Archives pour la catégorie 30- Jean-Luc Mélenchon

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La France Insoumise est l’espoir de l’Europe – Par Olivier TONNEAU –

Cet article a été publié ici (dans les blogs de Mediapart). Par Olivier TONNEAU.

A quelques jours des élections présidentielles, la France hésite, oscille, un frémissement la parcourt. Une étrange sensation lui revient : celle qui accompagne l’exercice de la conscience. Sclérosées par les logiques comptables, les imaginations s’ébrouent. Atrophiés par le réalisme tautologique du monde tel qu’il est, les esprits se reprennent à penser. L’éthique fait retour en politique et la politique redevient exaltante. C’est un moment rare, le moment d’espérer. Signe de cette renaissance, on voit vaciller le totem au pied duquel nous devions étrangler nos cœurs : l’Union Européenne.

L’Union Européenne et non bien sûr l’Europe. Distinction fondamentale car c’est en les confondant qu’on sombre dans un aveuglement mortel. Nous sommes sommés de tout sacrifier pour préserver, dit-on, le dernier idéal de notre temps : celui d’un continent délivré des rivalités nationales d’où naissent les ivresses nationalistes et enfin les guerres. Comment ne pas y souscrire ? Mais c’est la beauté même de l’idée qui a permis qu’en soient faits des usages profondément pervers : c’est parce que l’Europe devait à tout prix être sauvée que l’Union Européenne a pu faire consentir à ce que soient enfreints tous les principes, ruinées toutes les solidarités. Les pays mis en concurrence, les travailleurs transbahutés comme des choses au gré des flux de marchandises et de capitaux, enfin l’Espagne, l’Irlande, le Portugal saignés à blanc et la Grèce condamnée à un martyr sans fin, ses vieillards volés, ses îles vendues, sa jeunesse exilée. Tout cela nous devons l’accepter, et pourquoi ? Pour sauver l’Europe !

La « crise grecque », c’est-à-dire le pillage de la Grèce, a été un tournant dans ma vie politique : ce fut la prise de conscience de l’iniquité de l’Union Européenne. La stratégie, bien naïve, de Syriza était de mobiliser l’opinion internationale. On organisait des manifestations en Italie, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne. Sans grand succès : quelques centaines de personnes à peine pour dénoncer les crimes commis par leurs gouvernants. Ce fut pour moi un de ces moments terribles où le mal se banalise et les peuples s’avilissent. Ils s’avilissent sans même le savoir puisque c’est au nom d’un idéal qu’ils consentent à la violence. Quand le regretté François Delapierre dénonçait « les dix-sept salopards » de l’Eurogroupe, on se scandalisait de l’écart de langage : comme l’imbécile auquel on montre la lune et qui regarde le doigt, les europhiles hallucinés préféraient flétrir l’accusateur plutôt que dénoncer le crime.

S’il n’y a pas de coupables, il n’y a pas de victimes. On insultait donc, au prix de toutes les contre-vérités, les grecs paresseux et fraudeurs et avec eux les Espagnols, les Italiens, les Portugais, les Irlandais : ceux que l’Union Européenne appelle les PIIGS. Mais puisqu’il y a bien des victimes, il faut nommer les coupables.

 Hollande, Moscovici, Djisselbloem, Verhofstadt, Merkel, Schaüble, Draghi, Junker…

 A l’aube de la campagne présidentielle, je craignais que les consciences ne soient si racornies qu’à la barbarie européenne ne vienne répondre que la barbarie nationale. Car il faut dire nettement, nonobstant les déclamations bouffies des Valls ou des Macron, que les europhiles sont solidaires des xénophobes. On ne peut pas traiter les peuples du Sud de bons à rien, construire des murs en Hongrie, stipendier Erdogan pour faire le service d’ordre aux frontières de l’Europe, et s’étonner que les mêmes pratiques soient préconisées par les xénophobes. Le mépris, l’exploitation et la peur de l’autre ne changent pas de nature en changeant d’échelle.

Je craignais donc une campagne sordide où nulle parole généreuse ne pourrait être entendue ; où l’Union Européenne ne serait attaquée que pour les maux qu’elle inflige à nos travailleurs, nos agriculteurs, notre industrie. Eh bien non. Il restait encore quelque chose en France de vivant, de généreux – d’insoumis. Nul ne pourra dénier à Jean-Luc Mélenchon le courage d’avoir osé, dans l’atmosphère pestilentielle où nous vivons, dire des mots d’amour, de partage et de paix. Sur le vieux port de Marseille, il a promis aux Grecs, s’il était élu, que la France se porterait à leur secours ; soixante-dix mille voix ont crié leur soutien. Soixante-dix mille voix dont je n’étais plus sûr qu’elles existaient ; soixante-dix mille voix auxquelles je mêle la mienne.

Soixante-dix mille voix à Marseille et des millions d’autres dans toute la France. Voix insoumises qui ne suivent pas un chef mais qui avaient besoin que leur parole soit portée pour se connaître et découvrir qu’il existe encore en France un sentiment puissant de solidarité entre les peuples ; cette solidarité peut seule être le fondement d’une Europe véritable. La France Insoumise est l’espoir de l’Europe.

Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon – Par Maître Jonas le 08/04/2017

L’article est ici sur le blog de son auteur.

Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon.

Contexte : 

Combien sommes-nous dans cette situation ? Profondément républicain, jacobin, gaulliste de gauche ou simplement attaché à la souveraineté nationale, nous nous sentons tiraillés. Marre de cette politique spectacle qui nous horripile, marre de ces candidats défendant la conservation du système (que ce soit B. Hamon, F. Fillon ou E. Macron). Des candidats qui n’ont que pour principal programme, la surenchère de promesses, bien – trop ? – souvent démagogiques… Leurs propos tournoient dans le vide. Après plus de trente ans de duperie, nous sommes cette catégorie de citoyens qui n’accepte pas l’éternelle moquerie qui nous est faite. Le discours « gauchiste » du Bourget, de 2012, du candidat François Hollande fut ce dernier coup d’épée de trahison. Personnellement et comme beaucoup d’entre vous, je n’étais point dupe. Je n’avais d’ailleurs pas voté François Hollande au premier tour…

Je suis un grand partisan d’un gouvernement de salut public. Ce rêve qui verrait les défenseurs de la souveraineté populaire à gauche et à droite se joindre autour d’un tronc commun : la défense d’une France souveraine, forte et fière de son modèle social. La défense d’une France où la démocratie, pour plagier Abraham Lincoln, serait réellement le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Après avoir dit cela, quelle option me reste-t-il ?

Et pourquoi pas l’idée N. Dupont-Aignan (Debout la France) ?

En 2012, j’ai fait le choix Nicolas Dupont-Aignan. Je salue son courage. Celui de s’être extirpé d’un parti (l’UMP) pour développer ses idées gaullistes, conformément à ses engagements passés et assumés (exemple : le « non » au traité constitutionnel européen de 2005).

