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Bientôt les « boys » de retour sur le sol français ?

Le Président de la République, François Hollande, s’apprête à autoriser les légions de l’Empire états-unien à revenir s’installer dans des bases militaires sur le sol de la République française alors que le général De Gaulle les en avait éjectées en 1966, dans une décision courageuse et géniale qui était en quelque sorte une déclaration d’indépendance.

De l’extrême gauche à la droite “gaulliste” en passant par presque toutes les nuances de la gauche et de la droite, nous savons à quel point les États-Unis sont un empire malfaisant, fauteur de guerres ouvertes et larvées au seul bénéfice de leur caste oligarchique et ce depuis plus de 200 ans qu’ils existent.

L’opinion du peuple français est très largement hostile à cette puissance belliciste. C’est pourquoi la décision de 1966 ne provoqua d’émoi que dans les sphères atlantistes, c’est-à-dire dans ces allées du pouvoir qui n’avaient pas été entièrement épurées après l’épisode de Vichy.

Cette puissance souvent ouvertement malfaisante est aussi, en coulisse, via sa CIA et la galaxie de l’État profond, l’organisateur, le facilitateur et le logisticien de centaines, voire de milliers, de coups d’État et d’assassinats de dirigeants dans le monde entier depuis au moins 70 ans !

Les guerres menées par les États-Unis, depuis les génocidaires “guerres indiennes”, ont causé la mort de dizaines, voire de centaines de millions de personnes depuis que cet État voyou et terroriste existe sur la scène mondiale.

En outre, l’alliance de poids et de longue date entre les États-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite pour ne citer que ces deux alliés-là, font que ces trois puissances menacent en permanence la paix du monde. Mais ces menaces ne sont pas que des menaces puisque depuis des décennies, la guerre est permanente avec des conflits ouverts en tel ou tel endroit du monde.

De Gaulle savait pourquoi il avait exigé le départ des forces armées américaines de notre sol et le retrait simultané de la France du commandement intégré de l’OTAN. En faisant cela et en ayant doté notre pays d’une force de dissuasion nucléaire autonome, il nous a protégés de toute agression venue de l’Empire, comme il nous a protégés de toute vassalisation. Mais après son départ, dès Pompidou, la politique diplomatique française a recommencé à s’assouplir vis-à-vis des États-Unis et à être beaucoup plus accommodante avec les caprices et les folies guerrières et impériales des État-Unis.

Chirac sut maintenir, pendant sa présidence de 12 ans, une certaine flamme française autonome comme en témoignent deux décisions très mal vécues par les dirigeants états-uniens:

1/ d’une part le refus que Chirac (alors Premier ministre de la première cohabitation) a opposé au Président Reagan en 1986 quand le Président des États-Unis a demandé à la France de pouvoir survoler notre territoire à l’occasion de l’expédition punitive contre la Libye de Kadhafi.

2/ d’autre part, bien sûr, le refus de soutenir la guerre en Irak de Bush fils et le combat diplomatique que la France mena alors pour convaincre nombre de pays, notamment d’Afrique, de refuser de voter à l’ONU la résolution présentée par les États-Unis. On se souvient de la grandeur de notre pays incarné alors par le ministre des Affaires étrangères du moment, Dominique de Villepin.

Pendant ces années où la France disait “Non” aux États-Unis, toute une série de leaders défilaient à l’ambassade des États-Unis à Paris pour dire tout leur mépris de “l’arrogance française” et leur soutien aux positions des États-Unis. Parmi ces gens, il y en avait qui étaient dans des fonctions de pouvoir et cela fait que leurs actes sont donc constitutifs du crime de haute trahison (certes opportunément supprimé de la constitution française par Sarkozy devenu Président de la République en 2007). Lui, justement, fut de ces traîtres à la “patrie républicaine des Français” pour reprendre une expression chère à Jean-Luc Mélenchon. Mais il était un parmi beaucoup, beaucoup d’autres. Ces Atlantistes et ces traîtres pullulaient par exemple au P.S. Un certain Pierre Moscovici en fut avec pas mal d’autres “socialistes”…

Cette flamme française qui brûlait indépendamment des volontés impériales et guerrières états-uniennes, c’est Sarkozy devenu Président qui l’a éteinte.

Et c’est Hollande qui, après avoir fait, à son tour, acte de subordination dès le lendemain de son élection à la Présidence de la République française (on se souvient avec rage et dégoût de son voyage à Washington pour le sommet de l’OTAN), est sur le point d’effacer totalement l’indépendance française, déjà largement entamée tant sont nombreuses et béantes les entailles à notre souveraineté.

Quand on examine aujourd’hui la situation globale, avec ce que nous fait déjà subir l’Union européenne, et avec la menace de plus en plus proche de vivre l’immense régression qu’engendreront le TAFTA et les autres traités du même ordre en cours de discussion, si en plus les forces armées de l’Empire malfaisant reviennent durablement sur le sol français, cette fois, nous serons devenus pour de bon un simple dominion qui n’aura même plus les pouvoirs d’un État fédéré des États-Unis.

Là franchement je commence à avoir la trouille !

