Archives pour la catégorie 40- Billets de mes ami-e-s

Macron ? le recycleur des vieilles lunes de la droite – Par Pierre Brégou le 29/09/2017

J’archive ici et relaie avec plaisir ce très bon texte de Pierre Bregou.

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Les dommages de la politique de Hollande, Valls et du PS de 2012 à 2017 ont tellement écoeuré nos concitoyens qu’ils ont élu par dépit un jeune banquier aux dents longues qui entend tout défaire, tout casser pour mettre définitivement à terre le « modèle républicain » bien fragilisé conquis par les luttes populaires.

Macron n’est qu’un passage, un serveur de plat pour le capitalisme international. Son mandat achevé, il repartira vers ses amours, ceux de l’argent facile légalement volé (?) dans les bureaux feutrés d’un futur gérant associé.

C’est cette « destinée » qui le rend pour le moment insensible au mécontentement qui sourd dans le pays. Ce n’est pas un politicien attaché à son fauteuil, sa vie faite de luxure est ailleurs; les dents acérées et le sourire carnassier ne sont déjà plus accompagnées du regard enjôleur de la campagne électorale, ses yeux perçants ne visent plus à conquérir mais à assujettir.

C’est pour cela que cet homme est dangereux pour notre démocratie.

Contrairement à JL Mélenchon, il n’a aucun projet politique pour notre Pays, sa seule vision est celle des obscurs qui de Bruxelles aux fortunés sans frontières n’ont soif du pouvoir que pour se goinfrer sur le dos de celles et ceux qui n’ont que leur travail pour viatique.

Son dégagisme à lui visait à faire table rase des forces vives qui irriguent toute démocratie.

D’abord les partis politiques, il l’a fait !

Ensuite les syndicats, c’est en cours …

Puis le réseau associatif qu’il mine déjà en supprimant le financement de dizaines de milliers d’emplois qui leur permettaient d’apporter aides et services notamment aux plus démunis.

Mais aussi les autres composantes de l’organisation économique et politique du pays : Régions, Départements, Communautés de Communes… tout va passer à la moulinette macronnienne.

Mais aussi notre système de protection sociale, retraite, sécu et mutuelles. Mais aussi l’école, l’université, la formation professionnelle…

5 ans pour tout casser afin de permettre à un Macron 2, un sosie qui viendra nous proposer de panser les plaies béantes avec du sel fin.

Avec JL Mélenchon, les perspectives étaient et sont tout autres, son analyse critique du (dys)fonctionnement de nos institutions l’a conduit à proposer des objectifs et une méthode civilisée, démocratique pour construire la VIème République et son corpus de règles pour organiser et fixer le cadre d’exercice des différents pouvoirs exercés sous mandat du Peuple souverain.

« En marche » n’a de fait consisté qu’à détruire la caste des anciens Partis pour y substituer une représentation encore plus étroite du corps électoral. Patrons et professions libérales encadrées par quelques briscards du PS et de la droite, sans aucune expérience législative (leur nouveau coeur de métier) et donc soumis aux équipes des ministres et de la haute administration tutélaire.

Le but des ordonnances n’était pas de gagner du temps mais de camoufler l’incapacité de la majorité macronnienne à bâtir un texte législatif, de défendre ou démonter tel ou tel amendement présenté par tel ou tel groupe parlementaire, de résister ou s’offrir à quelque lobby…

Oui, en guère plus de cent jours, Macron et ses micro ministres ont semé comme jamais les jalons de l’effacement de notre Pays, nos industries bradées qui aux Italiens, qui aux Allemands, qui aux Chinois…

Mais la savante mise en scène de la macronnerie, servie par des médias aux ordres soufflant le chaud et le froid pour tenter de donner le change font encore « merveille » pour éviter que tout celà n’explose en plein vol alors que leur vitesse de croisière n’est pas encore établie.

Attaques contre les syndicats qui osent ne pas suivre, mise en cause personnelle de leurs dirigeants, attaques mensongères et réitérées contre la France Insoumise et ses parlementaires, insultes, amalgames et autres insinuations sont distillées avec persévérance…

Non Macron ce n’est même pas du cochon, chez lui rien de bon pour l’immense majorité de notre Peuple !

Mais il est élu et, il le sait, nous sommes respectueux du suffrage universel même quand il donne des résultats biaisés.

Elus par le peuple, lui et son gouvernement ne peuvent chuter que par la volonté du Peuple qui entre deux élections n’a que la rue pour exprimer pacifiquement sa volonté. Nous en déjà sommes là !

Mais pour autant, nous ne pouvons en rester là !!!

 

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Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

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ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Ne tremblez pas – Par Baloo Kâa

Ne tremblez pas les Français.

Le système ne tremble pas, lui, il se marre.

