Archives pour la catégorie 40.C- Publications de mon ami Baloo Kâa

Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

* * *

ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Ne tremblez pas – Par Baloo Kâa

Ne tremblez pas les Français.

Le système ne tremble pas, lui, il se marre.

En un an, il a réussi à créer le phénomène Macron,  à vous le faire passer pour l’espoir et le renouveau de la politique française alors que ce mouvement est une usine de recyclage pour tous les déchets qui n’arrivaient plus à s’imposer dans leurs partis respectifs et en plus son programme politique est une copie presque conforme à celui du Fion républicain.

Soyez sereins les Français.

Il se murmure que Laurence Parisot (ex du Medef) pourrait être première ministre et qui sait, avec ce surprenant petit Macron, il est possible de voir Pierre Gattaz postuler à un grand ministère de l’Economie qui regrouperait aussi le ministère du chômage.

Et pourquoi pas Cohn-Bendit au ministère de l’Intérieur pour envoyer les Keufs bastonner les futurs manifestants en souvenir de mai 68 ?

Allez les Français, dormez tranquille, la situation est sous contrôle et la Marine française restera au port comme d’habitude.

Le PS est En Marche. Objectif Fusion – Objectif Tune – Par Baloo Kâa le 28/04/2017

Objectif Tune

Il m’arrive très souvent de me dire que les hommes politiques se foutent vraiment de nous et pensent que, comme nous n’avons aucun pouvoir d’analyse et de discernement, ils peuvent se permettre les plus gros enfumages en toute tranquillité. C’est un peu le cas, une nouvelle fois avec Cambadélis qui a été nettement plus prompt à prendre la décision de tout mettre en œuvre pour soutenir Macron qu’à mettre en place une procédure d’exclusion de certains élus socialistes qui ne respectaient pas la charte de la Belle Alliance Populaire et même les statuts du parti. En effet, deux jours après la qualification de Macron pour le second tour de la présidentielle, le PS annonce qu’il va éditer quatre millions de tracts, plus des milliers d’affiches, payés par le PS, pour faire barrage au FN . En réalité, les tracts estampillés PS-Social Ecologie appellent à voter Macron pour se la jouer défenseur de la République en danger face au péril FN. Ca sent vraiment le réchauffé cette histoire. Le PS nous sert la même soupe depuis Mitterrand et le pire, c’est que ça marche pratiquement à tous les coups.

Ne doit-on pas considérer, dès lors, que le laxisme de Cambadélis envers les déserteurs et sa promptitude à soutenir la nouvelle sociale- démocratie libérale incarnée par Macron ne sont, en fin de compte, que la deuxième phase d’une habile manœuvre préparée de longue date par un fin stratège ?

La manœuvre n’avait-elle pas pour but premier d’empêcher le PS de se faire déborder sur sa gauche par la France Insoumise et comme but second de mettre en orbite le jeune Macron censé incarner le renouveau en politique, et tant pis si le PS devait pour cela être sacrifié ?

Si c’était le cas, et cela semble l’être, la manœuvre a réussi ; le PS est grillé. Que dis-je grillé ? Il est carbonisé.

La suite de cette stratégie consistait donc à trouver une parade pour que les sociaux-démocrates et les sociaux-libéraux qui avaient réussi à gangrener le parti puissent partir en toute sérénité une fois qu’ils auraient réussi leur mission de créer un PS bis de droite mais qui ne s’appellerait surtout pas PS puisque la vocation première des gens comme Valls et Hollande était de tuer le Parti qui les nourrit depuis toujours. Nous assistons donc clairement à la mise à feu du troisième étage de la fusée qui devrait permettre au mouvement En Marche, de devenir le grand mouvement de centre droit où les anciens socialos et les anciens chiraquiens pourront se refaire une santé tout en continuant à mener une vie paisible en espérant obtenir de nouveaux mandats.

