Macron ? le recycleur des vieilles lunes de la droite – Par Pierre Brégou le 29/09/2017

J’archive ici et relaie avec plaisir ce très bon texte de Pierre Bregou.

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Les dommages de la politique de Hollande, Valls et du PS de 2012 à 2017 ont tellement écoeuré nos concitoyens qu’ils ont élu par dépit un jeune banquier aux dents longues qui entend tout défaire, tout casser pour mettre définitivement à terre le « modèle républicain » bien fragilisé conquis par les luttes populaires.

Macron n’est qu’un passage, un serveur de plat pour le capitalisme international. Son mandat achevé, il repartira vers ses amours, ceux de l’argent facile légalement volé (?) dans les bureaux feutrés d’un futur gérant associé.

C’est cette « destinée » qui le rend pour le moment insensible au mécontentement qui sourd dans le pays. Ce n’est pas un politicien attaché à son fauteuil, sa vie faite de luxure est ailleurs; les dents acérées et le sourire carnassier ne sont déjà plus accompagnées du regard enjôleur de la campagne électorale, ses yeux perçants ne visent plus à conquérir mais à assujettir.

C’est pour cela que cet homme est dangereux pour notre démocratie.

Contrairement à JL Mélenchon, il n’a aucun projet politique pour notre Pays, sa seule vision est celle des obscurs qui de Bruxelles aux fortunés sans frontières n’ont soif du pouvoir que pour se goinfrer sur le dos de celles et ceux qui n’ont que leur travail pour viatique.

Son dégagisme à lui visait à faire table rase des forces vives qui irriguent toute démocratie.

D’abord les partis politiques, il l’a fait !

Ensuite les syndicats, c’est en cours …

Puis le réseau associatif qu’il mine déjà en supprimant le financement de dizaines de milliers d’emplois qui leur permettaient d’apporter aides et services notamment aux plus démunis.

Mais aussi les autres composantes de l’organisation économique et politique du pays : Régions, Départements, Communautés de Communes… tout va passer à la moulinette macronnienne.

Mais aussi notre système de protection sociale, retraite, sécu et mutuelles. Mais aussi l’école, l’université, la formation professionnelle…

5 ans pour tout casser afin de permettre à un Macron 2, un sosie qui viendra nous proposer de panser les plaies béantes avec du sel fin.

Avec JL Mélenchon, les perspectives étaient et sont tout autres, son analyse critique du (dys)fonctionnement de nos institutions l’a conduit à proposer des objectifs et une méthode civilisée, démocratique pour construire la VIème République et son corpus de règles pour organiser et fixer le cadre d’exercice des différents pouvoirs exercés sous mandat du Peuple souverain.

« En marche » n’a de fait consisté qu’à détruire la caste des anciens Partis pour y substituer une représentation encore plus étroite du corps électoral. Patrons et professions libérales encadrées par quelques briscards du PS et de la droite, sans aucune expérience législative (leur nouveau coeur de métier) et donc soumis aux équipes des ministres et de la haute administration tutélaire.

Le but des ordonnances n’était pas de gagner du temps mais de camoufler l’incapacité de la majorité macronnienne à bâtir un texte législatif, de défendre ou démonter tel ou tel amendement présenté par tel ou tel groupe parlementaire, de résister ou s’offrir à quelque lobby…

Oui, en guère plus de cent jours, Macron et ses micro ministres ont semé comme jamais les jalons de l’effacement de notre Pays, nos industries bradées qui aux Italiens, qui aux Allemands, qui aux Chinois…

Mais la savante mise en scène de la macronnerie, servie par des médias aux ordres soufflant le chaud et le froid pour tenter de donner le change font encore « merveille » pour éviter que tout celà n’explose en plein vol alors que leur vitesse de croisière n’est pas encore établie.

Attaques contre les syndicats qui osent ne pas suivre, mise en cause personnelle de leurs dirigeants, attaques mensongères et réitérées contre la France Insoumise et ses parlementaires, insultes, amalgames et autres insinuations sont distillées avec persévérance…

Non Macron ce n’est même pas du cochon, chez lui rien de bon pour l’immense majorité de notre Peuple !

Mais il est élu et, il le sait, nous sommes respectueux du suffrage universel même quand il donne des résultats biaisés.

Elus par le peuple, lui et son gouvernement ne peuvent chuter que par la volonté du Peuple qui entre deux élections n’a que la rue pour exprimer pacifiquement sa volonté. Nous en déjà sommes là !

Mais pour autant, nous ne pouvons en rester là !!!

 

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Exigeons la démission du Président Macron et l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle

Pour signer cette pétition, c’est ici.

Ce texte a également été publié sur Le Grand Soir. Voir ici.

Nous invitons tous les citoyens français à signer cette pétition qui exige la démission du Président Macron et l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.

Nous considérons en effet que le Président Macron a été élu dans des conditions tout à fait contestables, et qu’il mène une politique très hostile à l’intérêt général en le faisant d’une manière bien peu respectueuse des principes élémentaires de la démocratie qui est, rappelons-le, « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Nous mettons en avant d’abord, que le candidat Macron a bénéficié d’un soutien quasi inconditionnel, et continu pendant des mois, de la part du système médiatique. Nous rappelons que ce sont neuf milliardaires qui détiennent l’essentiel des organes de presse écrite et audiovisuelle. Ainsi la plupart des grand journaux nationaux et locaux, que leur parution soit quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, mais aussi presque toutes les chaines de télévision et stations de radio, sont sous le contrôle des chefs des plus grandes entreprises françaises.

Nous mettons en avant ensuite que le Président Macron, loin d’être le « Président de tous les Français » comme le veut le principe républicain, n’est que le représentant de la caste oligarchique qui tient la France. Cette caste constituée des patrons des plus grandes entreprises, d’une partie de la très haute fonction publique, de presque tous les acteurs des medias, de nombreuses personnalités du monde du spectacle ou du sport de haut niveau, ainsi que de divers acteurs des lobbys et groupes de pression, a pu, au cours des années, mettre des serviteurs de leurs intérêts à tous les postes de commande dans l’État. Jamais depuis des décennies, un Président n’avait été aussi ouvertement favorable à cette caste, et si ouvertement hostile au peuple tout entier.