Si, en 2017, je ne choisis pas Nicolas Dupont-Aignan, ce n’est point par rejet de l’homme. J’ai plus la désillusion de constater que son mouvement, Debout La France, s’est enterré, parfois, dans des stratégies gênantes (celle du soutien à Robert Ménard à Béziers, ou encore celle d’imposer une journée de travail gratuite pour tout allocataire du RSA). Avec ces positionnements, je regrette que l’union des deux rives ne puisse être possible. Elle est encore faisable – j’y crois – mais l’enracinement de DLF sur des terrains glissants et droitiers complique la tâche… Toutefois, je ne jette pas la pierre à Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat a le mérite d’incarner des convictions profondes et sincères. Le non rapprochement avec l’autre rive du pôle des républicains n’est pas de sa seule faute, bien au contraire…

Ma décision a donc été prise. Et je constate que certains de mes amis ont également cette préférence : soutenir, au moins par le bulletin, si ce n’est sur le terrain, la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Ce sera bien Jean-Luc Mélenchon ! Malgré quelques divergences…

Pourquoi ? Comme nombre de mes camarades, je ne partage pas sa vision sur la VIe République, pourtant centrale dans son projet. Alors oui, en tant que Républicain convaincu, rassembler une constituante ne me parait pas stupide. Simplement, je crois concrètement qu’une VIe République, parlementariste, calquée sur la IVe, serait une illusion. La Ve République a eu tout de même le don de préserver une stabilité politique, et ce, malgré les périodes de cohabitation. Car, finalement, les institutions sont ce que les élites en font. Une VIe, parasitée par les partis et les mêmes dinosaures politiques, pourrait aboutir à une instabilité et à une paralysie de l’action gouvernementale.

Autre point de divergence : l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, la France est influente par son génie et sa force nucléaire. Nous pouvons encore la développer et rechercher à la faire évoluer, tout en développant les autres formes d’énergie décarbonée. J’y crois. Et rien n’empêche, en parallèle, de développer de nouvelles solutions énergétiques décarbonées, à travers l’investissement massif dans la recherche et développement.

Les convergences : recréer une nouvelle force dans le paysage politique.

Mais alors qu’est-ce qui me pousse tant, avec d’autres citoyens, à soutenir Jean-Luc Mélenchon ? Clairement, la gauche n’a plus de vie. Face à un Parti Socialiste qui a choisi le suicide politique depuis 2012, « la France insoumise » (nouveau mouvement de Jean-Luc Mélenchon) paraît le mieux incarner l’espérance et le rassemblement.

La nation, au cœur du discours mélenchoniste

Son discours a changé depuis sa première présidentielle, il y a cinq ans. Comparez les meetings, comparez avec ceux de l’autre gauche Benoit Hamon, les drapeaux français sont désormais de sortie ! Les couleurs des partis ? réduction au minimum. Comme si le candidat n’était plus au service d’un parti et de ses cadres – contrairement à la plupart des autres candidatures (illustration parfaite avec les rassemblements B. Hamon où les quelques « bleu blanc rouge » sont noyés par les drapeaux du PS, des écologistes, du PRG, d’associations). Comme si parler de la France et de la nation française ne serait pas simplement réservé à la droite et à l’extrême droite. Dans la voix, Jean-Luc Mélenchon se réfère donc à la nation, à sa force, à sa protection. Pour lui, le peuple ce n’est plus simplement la base ouvrière, c’est toute la composante de la société. On nait Français, que l’on soit riche ou pauvre et on fait tous partie de ce corps unique. Rien d’étonnant, on pourrait voir en lui quelques postures gaulliennes. Quitte, d’ailleurs, à embarrasser son allié, le Parti Communiste. Qu’à cela ne tienne, Jean-Luc Mélenchon ne veut pas simplement retrouver l’électorat populaire, il veut représenter la nation !

Combattre la fracture sociale dans un pays qui s’enrichit

Les lois Macron et El Khomri, du quinquennat Hollande, ont confirmé la politique sarkozyste : la France se mettant au service de l’enrichissement des plus hauts revenus, afin d’attendre d’eux un retour sur investissement. Conséquence : jamais les millionnaires et milliardaires se sont autant enrichis. Jamais les classes les plus faibles n’ont été aussi pauvres. Jamais la classe moyenne n’a autant financé les politiques publiques. Nous vivons dans une violence sociale telle que les emplois se précarisent. Pour que la pilule passe, les gouvernants (du PS aux ex-UMP/LR, en passant par E. Macron) n’emploient pratiquement plus les mots de précarité ou de licenciements. Ils utilisent principalement un vocabulaire bien choisi et guidé par le monde du grand patronat : flexibilité, souplesse, plans sociaux, restructuration… Pendant ce temps, les inégalités entre classes sociales ne font qu’empirer. Et dans les classes d’âge, qui paient ce lourd tribu ? Les jeunes ! Eux qui doivent être le poumon et l’avenir de notre République ! Et qui de mieux, dans les paroles, que J-L. Mélenchon pour affirmer une nouvelle voie. Pourquoi pas la troisième ? Celle d’une France capable de cultiver son propre modèle, sans faire dans le filet d’eau tiède. Quoi de plus juste que d’assurer un plafonnement des très hauts salaires (1 à 20). E. Macron et F. Fillon menacent : les riches partiront, et changeront de nationalité. Quelle tristesse de penser qu’un riche pense d’abord à sa fortune avant de penser à sa citoyenneté. Pour citer Jean-Luc Mélenchon : « Je fais le pari de penser (…) qu’on n’emmène pas la patrie à la semelle de ses souliers. » La France a des droits et des devoirs vis-à-vis de son peuple, riche ou pauvre, celui-ci a également des droits et des devoirs vis-à-vis de son pays.

Pour une France forte, dans une Europe faible

Rien d’étonnant, dès lors, que Jean-Luc Mélenchon ait évolué dans son idée européenne. Oui, l’Union Européenne doit être transformée ! Aller au bras de fer avec l’ordolibéralisme allemand ? Jean-Luc Mélenchon peut le faire. Il n’est ni le président faible, incarné par François Hollande, ni le fusible grec, Alexis Tsipras. La France est encore forte et il entend bien tout renégocier. L’Allemagne ne veut pas d’une refondation de la BCE et de l’Euro ? A bon entendeur, salut l’Euro ! Qui peut aujourd’hui dire que J-L. Mélenchon n’ira pas jusqu’au bout de cet engagement ? Vous conviendrez qu’il n’est pas homme de compromis quant à la violence sociale exercée par les lobbies, les multinationales, les délocalisations, le marché économique déloyal de la zone, les directives sur les travailleurs détachés, la concurrence des bas salaires des pays de l’est, etc.