C’est le peuple français tout entier – et pas seulement une fraction, un parti ou un clan politique – qui va devoir se lever pour de bon ! L’heure est gravissime !

Il va vraiment falloir refonder un nouveau CONSEIL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA RECONQUÊTE !

Post-scriptum: Nous sommes le peuple souverain et seul ce que nous avons adopté par référendum peut être valable. Tout ce que l’on nous impose depuis des années, fusse par des voies “légales”, sera, en son temps, déclaré comme “nul et non avenu” car ce que le peuple a décidé, seul le peuple peut décider de le défaire. Par exemple, bien que la constitution ait été expurgée du crime de “haute trahison”, comme le peuple français n’a pas eu à se prononcer sur ce point, il n’a pas autorisé cette suppression alors qu’en 1958 il avait très largement approuvé la constitution qui le prévoyait. Donc, nous considérons que cette disposition constitutionnelle d’ordre pénal vaut toujours. Je suis juriste et je n’ignore pas le principe fondamental de la légalité des délits et des peines selon lequel une personne ne peut être jugée et condamnée que pour un acte qui, au moment où il a été commis, était puni par la loi. Ce principe s’oppose donc, a priori, à la possibilité qu’aurait le peuple français de juger et de punir un dirigeant pour crime de haute trahison pour des faits commis depuis que cette incrimination a disparu de la constitution. Sauf qu’aucun principe, fut-il fondamental, ne saurait contraindre le peuple. Lui seul est souverain et si le principe en question s’oppose à sa volonté, c’est le principe qui sera écarté ou à tout le moins refondé.

Que les dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et de demain (jusqu’à ce que nous ayons repris entièrement notre pouvoir souverain) sachent que rien ne les mettra à l’abri de notre courroux et du fait qu’ils auront à rendre compte, indépendamment de tous les artifices juridiques qu’ils peuvent mettre en oeuvre pour se protéger.

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Sources documentaires

Article dans RT

Article dans Causeur

Article dans le Figaro

Article dans L’Humanité

Article du PRCF* sur Agoravox (PRCF : Pôle de Renaissance Communiste en France ; leur site ; leur page Facebook)

Article d’Hélène Nouaille sur le blog de Lucien Pons

Article du parti UPR (Union Populaire Républicaine)

La République en danger – À propos du choix de Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la République, de renommer l’UMP en « Les Républicains »…

Il y a de vrais Républicains dans ce pays, pour qui la République, c’est la défense permanente de l’intérêt général.

Je ne parle pas des formes connues à ce jour de République :
– la « République » bourgeoise n’est pas l’essence de la République ;
– la « République » basée sur le principe représentatif, qui aboutit à ce que les élu-e-s, au lieu d’être des mandataires fidèles et loyaux du peuple, deviennent les larbins, les serviteurs, les exécuteurs des basses oeuvres de ses maîtres, n’est pas l’essence de la République ;
– la « République » qui permet la corruption des titulaires de charges dans l’État, ce n’est pas l’essence de la République ;
– la « République » qui se moque de la démocratie, ce n’est pas l’essence de la République ;
– la « République » qui méprise l’intérêt général et promeut sans cesse davantage les intérêts très particuliers, très égoïstes de la caste oligarchique, ce n’est pas l’essence de la République.

Pour moi, une République authentique est un régime où les citoyen-ne-s sont souverain-ne-s dans la cité ET où les travailleurs le sont dans leur entreprise.

Une République met donc au sommet de sa hiérarchie des normes à la fois l’exigence de démocratie authentique et jusqu’au bout, et l’exigence absolue de l’intérêt général qu’il revient au peuple de définir.

Alors oui, ça me dérange et je ne peux me réjouir que des salopards de l’UMP se désignent maintenant officiellement, dans le nom même de leur parti, comme des « Républicains », car cela, désormais, va rendre impossible que, NOUS, les authentiques Républicains, puissions continuer à nous désigner comme tels.

Ces salopards de l’UMP vont pourrir une de nos plus fondamentales valeurs, flanqués qu’ils sont de batteries de casseroles pour beaucoup d’entre eux, dont le passif est d’avoir largement détruit le système social français hérité du CNR, et d’avoir en outre détruit l’indépendance et la souveraineté de la France et vassalisé notre pays en le soumettant aussi bien à cette U€ devenue dictature capitaliste et impérialiste, qu’à l’Empire états-unien, fauteur de troubles et de guerres larvées ou ouvertes partout dans le monde depuis leur origine en général, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale en particulier.

Enfin, ça n’aura échappé à personne : ils ont choisi de s’assimiler totalement aux « Républicains » états-uniens. Le symbole n’a pas été choisi par hasard et il est très fort ! Ils ne pouvaient pas, pour diverses raisons, devenir le « Parti Républicain » alors ils ont trouvé autre chose mais désormais, en France, la filiation de la droite française, faussement dite « républicaine », est directement liée à ses maîtres états-uniens.