Nous mettons en avant enfin les très nombreuses irrégularités constatées lors des opérations électorales du 1er tour de l’élection présidentielle, et notamment le nombre ahurissant de cartes d’électeurs produites en double exemplaire, ceci étant de nature à vicier l’authenticité des résultats électoraux. Nous regrettons qu’aucune action de masse n’ait réellement été entreprise pour contester la légitimité du scrutin. Les grands leaders politiques nationaux n’ont émis aucune contestation. Les medias ont avalisé les résultats donnés par le ministère de l’Intérieur, et la justice n’a pas été saisie d’autres litiges que de cas isolés. Pourtant, les irrégularités sont si nombreuses et parfois si massives que nous pensons que la qualification d’Emmanuel Macron au second tour a été purement et simplement fabriquée de toute pièce.

Le Président Macron insulte et méprise le peuple.

Le Président Macron a mis en place par ordonnance (un procédé bien peu respectueux du principe fondamental de séparation des pouvoirs entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif) une politique dans le domaine du travail et des questions sociales qui transforme radicalement l’esprit du droit du travail français et qui va donner aux employeurs le droit légal et les moyens techniques de faire presque tout ce qu’ils veulent à l’encontre des salariés.

Le Président Macron est au service exclusif des banques, de la finance, du grand capital, mais aussi des impérialistes états-uniens, puisqu’il a accepté que le traité CETA (accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne), largement conçu par les capitalistes des États-Unis, entre en vigueur ces derniers jours alors que le peuple français ne l’a pas approuvé. Et après ce traité CETA, viendront rapidement le traité TAFTA (accord de libre-échange transatlantique entre Etats-Unis et Union européenne) et le traité TISA (accord lié aux services), en attendant les suivants.

Le Président Macron ne tire sa légitimité que du seul fait qu’il a été élu contre Marine Le Pen et son élection n‘est donc pas le résultat d’un vote engagé en sa faveur mais d’un vote de refus de son adversaire du second tour. Le risque prétendu de voir le retour du fascisme si Marine Le Pen était élue a fait l’élection de Macron. Le parti de Marine Le Pen et elle-même, comme son père hier, ne sont donc que des alliés objectifs du système. Leur seul rôle est d’empêcher que le pouvoir ne bascule dans le camp du peuple. Il a été éclairant, à cet égard, de constater la décrépitude volontaire de Marine Le Pen lors du débat du second tour. Elle ne voulait pas être élue or son adversaire était tellement rejeté qu’il y avait un risque d’inattendu au soir du second tour. Alors elle s’est employée à s’auto-saborder. Elle avait fait le travail au premier tour, en gelant des millions de voix qui, sans elle, auraient pu se porter sur le candidat Jean-Luc Mélenchon et lui permettre d’être présent au second tour, pour l’emporter peut-être in fine.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron est le Président de la République et son élection ne peut plus être contestée par des voies régulières. Pour autant, le peuple n’est pas dépourvu de moyens d’action. Mais il ne peut plus agir contre le Président que par deux voies :

1/ La voie électorale :

Cette voie recoupe deux modalités :

  • attendre la prochaine élection présidentielle pour priver alors le Président de la République d’un nouveau mandat (à condition qu’il se représente et que la caste oligarchique ne mette pas sur la scène un autre serviteur qui réussirait, à son tour, à mystifier le peuple),
  • ou, à l’occasion d’élections législatives anticipées qui seraient organisées pour trancher une crise politique majeure ou suite au renversement du gouvernement par une motion de censure que pourraient voter les députés, voter cette fois pour une majorité différente qui mènerait une politique conforme à l’intérêt général du peuple

2/ La voie de la révolte populaire

Ici, il est question non pas tant de révolution violente que d’une pression irrépressible exercée par le peuple sur ses dirigeants pour les faire abandonner un projet funeste. La rue, hier et avant-hier, a fait reculer nombre de gouvernements. Aujourd’hui, nous constatons, depuis des années déjà, que les nouveaux dominants ne s’émeuvent plus des manifestations. Ces dernières restent sans effet, quel que soit le nombre de manifestants. Et au-delà du cas de la France, nous avons pu constater, avec les expériences espagnole et grecque notamment, que les pouvoirs sont insensibilisés aux manifestations. Hier, ils les craignaient si bien que devant une forte pression populaire, ils cédaient. Ce n’est plus le cas de nos jours. Ils sont prêts à l’affrontement. Parce qu’ils ont colonisé toutes les strates du pouvoir, qu’ils sont soutenus par le système médiatique qui forge les consciences et fabrique le consentement, et parce qu’ils ont la légitimité légale de faire usage de la force contre tous ceux qui s’opposent à eux.

Dans notre système juridique, ce sont les élections qui font les gouvernants et les politiques (ce qui ne signifie pas que les élus respectent ensuite leurs engagements mais en pareille circonstance, le problème est d’ordre politique, non juridique puisque aucune loi n’impose aux gouvernants de respecter les promesses faites quand ils étaient candidats). C’est en ce sens que l’on parle de « légitimité légale ». Au regard de la loi, aussi longtemps que l’institution judiciaire n’a pas établi que la loi a été violée – et les élections truquées – le pouvoir issu des urnes est « légal » et dispose donc de tous les pouvoirs de contrainte que lui confient la constitution et la loi de l’État. Une fois au pouvoir, ils ont aussi le pouvoir de changer la loi pour la rendre encore plus favorable à leurs intérêts, ou pour approfondir davantage leurs moyens de contrôle du peuple et des opposants politiques, et de contrainte sur eux.

Nous appelons donc le peuple tout entier à exprimer sa colère à l’encontre du Président Macron et de son gouvernement.

Nous appelons le peuple tout entier à faire entendre son désaccord avec les projets envisagés par le pouvoir actuel et les décisions déjà prises par lui.

Nous appelons le peuple tout entier à se rassembler avec les mouvements politiques et syndicaux qui mènent le combat, parmi lesquels notamment la France insoumise et le Front Social.

Par cette pétition, nous voulons permettre aux citoyens français d’exprimer justement leur désaccord avec le pouvoir légal actuel, dont le Président Macron est le représentant depuis quelques mois.

Par cette pétition, nous voulons contribuer à la délégitimation complète du Président Macron, préalable indispensable à la victoire future du peuple.