Pour l’OTAN, là aussi, sa vision est clairement gaulliste et il ne s’en cache pas. Il veut sortir du commandement intégré. Cette politique de défense qui lie la France (et l’Union Européenne) avec la ligne américaine. Encore une fois, qui peut argüer que les Etats-Unis ont joué le gendarme de la justice sur la scène internationale ? Il n’y a qu’à voir le bourbier au Moyen et Proche-Orient. Et que dire de la coalition en Libye, où la France de Nicolas Sarkozy et de François Fillon a été complice d’une boucherie, laissant le pays aux mains de tribus, souvent islamistes.

La culture, l’école : qui en parle avec force, si ce n’est Jean-Luc Mélenchon ?

Cela peut paraître annexe dans un projet politique mais l’école est détruite. Détruite par les réformes « pédagogistes », en accord avec la stratégie de Lisbonne de 2000. Elles ont été mises en application une première fois par François Fillon en 2004 (avec la loi d’orientation) et confirmées brutalement par la réforme collège 2016. Cette école qui ne vise plus à éduquer des citoyens éclairés mais de laisser le soin aux parents, les plus fortunés, de payer des cours particuliers à leurs enfants, pour que ceux-ci puissent acquérir les savoirs fondamentaux. En effet, la réforme collège 2016 a entraîné la réduction d’heures pour l’histoire, les mathématiques et le français. Des matières fondamentales en partie remplacées par des cours d’animation, encore peu compris par la majorité des enseignants, les EPI. Ceci n’est qu’un aperçu de la destruction progressive de l’école. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon propose logiquement d’abroger la réforme collège 2016.

Enfin, qui, de nos candidats, parle réellement de culture ?

Et bien, Jean-Luc Mélenchon est peut-être le seul à avoir compris l’enjeu d’une nouvelle forme de culture, de plus en plus convoitée, source de futurs emplois : les jeux vidéo. La France peut-être l’un des leaders dans le domaine. Aujourd’hui, elle subit encore les attaques de conservateurs qui voient, dans les jeux vidéo, un simple joujou. Je vous laisse apprécier les réalisations de certains studios : Half-Life, Mass Effect, Bioshock, Max Payne ou encore, pour prendre deux exemples français, Assassin’s Creed et Another World. Ces jeux, dignes de films, sont loin de la caricature généralement faite. A la Renaissance, le théâtre était moqué, au XXe siècle l’arrivée du cinéma parlant subissait les réticences de salles parisiennes et des intellectuels. Les jeux vidéo font partie d’une nouvelle forme de culture, à ne pas négliger.

Benoît Hamon, la « gauche » et nous – Par Simon Férelloc le 09/04/2017

Ce billet est accessible ici sur le blog de Simon Férelloc.

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BH

Dans ONPC, le candidat socialiste Benoît Hamon explique qu’il appellera à voter Jean-Luc Mélenchon s’il n’est pas au second tour. Cette phrase du vainqueur de la primaire du PS est vraiment un atout de poids pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon car en la prononçant, Hamon vient de reconnaître implicitement 3 choses :

La première est que même lui estime qu’il n’a plus aucune chance de se qualifier pour le second tour. Ce faisant, il porte un rude coup à ses camarades socialistes habitués à miser sur le chantage du « vote utile » pour empêcher l’avènement d’une vraie gauche de rupture. La seconde est qu’il considère lui aussi, la qualification de Mélenchon possible pour le second tour. Ce qui a pour effet de crédibiliser un peu plus cette hypothèse. La troisième est qu’il entérine la primauté de Jean-Luc Mélenchon, et surtout de la France Insoumise « à gauche ». Ce qui nous permet de nous affirmer très clairement comme une force politique bien plus puissante désormais que le PS moribond.

Ce passage de Benoît Hamon dans ONPC est donc une véritable aubaine pour nous les insoumis. Cependant, il faut à tour prix éviter de retomber dans le piège du clivage gauche-droite dans lequel ce genre d’interview pourraient nous remettre.

Il faut continuer à clamer haut et fort que nous sommes bien au dessus de ça et que nous n’aspirons non pas à rassembler une pseudo-gauche dans laquelle il faudrait trier qui a voté quoi lors du quinquennat. Bien au contraire, nous voulons fédérer le peuple français, y compris ceux qui ne s’identifient pas spontanément à la « gauche » autour d’un programme basé sur la transition globale vers une société où la première règle serait celle de l’intérêt général humain !

Nous voulons rassembler les français avec la mise en place d’une 6ème République dans laquelle les citoyens auront davantage de contrôle sur leurs représentants et pourront vraiment participer à la vie politique !

Nous voulons rassembler les français autour de la planification écologique, pour dire qu’enfin nous ne prendrons plus jamais davantage à la nature que ce qu’elle peut produire !

Nous voulons rassembler les français avec le partage des richesses pour répartir celles-ci entre tous ceux qui les produisent !

Nous voulons rassembler les français pour retrouver notre souveraineté populaire en sortant des traités européens avec les plans A (négociation) et B (retrait progressif de l’UE) !

Nous voulons rassembler les français autour d’un objectif planétaire commun : la paix dans le monde et la souveraineté des peuples, en sortant de l’OTAN et en renforçant le rôle de l’ONU !

Nous voulons rassembler les français pour engager le progrès social et réaliser de grands projets innovants créateurs d’emplois et aux frontières de l’humanité !

Et si Jean-Luc Mélenchon est élu le 7 mai prochain, alors j’espère vraiment que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues pour construire l’Avenir en Commun ! #JLM2017 👊👊

 

Quelques réflexions suite aux propos de Jacques Sapir le 05/04/2017 : « Mélenchon, le meilleur pour affronter Le Pen »

Dans cette vidéo, Jacques Sapir est interrogé par RT France sur la question de l’élection présidentielle. Je vous invite à l’écouter en entier (elle dure une quinzaine de minutes).

Manifestement, Jacques Sapir ne croit pas encore que Mélenchon puisse se qualifier pour le second tour. Il le répète deux ou trois fois et s’en explique. Mais il dit aussi qu’une telle hypothèse est envisageable tellement les Français sont indécis (il rappelle qu’un sur deux n’a pas encore fait son choix).

Il affirme très clairement, et là encore à deux reprises, que si Mélenchon se hissait au second tour, il serait « le meilleur adversaire possible pour affronter Marine Le Pen« . C’est à 11 minutes et 55 secondes…

À 12 minutes et 45 secondes, Sapir ajoute que Mélenchon « est le seul candidat qui pourrait, programmatiquement, tenir face à Marine Le Pen » parce qu’il est le candidat « qui a le programme le plus élaboré et le plus à même d’affronter celui de Le Pen.« 

Dans l’hypothèse où le second tour verrait ainsi un affrontement entre Le Pen et Mélenchon, Sapir pose la question de savoir qui des deux saura reprendre et incarner le discours « souverainiste » et « renvoyer l’autre à ses contradictions ». Il met le doigt exactement là où il faut…

Pour ma part, je vais préciser la problématique avant d’exprimer ce qu’elle m’inspire comme réflexions :

Dans l’hypothèse d’un tel second tour Le Pen – Mélenchon, est-ce que ce sera Jean-Luc Mélenchon qui saura incarner la défense de la souveraineté du peuple, donc la restauration pleine et entière de sa liberté, de sa démocratie, et de son indépendance géopolitique, auquel cas Marine Le Pen ne serait plus que la candidate de la France rance, raciste et xénophobe… ou est-ce Marine Le Pen qui saura le mieux incarner ce « souverainisme », renvoyant Mélenchon dans une case de « gauchiste », « d’ex-socialiste », de « révolutionnaire rouge »….