En un an, il a réussi à créer le phénomène Macron,  à vous le faire passer pour l’espoir et le renouveau de la politique française alors que ce mouvement est une usine de recyclage pour tous les déchets qui n’arrivaient plus à s’imposer dans leurs partis respectifs et en plus son programme politique est une copie presque conforme à celui du Fion républicain.

Soyez sereins les Français.

Il se murmure que Laurence Parisot (ex du Medef) pourrait être première ministre et qui sait, avec ce surprenant petit Macron, il est possible de voir Pierre Gattaz postuler à un grand ministère de l’Economie qui regrouperait aussi le ministère du chômage.

Et pourquoi pas Cohn-Bendit au ministère de l’Intérieur pour envoyer les Keufs bastonner les futurs manifestants en souvenir de mai 68 ?

Allez les Français, dormez tranquille, la situation est sous contrôle et la Marine française restera au port comme d’habitude.

Le PS est En Marche. Objectif Fusion – Objectif Tune – Par Baloo Kâa le 28/04/2017

Objectif Tune

Il m’arrive très souvent de me dire que les hommes politiques se foutent vraiment de nous et pensent que, comme nous n’avons aucun pouvoir d’analyse et de discernement, ils peuvent se permettre les plus gros enfumages en toute tranquillité. C’est un peu le cas, une nouvelle fois avec Cambadélis qui a été nettement plus prompt à prendre la décision de tout mettre en œuvre pour soutenir Macron qu’à mettre en place une procédure d’exclusion de certains élus socialistes qui ne respectaient pas la charte de la Belle Alliance Populaire et même les statuts du parti. En effet, deux jours après la qualification de Macron pour le second tour de la présidentielle, le PS annonce qu’il va éditer quatre millions de tracts, plus des milliers d’affiches, payés par le PS, pour faire barrage au FN . En réalité, les tracts estampillés PS-Social Ecologie appellent à voter Macron pour se la jouer défenseur de la République en danger face au péril FN. Ca sent vraiment le réchauffé cette histoire. Le PS nous sert la même soupe depuis Mitterrand et le pire, c’est que ça marche pratiquement à tous les coups.

Ne doit-on pas considérer, dès lors, que le laxisme de Cambadélis envers les déserteurs et sa promptitude à soutenir la nouvelle sociale- démocratie libérale incarnée par Macron ne sont, en fin de compte, que la deuxième phase d’une habile manœuvre préparée de longue date par un fin stratège ?

La manœuvre n’avait-elle pas pour but premier d’empêcher le PS de se faire déborder sur sa gauche par la France Insoumise et comme but second de mettre en orbite le jeune Macron censé incarner le renouveau en politique, et tant pis si le PS devait pour cela être sacrifié ?

Si c’était le cas, et cela semble l’être, la manœuvre a réussi ; le PS est grillé. Que dis-je grillé ? Il est carbonisé.

La suite de cette stratégie consistait donc à trouver une parade pour que les sociaux-démocrates et les sociaux-libéraux qui avaient réussi à gangrener le parti puissent partir en toute sérénité une fois qu’ils auraient réussi leur mission de créer un PS bis de droite mais qui ne s’appellerait surtout pas PS puisque la vocation première des gens comme Valls et Hollande était de tuer le Parti qui les nourrit depuis toujours. Nous assistons donc clairement à la mise à feu du troisième étage de la fusée qui devrait permettre au mouvement En Marche, de devenir le grand mouvement de centre droit où les anciens socialos et les anciens chiraquiens pourront se refaire une santé tout en continuant à mener une vie paisible en espérant obtenir de nouveaux mandats.

Voilà, ces gens là, qui se prétendent de gauche pour tromper les citoyens n’ont aucune reconnaissance, aucune moralité non plus. C’est la loi du marché qui prime depuis longtemps sur l’idéologie au sein de ce parti qui n’a plus rien de socialiste. Seuls quelques milliers de militants, voire quelques milliers de sympathisants veulent encore croire que leur parti aspire à défendre le peuple, comme tout bon parti de gauche doit normalement le faire. Ils refusent obstinément de voir la réalité en face et se rangent docilement derrière la ligne du parti en n’ayant pas la lucidité pour comprendre que les dirigeants qui tiennent la baraque socialiste les amènent vers l’abime électoral et idéologique qui scellera la mort de leur parti.

A cet égard, L’image des trois singes se cachant les yeux, les oreilles et la bouche pour ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire leur correspond parfaitement. Par naïveté, par bêtise, par manque de courage ou tout simplement par militantisme aveugle et jusqu’au-boutiste, ils sont les complices passifs de tout ce qui se passe de moche au PS et se dirigent comme leur animal totem, le mouton, vers le précipice.