Voilà, ces gens là, qui se prétendent de gauche pour tromper les citoyens n’ont aucune reconnaissance, aucune moralité non plus. C’est la loi du marché qui prime depuis longtemps sur l’idéologie au sein de ce parti qui n’a plus rien de socialiste. Seuls quelques milliers de militants, voire quelques milliers de sympathisants veulent encore croire que leur parti aspire à défendre le peuple, comme tout bon parti de gauche doit normalement le faire. Ils refusent obstinément de voir la réalité en face et se rangent docilement derrière la ligne du parti en n’ayant pas la lucidité pour comprendre que les dirigeants qui tiennent la baraque socialiste les amènent vers l’abime électoral et idéologique qui scellera la mort de leur parti.

A cet égard, L’image des trois singes se cachant les yeux, les oreilles et la bouche pour ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire leur correspond parfaitement. Par naïveté, par bêtise, par manque de courage ou tout simplement par militantisme aveugle et jusqu’au-boutiste, ils sont les complices passifs de tout ce qui se passe de moche au PS et se dirigent comme leur animal totem, le mouton, vers le précipice.

Sur la forme et sur le fond, demandez-vous aussi, pourquoi la CFDT, (syndicat collabo par excellence, toujours prêt à se coucher devant le Medef) est toujours si proche du PS, toujours si proche de ceux qui, au gouvernement, se sont proclamés réformistes socialistes ou socialistes progressistes. Qui se ressemble s’assemble, la formule est bien connue et ils en apportent la meilleure preuve. Leurs réformes n’ont de cesse d’aider, par tous les moyens possibles et imaginables, le grand patronat sans jamais rien exiger de lui en retour et d’ailleurs, le patronat ne donne rien en retour, bien au contraire. Voyant que le chantage à l’emploi et à la compétitivité a fonctionné plus qu’il ne l’aurait espéré, le Medef en demande toujours plus.

Son discours est simple et totalement décomplexé, il exige de l’état que ce dernier libéralise à outrance le marché du travail à base de Loi Macron, de loi El Khomri et de toutes les autres qui sont déjà dans les tiroirs, pour leur permettre de prospérer tranquillement avec comme effet directement lié, de faire porter aux contribuables, toutes ces aides que les patrons perçoivent et aux salariés, tous les efforts et les sacrifices à consentir. En gros, c’est tout bénef pour le grand patronat mais pas pour les petits patrons et encore moins pour les salariés.

Pour être le plus synthétique possible, voilà comment on peut présenter ce que sont réellement les réformistes, progressistes socialistes. Ils prétendaient apporter le progrès et le mieux vivre à la population avec leurs réformes mais après cinq années de gestion de la France, ils affichent un bilan tellement désastreux que Hollande, leur chef emblématique, n’a même pas eu le courage de venir le défendre, de peur de se retrouver laminé par le peuple. C’est donc Hamon qui est venu endossé l’habit du «socialiste de gauche» pour promettre un futur désirable et un revenu universel à tous ceux qui ne comprennent pas que ces formules ne sont que des éléments de langage destinés à séduire quelques brebis égarées ou à rassurer des socialistes désemparés.

Ces gens là ont en réalité, une façon très spéciale de considérer le progrès social. Neuf millions de pauvres et de précaires dont des millions de chômeurs, des riches encore plus riches, des classes moyennes qui peuvent du jour au lendemain venir grossir le rang des classes modestes, c’est donc ça le revers de ce qu’ils osent appeler, avec d’autres dans le camp des «Républicains (je parle ici du parti de droite), le progrès social.

A ce niveau là, on devrait plutôt parler de désespoir social. Quelle réussite cette société ! L’injustice sociale rime avec progrès social pour les ultra-libéraux et pour les sociaux-démocrates mais ça ne les gêne pas vraiment puisque les électeurs continuent malgré tout à réclamer ce rapport sado masochiste qu’ils doivent apprécier au final.