Quand on connaît le projet de Mélenchon, on se dit qu’il est bien placé pour être beaucoup plus convaincant que Le Pen. En effet, son projet repose très largement sur la volonté de rendre le pouvoir au peuple et cela se manifeste de deux façons :

d’une part, la souveraineté du peuple à l’égard de ses dirigeants sera restaurée grâce à l’avènement d’une assemblée Constituante qui sera instituée par référendum populaire et sera chargée de rédiger une nouvelle constitution fondant un nouveau régime, étant entendu que cette nouvelle constitution, principalement écrite par les délégués à la Constituante,  le sera aussi par le peuple qui pourra largement faire connaître ses avis, ses souhaits, ses doléances auprès des délégués à cette Constituante. Et in fine, au terme du processus, ce sera encore lui, le peuple, qui approuvera ou non le projet de nouvelle constitution, par un second référendum. Il n’aura donc ni à plébisciter un Président de la République, ni à se limiter à dire OUI ou NON, à la fin puisqu’il sera intervenu en amont et pendant tout le processus.

d’autre part, la souveraineté du peuple à l’égard des pays étrangers se manifestera par une géopolitique radicalement alternative à celle que nous connaissons depuis des décennies, et en particulier depuis dix ans. C’est non seulement la fin de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui qui adviendra, puisque d’une façon ou d’une autre, soit via le plan A, soit au moyen du plan B (et aussi sans aucun doute de ce que Mélenchon et ses proches ne peuvent dire publiquement mais qu’ils préparent activement), on sortira définitivement des traités européens (Lisbonne-MES-TSCG…) et internationaux (TAFTA-CETA) qui nous oppressent, nous tyrannisent, nous emprisonnent, nous détruisent, mais c’est aussi la fin de l’atlantisme français vu que le Président Mélenchon mettrait en oeuvre une révolution diplomatique et réorienterait la politique étrangère de la France vers le non-alignement, la paix, la loyauté des échanges et l’harmonie des relations internationales. À ce sujet, Mélenchon a dit et écrit plusieurs fois quelle était sa vision géopolitique et le projet qui en découle. Je vous renvoie notamment au texte « Le nouvel indépendantisme français » publié dans un cahier de la revue de la défense nationale, ou au colloque du 31 mars dernier à l’IRIS. Voyez divers liens utiles dans ce document.

Marine Le Pen propose, elle aussi, de défendre la « souveraineté française » mais hélas, elle la voit sous un prisme très différent du nôtre puisque sa souveraineté à elle est bien plus « nationale » que « populaire », même si l’opposition entre ces deux termes n’est pas si opérante que cela (cf ce billet dans lequel je m’en étais expliqué). La souveraineté nationale signifie surtout la souveraineté du gouvernement français face aux pays étrangers, mais elle ne suffit pas à garantir la souveraineté du peuple car il peut s’agir seulement d’une souveraineté d’oligarques français et non d’une souveraineté des citoyens. La souveraineté nationale n’offre aucune liberté supplémentaire au peuple si le système constitutionnel ne donne pas le pouvoir suprême à ce peuple. Certains gouvernements dictatoriaux et tyranniques peuvent respecter la souveraineté nationale, celle de leur pays, tout en opprimant leurs concitoyens et en se réservant le pouvoir de décider de ce qui doit être fait au nom du pays. C’est bien cette souveraineté-là, la souveraineté nationale, que Marine Le Pen défend au premier chef. Or elle se satisfait entièrement de l’actuelle constitution qui tient le peuple très éloigné du pouvoir, le réduisant au droit de suffrage une fois tous les cinq ans. Avec Marine Le Pen, le peuple ne serait pas souverain. Seuls les dirigeants le seraient. Et cela est une différence majeure entre Le Pen et Mélenchon !

Maintenant, à l’occasion d’un second tour Le Pen – Mélenchon, il pourrait être envisagé par Mélenchon de revoir son positionnement et, pour rassembler tous ceux qui n’auraient plus de candidat acceptable, d’en rabattre largement sur la défense de la souveraineté puisque cela constitue précisément aujourd’hui une ligne de démarcation irréductible entre lui et les autres…  Il se présenterait ainsi comme le « modéré » face à « l’enragée », il serait le « rassembleur » face à celle qui instillerait la « division ».

S’il se positionnait ainsi, il perdrait à coup sûr. Car tous les citoyens qui n’en peuvent plus de subir la loi des autres (que ces « autres » soient ceux qui se succèdent au pouvoir en France depuis le départ de De Gaulle, ou qu’ils soient l’UE, les multinationales ou l’Empire états-unien) donneraient raison, j’en suis certain, à Jacques Sapir, et choisiraient Le Pen pour mettre une raclée mémorable au « système ». Et voyez-vous, je suis porté à penser que même au sein de la France insoumise, nombreux seraient celles et ceux qui le feraient aussi. Parce que l’élection « surprise » de Marine Le Pen emporterait forcément le régime à très bref délai.

Sapir pense ainsi qu’il est possible qu’en cas de second tour où Le Pen affronterait Fillon ou Macron, les électeurs puissent, cette fois, choisir Le Pen. Et je viens de dire que je crois aussi que cela est tout à fait envisageable aujourd’hui. Contrairement à ce que semble croire Mélenchon (cf sa saillie prononcée lors de son discours de Châteauroux le 2 avril dernier), je ne crois pas du tout qu’il soit garanti que « même une chaise serait élue face à Marine Le Pen« . Cette fois-ci, les choses pourraient fort mal tourner ! Car avec les deux autres (Fillon ou Macron), ce serait encore et toujours la saignée ! Mais cette fois, elle serait encore plus violente que celles que l’on a connues jusqu’à présent. Les Français le savent et je pense qu’ils feront tout pour l’éviter, je dis bien « tout » jusques et y compris faire élire Le Pen.