Sur la forme et sur le fond, demandez-vous aussi, pourquoi la CFDT, (syndicat collabo par excellence, toujours prêt à se coucher devant le Medef) est toujours si proche du PS, toujours si proche de ceux qui, au gouvernement, se sont proclamés réformistes socialistes ou socialistes progressistes. Qui se ressemble s’assemble, la formule est bien connue et ils en apportent la meilleure preuve. Leurs réformes n’ont de cesse d’aider, par tous les moyens possibles et imaginables, le grand patronat sans jamais rien exiger de lui en retour et d’ailleurs, le patronat ne donne rien en retour, bien au contraire. Voyant que le chantage à l’emploi et à la compétitivité a fonctionné plus qu’il ne l’aurait espéré, le Medef en demande toujours plus.

Son discours est simple et totalement décomplexé, il exige de l’état que ce dernier libéralise à outrance le marché du travail à base de Loi Macron, de loi El Khomri et de toutes les autres qui sont déjà dans les tiroirs, pour leur permettre de prospérer tranquillement avec comme effet directement lié, de faire porter aux contribuables, toutes ces aides que les patrons perçoivent et aux salariés, tous les efforts et les sacrifices à consentir. En gros, c’est tout bénef pour le grand patronat mais pas pour les petits patrons et encore moins pour les salariés.

Pour être le plus synthétique possible, voilà comment on peut présenter ce que sont réellement les réformistes, progressistes socialistes. Ils prétendaient apporter le progrès et le mieux vivre à la population avec leurs réformes mais après cinq années de gestion de la France, ils affichent un bilan tellement désastreux que Hollande, leur chef emblématique, n’a même pas eu le courage de venir le défendre, de peur de se retrouver laminé par le peuple. C’est donc Hamon qui est venu endossé l’habit du «socialiste de gauche» pour promettre un futur désirable et un revenu universel à tous ceux qui ne comprennent pas que ces formules ne sont que des éléments de langage destinés à séduire quelques brebis égarées ou à rassurer des socialistes désemparés.

Ces gens là ont en réalité, une façon très spéciale de considérer le progrès social. Neuf millions de pauvres et de précaires dont des millions de chômeurs, des riches encore plus riches, des classes moyennes qui peuvent du jour au lendemain venir grossir le rang des classes modestes, c’est donc ça le revers de ce qu’ils osent appeler, avec d’autres dans le camp des «Républicains (je parle ici du parti de droite), le progrès social.

A ce niveau là, on devrait plutôt parler de désespoir social. Quelle réussite cette société ! L’injustice sociale rime avec progrès social pour les ultra-libéraux et pour les sociaux-démocrates mais ça ne les gêne pas vraiment puisque les électeurs continuent malgré tout à réclamer ce rapport sado masochiste qu’ils doivent apprécier au final.

Pendant des années, sournoisement, discrètement, ils ont donc avancé leurs pions en jouant de postures et de déclarations quand ils étaient dans l’opposition sous Chirac et sous Sarkozy. Ils se présentaient comme le solide rempart qui empêcherait les dérives et les excès du libéralisme et du capitalisme mondialisé, allant même jusqu’à tenir des discours enflammés où la finance était désignée comme l’ennemi invisible. Cet ennemi contre lequel il faudrait lutter sans relâche, eux, les valeureux socialos, ils étaient prêts à le combattre. Cet ennemi, c’était l’Hydre, pas le monstre à neuf têtes de la mythologie grecque, mais le monstre à neuf têtes des plus puissants milliardaires qui tiennent la France sous leur coupe au niveau médiatique, économique et financier. Rien ne peut se faire sans eux, ils sont le pouvoir réel. Ils sont le pouvoir qui décide et choisit quel candidat sera chargé de défendre au mieux leurs intérêts et de les servir sans aucun scrupule. Ils avaient déjà soutenu Hollande en 2012 car ils avaient bien compris qu’avec lui président, ils n’auraient qu’à claquer des doigts pour obtenir tout ce qu’ils demanderaient. Et quand on regarde le bilan, ils ont beaucoup demandé et ont tout obtenu. Tellement obtenu qu’ils en ont grillé leur fusible serviteur.

Il fallait donc en trouver un autre. Pouvaient-ils espérer meilleur prétendant que ce jeune loup aux dents longues qui pilotait à l’Elysée le programme économique de Hollande comme conseiller puis au ministère de l’Economie ensuite? Assurément, c’était le meilleur choix pour eux et en plus il était adoubé par tonton Rotschild. Un tonton comme ça dans sa manche, c’est toujours utile sur un CV et ça ouvre bien des portes surtout quand on vise l’Elysée.

