Archives pour la catégorie 61- Poèmes

Ensemble – Poème composé par Stéphane BOGATCHEK le 13/04/2008

Ensemble,
Chacun sa route, chacun son chemin.
Chaque jour, un peu plus encore,
Efforçons nous de faire rayonner,
Encore et toujours,
Le soleil éclatant de nos cœurs.
En chacun de Soi existe depuis l’aube,
Et chaque instant qui est,
Le soleil éclatant de la Vérité.
Juste est le cœur,
Profond est l’océan,
Puissante est la flamme,
Éblouissante, étincelante,
Rayonnante est la lumière.
Unique est le Principe.
Comme l’éléphant, le lion,
Et toi, et moi,
Et tous ensemble;
Lorsque partagé, diversifié,
Manifesté en nos cœurs est le Principe,
Alors la Paix demeure.
Écoute l’autre comme toi même,
Car seule, indivisible est la pensée unique,
Celle du Cœur.
Aussi inspirée soit-elle,
Reflète-elle l’apparente dualité ,
Le juste comme l’injuste,
L’autorisé, l’interdit,
Le construit, le détruit.
Ensemble, réparons cette pensée unique;
Ensemble, corrigeons nos erreurs;
Ensemble, traversons nos doutes et nos peurs.
En un instant de vie réside la force de l’univers.
Il suffit d’un moment, d’un moment seulement,
Pour réaliser l’essentiel, le fondamental,
Le principal, le principiel.
Ensemble, libérons la pensée du Juste !

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La rose est morte – Par Baloo Kaa

Lentement la rose s’est fanée.
Le poing qui devait la protéger
N’a plus le courage de la serrer et de lutter
Avec elle à la conquête d’une vie meilleure.

Lentement la rose s’est desséchée,
La main et le coeur n’ont pas su s’en occuper.
Elle méritait pourtant les meilleures attentions,
Tant elle éveillait les plus belles espérances.

Lentement la rose s’est ternie
En puisant sa vie à la mauvaise source
Et en oubliant de se nourrir à la sève essentielle,
La liberté, l’égalité, et la fraternité.

Lentement la rose a perdu ses épines
Et ses pétales commencent à pleurer.
Sa couleur vive, avec le temps, s’est délavée
Et rien ne semble pouvoir la raviver.

Lentement la rose s’est flétrie
Et la vie commence à s’évaporer.
Il est trop tard pour vouloir l’arroser,
Vous n’avez donc rien compris ?

Lentement, la rose s’est vidée de son essence.
Ses protecteurs ont détruit tous ses symboles.
Par lâcheté et par intérêt, ils ont ouvert le poing
Et offert la rose aux puissants en signe d’allégeance

Lentement la rose s’est condamnée.
Elle est tombée maintenant, alors cessez d’espérer.
Elle est morte avec cette politique du pire
Alors regardez la partir dans un dernier soupir.

Le marin des têtes – Par Nicolas POITIER

Installé sur le banc,
comme coupé du monde,
de son regard absent,
il contemple, là, l’onde,
souvenir des passants.
*
De sa fiole magique,
jaillit chroniquement,
un liquide brûlant
qui défie la logique
et fait tourner le sang.
*
Il coupe ses amarres,
renversant d’un mouvement,
le chapeau de détresse
dans lequel les gens,
soulagent leur conscience,
payant furtivement,
le voyage d’un être
dont le cours de la vie
défie l’entendement.
*
Il navigue bientôt
marin des sentiments
sur un monde mouvant
dirigeant son radeau
où l’entraîne le courant
de la foule qui traîne
par devant de son banc.
*
Il harangue la foule
interpelle les gens.
Mais vers où donc vous mènent
les pas de vos serments?
Ceux-là même vous trompent,
me disent non vivant
alors que je vous parle
et vous aime vraiment.
*
Viendra bien le moment
au hasard d’une tempête
ou d’un endormissement
où le marin des têtes
glissera de son banc
Porté par le courant,
dans de très vieux vêtements,
il échouera sûrement
près d’un grand bateau blanc
qui l’emmènera vraiment,
confirmant dans nos têtes
qu’il est bien non vivant.

En hommage à Bruno Leprince, notre camarade du PG

Vous pouvez verser des larmes parce qu’il s’en est allé,
Ou vous pouvez sourire parce qu’il a vécu.

Vous pouvez fermer vos yeux et prier qu’il revienne,
Ou vous pouvez ouvrir vos yeux et voir tout ce qu’il nous a laissé.

Votre cœur peut être vide parce que vous ne pouvez le voir,
Ou il peut être plein de l’amour que vous avez partagé.

Vous pouvez tourner le dos à demain et vivre hier,
Où vous pouvez être heureux demain parce qu’il y a eu hier.

Vous pouvez vous souvenir de lui et ne penser qu’à son départ,
Ou vous pouvez chérir sa mémoire et la laisser vivre.

Vous pouvez pleurer et vous fermer, ignorer et tourner le dos,
Ou vous pouvez faire ce qu’il aurait voulu :

Sourire, ouvrir les yeux, aimer et continuer…

Poème d’Eileen Cicole

Une ode à la France en forme de supplique – Par Linda Lindouche

France, moi qui suis née avec fierté dans ta maison, sache que je ne veux jamais avoir à m’en excuser. C’est dans tes bras que tu m’as bercée en me chantant la mélodie de la Liberté. C’est dans la chaleur de ta maison que tu m’as appris l’amour inconditionnel de mon prochain. Enfin, c’est à la lueur de ton savoir que tu m’as appris pourquoi tu faisais briller, avec tant de fierté, cette magnifique devise à l’entrée de ta maison : Liberté-Égalité-Fraternité.