Parce que l’élection de Le Pen serait le dernier coup fatal infligé au régime. Réfléchissez : ce que ne dit pas Sapir, mais que je crois moi-même, c’est que Le Pen élue le 7 mai n’aurait aucune chance d’obtenir une majorité parlementaire en juin. Parce que si elle était élue, ce serait en raison d’un vote de rejet massif de l’autre, et aucunement par un vote d’adhésion pour sa personne ou son projet. La maxime bien connue « au second tour on élimine » se mettrait en oeuvre une nouvelle fois mais, cette fois-ci, ce ne serait probablement pas dans le même sens qu’en 2002…

Comme il n’y a aucune chance qu’elle gagne une majorité en juin, il y aurait donc de fait cohabitation dès l’origine de sa présidence. Et quelle majorité se dégagerait donc d’un tel désordre politique ? Nous ne pouvons l’imaginer car si le Président élu le 7 mai l’a été par volonté expresse, il aura une majorité en juin, c’est une certitude. Jamais, depuis 1958, il n’en a été autrement. Quand il y a eu cohabitation, c’est parce que des élections législatives sont intervenues après plusieurs années de mandat du Président en exercice, même si Chirac réussit l’exploit de se faire désavouer deux ans à peine après avoir été élu (et assez bien élu) le 7 mai 1995. Il faut dire que son Premier ministre Juppé avait tout fait pour plaire aux Français… Et si on étudie un peu les résultats (ce que j’avais fait à l’époque), on constate rapidement que ce sont les nombreuse triangulaires avec presque une centaine de circonscriptions dans lesquelles des candidats FN ont pu se maintenir au second tour, qui ont fait perdre la droite d’alors. La gauche plurielle n’avait gagné que pour cette raison-là ! Si le FN n’avait pas été en situation de se maintenir, sans doute que Juppé aurait gagné son droit de rempiler ! C’est le FN qui a fait battre la droite, ce n’est pas la gauche plurielle !

Ce rappel historique étant fait, si Le Pen était élue le 7 mai, je vous laisse imaginer combien la France entrerait alors en révolution ouverte. Rappelez-vous ce qu’il advint entre les deux tours en 2002 du fait que Jean-Marie Le Pen était au second tour. Alors imaginez si Marine Le Pen était élue…

Malgré l’état d’urgence, qui sera alors, en toute légalité, à la disposition de la nouvelle Présidente sans qu’elle ait besoin de le faire voter elle-même – ce qu’elle ne réussirait jamais à faire (merci Hollande et Valls, merci le PS, merci les frondeurs, merci les députés du Front de Gauche qui ont accepté sa mise en place et son renouvellement plusieurs fois de suite) – le peuple entrerait à coup sûr dans une éruption volcanique d’ampleur biblique…

Je ne crois pas que l’état d’urgence, et les menaces que celui-ci fait peser sur les libertés, suffiraient pas à dissuader le peuple de se rebeller ouvertement contre le nouveau pouvoir sorti des urnes si c’est Le Pen qui en était la bénéficiaire. Parce qu’il vient toujours un temps où le pouvoir des dirigeants perd toute légitimité et même toute autorité lorsqu’il advient dans de pareilles circonstances.

« Un tyran n’a de pouvoir de nuire qu’autant que les hommes veulent bien l’endurer » a écrit Étienne de LA BOÉTIE dans le Discours de la servitude volontaire.

Et je ne pense pas que notre peuple accepterait « d’endurer » une présidence de Marine Le Pen. Ni ne se résoudrait à une cohabitation entre elle et une majorité quelconque. Et je reviens à la question : quelle majorité accepterait de la servir ? Aucune !

Si le peuple français élisait finalement Le Pen, ce serait par refus absolu de rempiler avec les adeptes de la saignée, de l’européisme et de l’atlantisme. Pour rien d’autre ! Ils l’auraient fait pour mettre par terre le système et le régime. Et élire Le Pen, bien que l’on puisse interpréter cette décision collective comme une politique de la terre brûlée, serait une garantie de faire imploser et exploser en même temps tout le système !

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Ayant tout cela à l’esprit, je suis convaincu que les Français conjureront ce sort funeste pour notre pays et mettront Jean-Luc Mélenchon au second tour, pour éviter le désastre et pour que que demain soit une révolution citoyenne et non une révolution nationaliste et ethnique !

 

Nombreux liens vers des vidéos sur la géopolitique et la défense vues par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

I/ Une géopolitique et une défense au service de la paix – Colloque de la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et d’autres intervenants – IRIS* le 31/03/2017

* L’IRIS est l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Il s’agit d’un établissement de recherche et d’enseignement supérieur dépendant de l’université de Paris XIII – Villetaneuse. Son site internet est ici. Sa page Facebook est ici.

Il est présidé par Pascal Boniface (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter ; voir ici son blog hébergé sur Mediapart et ici sa page Facebook).

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Lien vers la vidéo 1/2 dans laquelle on assiste successivement aux interventions suivantes :

1/ Introduction de 15 minutes de Djordje Vuk Kuzmanovic, chargé depuis des années des questions de géopolitique, de défense, de diplomatie auprès de Jean-Luc Mélenchon (sans doute Djordje occupera-t-il les fonctions de ministre de la Défense, ou de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement que nommera Mélenchon si le candidat de la France insoumise et du projet l’Avenir en commun est élu Président de la République, à moins qu’il ne soit désigné à d’autres fonctions éminentes, comme ambassadeur, ou représentant spécial du Président Mélenchon dans des organisations internationales ou des organisations françaises à vocation internationale).

2/ de 15 minutes et 25 secondes à 34 minutes et 25 secondes : Michel Goya, colonel en retraite de l’Armée de terre française, ancien directeur de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire ; voir ici le site internet de cet institut, ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter, et ici sa page Facebook), docteur en Histoire contemporaine, professeur d’Histoire militaire et de la guerre à Science Po, auteur de nombreux ouvrages et blogueur (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et voir ici son blog “La voie de l’épée”). Michel Goya dresse l’état des lieux de l’armée française.

3/ de 34 minutes et 25 secondes à 38 minutes : de nouveau Djordje Vuk Kuzmanovic reprend la parole et explique qu’Éric Coquerel (coordonnateur du Parti de Gauche) et Sophie Rauszer, qui travaille au Parlement européen et qui s’occupe des questions européennes au sein de la France insoumise, auraient tous deux dû intervenir à cet instant mais se trouvaient bloqués dans un train. Il était prévu que Sophie Rauszer fasse un exposé sur l’Europe de la défense.

4/ de 38 minutes à 50 minutes et 10 secondes : Jean-Charles Hourcade (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et ici sa page Facebook) est ingénieur, ancien élève de l’École Polytechnique et Télécom, membre de l’Académie de Technologie, ancien salarié de Thomson-CSF où il a travaillé à la direction de la Stratégie de l’entreprise dont il était vide-président, il a dirigé jusqu’en 2016 le Fonds d’intervention public France Brevets dont la fonction est de valoriser la valorisation des brevets issus de la recherche et de l’industrie française. Il suit les questions relatives à l’industrie et aux entreprises au sein de l’équipe de campagne de la France insoumise. Il a co-animé le livret thématique “Produire en France”

5/ de 51 minutes et 15 secondes à 1 h 10 minutes et 34 secondes : Jean-Pierre Brat, (voir ici sa page Facebook) délégué syndical CGT centrale depuis 1992 et de la fédération nationale des travailleurs d’État. Il a travaillé aux manufactures d’État de Saint-Étienne, puis aux arsenaux de Saint-Chamond. Il est entré à 15 ans, comme apprenti, aux arsenaux d’État et a connu toutes les évolutions et les dérives de cette industrie nationale passant d’une entreprise d’État à une société privée dont le siège est à… Amsterdam !