Pendant des années, sournoisement, discrètement, ils ont donc avancé leurs pions en jouant de postures et de déclarations quand ils étaient dans l’opposition sous Chirac et sous Sarkozy. Ils se présentaient comme le solide rempart qui empêcherait les dérives et les excès du libéralisme et du capitalisme mondialisé, allant même jusqu’à tenir des discours enflammés où la finance était désignée comme l’ennemi invisible. Cet ennemi contre lequel il faudrait lutter sans relâche, eux, les valeureux socialos, ils étaient prêts à le combattre. Cet ennemi, c’était l’Hydre, pas le monstre à neuf têtes de la mythologie grecque, mais le monstre à neuf têtes des plus puissants milliardaires qui tiennent la France sous leur coupe au niveau médiatique, économique et financier. Rien ne peut se faire sans eux, ils sont le pouvoir réel. Ils sont le pouvoir qui décide et choisit quel candidat sera chargé de défendre au mieux leurs intérêts et de les servir sans aucun scrupule. Ils avaient déjà soutenu Hollande en 2012 car ils avaient bien compris qu’avec lui président, ils n’auraient qu’à claquer des doigts pour obtenir tout ce qu’ils demanderaient. Et quand on regarde le bilan, ils ont beaucoup demandé et ont tout obtenu. Tellement obtenu qu’ils en ont grillé leur fusible serviteur.

Il fallait donc en trouver un autre. Pouvaient-ils espérer meilleur prétendant que ce jeune loup aux dents longues qui pilotait à l’Elysée le programme économique de Hollande comme conseiller puis au ministère de l’Economie ensuite? Assurément, c’était le meilleur choix pour eux et en plus il était adoubé par tonton Rotschild. Un tonton comme ça dans sa manche, c’est toujours utile sur un CV et ça ouvre bien des portes surtout quand on vise l’Elysée.

L’ambitieux Macron a-t-il donc délibérément trahi celui qui lui a ouvert les portes du palais pour devenir Calife à la place du Calife ou bien est-ce une stratégie machiavélique organisée par un cabinet noir, des éminences grises élyséennes ou un Hollande grand amateur de coups tordus ? Nous ne le saurons sûrement jamais.

Ce que l’on a par contre pu constater avec le grand manitou de Solférino, pendant la campagne électorale, c’est que toutes les désertions des élus socialistes vers le mouvement de Macron n’ont été suivies d’aucune sanction. Pendant que les rats et les éléphants, quittaient le navire, Cambadélis jouait tranquillement avec sa marionnette, le petit Benoit, qui était bien content d’avoir enfin un rôle important au sein du Parti Socialiste. Le rôle de l’idiot utile un peu écolo et gauchiste sur les bords lui allait comme un gant. Il faut quand même lui reconnaître ce talent. Ce talent qui était apparu lors du casting réussi d’une Belle Alliance Populaire et qui lui avait en effet donné au final le premier rôle d’une farce à laquelle il allait se prêter à merveille. Il était tellement investi dans son rôle qu’il en est presque arrivé à nous faire oublier que ce n’était qu’une farce.

Cette triste farce, à laquelle la France Insoumise est aujourd’hui sommée de venir participer sous peine d’être frappée du sceau de l’infamie par les organisateurs de cette manipulation grossière.

Qui sont-ils pour exiger quoi que ce soit sur ce sujet quand ils ne sont même pas capables de réclamer une action en justice pour faire condamner Marine LePen suite à ces propos révisionnistes sur le Vel D’Hiv ? Qui sont-ils pour exiger de Jean Luc Mélenchon qu’il se positionne contre le Front National alors que depuis 2002, les médias laissent pratiquement libre antenne à ce parti qui est un jour démocratique et un autre jour, un danger pour la république ? Quelle crédibilité et quelle légitimité ont-ils tous pour exiger quoi que ce soit alors que ce sont eux qui depuis des années jouent aux apprentis sorciers avec le FN ? Ils n’en ont aucune, que ce soit dit. Que tous ces donneurs de leçons du PS et alliés du PS qui ont, par leurs stratégies ridicules, permis ce second tour entre Macron et LePen ne viennent pas essayer, en plus, de se donner le beau rôle de la responsabilité et de l’honneur en accusant les leaders et les militants de la France Insoumise, qui combattent partout et tout le temps le FN, d’être des irresponsables qui seraient les coupables tout désignés d’une éventuelle victoire du FN s’ils ne votent pas pour Macron le 7 mai. Dans sa déclaration du 23 avril au soir, Benoit Hamon endossait la responsabilité de la défaite de son parti, c’était bien la moindre des choses au vu du résultat sanction que venait de lui infliger le peuple. Par contre, il ne s’est pas attribué, même en partie, la responsabilité d’une stratégie qui impose à tout le monde ce second tour qui apparemment leur fait si peur aujourd’hui. Pourtant sa responsabilité et celle de son parti sont entières. Ils savaient tous au PS, que le combat était perdu et qu’il fallait absolument sauver le candidat qui était le plus proche de leurs idées. Ce candidat, c’était Macron et devant la «menace» Mélenchon, ils ont décidé, en conscience, de se maintenir pour faire barrage à celui que Hollande osait même dépeindre comme un dictateur. Qu’ils assument donc seuls, leurs choix, leurs erreurs ou leurs stratégies.