L’ambitieux Macron a-t-il donc délibérément trahi celui qui lui a ouvert les portes du palais pour devenir Calife à la place du Calife ou bien est-ce une stratégie machiavélique organisée par un cabinet noir, des éminences grises élyséennes ou un Hollande grand amateur de coups tordus ? Nous ne le saurons sûrement jamais.

Ce que l’on a par contre pu constater avec le grand manitou de Solférino, pendant la campagne électorale, c’est que toutes les désertions des élus socialistes vers le mouvement de Macron n’ont été suivies d’aucune sanction. Pendant que les rats et les éléphants, quittaient le navire, Cambadélis jouait tranquillement avec sa marionnette, le petit Benoit, qui était bien content d’avoir enfin un rôle important au sein du Parti Socialiste. Le rôle de l’idiot utile un peu écolo et gauchiste sur les bords lui allait comme un gant. Il faut quand même lui reconnaître ce talent. Ce talent qui était apparu lors du casting réussi d’une Belle Alliance Populaire et qui lui avait en effet donné au final le premier rôle d’une farce à laquelle il allait se prêter à merveille. Il était tellement investi dans son rôle qu’il en est presque arrivé à nous faire oublier que ce n’était qu’une farce.

Cette triste farce, à laquelle la France Insoumise est aujourd’hui sommée de venir participer sous peine d’être frappée du sceau de l’infamie par les organisateurs de cette manipulation grossière.

Qui sont-ils pour exiger quoi que ce soit sur ce sujet quand ils ne sont même pas capables de réclamer une action en justice pour faire condamner Marine LePen suite à ces propos révisionnistes sur le Vel D’Hiv ? Qui sont-ils pour exiger de Jean Luc Mélenchon qu’il se positionne contre le Front National alors que depuis 2002, les médias laissent pratiquement libre antenne à ce parti qui est un jour démocratique et un autre jour, un danger pour la république ? Quelle crédibilité et quelle légitimité ont-ils tous pour exiger quoi que ce soit alors que ce sont eux qui depuis des années jouent aux apprentis sorciers avec le FN ? Ils n’en ont aucune, que ce soit dit. Que tous ces donneurs de leçons du PS et alliés du PS qui ont, par leurs stratégies ridicules, permis ce second tour entre Macron et LePen ne viennent pas essayer, en plus, de se donner le beau rôle de la responsabilité et de l’honneur en accusant les leaders et les militants de la France Insoumise, qui combattent partout et tout le temps le FN, d’être des irresponsables qui seraient les coupables tout désignés d’une éventuelle victoire du FN s’ils ne votent pas pour Macron le 7 mai. Dans sa déclaration du 23 avril au soir, Benoit Hamon endossait la responsabilité de la défaite de son parti, c’était bien la moindre des choses au vu du résultat sanction que venait de lui infliger le peuple. Par contre, il ne s’est pas attribué, même en partie, la responsabilité d’une stratégie qui impose à tout le monde ce second tour qui apparemment leur fait si peur aujourd’hui. Pourtant sa responsabilité et celle de son parti sont entières. Ils savaient tous au PS, que le combat était perdu et qu’il fallait absolument sauver le candidat qui était le plus proche de leurs idées. Ce candidat, c’était Macron et devant la «menace» Mélenchon, ils ont décidé, en conscience, de se maintenir pour faire barrage à celui que Hollande osait même dépeindre comme un dictateur. Qu’ils assument donc seuls, leurs choix, leurs erreurs ou leurs stratégies.

La survie du PS passant maintenant par une alliance ou une fusion avec le mouvement de Macron, tout le monde s’active pour que cette alliance soit une alliance de gouvernement, d’où l’importance pour eux de cette victoire contre LePen. Tous ces politiciens malfaisants et ces serviteurs médiatiques de l’oligarchie doivent donc comprendre que leurs menaces et leurs pressions ne servent à rien et n’impressionnent pas ceux qui, au sein du mouvement insoumis ne veulent pas participer à cette mascarade. En conscience, Benoit Hamon et le PS ont décidé de se maintenir et ont de fait éliminé la France Insoumise. En conscience, les insoumis voteront comme bon leur semblent puisque c’est l’esprit même de cette démocratie participative pratiquée dans ce mouvement.

Contrairement à beaucoup de femmes et d’hommes, qui, dans d’autres partis, parlent un peu partout de démocratie participative sans jamais la mettre en pratique dans leurs actes politiques quotidiens, dans cette France Insoumise, elle est de mise et le leader porte parole de ce mouvement laisse libre choix à tous les militants de décider de leur vote.

C’est vraiment un drôle de dictateur ce Mélenchon !

Le mouvement France Insoumise et ses militants pour une très grande majorité ne se soumettront jamais à un quelconque diktat d’une pensée portée par des gens qui se vendent au plus offrant pour un mandat ou une bonne place.

