulation fait et veut que Marine Lepen soit obligatoirement au deuxième tour pour assurer la victoire au candidat du système, le candidat qui représente l’oligarchie financière, les maîtres du monde, le seul réel pouvoir dominant le monde dans l’espace d’influence de l’idéologie néo libérale. La manipulation va orchestrer comme d’habitude la diabolisation acharnée de Marine Lepen, mais seulement au moment venu, c’est-à-dire au moment du deuxième tour. Avant, ces maîtres chanteurs vont tout d’abord placer Marine Lepen régulièrement en tête des nombreux faux sondages, eux aussi grassement manipulés, en ne disant que du bien d’elle. L’objectif c’est de la faire parvenir au second tour. Puis, les maîtres chanteurs vont se déchaîner sur la candidate « néo nazie » ou « néo fasciste », sur la candidate « populiste » et sur tous les « scandales » la concernant, magouilles avec l’argent public comprises, gardés sous le coude bien au chaud en attendant le second tour et à servir en plat de résistance au moment de se mettre à table pour la dernière ligne droite vers le dimanche 7 mai !

Tout cela est orchestré au profit du candidat du système envoyé dans l’arène électorale comme un cheval de Troie passé par le camp socialiste pour être certain de brouiller les pistes et d’enfumer au maximum une population de naïfs invétérés tombant dans le panneau comme le taureau se jetant bêtement sur la muleta pour être au final exécuté après épuisement insensé ! « L’enquenellage » a de l’avenir avec ces pervers au service exclusif de la perversion, du mensonge chronique, du détournement permanent de la vérité, du travestissement de la promesse en « foutage » de gueules impénitents ! Aucun média ne parlera du scandale des « frais de bouche de Macron à Bercy », on peut en être certains ! Pourtant, deux journalistes, Frédéric Says et Marion L’Hour, ont enquêté pendant deux ans à Bercy. Ils ont publié un livre : « Dans l’enfer de Bercy, enquête sur ses secrets du ministère des Finances ». Cette enquête révèle que l’ex-ministre Macron, en huit mois, a dépensé 120.000 euros en frais de bouche, c’est-à-dire, à lui seul, 80 % des frais annuels de représentation alloués à l’ensemble de son ministère ! Peu importe, il est le candidat du système donc le système va le protéger et il ne sera pas inquiété par une tempête médiatique comme celle qui a tué Fillon !

Pour arriver à cette fin qui justifie tous les moyens, il fallait commencer par éliminer le candidat qui allait rendre difficile le placement du pion oligarchique financier au deuxième tour. Fillon trop fédérateur à droite et ayant le tort d’être un opposant à l’hégémonie US sur l’UE, lui qui appelait de ses vœux un pacte d’alliance Franco-Germano-Russe, devait mourir. Son exécution était donc décrétée rapidement pour ne pas perdre de temps. La dictature des médias allait passer à l’acte au petit matin en décidant que Fillon serait le premier de la liste à être exécuté. C’est chose faite. Fillon est mort, exécuté froidement d’une balle de malveillance évidente dans la tête : il a perdu toute crédibilité et ne peut plus rien faire. Il peut répéter tout ce qu’il veut et se justifier tant qu’il peut, cela ne changera plus rien, la kabbale a fait son œuvre, le mal est fait , il ne peut plus revenir en arrière et « arranger les choses », il est déjà devenu inaudible! Les tueurs du totalitarisme médiatique sont contents : ils ont bien travaillé avec toute l’efficacité voulue et le peuple scandalisé s’est déjà retourné vers le candidat… du système !

Le héro « cheval de Troie » était là sur le pont, attendant comme prévu le rabattage productif, la manne bénie des abusés de la droite républicaine, les bras grand ouverts pour accueillir tous ces « déçus » d’un rêve politique transformé brutalement en cauchemar. Le faux socialiste et vrai néo con, vrai ultra libéral, banquier d’élite, serviteur du Tribunal suprême de la haute finance internationale, candidat du Medef de P. Gattaz, Macron, le « nouveau candidat du changement », le nouveau mirage d’une politique sans programme, (puisque le programme est celui d’enterrer tous les programmes qui ne seraient pas en totale conformité avec le projet du Nouvel Ordre Mondial financier), le chouchou de la mafia médiatique, allait être le gros gagnant de cette tombola truquée. Puis, encensé par Attali, tous les deux clandestins puisant sans vergogne leurs recettes dans le grimoire socialiste tout en étant réellement deux carriéristes de la droite la plus authentique au sein d’une des plus grosses banques mondiales, le candidat du système et nouvel « enquenelleur », allait caracoler triomphant en tête d’une propagande devenue décomplexée!