La survie du PS passant maintenant par une alliance ou une fusion avec le mouvement de Macron, tout le monde s’active pour que cette alliance soit une alliance de gouvernement, d’où l’importance pour eux de cette victoire contre LePen. Tous ces politiciens malfaisants et ces serviteurs médiatiques de l’oligarchie doivent donc comprendre que leurs menaces et leurs pressions ne servent à rien et n’impressionnent pas ceux qui, au sein du mouvement insoumis ne veulent pas participer à cette mascarade. En conscience, Benoit Hamon et le PS ont décidé de se maintenir et ont de fait éliminé la France Insoumise. En conscience, les insoumis voteront comme bon leur semblent puisque c’est l’esprit même de cette démocratie participative pratiquée dans ce mouvement.

Contrairement à beaucoup de femmes et d’hommes, qui, dans d’autres partis, parlent un peu partout de démocratie participative sans jamais la mettre en pratique dans leurs actes politiques quotidiens, dans cette France Insoumise, elle est de mise et le leader porte parole de ce mouvement laisse libre choix à tous les militants de décider de leur vote.

C’est vraiment un drôle de dictateur ce Mélenchon !

Le mouvement France Insoumise et ses militants pour une très grande majorité ne se soumettront jamais à un quelconque diktat d’une pensée portée par des gens qui se vendent au plus offrant pour un mandat ou une bonne place.

Il faudra dorénavant, que tous ces dominants qui dirigent le pays, comprennent qu’ils ne pourront plus faire abstraction de cette nouvelle donne politique car leur logiciel est aujourd’hui obsolète. Des millions de français se sont regroupés dans un mouvement populaire de grande ampleur qui veut proposer un autre modèle de société. Et cette alternative crédible à l’ultra libéralisme mondialisé qui accroit chaque jour un peu plus des inégalités, ils sont bien décidés à batailler ferme pour y arriver.

La contestation nationaliste faisait déjà trembler une partie de la classe politique mais maintenant qu’un peuple insoumis se dresse et vient lui aussi contester la légitimité des sociaux-démocrates et du parti des républicains de droite à gouverner, tout le monde craint LE tsunami qui pourrait bouleverser complètement la vie des français et redessiner le paysage politique.

Alors, fusion, alliance de circonstances, désintégration du PS ? Encore quelques jours de patience, le dénouement est imminent.

 

L’iceberg du 23 avril – Par Baloo

Benoit Hamon et son formidable meeting (de gauche) 🙂 du 19 mars à Bercy pendant lequel il aura quand même trouvé l’occasion de demander à son public militant et sympathisant de saluer l’action de François Hollande, de Bernard Cazeneuve et de Jean Luc Le Drian.

Il est beau Benoit le frondeur social démocrate, non ?

Il faudrait juste lui rappeler que Cazeneuve et Hollande seront à tout jamais responsables de la mort de Rémi Fraisse. Responsables aussi de toutes les violences policières commises sur les militants qui s’opposaient à loi El Khomri, et à l’aéroport de Notre Dame Des Landes.