Il faudra dorénavant, que tous ces dominants qui dirigent le pays, comprennent qu’ils ne pourront plus faire abstraction de cette nouvelle donne politique car leur logiciel est aujourd’hui obsolète. Des millions de français se sont regroupés dans un mouvement populaire de grande ampleur qui veut proposer un autre modèle de société. Et cette alternative crédible à l’ultra libéralisme mondialisé qui accroit chaque jour un peu plus des inégalités, ils sont bien décidés à batailler ferme pour y arriver.

La contestation nationaliste faisait déjà trembler une partie de la classe politique mais maintenant qu’un peuple insoumis se dresse et vient lui aussi contester la légitimité des sociaux-démocrates et du parti des républicains de droite à gouverner, tout le monde craint LE tsunami qui pourrait bouleverser complètement la vie des français et redessiner le paysage politique.

Alors, fusion, alliance de circonstances, désintégration du PS ? Encore quelques jours de patience, le dénouement est imminent.

 

L’iceberg du 23 avril – Par Baloo

Benoit Hamon et son formidable meeting (de gauche) 🙂 du 19 mars à Bercy pendant lequel il aura quand même trouvé l’occasion de demander à son public militant et sympathisant de saluer l’action de François Hollande, de Bernard Cazeneuve et de Jean Luc Le Drian.

Il est beau Benoit le frondeur social démocrate, non ?

Il faudrait juste lui rappeler que Cazeneuve et Hollande seront à tout jamais responsables de la mort de Rémi Fraisse. Responsables aussi de toutes les violences policières commises sur les militants qui s’opposaient à loi El Khomri, et à l’aéroport de Notre Dame Des Landes.

Il faudrait juste lui rappeler également que Le Drian appelle à voter Macron. Mais bon, il a fait un beau meeting Benoit, il a bien lu son prompteur qui lui donnait l’apparence d’un bon tribun et les gens étaient heureux en imaginant ce « futur désirable ».

Ça leur rappelait sûrement le beau discours du Bourget de 2012 où Hollande le candidat normal leur promettait tant de belles choses de gauche évidemment puisqu’il se disait socialiste à ce moment là.

Eh oui, ce n’est que deux ans plus tard qu’il allait confesser qu’il était un social démocrate comme DSK et tant d’autres au PS.

Benoit Hamon, lui, se déclare sans aucun complexe comme un social-démocrate capable de mener malgré tout une politique de gauche et il y a encore des électeurs de gauche qui veulent y croire ou qui donnent du crédit à sa parole.

Cinq années ne leur auront donc pas suffi pour comprendre l’escroquerie socialiste, ils en redemandent.

Elle est pourtant tellement énorme cette arnaque Hamon, que normalement tout le monde devrait la voir venir à des kilomètres.

Apparemment non. Il doit faire plus socialiste que Hollande, il fait moins plouc que son chef, il a une bonne gueule, il fait jeune mais derrière l’apparence, il restera toujours la sociale démocratie comme pilier politique avec quelques variantes pour faire croire qu’avec lui, c’est la gauche qui est de retour.

Que dire, sinon que ça me désespère de constater que pour beaucoup, les belles paroles bien enrobées de politiciens professionnels auront toujours plus d’importance que leurs actes réels.

Allez, c’est pas bien grave, tous ces électeurs qui s’apprêtent encore à voter socialiste le 23 avril prochain, ont déjà anticipé le naufrage programmé en se rapprochant des canots de sauvetage Macron qui pourrait devenir socialiste pour quelques jours le temps de récupérer les voix des naufragés.

Mais pour ça, il faudrait que ce dernier soit au second tour.

Sincèrement, je n’aimerai pas être à leur place si en déjouant tous les sondages quotidiens, le mouvement de la France Insoumise se retrouvait au second tour face au FN.

Vous vous imaginez le tableau d’un Valls appelant à barrer la route à la Le Pen et à voter pour JLM alors qu’il ne veut pas soutenir Hamon comme il s’y était engagé au moment des primaires s’il perdait cette même primaire.

Vous vous imaginez cette soirée du 23 avril où ce gros con de Cohn-Bendit au côté de Hollande et de tant d’autres se verraient obligés d’appeler à voter Mélenchon comme ils l’avaient fait avec Chirac en 2002 quand le FN n’était pourtant à ce moment-là qu’une menace de façade.

Ah, si seulement les abstentionnistes et les indécis, pouvaient juste une fois venir balayer avec nous pour faire place nette à la France Insoumise.

Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Par Bruno GUIGUE le 11/03/2017 + commentaire de Pierrick TILLET

Source : ici, dans la section « Articles » de la page Facebook de Bruno Guigue

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Voter le 23 avril, pour quoi faire ?
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Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu’on les aurait interdites. Avant d’aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d’expérience, il n’y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s’imagine qu’il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
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À la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n’étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d’une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu’il en soit ainsi, mais ce n’est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s’apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?
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On dira aussi, à juste titre, que c’est le mouvement populaire, et non le scrutin électoral, qui a arraché les principales avancées collectives qui ont fait de la France un pays doté d’un indice de développement humain élevé. C’est vrai. Sans les grèves massives et les occupations d’usines de 1936 et 1968, la condition des couches populaires serait pire. Sans la démonstration de force de la classe ouvrière organisée, dans ce grand moment fondateur que fut la Libération, nous n’aurions ni sécurité sociale, ni services publics, ni droits des travailleurs.
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Or sa puissante volonté de changement, dans ces circonstances historiques, le peuple l’a également manifestée dans les urnes. Avec un PCF à 28%, en 1945, le rapport de forces était favorable. Le patronat collabo rasait les murs, la droite était aux abois, Maurice Thorez était vice-président du conseil et l’ouvrier Ambroise Croizat, ministre communiste, créa la “Sécu”. Présidé par de Gaulle, ce fut le meilleur gouvernement que la France ait connu. Il accomplit les réformes de structure dont le pays avait besoin, ces mêmes réformes qui subissent les assauts des forces réactionnaires depuis un quart de siècle.
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En accompagnant le mouvement des masses, il arrive donc que le vote lui donne une traduction politique. On peut toujours vanter les charmes du spontanéisme (il a sa noblesse), on peut dénoncer la mascarade électorale, mais s’abstenir au moment crucial revient à laisser l’adversaire dicter ses conditions. Voter ou ne pas voter, au fond, c’est surtout une affaire de circonstances, de conjoncture politique. La question n’est donc pas : faut-il s’abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s’abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu’en allant voter ?
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Comme disait Yvon Gattaz, père et prédécesseur de l’actuel président du MEDEF dans les années 70, on ne fait pas la même politique économique et sociale avec un PC à 10% et un PC à 25%. Si nous en doutons parfois, les détenteurs de capitaux, eux, le savent bien. Une élection n’est jamais qu’un moment d’un processus plus vaste, et même si l’essentiel se joue ailleurs, elle contribue à cristalliser un rapport de forces. En appliquant cette maxime patronale à la situation actuelle, on voit bien qu’un vote significatif en faveur de la « France insoumise » ferait peser la balance du bon côté. Car le programme de Jean-Luc Mélenchon, certes, n’a rien de révolutionnaire, sans mouvement social il est voué à l’échec, mais il ouvre des perspectives intéressantes.
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À y regarder de près, c’est le seul programme qui entend consolider les défenses immunitaires de ceux qui vivent modestement de leur travail, qu’ils soient ouvriers, employés, artisans, paysans, fonctionnaires, chômeurs ou retraités. Ce n’est pas un programme communiste, loin de là, mais un projet keynésien de gauche, à contenu fortement redistributif, qui associe relance par la demande, investissement public et rétablissement des droits sociaux. Son financement au moyen d’une réforme fiscale audacieuse, à rebours des pratiques libérales, en fait un programme socialement progressiste.
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Là où le bât blesse, c’est que ce projet n’est réalisable qu’en dehors de la zone euro, voire de l’UE, et que le candidat ne le dit pas clairement. Selon lui, le plan A consistera à renégocier le contenu des traités européens et on appliquera le plan B (sortie de l’UE) si cette négociation échoue. Or il faudrait parvenir à s’extraire du monde réel pour parier sur le succès d’une telle négociation. Elle supposerait en effet que 26 Etats, subitement, se mettent à satisfaire les demandes françaises. Cette fausse alternative est donc une erreur, car elle brouille le message du candidat et entretient le doute sur ses intentions.