Les idées de Macron, en politique étrangère, reflètent absolument et parfaitement la vision néo con et ultra libérale atlantiste. Ses idées sur la Syrie et la Russie coïncident exactement avec la propagande habituelle entendue sans relâche dans les médias à la solde de l’oligarchie politique occidentale. Tout chez lui reflète fidèlement la signature de l’idéologie néolibérale et la politique qui va avec. Macron est un banquier américain, formaté à la doctrine hégémoniste de « l’axe du bien » chargé de faire la guerre sur tous les fronts à « l’axe du mal » incarné par les BRICS dont fait partie essentiellement la Russie de Poutine et la Chine trop puissante. Il a été envoyé en mission en France par les élites de la politique fasciste américaine et il suit scrupuleusement le scénario qui a été concocté par les souverains de la France vassalisée, chargé d’être celui qui doit systématiquement damer le pion à tous les autres candidats de l’apparente démocratie française…

Dans tout cela quel est le rôle du candidat du Parti Social libéral : Benoît Hamon ?

Il se présente comme « frondeur », c’est-à-dire chargé de faire croire qu’il représente le vrai socialisme pour capter, ré-apprivoiser l’électorat et la crédibilité de la gauche donnée aujourd’hui à Jean Luc Mélenchon, car ce dernier représente un danger réel pour le candidat Macron. Pour éliminer JL Mélenchon il fallait un Benoît Hamon providentiel, saboteur du mouvement politique citoyen de « la France des Insoumis »…

Benoît Hamon porte le masque des socialistes qui tiennent absolument à conserver le pouvoir et qui sont prêts à tout pour cela, même s’il évoque sincèrement le revenu d’existence universel, et l’abolition de la loi El-Khomri. Son discours concernant la politique étrangère est consternant : il répète les inepties entendues à longueur de temps dans la propagande mensongère des médias aux ordres de la vision néo con du monde des élites occidentales. C’est le cas à propos de la guerre en Syrie et du Moyen Orient, de l’Ukraine ou d’Israël. Quant à ses déclarations sur Vladimir Poutine, on se demande où ce pauvre Benoît Hamon va s’informer. Hamon est un docile récitant du discours officiel des socialistes au pouvoir depuis 5 ans : résolument atlantiste et inconditionnel du sionisme.

Hamon n’a rien d’un homme de gauche. En revendiquant le nom de « socialiste » devenu synonyme de trahison, il ne peut qu’être le nouveau porte-parole de cette imposture politique. S’il avait été réellement frondeur, il aurait fait comme Mélenchon et rejoint ce dernier dans la fronde de « La France insoumise ». B. Hamon n’est pas plus frondeur qu’il n’est l’alternative d’une réelle gauche. C’est un leurre bien venu pour torpiller la candidature de JL. Mélenchon. Les électeurs devraient être désormais avertis et vaccinés avec l’expérience de Hollande !

J-L. Mélenchon, est le seul aujourd’hui à pouvoir fédérer les forces d’une vraie gauche. « La France insoumise » a un programme crédible qui tient la route. Son candidat, JL.Mélenchon a pour lui l’expérience politique, et celle d’un exercice des responsabilités d’Etat. Sa force actuelle est celle d’inviter et d’exhorter les citoyens à reprendre largement en mains leur destinée politique commune dans une société qu’ils ont désormais l’occasion unique de réinventer. Au niveau de la politique intérieure comme extérieure, Mélenchon revient aux fondamentaux de la gauche, à savoir : l’organisation sociale du pays, des innovations très nombreuses et déterminantes pour notre advenir immédiat, la non-intervention militaire dans les pays souverains, la sortie de l’OTAN, repenser l’UE… Son programme est de loin le meilleur et le plus innovant : il suffit de le confronter aux autres pour s’apercevoir à quel point le travail de « La France Insoumise » a été fructueux !

Les médias au travail passent leur temps ou à l’ignorer ou à le dépeindre comme quelqu’un qui doit « faire peur », et le discours des médias veut inoculer la peur, un jeu d’enfant qu’il réussit à merveille ! Dans les consciences manipulées, cela se traduit par des puérilités déconcertantes du style : « Mélenchon c’est le communisme Stalinien qui revient » ; « Mélenchon c’est la confiscation de tous les biens des gens un peu aisés » ; « Mélenchon c’est la raison donnée aux immigrés, aux musulmans boucs émissaires » ; « Mélenchon c’est la destruction du système bancaire et la guerre contre tous ceux qui ont des économies » ; « Mélenchon c’est un partisan d’une politique à la TSYPRAS qui a fait la preuve de son échec total »… Etc !

Ce qui selon moi, donne sa force à Mélenchon, c’est sa cohérence personnelle, celle de sa pensée, sa connaissance importante de la politique et de l’histoire, sa formation de philosophe et le ton puissant de son discours passionné, convaincu avec les qualités uniques, dans le monde des politiciens actuels, d’un orateur inégalable. Il est possible d’être convaincu par une personne qui est convaincante ! Il maîtrise l’art de la parole et ne se laisse pas embobiner par les techniques journalistiques de la manipulation courante dans ce milieu.

Ce qui est déterminant, c’est la cohérence politique, un humanisme primordial et la force d’une parole qui sait se faire entendre et respecter. On peut traiter Mélenchon de forte tête ou de grande gueule si l’on veut ! C’est justement cela qu’il nous faut : une forte tête capable de faire entendre la voix de la France dans le concert de la mondialisation.