 

Message à Jean-Luc Mélenchon et Mickaël Wamen – Pour un appel commun à mener le combat

Relativement éveillé sur la situation que nous vivons,

Étant moi-même un Insoumis,

Attentif depuis des semaines aux communications du Front Social que je soutiens,

Considérant que tes propos publics et tes prises de position, Mickaël, vont dans le bon sens et sont une bouffée d’oxygène et une source d’espoir pour nous, les travailleurs,

Ayant écouté ton discours d’hier, Jean-Luc, et ayant vu ce matin la courte vidéo de ce petit échange entre Philippe Poutou et toi intervenu hier à l’occasion de la manifestation,

Je me suis dit que le temps était venu, pour moi, d’oser exprimer clairement ce que je crois nécessaire dans l’intérêt de nous tous.

Dans cette vidéo, on entend le porte-parole du NPA t’inciter, cher Jean-Luc, à parler fort et clair parce que – dit en quelque sorte Philippe Poutou – toi, tu as les moyens de te faire entendre.

Et l’on te voit expliquer que tu dois « doser » ta parole pour ne pas « nous envoyer dans le mur ». Alors Philippe Poutou insiste en te disant qu’il y a, à la base, une forte envie d’y aller…

Et toi, Mickaël, tu ne dis pas autre chose depuis des semaines, mais tu y mets une condition : le rassemblement des forces. Tu nous as dit, à juste titre, qu’il n’était pas question de perdre une nouvelle fois et que pour ne pas perdre, et même pour gagner – tu as bien fait la différence – nous devons tous saisir l’importance de ce qui est en jeu aujourd’hui, bien plus encore qu’hier, et nous adapter à l’urgence de mener la mère de toutes les batailles.

Peut-être que cette partie de ton discours d’hier, Jean-Luc, où nous t’avons entendu oser appeler à une suite d’importance bien plus retentissante encore que cette marche du 23 septembre, est le résultat de cet échange avec Philippe Poutou, et de tous ceux du même ordre que, sans aucun doute, tu as dû avoir ces dernières semaines. Sans compter tout ce qui doit te remonter par divers canaux… Peut-être même que vous vous êtes déjà rencontrés, Mickaël et Jean-Luc…

Pour ma part, je suis convaincu qu’une initiative forte devrait être menée de concert entre vous deux dans les tout prochains jours. Sans attendre les autres. Parce que votre action aura un effet d’entraînement des timides, des hésitants, de tous ceux qui attendent que les autres fassent le premier pas…

Hier, Jean-Luc, tu as appelé au rassemblement des forces sociales et politiques et tu as laissé entendre que tu prendrais ta part dans la suite. Tu as par exemple évoqué l’objectif de voir surgir, sur les Champs-Élysées, un million de personnes, ce qui, nous le savons, n’aurait plus rien à voir avec 150 000 personnes ayant marché entre Bastille et République. Avec une telle quantité de Français dans la rue, le pouvoir vacillerait probablement sur ses bases…

Je pense que nous devons donc nous employer, tous autant que nous sommes, France insoumise, Front Social, et tous les autres acteurs (partis politiques, syndicats, associations politiques et sociales) à réussir un tel défi sans quoi nous échouerons collectivement. Car je ne pense pas que 200 000 ou même 500 000 personnes réunies en un seul jour suffiraient à inquiéter Macron et son système. On a bien vu que psychologiquement les choses ont évolué dans les têtes. Inutile de rappeler l’échec cinglant des grandes manifestations contre la réforme des retraites entreprise par Sarkozy et Fillon.

Un million, ce serait sans doute autre chose. Car un seuil psychologique serait atteint pouvant déclencher une réaction en chaîne incontrôlable et en tout cas de nature à faire vaciller tout pouvoir. C’est d’ailleurs, paraît-il, ce que disait le Président Mitterrand. Sans doute après que lui-même ait « vacillé » devant cette réalité à la suite de la manifestation en défense de l’école libre, en 1983.

Un million, ce serait tout autre chose surtout si ce mouvement de masse se trouvait couplé à un combat social plus rugueux : grève générale et blocage de l’économie du pays !

Jean-Luc, en homme d’État responsable, soucieux de ne pas nous exposer à une répression féroce de la part du pouvoir, tu marches sur des oeufs. Et on doit t’en être reconnaissant. Je le suis pour ma part.

Pour autant, tu dois faire plus à mon sens. Et quand je dis « à mon sens », je sais bien, sans être le porte-parole de personne, que nous sommes des milliers, des centaines de milliers, et peut-être plus encore, à vouloir que tu t’engages plus avant, sans seulement t’en remettre au verdict populaire à l’occasion des prochaines séquences électorales. Hier, tu as dit ceci : « Au bout de la rue, souvent, il y a les élections ».

Oui, en effet, et compte sur nous pour te soutenir une nouvelle fois si l’occasion se présente. Mais cela ne saurait suffire.

Parce que d’une part, nous avons vu les nombreuses irrégularités constatées lors des opérations électorales du 1er tour et elles furent tellement massives qu’elles sont de nature à avoir vicié l’authenticité du scrutin. Je regrette d’ailleurs qu’aucune action sérieuse n’ait été entreprise en justice pour les faire reconnaître et aboutir à l’annulation pure et simple du premier tour.

Et parce que d’autre part, nous ne saurions attendre 2022, ou même une date antérieure si la prochaine élection présidentielle devait être anticipée pour quelque raison que ce soit. C’est aujourd’hui et maintenant que nous devons agir et pousser fort le mouvement social.

Jean-Luc, depuis des années, tu as toujours soutenu les syndicats mais tu as toujours voulu rester à distance, marquant bien – et respectant – le rôle de chacun.

Aujourd’hui, il me semble que ce cloisonnement étanche ne peut plus durer et que, au regard de ta notoriété, de la puissance de ton verbe, et de l’audience qui est la tienne, tu dois t’impliquer personnellement dans la bataille, pas seulement à côté, mais au sein même du « chaudron ». Il me semble que c’est ce que te demandait Philippe Poutou dans l’échange précité.

Et puisqu’il me paraît illusoire d’attendre un hypothétique rassemblement des forces syndicales – nous ne saurions attendre des mois qu’il advienne, si tant est qu’il puisse advenir, ce pour quoi j’ai les plus gros doutes – c’est avec le Front Social, et par exemple son porte-parole Mickael Wamen, que tu dois agir.