Il faudrait juste lui rappeler également que Le Drian appelle à voter Macron. Mais bon, il a fait un beau meeting Benoit, il a bien lu son prompteur qui lui donnait l’apparence d’un bon tribun et les gens étaient heureux en imaginant ce « futur désirable ».

Ça leur rappelait sûrement le beau discours du Bourget de 2012 où Hollande le candidat normal leur promettait tant de belles choses de gauche évidemment puisqu’il se disait socialiste à ce moment là.

Eh oui, ce n’est que deux ans plus tard qu’il allait confesser qu’il était un social démocrate comme DSK et tant d’autres au PS.

Benoit Hamon, lui, se déclare sans aucun complexe comme un social-démocrate capable de mener malgré tout une politique de gauche et il y a encore des électeurs de gauche qui veulent y croire ou qui donnent du crédit à sa parole.

Cinq années ne leur auront donc pas suffi pour comprendre l’escroquerie socialiste, ils en redemandent.

Elle est pourtant tellement énorme cette arnaque Hamon, que normalement tout le monde devrait la voir venir à des kilomètres.

Apparemment non. Il doit faire plus socialiste que Hollande, il fait moins plouc que son chef, il a une bonne gueule, il fait jeune mais derrière l’apparence, il restera toujours la sociale démocratie comme pilier politique avec quelques variantes pour faire croire qu’avec lui, c’est la gauche qui est de retour.

Que dire, sinon que ça me désespère de constater que pour beaucoup, les belles paroles bien enrobées de politiciens professionnels auront toujours plus d’importance que leurs actes réels.

Allez, c’est pas bien grave, tous ces électeurs qui s’apprêtent encore à voter socialiste le 23 avril prochain, ont déjà anticipé le naufrage programmé en se rapprochant des canots de sauvetage Macron qui pourrait devenir socialiste pour quelques jours le temps de récupérer les voix des naufragés.

Mais pour ça, il faudrait que ce dernier soit au second tour.

Sincèrement, je n’aimerai pas être à leur place si en déjouant tous les sondages quotidiens, le mouvement de la France Insoumise se retrouvait au second tour face au FN.

Vous vous imaginez le tableau d’un Valls appelant à barrer la route à la Le Pen et à voter pour JLM alors qu’il ne veut pas soutenir Hamon comme il s’y était engagé au moment des primaires s’il perdait cette même primaire.

Vous vous imaginez cette soirée du 23 avril où ce gros con de Cohn-Bendit au côté de Hollande et de tant d’autres se verraient obligés d’appeler à voter Mélenchon comme ils l’avaient fait avec Chirac en 2002 quand le FN n’était pourtant à ce moment-là qu’une menace de façade.

Ah, si seulement les abstentionnistes et les indécis, pouvaient juste une fois venir balayer avec nous pour faire place nette à la France Insoumise.

En souvenir de Martin – Par Baloo Kâa

Note de l’auteur de ce blog : Je relaie ci-dessous un texte traitant du temps que nous vivons que mon ami Baloo a adapté d’un poème très célèbre de Martin Niemöller (à lire plus bas)

*

Quand des gendarmes ont tué Adama,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas noir.

 

Quand des flics ont violé Théo,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas noir.

 

Quand Laurent Théron manifestait contre la loi El Khomri

Et a perdu un oeil à cause d’un flic et de son Flash Ball,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas manifestant, pas syndicaliste.

 

Quand Rémi Fraisse a perdu la vie à Sivens

A cause d’un tir de grenade d’un gendarme,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas jeune, pas concerné. C’est où Sivens ?

 

Quand les flics ont bastonné un lycéen à Bergson,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas lycéen.

 

Quand les flics chassaient et tabassaient les sans papiers,

Je n’ai rien dit,

J’étais français, j’avais mes papiers.

 

Quand les flics se comportaient comme des voyous

Pour lutter contre la délinquance,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas un délinquant.

 

*

Rappel : texte original de Martin Niemöller

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas communiste.