Ces 3 mots qui brillent aujourd´hui dans mon cœur et qui me font dire sans rougir :

Suis-je censée laisser ternir, par des hommes politiques froids et pathétiques, notre belle devise héritée du siècle des Lumières ?
Suis-je censée ignorer cette promesse électorale de notre cher Président élu : « Je promets de me battre pour la reconnaissance INTERNATIONALE d’un État Palestinien » ? 

Suis-je censée ignorer l’Histoire, la Justice et l’Équité alors même que c’est TOI qui me les a enseignées ?

Suis-je censée ignorer l’Histoire, la Justice et l’Equité lorsqu’à mon tour JE les ai enseignées en même temps que notre bel alphabet français ?

Suis-je censée ne pas utiliser cet esprit critique que tu m’as pourtant appris à aiguiser et à utiliser avec fierté ?

Et tu voudrais me faire croire, malgré l’évidence malheureusement flagrante, que cette boucherie à ciel ouvert s’appelle de la légitime défense ?

Je crie NON ! C’est un génocide, un crime de guerre, une épuration ethnique !!!

Alors pourquoi me traites-tu si facilement de raciste, d’antisémite ?
Pro-palestinien ne veut pas dire anti-Israélien. Raccourci facile pour ne pas voir ni entendre cette clameur, toutes communautés confondues, qui gronde sous tes pieds. Juifs, Musulmans, Chrétiens, Bouddhistes, athées des pays du monde entier, tous aspirent à la Paix. Nous caressons juste l’espoir que le sang des innocents cesse de couler et l’espoir de voir naître enfin deux États officiels, cousins et voisins.

Mais où sont donc passés tes amis intellectuels, humanistes, artistes, scientifiques, qui sont d’habitude si prompts à défendre les opprimés ?

Mais là, ce qui me donne davantage la nausée c’est que NOS dirigeants la cautionnent et même, pire, la justifient et l’excusent en ton nom, ma Belle et Douce France.

Stop ! Je ne reconnais pas là ta voix France.

France, si le silence est d’or, ton silence est dur… très dur…

Je t’en conjure France, éteins ta télé et rallume cette lumière bienveillante que tu avais dans les yeux et le cœur avant qu’il ne soit trop tard.

Je t’en supplie France, dès que tu te réveilles, reviens de Hollande… Le plus vite possible…

Tu as une nouvelle voix à faire entendre et de nombreuses lettres de noblesse à redorer à l’entrée de ta maison.

France, je t’aime et tu me manques…

 

À toi enfant de Gaza (d’Alep, d’Homs, de Bagdad, de Djuba… ) – Par Jean-Baptiste Voltuan-Redde

Tu es ma mémoire
Mon amandier en fleurs
Mon papillon de douceurs
Je crois en toi

Cher coquelicot aux tendres univers
Oisillon bercé dans les bras de Gaia
Nu dans ton nid au sein de l’arbre de Vie
Mais tu ne connais que l’enfer
Des bombes, la violence
Dans ce pays meurtri
A feu et à sang
D’un instant à l’autre
Des tueurs peuvent détruire ton Nom
Nier ton visage, fragiles paysages
Tant d’anges de ton âge sont
Déjà morts depuis des siècles
Leur innocence pulvérisée
Je pense à toi la nuit, le jour
A ce printemps que tu incarnes
Petite hirondelle de Gaza
Ensoleillant cette terre qui te porte
Frémissant comme toi d’amour à vif
Sans lequel rien n’est possible
Tu meurs à cause d’une guerre menée
Par des hommes ayant eux-mêmes
Eté enfants…L’Humanité entière est ainsi niée
A en suffoquer de douleur
O tragédies ayant tellement duré
Depuis des siècles
Cette trahison envers l’Autre
Toute créature sur notre Pachamama
Victime à n’en plus finir
De la folie réitérée !
Si bien que la vie ne peut faire rendre gorge à
La mort
A moins qu’un jour, l’attention minutieuse
Envers chacun ( humain, animal…) prévale
Ce mouvement du coeur
Fait de prévenance, d’écoute
Capable d’écarter l’horreur
O mon enfant, sache que ta liberté
Décide de la mienne
Combien elles sont liées
Je ne serai vraiment apaisé
Que lorsque tu le seras
En ton pays enfin libéré
Dès que Palestine vivra

Écrire… par Baloo

Ecrire par plaisir ou par nécessité.
Ecrire, c’est laisser s’écouler
cette lave qui consume mon esprit
pour enfin trouver l’apaisement.
Ecrire pour évacuer les sentiments
c’est retrouver une respiration
qui me redonne l’énergie
ou dessine un nouvel horizon.
Ecrire un jour pour me livrer,
Un autre jour pour enfin me relever.
Ecrire aussi pour m’opposer, pour m’indigner,
Quelquefois pour me soulager ou pour rêver.
Ecrire l’essentiel à mon amour absolu
Ecrire même pour le superflu,
pour un sourire ou juste pour offrir
Ecrire encore, toujours écrire.