Et, Mickaël Wamen, je pense que toi aussi tu as acquis, hier par ton action au sein de la CGT Goodyear, aujourd’hui par ton rôle au sein du Front Social et tes prises de position, une influence telle que tu es devenu le porte-parole d’une multitude de gens de la base qui ne se trouvent aucun représentant dans les syndicats.

En outre, il y a une logique, une cohérence supplémentaire à lancer un appel commun France insoumise – Front social sans pour autant qu’aucune des deux forces ne soit liée à l’autre, sans que jamais l’autonomie de l’une par rapport à l’autre ne puisse être contestée d’une quelconque façon.

La France insoumise que, Jean-Luc, tu as contribué à faire naître est un mouvement souverain, autonome des partis.

Et le Front Social que tu représentes, Mickaël Wamen, est également, en parallèle, sur la scène de l’action sociale, un collectif de bonnes volontés, un mouvement souverain, autonome des syndicats (et bien sûr des partis ou même des mouvements politiques). Il a été créé pour les dépasser, les déborder et rassembler très largement les travailleurs sans qu’une « chapelle » tire la couverture à elle et ne soit davantage guidée par des objectifs d’intérêt particulier.

Dans le Front Social, il y a donc, selon moi, le même esprit, la même logique, les mêmes aspirations d’action pour le terrain social, que dans la France insoumise pour ce qui est du combat politique.

Jean-Luc Mélenchon et Mickael Wamen, chacun dans votre rôle mais ENSEMBLE, si vous lanciez un appel commun, vous donneriez à cet appel une force de frappe sans nul doute exceptionnelle. Et vous offririez au peuple une occasion majeure de se rassembler !

Merci de l’attention que vous porterez à ce souhait, cher Jean-Luc, cher Mickaël.

 

À Jean-Luc Mélenchon – Le 23/09 à 21h05 – À propos des menaces de guerre en Corée du Nord

Quand Vladimir Poutine et Xi Jinping vont faire prendre l’air, eux aussi, à leurs bombardiers et à leurs chasseurs de défense aérienne, pour rappeler gentiment à l’Empire que celui-ci ne fera pas régner sa loi dans leur jardin – car ils ne peuvent rester sans réagir face à de telles provocations – on va rigoler… Peut-être pour la dernière fois…

Je parle des démonstrations de force militaire impériales au ras des moustaches de la Corée du Nord, et donc de la Chine et de la Russie…

Il ne faut pas que notre objectif interne de faire tomber Macron occulte la vie internationale qui ne cesse de s’assombrir. Nous, Insoumis-e-s, devons intervenir aussi sur ce sujet : la paix mondiale, si menacée une nouvelle fois par les fous qui dirigent les États-Unis et dont Trump n’est que le dernier prête-nom…

Jean-Luc Melenchon, toi qui a si souvent appelé à la paix dans des prises de parole et des discours extrêmement bien charpentés, il faudrait que tu le refasses encore ces temps-ci. Les périls grandissent. Si la Syrie semble une affaire classée désormais, un autre foyer s’est ouvert. Et l’Empire qui s’est fait démonter en Syrie a sans doute encore plus la volonté d’entamer une nouvelle guerre ailleurs. Mais en narguant aussi effrontément les deux autres grandes puissances stratégiques mondiales, il pourrait cette fois mettre le feu aux poudres.
Trump n’est pas le Kennedy qui a résisté à son état-major en octobre 1962 lors de la crise des missiles de Cuba. Alors, certes, Poutine ne veut pas plus la guerre que Xi Jinping et on peut compter sur eux deux pour agir en coulisse dans le sens de l’apaisement, mais avec les dingues de Washington en train de jouer les pousse-au-crime, on a de quoi frémir. Il est pour le moins imprudent aujourd’hui de rejouer la crise d’octobre 1962…

Il nous faut des paroles fortes. Le ministre russe des Affaires étrangères Dimitri Lavroff en a donné à l’ONU il y a quelques jours. Ce type-là me semble intelligent, rationnel, sincèrement adepte de paix, comme doit l’être un véritable ministre des Affaires étrangères et un diplomate. Mais aux États-Unis, même les secrétaires d’État et les « diplomates » sont, presque de tout temps, des faucons appelant non pas à la paix mais à la fermeté, ce qui cache mal leur volonté d’en découdre par la guerre !

Jean-Luc, parle-nous encore de paix comme tu sais si bien le faire !

Merci.

IRMA et après ?

IRMA restera-t-elle dans l’Histoire comme un cyclone de “fin du monde” ?

J’oscille entre effroi, empathie, compassion et colère…

Je suis terrifié de ce que nous allons apprendre dans quelques heures…

Bien que nous ayons été prévenus depuis des années sur la certitude que les phénomènes météorologiques dévastateurs allaient non seulement se multiplier mais aussi gagner en intensité au point d’atteindre des valeurs d’ampleur jamais vue dans l’histoire humaine, on est toujours choqué lorsqu’on assiste en direct à ce phénomène, même si l’on est soi-même à plusieurs milliers de kilomètres de l’évènement.

Et j’ajoute que notre ressentiment contre ce que nous appelons souvent l’Empire est basé sur la nocivité des dirigeants de ce pays, aussi bien pour les Américains eux-mêmes que pour le monde entier. Nous savons le mal qu’ils font depuis deux siècles.

Mais c’est le peuple ici qui est victime car, contrairement aux dirigeants, lui n’a pas à sa disposition tout ce qu’il faut pour affronter sans danger le monstre et pour pouvoir ensuite recommencer à vivre une fois celui-ci évaporé.

Les Américains ordinaires qui vont être violemment touchés par IRMA, ceux qui vont mourir ou être gravement blessés, ceux qui vont tout perdre ou perdre beaucoup de leur vie d’avant, dans ces quelques heures de furie climatique d’ampleur biblique, ne sont pas tous des “salauds” au point que l’on se désintéresse d’eux pour la seule raison que depuis trop longtemps leurs dirigeants, eux, sont de vrais salauds !

Non, même si leurs dirigeants sont un peu là à cause d’eux, nous savons bien, nous, combien les dirigeants savent se hisser au pouvoir y compris contre la volonté générale. Cela est vrai aux États-Unis comme ailleurs mais sans doute encore plus aux États-Unis qu’ailleurs ! Les maîtres de l’Empire ne sont pas là où ils sont par la seule volonté authentique et consciente du peuple américain.