 

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas syndicaliste.

 

Quand ils sont venus chercher les juifs,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas juif.

 

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas catholique.

 

Puis ils sont venus me chercher,

Et il ne restait personne pour protester.

 

Des silences incompréhensibles – Par Baloo Kâa – Le 11/02/2017

Baloo Kâa a publié ces lignes sur son profil Facebook. On peut les consulter ici et le cas échéant, lui laisser un commentaire.

L’image et la citation de Martin Luther-King ci-dessous ont été choisies par Baloo Kâa.

mlk-a-la-fin-nous-nous-souviendrons-non-pas-des-mots-de-nos-ennemis-mais-du-silence-de-nos-amis

Il y a des silences qui me semblent assourdissants en ce moment.

Avez-vous vu beaucoup d’artistes, d’intellectuels, de sportifs ou des associations comme la Licra et le Crif se mobiliser pour que toute la vérité soit faite et que la justice soit rendue comme il se doit pour l’agression du jeune Théo ?

Tous les aboyeurs professionnels si prompts à squatter les médias au premier acte anti sémite pour exiger une extrême sévérité envers les agresseurs sont bizarrement muets en ce moment.

Je vous accorde le droit de considérer que mon propos est polémique voire stérile mais est-il pour autant complètement dénué d’une certaine réalité qui pour moi est extrêmement choquante.

Vous pourrez dire ce que vous voudrez mais vous ne m’empêcherez pas de penser que si la victime avait fait partie de la communauté juive de France, le Crif et la Licra seraient montées au créneau avec virulence (et c’est bien leur droit) pour que les policiers incriminés soient exclus de la police et soient traduits devant la justice dans des délais identiques à celui des voyous habituels ne faisant pas partie de la police.

Quelque chose me dit aussi que l’émotion de la classe politique aurait été sensiblement différente et que le positionnement de certains aurait été bien différent.

Vous avez le droit de penser le contraire si vous le souhaitez mais l’histoire montre clairement comment certains hommes politiques placent le curseur dans ce genre de drame.

La vie et l’intégrité d’un jeune français, qu’il soit de confession juive, musulmane, catholique ou athée tout simplement a la même valeur à mes yeux. Idem pour des jeunes qui ne sont pas Français et qui vivent sur notre territoire.

Comment pourrait-on ou devrait-on se mobiliser plus ou moins pour untel ou untel en fonction d’une appartenance à une communauté ? C’est ridicule d’imaginer des mobilisations et des soutiens uniquement pour sa communauté et c’est insupportable de constater souvent que c’est pourtant comme ça que les gens fonctionnent et comme ça que certaines associations agissent.

Quand la barbarie prend le visage d’un terroriste, elle doit être combattue par tous.

Quand la barbarie prend le visage d’un voyou, elle doit être combattue par tous.

Et si la barbarie prend le visage d’un policier voyou, elle doit aussi être combattue par tous.

Tous ceux qui n’ont de cesse de parler des valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité et la fraternité devraient comprendre que sans une vraie solidarité entre toutes les communautés, ces valeurs auront toujours du mal à s’imposer surtout face à ceux qui ont le pouvoir de nuire, face à ceux qui appliquent avec méthode et cynisme la politique du Diviser Pour Mieux Régner.

Pour finir ce petit coup de gueule, j’imagine bien que certains arriveront bien à trouver dans ces quelques lignes une dose d’antisémitisme qui n’existe pourtant pas. Je suis désolé par avance s’ils ne comprennent pas le sens réel et sincère de cet écrit qui appelle juste au mieux vivre ensemble en faisant preuve d’humanité et de respect les uns envers les autres en n’oubliant jamais de rester soudés et solidaires pour lutter contre les agresseurs quels qu’ils soient.

Encore deux poids, deux mesures – Par Baloo Kâa – Le 10/02/2017

Deux affaires font la une des médias depuis quelques jours. Une plus sordide que l’autre et pourtant le traitement médiatique de ces infos est tout simplement hallucinant. Pour reprendre une formule bien connue, c’est un peu le poids des mots face au choc des photos ou des images en l’occurrence.