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Cette ambiguïté est d’autant plus regrettable que Jean-Luc Mélenchon se réclame à juste titre d’un « indépendantisme français » et préconise la rupture de la France avec l’OTAN. Contrairement à MM. Fillon, Macron et Hamon, il prend au sérieux l’héritage gaullien, il milite pour une diplomatie souveraine et stigmatise le suivisme d’un François Hollande qui a mis la France à la remorque des intérêts américains. En refusant de prôner explicitement le Frexit, la « France insoumise », par conséquent, manque de cohérence politique.
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Sur ce plan, c’est François Asselineau qui a raison. On ne peut restaurer la souveraineté nationale – condition expresse de la souveraineté populaire – qu’en rompant les amarres avec l’OTAN et avec l’UE. Il faut sortir de l’OTAN, cette machine de guerre dont la raison d’être est de servir les ambitions impérialistes de Washington. Mais il faut aussi rompre avec l’UE, car la fonction de cette instance supranationale est de soustraire la politique économique à la délibération démocratique. Ni plan A, ni plan B. La seule réponse, c’est le Frexit. Et le seul moyen d’y parvenir, c’est le référendum.
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Marine Le Pen, dira-t-on, veut aussi restaurer la souveraineté nationale. Mais son programme renoue avec l’ADN droitier du FN dès qu’il s’agit d’expliquer ce qu’on entend faire, une fois au pouvoir, de cette souveraineté rétablie. Son programme n’inclut ni redistribution des revenus, ni nationalisation des banques, ni contrôle des mouvements de capitaux, ni rien qui fâche de près ou de loin les possédants. Le rétablissement du franc ne manque pas de panache, mais ce changement restera purement cosmétique s’il ne s’accompagne de réformes de structure. Mme Le Pen n’en a prévu aucune. Pas plus qu’il ne conteste les hiérarchies sociales, le FN n’entend faire plier les puissances d’argent.
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Comme l’expérience l’a montré, le FN prétend défendre les travailleurs, mais il les abandonne en chemin lorsque l’oligarchie s’attaque à leurs droits. Lors des grèves contre la Loi-Travail, Mme Le Pen réclamait l’intervention de la police contre les grévistes. Si elle est élue, le discours à tonalité sociale de Florian Philippot ne résistera pas deux mois. Il est stupide de qualifier ce projet de fasciste. En fait, c’est un projet banalement réactionnaire. On ne peut mener une politique progressiste qu’en sortant de l’UE, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce qu’on veut sortir de l’UE qu’on va mener une politique progressiste !
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Son discours monomaniaque contre l’immigration, bien sûr, offre au FN une rente de situation électorale. Comme s’il suffisait de mettre fin aux flux migratoires pour créer des emplois, le FN répète cette formule magique comme un mantra. Caresser dans le sens du poil l’islamophobie ou la xénophobie ambiante, toutefois, ne fait pas une politique. On se demande si ses électeurs croient vraiment aux fabuleuses économies que permettrait de réaliser la suppression de la prétendue facture migratoire, tant la ficelle est grosse. Pour séduire l’électorat populaire, en tout cas, le parti a besoin d’entretenir cette mythologie vieille comme le monde.
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Du coup, non seulement il oppose les Français entre eux, mais il les berne en leur faisant croire qu’il y a un trésor de guerre, quelque part, dont il suffirait de se saisir. La stratégie du bouc-émissaire, chez Le Pen, est à double emploi. Elle fournit un dérivatif aux hantises et aux frustrations des victimes de la mondialisation. Mais, en même temps, elle masque les incohérences d’un projet qui entend redistribuer aux ouvriers sans toucher aux intérêts des possédants. La mono-causalité immigrée réconcilie tout le monde ! Véritable martingale, elle permettra d’augmenter les salaires tout en baissant les charges, et de financer de nouvelles dépenses régaliennes sans augmenter les impôts sur les riches.
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Cette quadrature du cercle lepéniste, au fond, est la figure inversée du cercle carré des eurobéats (Macron, Fillon, Hamon) qui veulent perpétuer à tout prix la tutelle des marchés sur les États. Mme Le Pen veut la souveraineté sans la redistribution tout en prétendant le contraire, ce qui est à la fois incohérent et réactionnaire. M. Fillon, lui, ne veut ni la souveraineté ni la redistribution, ce qui est à la fois cohérent et réactionnaire. M. Hamon veut la redistribution mais pas la souveraineté, ce qui est absurde. M. Macron veut tout et son contraire, et d’ailleurs il se moque des programmes. M. Mélenchon veut la redistribution, mais il devra imposer la souveraineté (plan B) pour y parvenir. Car une chose est sûre : les marchés ne lui offriront pas l’opportunité de temporiser.*
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Ce billet a inspiré mon camarade Pierrick Tillet qui l’a relayé lui aussi sur son blog en y ajoutant l’avant-propos suivant : 