Alors, permettez-moi, sans que ce soit une formidable incohérence, de ressentir aujourd’hui cette peur qui m’assaille de découvrir demain l’ampleur des ravages causés par IRMA en Floride et ailleurs aux États-Unis, et de ressentir un sentiment d’empathie et de compassion sincère face au désastre qui s’annonce, sans que je ne renie rien de ma vision géopolitique quant à ce qu’est le régime états-unien et au caractère maléfique de tant des décisions qu’il met en oeuvre.

Oui, les Américains aussi méritent notre empathie et notre compassion. Pas plus que les autres victimes évidemment, mais pas moins.

La différence entre les Caraïbes qui ont été ciblées par IRMA ces derniers jours et la nouvelle cible aux États-Unis, tient à une question démographique. Dans les îles des Caraïbes, ce sont quelques centaines de milliers de personnes qui ont été au coeur du phénomène puisque les îles les plus peuplées (Haïti, Porto-Rico, St-Domingue) étaient aux lisières d’IRMA et non au coeur. Les États-Unis en revanche, et la Floride en particulier, vont la prendre de plein fouet et dans son point le plus violent. Ce sont cette fois des millions de personnes qui deviennent des cibles. Les chiffres sont éloquents : 6 millions de personnes ont été évacuées et 36 millions sont situées dans la zone où il ne faudrait pas être… Vous avez bien lu : 36 millions de personnes !

Il ne peut que se produire des drames jamais vus auparavant, du moins dans ce pays !

Et je n’oublie pas Cuba, et ses 12 millions de Cubains. Eux aussi ont pris IRMA presque de plein fouet. Et je suis affolé de ce qui va en résulter !

J’ignore quelle sera l’étendue des dévastations à Cuba et en Floride, notamment dans ce chapelet d’îles que l’on appelle les « Keys » dont la hauteur n’est pas supérieure à quelques dizaines de centimètres par rapport au niveau de la mer et qui se trouvent exactement au coeur de la ligne du passage du monstre.

Si la côte Est et notamment la mégapole de Miami n’étaient pas dans la zone la plus dangereuse, en revanche toute la côte Ouest et de nombreuses villes dont certaines très peuplées étaient exactement sur la ligne de passage d’Irma.

Les dommages seront sans aucun doute d’ampleur historique, pour ne pas dire biblique. On a déjà vu les ravages dans les Caraïbes. Il est inespéré que le bilan humain soit si faible comparé à l’aspect cataclysmique du phénomène en cause. Pour autant que ce bilan annoncé soit authentique !

Outre que plus de 6 millions de personnes ont été évacuées, ce sont 36 millions d’Américains qui sont dans la zone directement frappée. Car il n’y a pas que la Floride. Plusieurs autres États vont être touchés de plein fouet.

Avec un tel nombre de personnes cibles, cet ouragan ne peut que semer la mort et la désolation sur son passage et rester dans l’Histoire comme l’un des pires jamais connus.

Au-delà de la force des vents absolument folle, c’est la montée du niveau de la mer qui inquiète le plus les autorités des États-Unis et les services de météo et de sécurité civile. J’ai consulté divers organes de presse (CNN, USA Today, Miami Times, des journaux de Tampa et de Naples) et on parle de niveaux de hauteur d’eau pouvant atteindre 15 pieds soit plus de 4,5 mètres de haut dans les zones les plus proches du littoral. Imaginez ce que cela signifie d’avoir entre 2 et 4,5 mètres d’eau dans les rues, dans son jardin… Toutes les habitations n’ont pas deux étages…

J’ai lu sur le site de CNN un article expliquant que plus de la moitié des victimes des ouragans, cyclones et tempêtes tropicales depuis 50 ans ont perdu la vie en raison non pas des vents mais de cette montrée des eaux. Car comme avec un tsunami l’eau arrive avec une force exceptionnelle et détruit beaucoup de constructions sur son passage et charrie avec elle non seulement les débris de ce qu’elle a détruit mais tout ce qui est sur son passage (voitures, bateaux, panneaux, arbres entiers déracinés…) et propulse tous ces « projectiles » sur les constructions qu’elle frôle ou traverse, ce qui ne fait qu’accentuer le phénomène dévastateur comme on a pu le constater avec le tsunami meurtrier d’Asie du Sud-est il y a quelques années.

Bien évidemment, aux États-Unis, beaucoup de constructions sont plus solides que dans les pays moins développés et en Floride, beaucoup sont conçues pour résister aux cyclones. Mais ce n’est pas le cas de toutes les constructions car bien des habitants pauvres ne disposent pas d’habitations solides. Ce sont eux qui vont perdre le plus, comme toujours !

Une telle situation ne peut donc que laisser imaginer le pire. Heureusement, il semble que beaucoup aient fui ou se soient mis à l’abri. Mais comme avec la tragédie de Katrina à la Nouvelle Orléans, on risque de découvrir après coup que ce sont les plus aisés qui ont pu fuir et que les pauvres ont dû rester.

Espérons malgré tout que ce phénomène, tout à fait exceptionnel dans son intensité comme dans sa taille (IRMA est à peu près de la taille de la France et son oeil est de l’ordre de 40 à 50 km) ne le sera pas aussi par le nombre de victimes.

Mais avec autant de personnes touchées, on peut penser qu’il y aura quelques conséquences politiques majeures. Et plus le bilan (matériel et humain) sera lourd, plus ces conséquences seront significatives.

Ce à quoi nous assistons m’inspire aussi de la colère parce qu’il ne fait aucun doute, selon les scientifiques, que si la nature a toujours connu cyclones, ouragans, inondations et autres phénomènes climatiques destructeurs, l’action de l’homme depuis un siècle a changé l’ampleur de ces phénomènes en les multipliant et surtout en augmentant fortement leur caractère dévastateur.

Comme Mélenchon l’a souvent dit dans ses discours, hier, les ouragans dévastaient quelques cabanes de pêcheurs sur une plage. Désormais, elles frappent de gigantesques métropoles qui ont été construites dans des zones peut-être trop dangereuses. Et ce sont des équipements humains tels que des centrales nucléaires qui se trouvent devenues être des cibles. Avec les immenses dangers pour l’humanité tout entière et pas seulement les gens du coin qui en découlent si un incident majeur (pour ne pas dire “accident”) se produit du fait du passage du phénomène climatique extrême !