Dans l’affaire Fillon, bon nombre de journalistes parlent de lynchage. Le mot est fort au regard de la situation qui ne fait que mettre en lumière les pratiques (vertueuses?) du monsieur propre de la droite. Ce « saint » homme se dit humilié et traîné dans la boue.
Le pôvre !

Je n’ose imaginer ce qu’il aurait pensé si pour une interpellation « musclée » (termes policiers) dont il aurait pu faire l’objet, la police l’avait fait glisser « involontairement » sur une matraque au point de lui faire comprendre tout ce qu’une sodomie forcée peut receler de puissance d’humiliation en comparaison de l’exposition sur la place publique de toutes ces magouilles de châtelain sarthois.

De mon délire fiction à la réalité il n’y a malheureusement qu’un pas et c’est le jeune Théo qui en est la victime. Double victime même, puisque après avoir subi un viol en réunion qui s’apparente à une scène de torture puis subi des insultes et des humiliations, voilà que sa version des faits est remise en cause par l’IGPN et par les medias qui se font le relais de cette version policière malgré un certificat médico légal qui ne peut laisser planer aucun doute sur le côté volontaire de cette agression sexuelle à connotation raciste.

Si pour l’affaire Fillon les journalistes osent des mots aussi forts que lynchage, humiliation, il est purement et simplement scandaleux que la majorité d’entre eux parlent « d’interpellation musclée qui aurait dérapé » pour parler de ce qui est ni plus plus ni moins au regard de la loi qu’un viol avec les trois circonstances aggravantes suivantes :

  • Par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission.
  • Par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice.
  • Avec usage ou menace d’une arme.

Pour ces faits, les peines encourues sont de dix ans de prison ferme si l’ITT est de 8 jours. Pour Théo, l’ITT est de 60 jours.

Faudra-t-il donc attendre qu’un homme ou qu’une femme politique se fasse interpeller de façon musclée (ne pas dire « enculer », ce verbe pourrait en choquer certains) pour que les médias mettent enfin les VRAIS mots sur les agissements de certains flics criminels ?

Ça s’arrêtera quand le « deux poids, deux mesures » dans ce pays ?

La paix civile ne pourra pas exister sur le long terme tant que certains comportements et certains crimes resteront impunis aussi bien du côté des voyous que du côté des forces de l’ordre.

Autrement, il y aura toujours une poignée de révoltés qui voudront rendre justice par eux-mêmes d’une façon certainement inappropriée mais empreinte d’une colère légitime.

Cette colère qui se retournera obligatoirement contre eux et contre les minorités les plus exposées à certaines dérives policières car elle ne frappe pas au bon endroit.

Brûler des voitures dans son propre quartier ou incendier une école c’est nuire aux gens qui vivent souvent les mêmes galères, c’est donc contre-productif et en plus ça repositionne les flics dans le rôle de protecteurs des biens privés et publics et les gens les remercient au final.

Les émeutes de 2005 en sont le parfait exemple. Face à une révolte qui était légitime au départ suite à la mort de deux mômes à Clichy-sous-Bois, ce sont les flics qui ont obtenu gain de cause à l’arrivée et obtenu encore plus de moyens pour lutter contre ce que tous les médias s’empressaient à l’époque de qualifier de guerillas urbaines.

On a bien vu comment tous les médias, le pouvoir politique et les syndicalistes peuvent traiter l’info dès qu’un fonctionnaire de police est agressé ou tué, ils font tous bloc en dénonçant l’inacceptable et en réclamant des condamnations exemplaires pour les criminels.

Dans le cas de cette affaire Théo, l’unité a volé en éclats et ils ne sont pas nombreux à réclamer des sanctions exemplaires contre les policiers impliqués. Le corporatisme fait front (national) bien sûr et rien ne changera tant qu’une volonté politique déterminée ne cassera pas tout ce système.

Alors à qui êtes-vous prêts à faire confiance pour casser ce système et mettre fin à l’impunité policière ?