6/ de 1 h 10 minutes et 34 secondes à 1 h 24 minutes et 11 secondes : Djordje reprend la parole et se présente : porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour les questions de géopolitique et de défense, ancien humanitaire, ancien officier de réserve ayant été en opérations extérieures, actuellement analyste géopolitique. Il présente les grandes lignes de notre vision de la géopolitique et de notre projet.

7/ Lien vers la vidéo 2/2 : intervention de Jean-Luc Mélenchon (1 h 6 minutes)

Pour aller plus loin

Vidéo de l’université populaire de la France insoumise sur la stratégie internationale

Livret thématique “Une France indépendante au service de la paix”

Les autres livrets thématiques détaillant le projet L’Avenir en commun de la France insoumise

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II / Journée Défense du Parti de Gauche le 1er février 2014

Pour cette journée, Djordje Vuk Kuzmanovic était, déjà, un des principaux organisateurs.

Après l’intervention introductive de Jean-Luc Mélenchon, alors co-président du Parti de Gauche, on assiste à trois tables rondes :

1ère table ronde : La place de la France dans le monde

Introduction de Jean-Luc Mélenchon

Intervention de Pascale Boniface : La France à l’épreuve de la puissance et de l’Occidentalisme

Intervention de Benoist Bihan : La souveraineté nationale, cœur et enjeu de la stratégie de défense de la France

Intervention de l’Amiral Jean Dufourcq : Vulnérabilités stratégiques et posture militaire

Intervention de Chloé Maurel : L’ONU d’hier à demain: bilan, enjeux et perspectives pour une ONU plus forte et plus démocratique

Intervention de l’Amiral Gaucherand : Défense européenne et défense nationale: De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires

2ème table-ronde : Des armées et des citoyens

Intervention du Général Pierre-Dominique d’Ornano : Institution ou société de service ?

Intervention d’Alain Joxe : La stratégie capacitaire eurotan de « sécurité-défense » : répression de toute eurodémocratie sociale

Intervention de Yann Le Pollotec : Ni privatisation des armées, ni privatisation de la guerre. Le monopole de la violence armée doit procéder uniquement du peuple français

Intervention de Djordje Kuzmanovic : Pour un retour au service national et militaire ?

3ème table-ronde : Objectifs stratégiques et moyens

Intervention du Général Vincent Desportes : Les conséquences stratégiques de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019

Intervention de Jean-Claude Hourcade : Industrie de défense et souveraineté nationale

Intervention de Jean-Philippe Immarigeon : Cyberguerre et Big Datas : l’erreur américaine de la stratégie totale

Intervention de Laurent Henninger : Pour une révolution française dans les affaires militaires

Puis Jean-Luc Mélenchon fit un discours de clôture.

C’était donc il y a trois ans déjà ! Et quand on connaissait Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et celles et ceux qui travaillaient avec eux, on savait qu’un jour, le premier serait reconnu comme celui qui est le plus digne à devenir Président de la République, c’est-à-dire chef des armées françaises et voix suprême de l’esprit d’indépendance de notre République, et que le second serait alors un de ses plus proches conseillers, quelle que puisse être la forme que prendrait cette mission d’assistance et de conseil du chef de l’État.

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III/ Journée “Pour un nouvel indépendantisme français” – Invalides le 9 décembre 2015.

Cette nouvelle journée consacrée à la géopolitique que la France, redevenue souveraine et indépendante, internationaliste et humaniste, devrait promouvoir et mettre en oeuvre quand Jean-Luc Mélenchon sera Président de la République, fut organisée conjointement par les Cahiers de la Revue de Défense Nationale et par Djordje Vuk Kuzmanovic.

Plusieurs intervenants prirent la parole dont Jean-Philippe Immarigeon (voir ici), Chloé Maurel (voir ici) et le colonel Michel Goya (voir ici) tous trois déjà cités puisqu’ils étaient présents au colloque du 31 mars 2017, mais aussi le colonel Jérôme Pellistrandi (voir ici) à propos de la Revue de la Défense nationale.

Jean-Luc Mélenchon prononça un autre très grand discours sur les questions de politique étrangère, de diplomatie, de défense, de géopolitique et de géostratégie. Il présentait alors la contribution programmatique qu’il avait développée suite à la demande des Cahiers de la Défense Nationale. C’est ainsi que parut dans leur revue un ensemble d’articles sur le “Nouvel indépendantisme français”. On peut le lire gratuitement en ligne en allant ici ou acheter en ligne cet ouvrage en cliquant ici (136 pages, 14 euros).

 

La souveraineté, fantôme de l’élection présidentielle ? – Par Bruno GUIGUE

Ce billet a été publié par son auteur, Bruno GUIGUE, sur sa page Facebook. On le trouve ici.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que la campagne électorale relègue à l’arrière-boutique les questions essentielles. Quel rôle jouera la France dans le monde de demain ? Va-t-elle rendre le pouvoir au peuple, ou le laisser entre les mains de l’oligarchie ? Va-t-elle restaurer sa souveraineté, ou se résigner à sa disparition ? Que ces questions soient quasiment absentes du débat est révélateur. A leur place, des politiciens drogués à la “com” et des médias serviles nous servent une soupe insipide où surnagent quelques grumeaux faits d’histoires de pognon, de mises en examen, de costumes à 3 000 euros, sans oublier les postures ridicules et les tirades alambiquées du candidat dont il faudrait être frappé d’une profonde cécité pour ne pas voir qu’il a été adoubé par la caste dominante.

 

La souveraineté est une question que la plupart des candidats, manifestement, mettent un soin particulier à éluder. En dépit de leurs différences, Emmanuel Macron, François Fillon et Benoît Hamon, pour ne citer qu’eux, s’accommodent fort bien de cette chape de plomb qui étouffe la délibération démocratique et tétanise l’action publique dans notre pays. Il n’y a qu’à les écouter ! Que ce soit au plan économique, diplomatique ou stratégique, ce vieux pays qu’est la France serait condamné à suivre les vents dominants. Il n’aurait qu’à descendre la pente de cette merveilleuse mondialisation qui rapproche les peuples et répand ses bienfaits, notre nation se laissant glisser dans l’indifférenciation à laquelle la convie le modèle européen, comme si cette libéralisation à marche forcée était une nécessité historique.

 

Pour la caste nourrie au lait maastrichtien, l’appartenance à l’Union européenne est à la fois providentielle et irréversible. M. Hamon est sans doute plus fédéraliste que M. Fillon, et M. Macron davantage encore, mais cette différence est négligeable. Dans une belle unanimité, les trois larrons de l’eurobéatitude chantent les louanges de la supranationalité et communient dans le dogme de la libre concurrence. L’euro est responsable du déclin industriel français, mais peu importe. Ils s’obstinent à y voir un atout dans la compétition économique mondiale. Jamais à court d’une idée saugrenue, M. Hamon croit tellement à ses vertus qu’il veut doter l’Europe d’un nouveau machin qu’il a baptisé “parlement de la zone euro”. Comme la supranationalité est un fiasco, on vous la ressert au carré en guise de remède ! Une chose est sûre : pièce maîtresse de la mondialisation capitaliste, “l’union économique et monétaire” instituée par le funeste traité de Maastricht continuera de sévir si l’un de ces trois candidats l’emporte le 7 mai.