C’est donc largement l’homme qui est responsable. Il aurait pu ne pas l’être et depuis des années qu’il est mis en garde, il aurait pu réorienter certaines de ses habitudes. Mais il ne l’a pas fait. Et il ne semble pas vouloir le faire. Ou seulement à la marge.

Les tragédies ne peuvent donc que devenir plus nombreuses et plus meurtrières dans l’avenir.

Les Américains prendront-ils enfin conscience qu’il se passe chose de tout à fait anormal s’agissant du changement climatique ? S’ils sont vraiment meurtris une nouvelle fois, à cause d’IRMA, après l’avoir été de manière exceptionnelle avec KATRINA, contraindront-ils leurs dirigeants à réorienter leur politique ?

J’en doute hélas. Car cette prise de conscience ne suffira pas. Encore faudrait-il non seulement qu’ils prennent conscience de la véritable nature de leur “gouvernement”mais qu’ils décident de faire une nouvelle “révolution” pour reprendre le pouvoir aux oligarchies qui le confisquent et aux forces de “l’appareil de sécurité nationale” qui assure la sauvegarde de ce régime.

 

Radio Volcan – Un message subliminal… Billet décalé et déjanté

C’est incroyable. Un type mort depuis des années vient d’entrer en contact avec moi. C’est Haroun Tazieff…

Haroun Tazieff

Il m’a dit avoir “capté, depuis son lieu de villégiature actuel, des signaux telluriques menaçants”. Il m’a dit aussi que “du fait de sa longue expérience de volcanologue averti”, il avait saisi “immédiatement” ce que ces signaux signifiaient mais que “dans une perspective scientifique”, il tenait quand même à les “analyser scientifiquement avant de diffuser quoi que ce soit à leur sujet”. L’ayant désormais fait, et ayant abouti aux conclusions qu’il avait déjà perçues initialement comme inéluctables, il a choisi de s‘adresser à moi pour me dire ce qu’il en était.

Je lui ai bien sûr posé la question : “Pourquoi moi ?”

Mais il a immédiatement rétorqué: “Ce n’est pas le sujet. J’ai quelque chose d’important, que dis-je, de capital – non, je déteste ce mot-là – alors disons plutôt de fondamental à vous avouer. Et cela importe bien plus que la personne à qui je le dis !”

Subjugué d’entendre parler ce géant que j’admirais durant mes années de prime-jeunesse, j’étais comme tétanisé, incapable de le contredire…

Ce qu’il m’a conté ou plutôt confié devrais-je dire, c’est qu’il est “absolument convaincu” qu’il est en train de se produire une remontée de magma dans le sous-sol situé à l’intérieur du périmètre de la métropole française. Il a ajouté que “d’autres remontées de magma étaient perceptibles ailleurs sur le territoire français”, en Martinique et à la Réunion notamment. Ainsi, il a relevé qu’il était “plus que probable” que la Montagne Pelée ou le Piton de la Fournaise se fassent entendre d’ici peu. Mais il a également pris soin de m’expliquer combien ces éruptions-là seraient “insignifiantes” au-regard de ce qui se prépare sous nos pieds en Europe…

Il m’a ensuite donné des précisions utiles, affirmant que la chambre magmatique située depuis des millénaires à la verticale des monts d’Auvergne était en train de se remplir à vive allure, ce qui ne s’était jamais vu “de mémoire d’homme” dit-il ; que la pression en son sein ne cessait de croître, à tel point d’ailleurs, disait-il, que l’écorce terrestre du sol français commençait à se plisser de manière de plus en plus perceptible pour lui, même si les instruments humains les plus fins étaient encore sourds et aveugles face à ce phénomène. Il reconnut que “de la place où il était”, il avait “un bon – sinon le meilleur – point de vue et de perception”… “La place de Dieu en quelque sorte !” Mais il se reprit aussitôt et se battit la coulpe en se reprochant d’avoir ainsi blasphémé. Puis il reprit sa description: “étant mort depuis des années”, reconnut-il, il était à la fois “présent dans le ciel et sous la terre”… Il avait donc “la hauteur de vue adéquate pour constater le phénomène depuis les cieux” mais était également “à proximité de la source du phénomène”…

Il m’a prévenu qu’une éruption volcanique était sur le point de se produire… Il n’a pas été en mesure d’en fixer la date précise ni d’évaluer l’ampleur du phénomène à venir. Mais il m’a assuré de son caractère “exceptionnel”. D’après lui, bien peu d’éruptions de cette ampleur se sont déjà produites sur Terre. Il a cité comme référence approchante le cas de Santorin qui, au 2ème millénaire avant J.-C. (au XVIe siècle avant notre ère pour être plus précis) a dévasté la Crète, les Cyclades et nombre d’autres territoires de la mer Égée et qui a emporté à jamais la civilisation minoenne. Je lui ai parlé du Vésuve et il m’a ri au nez en me disant que cette histoire-là était “une piqûre de mouche en comparaison de ce qui se tramait”… Bon, j’avoue en être encore tout chamboulé ! Car , alors que l’on a dégagé les vestiges de si nombreuses et merveilleuses cités antiques, je doute que dans 2000 ans (rapport au Vésuve), ou dans 3500 ans (rapport à Santorin), on retrouve trace de notre civilisation capitaliste pourtant si avancée, pourtant si brillante… Si, il restera toujours quelque atome ou molécule à qui nous avons permis de sortir au grand air alors que Dame Nature, elle, les avait consignés à l’abri pour ne pas nuire à l’espèce humaine….