Je reprends volontairement ici le titre du billet de Bruno Guigue publié sur Facebook et vais ici préciser mes propres positions sur la question cruciale du vote en synthétisant nombre d’idées égrenée au fil de mes propres chroniques.

Je partage totalement avec Bruno Guigue le constat qu’aucune révolution politique, aucun progrès social n’est jamais sorti tout seul des urnes. Il leur faut le coup de pouce d’une forte pression populaire due à des événements souvent indépendants du cirque électoral.

Trois exemples :

  • le Front populaire de 1936 n’a lancé ses grandes mesures sociales que sous la pression des manifestations ouvrières qui suivirent son élection ;
  • l’étonnante alliance gouvernementale des communistes et des gaullistes en 1945 ne put imposer ses réformes comme la Sécu que parce que ceux-là sortaient vainqueurs de la Seconde guerre mondiale ;
  • enfin, les émeutiers de Mai 68 pesèrent sur nombre d’avancées sociales sans n’avoir jamais été consacrés par voie électorale (NB : on peut aussi en dire autant de l’influence ds zadistes de NDDL et de Sivens qui tiennent le pouvoir politique en.échec depuis tant de mois).

Dans ces cas-là, pourquoi sacrifier au rituel du vote, surtout quand celui-ci est aussi ouvertement manipulé par les tenants du pouvoir ? Eh bien, je dirais pour les mêmes raisons qu’avançait le philosophe Pascal pour expliquer sa foi religieuse : parce qu’on a rien à y perdre, et qu’on peut même parfois y gagner. Bruno Guigue :

« La question n’est donc pas : faut-il s’abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s’abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu’en allant voter ? » (Bruno Guigue).

« Des perspectives intéressantes »

Le 23 avril prochain, je voterai pour le candidat de la France insoumise pour deux raisons :

  • son programme correspond peu ou prou à ma propre vision politique, même si je demeure dubitatif sur quelques points décisifs (placer la sortie de l’UE et de l’euro en point B de son plan est ouvrir un défaut majeur dans sa cuirasse que ne manqueront pas d’exploiter les prédateurs de Bruxelles et de Francfort) ;
  •  il me paraît être le seul candidat acceptable pour précipiter la dislocation de la Ve République, étant entendu que je ne saurais quand même pas voter pour les hystériques régressifs d’extrême-droite et que cette dislocation est déjà bien avancée : une droite fossilisée en miette, un PS éclaté entre le camp du fade Hamon et celui, purement marketing, du télévangéliste Macron, un PCF définitivement dissous.

J’ai parfaitement conscience que l’élection d’un Jean-Luc Mélenchon ne suffirait pas à elle seule à régler les problèmes du pays. Je ne suis même pas sûr qu’un mouvement populaire serait prêt aujourd’hui à lui donner le coup de pouce nécessaire pour l’aider à y parvenir. Je ne sais même pas si Jean-Luc Mélenchon est en mesure de créer la surprise au premier tour de cette présidentielle.

Mais qui ne risque rien n’a rien. Si je m’interdis toujours  tout “vote utile” dans le seul but stupide et négatif d’éviter le pire en choisissant un autre pire, je partage tout à fait l’avis de Bruno Guigue pour dire que le vote Mélenchon est le seul à même, le 23 avril, d’ouvrir « des perspectives intéressantes ».

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De quoi l’insoumission est-elle le nom ? – Par Bob SOLO le 27/02/2017

Insoumis, c’est bien joli, mais insoumis à quoi en fait ? A quoi, ou à qui, ne pas vouloir se soumettre ? La liste est longue. Mais précisons que ne pas se soumettre n’est pas forcément refuser, en bloc, et puis terminé.

Ne pas soumettre, c’est, avant tout et légitimement, exiger le droit à la parole libre, à l’information juste, au débat loyal, à la vraie possibilité de choix, en conscience, pleinement informé, sans menace, sans chantage, sans manipulation, quel que soit le sujet, avant de donner son accord ou pas.

Cette exigence n’est rien d’autre que celle qui fonde la démocratie. Si elle n’est pas entendue, si on passe outre, si on impose, alors c’est un diktat. Et c’est précisément à cela qu’on refuse de se soumettre. A tous ces dénis de démocratie, à cette confiscation de la délibération collective la plus ordinaire, à cette capture du pouvoir de décision.

Qu’elle soit le fait d’une commission européenne non élue ; d’un gouvernement ne répondant que par la répression à la colère populaire qu’il a lui-même engendrée par ses trahisons, ne pouvant imposer la casse sociale que par la force à coups de 49.3 ; d’un parti politique quel qu’il soit, verrouillé de l’intérieur par ses quelques dirigeants agissant contre l’avis du reste de ses membres ; d’une oligarchie financière imposant son agenda social et son ordre économique ; d’un système médiatique matraquant quotidiennement son idéologie, tordant les chiffres et les faits, invisibilisant toute opposition ; d’une « république des sondages » manipulant l’opinion. Voilà à quoi on refuse de se soumettre.

Le choix de l’insoumission fait écho là encore à la question de la légitimité. Légitimité de « ceux qui décident pour les autres ». Légitimité, de plus en plus contestée, de toutes ces institutions, quand elles finissent par décider « sans » les autres, et même « contre » les autres.

Sans cette légitimité accordée par ces « autres », nous toutes, nous tous, à ceux qui décident, ne reste plus aucune raison de se soumettre, ni à leurs injonctions ni à leurs décisions, et d’autant moins que celles-ci nous seraient justement imposées sans le moindre moment démocratique pour en débattre.

Voilà ce que j’entends par insoumission.

Place au peuple !