 

Rien d’étonnant, donc, si pour nos pieds nickelés l’appartenance de la France à l’OTAN est aussi un article de foi qu’ils ne songent même pas à interroger. Le dogme atlantiste est si profondément enraciné, du PS aux « Républicains », que la pérennité de cette alliance militaire va de soi, comme s’il était vital pour la France de servir les ambitions de Washington. Les velléités d’indépendance de M. Fillon, sur ce plan, furent de courte durée. D’abord favorable au dialogue avec Moscou, il a mis de l’eau dans son vin au moment où l’administration Trump a viré de bord dans la foulée de la démission de Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale contraint de quitter ses fonctions en raison de ses accointances moscovites. On croyait que pour M. Fillon, il fallait dialoguer avec la Russie pour rééquilibrer notre diplomatie, mais il vient de déclarer que la Russie est un “pays dangereux”. Même revirement sur la Syrie. Après avoir condamné le soutien apporté par la France aux islamistes armés, il dénonce en Bachar Al-Assad un menteur invétéré et un dictateur abominable. Comprenne qui pourra. Plus atlantiste que l’alliance atlantique elle-même, M. Macron, lui, n’a pas cette subtilité. Adorateur d’une Amérique imaginaire, il s’est payé le luxe de faire la leçon au nouveau président américain, lui reprochant de brader les valeurs libérales (entendez, le libre-échangisme cher à l’oligarchie) qui constitueraient le patrimoine commun de la France et des Etats-Unis depuis La Fayette.

 

Ce sera donc du côté des autres candidats, et non de cette troïka, que l’on pourra entendre un discours sur la souveraineté qui ne se résume pas à son abandon en rase campagne.

 

C’est notamment le cas avec Marine Le Pen, dont la présence au second tour est prophétisée par des instituts de sondage dont nous ne doutons pas qu’ils sauront capter avec finesse le moindre frémissement de l’opinion avec leur efficacité coutumière. Si jamais elle est élue, Mme Le Pen entend renégocier les traités européens. En cas d’échec de ces négociations (ce qui est plus que probable), la nouvelle présidente organisera dans les six mois un référendum sur la sortie de l’UE. De même, en politique étrangère, la candidate du FN a toujours dénoncé l’alignement de Paris sur l’agenda américain, que ce soit en Syrie ou en Ukraine, et elle plaide avec ferveur, à juste titre, pour une reprise du dialogue avec Moscou.

 

La classe politique euro-boboïsée ayant laissé au FN le monopole du discours sur la souveraineté, il n’est pas surprenant que ce parti ait occupé l’espace qu’on lui abandonnait si généreusement. Mais de quelle souveraineté s’agit-il ? Contrairement à ce que croient certains, Marine Le Pen ne veut pas rompre avec l’alliance atlantique. A la différence de MM. Mélenchon et Asselineau, elle prévoit le retrait de la France du commandement intégré, et non la sortie pure et simple de l’OTAN. A ses yeux, la France fait partie d’un monde occidental dont il faut préserver à tout prix l’identité menacée. Peut-être l’élection de Donald Trump a-t-elle convaincu Mme Le Pen, en outre, que la France devait rester l’alliée des Etats-Unis. Renouant avec la tradition atlantiste de l’extrême-droite européenne, le FN demeure prisonnier de son occidentalisme.

 

Son attitude pro-israélienne en fournit aussi l’illustration. Lorsque la résistance palestinienne réplique à l’envahisseur sioniste, le FN ne se prive jamais de dénoncer le “terrorisme”. Dans une interview accordée à “Haaretz” en avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait exprimé son admiration pour Ariel Sharon, louant son efficacité dans la lutte contre les organisations palestiniennes. Répondant en expert israélien à cet expert français des guerres coloniales, Ariel Sharon avait déclaré à son tour que si on lui avait confié, à lui, la direction de l’armée française, il aurait “gagné la guerre d’Algérie”. Bref, si le FN était sincèrement attaché à l’auto-détermination des nations, il soutiendrait le peuple palestinien. Manifestement, ce n’est pas le cas.

 

De même, son islamophobie (qui n’a rien à voir avec la lutte, parfaitement légitime, contre l’islamisme radical) vise à désigner un bouc-émissaire. Mais elle sert aussi la thèse du “choc des civilisations”. Elle érige la différence culturelle en frontière infranchissable, comme si la souveraineté était celle d’un peuple français dont le FN détiendrait le code génétique. C’est la limite du discours identitaire, qui suppose la définition a priori d’une identité nationale dont on a envie de demander : qui a déposé le brevet ? C’est pourquoi le nationalisme identitaire divise au lieu de rassembler. La souveraineté n’appartient à personne, elle est construite et non reçue. “Est Français celui qui le veut”, disait de Gaulle. Le malheur de l’extrême-droite, c’est qu’elle a une longue histoire et que tout le monde n’est pas amnésique. Ce parti fut le seul à défendre obstinément le régime d’apartheid sud-africain, ne l’oublions pas. Il a peut-être changé, mais son héritage colonialiste lui colle aux semelles.

 

Loin de ces confusions délétères, le programme de la “France insoumise” se réclame, lui, d’un “indépendantisme français” qui renoue avec les meilleures traditions de la gauche populaire, celle de 93, de la Commune et de la Résistance. “L’Europe, on la change ou on la quitte”, a déclaré M. Mélenchon. Il veut renégocier les traités européens (plan A). En cas d’échec, la France “désobéira aux traités” et refondera l’Europe avec les pays qui partagent ses priorités (plan B). Ce scénario alternatif, on l’a dit, présente un avantage et un inconvénient. L’avantage, c’est qu’il signifie clairement le refus de l’Europe des banquiers. L’inconvénient, c’est qu’il élude la question de la sortie de l’UE. Ce n’est pas pour rien que les dogmes libéraux sont inscrits dans le marbre des traités européens. Ils sont la raison d’être de l’Union, et pour les jeter aux orties, il faudra sortir de l’UE. On ne peut restaurer la souveraineté qu’en rompant avec une institution dont la fonction est de soustraire l’économie à la délibération démocratique. Si M. Mélenchon est élu, de toutes façons, la “force des choses”, comme disait Saint-Just, imposera cette rupture malgré la frilosité de ses amis.