Haroun m’a causé aussi de « super-volcan« , « d’éruption plinienne« , de « nuée ardente » et de « coulée pyroclastique ». Ces termes-là évoquent pour moi de vrais cataclysmes et quiconque les a vécus n’a pas survécu pour nous en causer… Pline l’Ancien lui-même y laissa la vie et c’est son fils, Pline le Jeune, qui écrivit l’histoire de la fin tragique de Pompéi sur la base de ce que son père avait laissé comme messages avant de disparaître dans les flots de la Méditerranée devenus bouillonnants suite au déversement dans les eaux de la coulée pyroclastique (ou nuée ardente) résultant de l’éruption « plinienne » (le nom vient de là !) du Vésuve…

Il a terminé en me disant que “rien ni personne du monde d’avant ne survivrait, à part ceux qui se seront déjà préparés au nouveau monde”…

Il m’a ensuite susurré à l’oreille, avec sa voix chevrotante que je n’ai jamais oubliée depuis mes jeunes années, que les Insoumis pouvaient peut-être faire partie des “rares survivants” à condition que dès aujourd’hui ils fassent “les bons choix”… Et avant que je n’aie le temps de dire quoi que ce soit après cette encourageante remarque, hop, il a disparu après m’avoir fait ce que j’ai interprété comme un amical clin d’oeil…

Je me suis dit que je devais m’être assoupi un instant alors que j’étais en train de surfer sur Facebook et de publier des messages acrimonieux contre le p’tit macron (voir note à la fin) mais en fait pas du tout. Je me suis mis une baffe, puis deux, puis trois, et il n’y avait plus aucun doute. Les ayant bien ressentis, ces coups au visage, j’avais la preuve que j’étais toujours éveillé… Et que c’était donc vrai ce qui venait de se passer… Moi qui ne crois ni à Dieu, ni au diable, ni aux esprits de quelque bord qu’ils se situent, voilà de quoi méditer un moment… Je n’ai pas fini de cogiter !

Alors, camarades et ami-e-s insoumis-es, méditez, vous aussi, ce message d’outre-tombe et de la 4ème dimension que vient de nous adresser ce grand scientifique. C’est à moi qu’il a choisi de parler. J’ignore bien pourquoi. Moi, je ne suis “Rien” si j’en crois le Président de la République actuel. Et moi, je ne suis qu’un “Abruti” si je me fie à ce qu’a dit le grand journaliste Eric Brunet qui doit savoir de quoi il parle. Et puis c’est sans oublier que, déjà, le Président Hollande m’avait averti que dans la mesure où j’étais un “Sans-Dent”, je n’avais rien à dire sur rien. Malgré ces handicaps qui, pour beaucoup de sages, seraient jugés rédhibitoires, c’est bien à moi qu’Haroun Tazieff a choisi de délivrer son oracle. Car je pense bien que c’est de cela qu’il s’agit. Pourtant je ne suis pas à Delphes. J’y serais sans doute mieux qu’à Nantes. Le temps doit y être davantage méditerranéen, l’air plus caressant, le soleil plus ardent, l’ouzo plus frais, les olives noires plus goutues, et les oliviers plus majestueux. C’est un oracle donc qui m’a été délivré. Pourtant je n’ai vu nulle prêtresse, nulle Pythie, nulle Sybille. Pas d’aigles se croisant dans le ciel. Et je ne suis même pas dans un temple. Juste sur mon canapé… Et je vous jure n’avoir avalé aucune boisson ni rien fumé !

Serais-je donc le seul à avoir entendu me parler Haroun Tazieff ? Ou bien l’auriez-vous entendu vous aussi ? Ne s’est-il vraiment adressé qu’à moi ce soir ou aurait-il en fait adressé une communication collective ?

Vous savez, une communication d’un type inédit, d’ordre télépathique, du genre de celle décrite dans le film « Rencontre du troisième type » quand tous ces gens ordinaires qui ne se connaissent pas perçoivent les mêmes choses, qu’eux seuls perçoivent d’ailleurs, ce qui les fait passer pour des dingues aux yeux des gens normaux…

Dîtes-moi tout s’il vous plaît.

Et dîtes-moi surtout si vous avez entendu ce message que je suis certain, moi-même, d’avoir entendu de la bouche de ce grand volcanologue…

Je vous remercie d’avance.

Note : oui, moi qui écris toujours au minimum la première lettre des noms propres en majuscule, voire qui choisis parfois, d’écrire l’ensemble du nom avec de telles lettres, c’est en conscience que j’ai mis ici un « m » minuscule ; la raison en est que je veux coller au profil et à la densité du personnage cité…

 

Message en forme de lettre ouverte à M. le Président de la République et à M. le Premier Ministre à propos des ordonnances de réforme du code du travail – Le 31/08/2017

Je vous invite à lire jusqu’au bout…

Messieurs Macron et Philippe, vous êtes vraiment incorrigibles. Nous sommes si nombreux à attendre de vous que vous changiez la donne dans ce pays. Vous vous étiez engagés à le faire. Vous nous aviez promis de réformer ce pays en profondeur. Et à vous écouter, on a le désagréable sentiment que vous n’êtes pas déterminés à aller aussi loin dans la réforme. Vous allez faire semblant de réformer, sans oser les véritables réformes qui s’imposent et que le pays attend depuis si longtemps !

Non, il est manifeste, au regard des annonces du jour, que vous n’avez pas le courage d’oser. Oser réformer en profondeur ce code du travail sclérosé, qui est un frein si puissant à l’embauche et à la « confiance » des patrons, l’une et l’autre étant pourtant indissolublement liées, la première étant conditionnée par la seconde…

J’en veux pour preuve l’insuffisance de ce que vous avez annoncé aujourd’hui. J’appuie ce jugement sur l’absence, dans votre projet, d’une mesure que vous auriez pourtant pu et dû concevoir et prévoir dans votre réforme or vous ne l’avez manifestement pas fait puisque je ne l’ai pas trouvée dans votre projet. Cette mesure serait pourtant idéale pour inspirer aux « entrepreneurs » ce retour de la « confiance » alors qu’ils en manquent tant, si l’on en juge par ce qu’a encore répété ces tout derniers jours Monsieur Gattaz ! J’ai d’ailleurs le sentiment que le numéro 1 du MEDEF joue en fait le titre de la meilleure pleureuse de la décennie, titre convoité aussi par Gérard Filoche et qu’il sera difficile de vaincre tant son talent est immense dans ce numéro. Nous le savons et nous avons pu le vérifier depuis des années à l’occasion de ses différents tours de piste !

Mais je reviens au sujet. Jugez un peu sur pièces la mesure à laquelle je fais allusion !

Vous avez entendu, comme nous, que pour les patrons, pardon pour les « entrepreneurs », ne pas pouvoir licencier facilement et rapidement est un des plus sérieux handicaps pour qu’ils embauchent. Et vous avez tenté de répondre à cela avec votre projet de réforme du code du travail. Mais vous ne l’avez fait que partiellement avec les mesures annoncées ce jour. Et je suis au regret de devoir dénoncer cette timidité de votre part. Je me dois de vous appeler à faire plus, beaucoup plus !