Le leader de l’UMP, ancien Président de la République, est bien le fossoyeur de la République française ! Cette mission qu’il a acceptée et qu’il s’emploie à mener à bien lui a été assignée, il y a fort longtemps, par des gens qui ne sont pas toujours de chez nous, et qui ne tolèrent pas que nous, Français-e-s, existions sur la scène internationale et portions un message différent de celui incarné par l’Empire états-unien, lequel trouve des relais, des messagers et des combattants, traîtres à notre peuple, déterminés à faire la sale besogne de nos ennemis jusque dans notre propre pays. On a déjà connu cela plusieurs fois dans notre Histoire, l’expérience pétainiste de la Seconde guerre mondiale n’étant que la plus récente…

Oui, certains diront que « Républicains », ce n’est qu’un mot et qu’après tout, vu que les membres de la caste oligarchique ont déjà sali et discrédité tant d’autres termes qui définissaient ce que nous étions, un de plus ou un de moins, cela n’a aucune importance.

Moi, je ne vois pas les choses ainsi Les mots sont les outils du dialogue, de l’échange, des discours et ils incarnent des idées. Lorsque les mots du langage commun sont travestis par nos adversaires et par nos ennemis politiques et de classe, avec l’appui massif des meRdias et des « experts », et ce dans l’indifférence générale du peuple et des militant-e-s politiques, et que ces mots sont utilisés pour exprimer le contraire du sens qu’ils incarnent ou du message qu’ils véhiculent en réalité, alors la bataille idéologique est perdue. Sauf à inventer de nouveaux mots qui rendront les anciens obsolètes.

En attendant que nous y parvenions, ça va nous poser à tous un énorme problème !

Je sais bien qu’à gauche, un certain nombre de citoyen-ne-s conchient l’idée républicaine et se réjouissent que nos ennemis la salissent définitivement car, selon eux, cela va permettre d’en finir pour de bon avec l’idée républicaine, mais ils sont inconscients du fait que nous allons tous en pâtir. Parce que, pour le moment, nous n’avons pas de solution de rechange.

Si la grande et la noble idée républicaine est définitivement abandonnée à la droite libérale, européiste et atlantiste française parce que cette dernière l’a kidnappée, ce sont les escrocs et les liquidateurs de la République qui composent cette droite-là qui auront eu le dernier mot.

Nous avons déjà abandonné au Front National la notion de « nation » qu’il s’est empressé de faire muter en un terme porteur non seulement de haine de l’étranger ou de l’autre mais aussi de guerre, et a totalement effacé ce que ce terme signifiait depuis la Révolution française.

Nous avons presque abandonné également à la droite catholique et raciste la notion de « laïcité » pourtant fondatrice de notre République et cette droite-là l’a transformée pour en faire une arme exclusivement destinée à mater les non catholiques !

Eh bien moi, je me refuse à ces abandons successifs ! J’espère ne pas être le seul !

Camarades, ami-e-s, concitoyen-ne-s, nous devons RÉSISTER mais ne pas nous cantonner dans cette position passive. Nous ne devons pas nous limiter à faire la « tortue », au sens de cette formation de défense que pratiquaient les légions romaines assaillies par l’ennemi. Il est temps d’entamer la RECONQUÊTE ! Car nous ne nous défendons pas. Nous ne résistons pas. Nos ennemis, peu à peu, méthodiquement, gagnent du terrain. Constatez tout ce que nous avons perdu, depuis 1945, de ce que nous avions gagné après la Seconde guerre mondiale, grâce à l’oeuvre merveilleuse bien qu’inachevée du CNR.

La guerre qui est menée contre nous par la caste oligarchique n’est pas une guerre de la droite contre la gauche, mais une guerre de la caste oligarchique contre le peuple. Et il est vrai que la caste oligarchique a su faire de la droite française sa principale armée, et qu’elle a su non seulement dompter la Gauche, mais bien plus, la subvertir en quasi-totalité.

Et du fait de nos propres insuffisances, à nous cette « Autre Gauche », qui voulions incarner – et avions commencé à incarner de 2009 à 2012 avec le Front de Gauche – une véritable et enthousiasmante alternative, du fait de notre incapacité à être cohérents et crédibles, du fait de notre refus d’assumer les indispensables ruptures, notamment avec l’U€, mais aussi avec la cuisine politicienne habituelle des partis, si détestable aux yeux du peuple, eh bien ce peuple croit qu’il n’a plus, pour se défendre, que le Front National, cette illusion, cette escroquerie, ce vampire, ce messager de la haine et cet apprenti du fascisme, dont on sait à quel point son rôle est de maintenir le système en place aussi longtemps que possible et de préparer le pire si le système venait à s’effondrer.

Peuple de France, combien de temps encore vas-tu de désintéresser de ton sort ?

Peuple de France, que faut-il que l’on t’impose pour que tu dises « Stop! » et que tu reprennes en mains ton destin ?

Peuple de France, attends-tu de connaître le sort des martyres de l’austérité que sont les Grecs, les Espagnols et les Portugais ?

Peuple de France, penses-tu être à jamais à l’abri d’une guerre ouverte dans ton propre pays alors que l’exemple ukrainien devrait te saisir d’effroi et te pousser à une réaction ?