 

Pour restaurer la souveraineté nationale, le candidat propose aussi aux Français de dire adieu à l’OTAN, cette machine de guerre mise au service d’une Amérique d’autant plus agressive que plane sur sa tête l’ombre menaçante de son déclin. Pour la “France insoumise”, le choix est clair. Quitter l’OTAN, ce n’est pas seulement quitter le commandement intégré, mais l’alliance atlantique elle-même. Consommer cette rupture, c’est mettre fin à l’alignement de la France, se donner les moyens d’une diplomatie planétaire, faire entendre une voix indépendante sur la scène mondiale. Le dialogue avec la Russie, la refonte de nos relations avec l’Afrique, la reconnaissance de la Palestine, la révision de notre politique en Syrie, enfin, seront à l’ordre du jour. Aucune force politique n’est exempte d’insuffisances, mais l’ambition dont témoigne “l’indépendantisme français” est de bon augure.

 

La question de la souveraineté n’est pas une question accessoire. C’est la question essentielle. Lorsqu’une nation n’est pas souveraine, le peuple qui l’incarne ne l’est pas, et un peuple qui n’est pas souverain est à la merci des puissants. Restaurer cette souveraineté et rendre la parole au peuple, c’est la même chose. Il reste vingt jours, désormais, pour remettre cette question au centre des débats, vingt jours pour faire de la souveraineté autre chose qu’un fantôme, vingt jours pour mettre en lumière la différence entre ceux qui s’accommodent de la dépossession du peuple français, ceux qui se croient patriotes parce qu’ils désignent des bouc-émissaires, et ceux qui veulent faire de la souveraineté restaurée la cinglante défaite de l’oligarchie.

 

(Ce texte est la version modifiée d’une chronique parue dans le numéro d’avril 2017 d’ « Afrique-Asie »)

 

Puisque Hamon creuse lui-même la tombe du PS, laissons-le faire ! Par Vincent Christophe LE ROUX

Le PS au cimetière

Ce dimanche, Benoît Hamon a rompu le “code de bonne conduite” conclu avec Jean-Luc Mélenchon. Il a dit des saloperies sur notre candidat. Jean-Luc Mélenchon, lui, en homme d’État, ne s’abaisse plus à lui répliquer car il porte déjà les habits du chef d’État qu’il sera bientôt et a donc raison de ne plus s’abaisser à une vulgaire dispute politicienne…

Mais nous, non seulement nous ne sommes liés par aucun accord de bonnes relations avec Hamon, mais en outre, nous ne sommes pas candidats à l’élection présidentielle. Nous pouvons donc lui répondre. Et précisément, après avoir entendu quelques-uns de ses propos du jour, je m’étais dit que j’allais reprendre le clavier pour écrire un nouveau billet au vitriol contre lui. Et puis, je me suis finalement ravisé. Ces quelques lignes suffiront bien car Hamon ne mérite pas qu’on perde notre temps à échanger avec lui. Ni même à lui répondre. À quoi bon ? Qui l’écoute encore ? Qui se fie encore à ce qu’il dit pour penser et décider en conscience de ce qu’il convient de faire dans la séquence électorale à venir ?

PS - Non à l'acharnement thérapeutique

Mes ami-e-s, mieux vaut donc oublier ce type. Ne faîtes plus attention à ce qu’il dit. Méprisez-le. Puisqu’il a choisi de se comporter en minable politicien, en candidat de troisième division, ne nous abaissons pas à son niveau… Nous, nous aspirons à grimper le sommet, pas à rester à discutailler au bas de la pente.

De toute façon, quel mal peut-il bien nous faire ? Plus personne ne l’écoute. Même pas les socialistes qui préfèrent s’en aller chez Macron…

Le PS Titanic

Le destin à court terme de Hamon est plutôt sombre…

D’ailleurs, s’il attaque ainsi Mélenchon avec des arguments qui n’en sont pas, c’est parce qu’il sent bien que sa campagne n’a jamais pris, et que sa candidature, loin d’avoir jamais pu espérer tutoyer les sommets, a commencé par stagner sur une colline bien peu élevée, puis a décroché, si bien que lui a commencé à dévisser. Il a conscience d’avoir déjà perdu, et n’ignore pas que sa candidature ne va plus cesser de s’effriter, irrémédiablement jusqu’au 23 avril, nassé qu’il est entre la bulle Macron et le raz-de-marée Mélenchon qui s’annonce…

JLM la vague du siècle

Hamon doit s’efforcer maintenant d’éviter le pire dont le spectre, pourtant, se rapproche de plus en plus… Le pire auquel il ne veut sans doute pas songer, c’est qu’il puisse exploser le record de la raclée subie par le PS à une élection : 14%, score obtenu par Michel Rocard aux Européennes de 1994, ce dernier étant alors concurrencé par un certain Bernard Tapie…

Un adversaire, ça se combat. Un traître ça s'élimine. 2017 0 député PS

Mais ce n’est pas le seul danger pour Hamon. Il se pourrait bien que Benoît Hamon aille beaucoup plus loin que Rocard, qu’il atteigne voire dépasse (dans le mauvais sens) l’autre record – absolu cette fois – à savoir le score plancher obtenu par un “socialiste” à une élection nationale : il s’agit du score calamiteux de 5,1% obtenu par Gaston Defferre pour la SFIO au 1er tour de l’élection présidentielle de 1969 (celle succédant à la démission du général De Gaulle après le référendum raté sur la régionalisation et la réforme du Sénat).

Oui, pour Hamon, ce seuil dangereux de 5% des voix est en vue ! Or, s’il le franchit, ce sera dans le sens descendant, et cela aboutira donc à ce que le candidat de ce qui restera du PS ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne… La ruine pour le PS ! L’humiliation absolue pour Hamon !

Or ce spectre-là, se fait de plus en plus menaçant… Alors comme les cochons qu’on amène à l’abattoir, forcément il couine, Hamon ! Mais il peut hurler à la mort, ça ne nous fera pas dévier de la route qu’on a décidé de suivre, à l’écoute non pas des Socialistes enfermés dans leur bulle, mais du peuple tout entier dans sa diversité.

Plus jamais PS

L’Histoire, désormais, va s’écrire sans le PS, et même contre lui ! Cela a déjà commencé. Pour preuve le nombre comparé de personnes venant aux meetings de l’un et de l’autre des deux candidats, le nombre de personnes les suivant sur les réseaux, le nombre de personnes engagées sur le terrain, et tant d’autres indices qui traduisent bien que la bascule entre le candidat du PS et celui de la France insoumise est déjà derrière nous. Le dominant va connaître à son tour la position du dominé, de celui qu’on n’écoute plus, de celui qui parle dans le vide et dont les paroles et les actes n’influent plus sur rien…

On ne pourra pas nous reprocher de les avoir pris par surprise. On les aura amplement mis en garde, et prévenus à de multiples reprises. PLUS JAMAIS PS, leur avions-nous dit pourtant depuis un certain temps. Ils ne nous croyaient pas déterminés à mettre notre menace à exécution ? Eh bien, ils vont nous voir à l’oeuvre.

Pour eux aussi, la fête est presque finie !

Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire…

JLM - La force du peuple - Affiche officielle

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