Les « pions » manipulés par les médias au service du Pouvoir extra national sont donc Marine Lepen, Macron, Hamon et Fillon dans l’objectif d’empêcher à tout prix Mélenchon d’arriver au deuxième tour ! Le scénario c’est de faire arriver coûte que coûte Marine Lepen et Macron à ce deuxième tour. Ainsi, en agitant l’épouvantail « néo fasciste » du Front national entre les deux tours, tout le monde se « rabattra sur Macron » et le tour sera joué !

Fillon en tant que menace trop évidente pour le candidat de la droite financière et patronale caché sous le masque du socialisme plus ultra libéral que social devait être exécuté. Ce pion a été dégagé du jeu en cours.

Hamon, pour le moment, tient la place de celui qui a le rôle de torpiller le mouvement mis en marche par Mélenchon, en pratiquant une saignée préjudiciable dans le camp le plus fort de la vraie gauche. L’affaiblissement du camp Mélenchon et la faiblesse déjà assurée du camp Hamon assure la force du camp Macron notamment grâce au ralliement de beaucoup de gens du camp Fillon. Ce qui est calculé c’est le scénario d’un deuxième tour Lepen et Macron assurant la victoire au camp de ceux qui font la pluie et le beau temps en dehors de toute volonté démocratique du peuple Français croyant détenir encore en ses mains le pouvoir d’élire son président ! C’est la fausse élection présidentielle française ! Si ce scénario de la manipulation a le dernier mot, on peut dire que le peuple français a perdu son âme politique et révolutionnaire !

Il n’y a rien à négocier avec HAMON ! Rien !

Que les choses soient bien claires. Nous, insoumis, ne tolérerons AUCUNE négociation avec Hamon, AU-CU-NE !

La France insoumise, de la base au sommet, discute avec le peuple, PAS avec le PS et ses cadavres !

La moindre négociation avec eux nous tuerait d’une mort subite !
Ce serait la débandade du mouvement et le rejet définitif de la part du peuple !

Comme on le dit souvent : « après le départ des dégoûtés, ne resteraient plus que les dégoûtants ! »

Je n’ai AUCUN doute quant à la droiture et à la loyauté de Jean-Luc Mélenchon, de certains de ses proches et de beaucoup de participants et acteurs de la France insoumise.

J’ai en revanche beaucoup plus de craintes à l’égard de certains seconds couteaux du staff de campagne qui, eux (ou elles) ne rejettent pas clairement l’idée d’aller négocier avec Hamon.

Si on négocie si peu que ce soit avec le PS, ça fera plaisir à Monsieur Filoche, mais ça nous conduira à sombrer avec le PS.

Il y a intérêt à ce que ce projet de sabotage soit empêché !

#NiOubliNiPardonNiNegociation

#PlusJamaisPS

La victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste ne change rien pour nous ! Par Ramzi Kebaïli- Le 30/01/2017

Pour nous citoyens insoumis de la 1ère heure, le nom du candidat PS ne change rien. Si nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, en y dépensant toute notre énergie militante, c’est pour construire ce pôle de radicalité citoyenne et souveraine qui est le seul à même de sauver la France du système PS-LR-FN.

Nous revendiquons notamment la sécurité sociale intégrale, la constituante, la règle verte, et en préalable la sortie de l’OTAN et des traités européens qui est la condition indispensable pour mener toute politique alternative.

Nous avons fait le deuil du PS depuis bien longtemps car nous savons que le PS est un parti de menteurs qui une fois au pouvoir mène la politique dictée par l’UE, point barre.

Si il y a un « problème Hamon », ce n’est donc pas le nôtre, nous les insoumis de base. C’est uniquement un problème pour tous ces apparatchiks qui croyaient acquise l’implosion du PS et qui n’ont rejoint Mélenchon que pour obtenir des postes. Et ce, en bafouant systématiquement les règles de la France insoumise, y compris au plus haut niveau, et en tentant d’infléchir la ligne de notre mouvement pour en faire une « nouvelle gauche socialiste » promettant une « Europe sociale » qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Ces tristes sires vont à présent quitter le navire, et chercher des postes chez Hamon. Bon débarras ! Nous allons pouvoir reprendre notre campagne pour la souveraineté nationale, populaire et citoyenne incarnée uniquement par Jean-Luc Mélenchon. En avant !

Soutenir Mélenchon ? Entretien avec Frédéric Lordon – Là-bas si j’y suis – Le 27/01/2017

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Pour écouter la vidéo, c’est ici.
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Note de Vincent Christophe Le Roux : Ma camarade Christine Duplaissy, est comme moi, une inconditionnelle de Frédéric Lordon. On peut dire, je crois, que nous sommes comme des élèves du maître… Et à ce titre, nous nous efforçons : 1/ de ne rien louper des écrits et des interventions mediatiques de Frédéric Lordon, 2/ d’en bien comprendre le sens et la portée (je pense que nous ne nous débrouillons pas mal), 3/ d’en proposer les retranscriptions écrites lorsqu’elles n’existent pas, afin que tout le monde puisse prendre connaissance de la pensée de cet intellectuel à nulle autre pareille.

Lire la suite Soutenir Mélenchon ? Entretien avec Frédéric Lordon – Là-bas si j’y suis – Le 27/01/2017