Vous avez plafonné les indemnités de licenciement. D’accord, c’est sans doute un bon début, mais avant que nous puissions reconnaître que c’est un début prometteur, il va falloir que vous alliez bien plus loin dans la « réforme ». Vos annonces du jour sont vraiment très insuffisantes.

Allez ! Du courage, non de Jupiter ! De l’audace, non d’un pharaon !

Il y a une mesure forte à oser, tout de suite, sans attendre des discussions stériles avec les « forces du conservatisme » que sont les syndicats.

La voici cette mesure qui ferait tant plaisir à Monsieur Pierre Gattaz, nouveau châtelain de Sannes : puisque l’obligation de paiement, à un salarié, d’indemnités de licenciement par l’employeur qui le licencie, est un problème majeur pour les patrons, et qu’il n’est pas jugé opportun de supprimer purement et simplement le principe même de ces indemnités, on peut faire autrement : on peut en effet aménager ce principe et le réorienter, en innovant. Prenez un instant pour m’écouter.

Je vous propose de faire un rêve (de patron) et de le réaliser ! Osez-le ! Après tout, c’est bien vous, Monsieur le Président de la République, qui avez appelé de vos voeux la transformation de la France en une « start-up nation ». Et vous, Monsieur le Premier ministre, vous avez bu ces paroles comme on déguste un Château Pétrus, un Château d’Yquem ou un Château Mouton-Rotschild. Alors, allez-y ! Osez ! Rêvez ! Et faîtes de ce rêve une réalité ! Avec vous, tout est possible si vous ne vous fixez pas des limites !

Alors imaginez que, demain, les salaires que les patrons doivent aujourd’hui payer aux travailleurs soient désormais amputés par l’État d’une cotisation nouvelle, supplémentaire, destinée à financer un fonds national qui paierait lui-même ces indemnités à qui devrait les percevoir…

Ça y est ? Vous commencez à visualiser la situation ? Si cette mesure était adoptée, les patrons, désormais, ne paieraient jamais plus rien en matière d’indemnités de licenciement car il est nécessaire, bien sûr, de réserver cette cotisation aux salariés ; d’une part, pour ne pas imposer une contrainte supplémentaire aux patrons, ce qui, inévitablement empêcherait le retour chez eux de la « confiance », condition absolue pour qu’ils embauchent, nous l’avons bien compris ; mais d’autre part, ce sont les salariés qui bénéficient des indemnités de licenciement et il est donc légitime que ce soit eux qui cotisent, et eux seuls, pour financer un risque qui ne pèse que sur eux !

Et puis, second effet kiss cool de la mesure, pardon second intérêt majeur de cette réforme pour ce qui est de la « confiance » qu’il faut redonner aux patrons, une telle cotisation payée par les salariés serait de nature à les responsabiliser un peu plus ! Après tout, si les patrons licencient un salarié, c’est bien parce que celui-ci n’a pas su gagner sa confiance et dans un monde ouvert, eh bien il est bien légitime que le salarié assume lui-même ce risque !

Alors d’aucuns pourraient faire remarquer que si c’est une cotisation payée automatiquement par le salarié (celle-ci étant prélevée sur le salaire à lui payer par l’employeur), ça ne serait pas de nature à le « responsabiliser » puisque quoi qu’il se passe, le salarié aura déjà payé. Ce qui en irait différemment avec une « pénalité », celle-ci étant payée après coup, lorsque le fait générateur a été constaté. Sauf que vous conviendrez que décider d’une pénalité en l’espèce serait inopportun car, par définition, celle-ci serait payée au moment du fait générateur (le licenciement) donc après et non avant, si bien que les patrons ne pourraient connaître par avance le montant que ces pénalités représenteraient. Cela n’aurait donc pas d’effet sur leur « confiance » or c’est cela qu’il faut absolument rechercher et gagner durablement : le retour de leur « confiance »…

Pour ma part, je réfute ce raisonnement que « d’aucuns » pourraient mettre en avant. Il suffit de considérer le principe de la cotisation… comme un principe justement, dont les modalités concrètes seraient, elles, décidées chaque année dans la loi de finances, comme il en va par nature de tout impôt, cotisation, charge, recette, dépense… Et parmi les modalités concrètes, il y aurait son taux dont la fixation chaque année dépendrait de l’exercice précédent. On pourrait utiliser la logique du « malus » bien connu des assureurs.

Je m’explique : de la même manière que les assureurs réévaluent parfois à la hausse le montant des cotisations d’assurance à payer par les assurés en le faisant sur la base non seulement d’événements qui ne résultent pas du fait des assurés eux-mêmes, mais aussi de ce qui relève de la propre « gestion personnelle du risque » par les assurés, eh bien l’État, conseillé par les entrepreneurs, pourrait réévaluer chaque année le taux des cotisations dont on parle ici. Et si par exemple, sur une année N, la globalité des salariés français accusaient un « malus » par rapport à l’année précédente, ou par rapport à une référence unique permanente que vous définiriez, l’année N+1 verrait le taux des cotisations augmenter de telle manière qu’il y ait compensation parfaite. Et cela, croyez-moi, serait de nature à responsabiliser les salariés. Je renvoie à ce que je disais plus haut sur la confiance des patrons qui, en cas de licenciement, est, de manière évidente, rompue…

Alors il y aura toujours des gens pour faire observer que le licencié n’est pas responsable de son licenciement, que c’est bien plus une victime qui mérite à ce titre d’être dédommagée, indemnisée, par le patron jugé forcément coupable de ce licenciement. Certains iront même jusqu’à affirmer que lors d’un licenciement, le salarié licencié n’est que le bouc émissaire d’un système capitaliste inhumain reposant sur ce qu’ils aiment appeler « l’armée de réserve des travailleurs ».

Mais vous conviendrez sans mal que ce ne peut qu’être là un propos tenu par des gauchistes irresponsables ou inconscients des réalités et il n’est donc pas nécessaire d’en tenir compte, ni, a fortiori, d’y répondre…

*

Nota : Ce billet est évidemment écrit au second degré…

 

Place au peuple !