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Le Front de Gauche est mort, vive le peuple !

Pour moi, le FdG est mort aux Municipales. Ceux qui me suivent savent que je ne crois plus en lui depuis lors.

Mais pour autant je sais que sont de bonne volonté les militant-e-s qui ne se résolvent pas à la disparition de la force citoyenne que nous représentions ensemble.

Parfois il faut savoir terminer une histoire pour en écrire une autre, plutôt que de se morfondre et de s’enfermer dans hier quand hier est révolu.

Le M6R est une des pistes mais pas la seule, loin de là. Il faut que le peuple s’en mêle.

Tant que les partis, y compris le mien (le PG) ne font pas ce qui devrait être fait, c’est aux citoyen-ne-s de prendre le pouvoir, de débattre entre eux et de décider, sans attendre aucun ordre, aucune instruction, ni craindre aucune interdiction venue de qui que ce soit.

Les « leaders » feront leur job en temps et en heures, s’ils veulent bien le faire, et nous les suivrons si nous les jugeons dignes de nous. Mais, dans tous les cas, nous conservons toujours notre liberté de les soutenir ou de les contester, de les louanger ou de les critiquer. Et, dans tous le cas, c’est à nous qu’il revient de nous organiser.

De même que l’on disait autrefois « le roi est mort, vive le roi » pour dire qu’au-delà de la personne mortelle du monarque, le pouvoir demeurait entre les mains de ceux qui en étaient titulaires, eh bien, aujourd’hui, nous devons dire « Le FdG est mort, vive le peuple », même si cette notion de « peuple » est ambiguë, et que nous devons le construire, ce peuple éveillé et prenant en mains son avenir.

Chez moi, à St-Nazaire, le PG est petit et le PC, bien qu’ayant été avec nous à ces élections départementales, reste aussi allié au P$ à la mairie de St-Nazaire, comme à la CARENE (Communauté d’agglo de la région nazairienne et de l’estuaire), comme à la mairie de Nantes et comme à Nantes Métropole. Autrement dit, il a toujours le cul entre deux chaises… Il fait le grand écart au risque de s’exploser les noyaux… Mais tous les communistes n’approuvent pas. Le problème, c’est que s’ils grognent un peu, ils finissent vite par plier devant leurs cadres.

Pourtant, les lignes bougent un peu ces temps-ci. Il est question justement de créer une assoc’ du FdG, destinée à rassembler, sans inféodation à quelque parti que ce soit, mais avec une existence juridique, afin d’être visibles et d’exister, justement, toutes celles et tous ceux qui se reconnaissaient dans le FdG.

« Aussi noire que soit la nuit, jamais la lumière ne s’éteint et si ténue que soit la braise, c’est elle qui, le jour venu, remet le feu à la plaine…« . C’est Mélenchon qui nous rappelait cette citation de Victor Hugo (extraite des Misérables) dans son discours de Clermont-Ferrand du 14 mars 2012.

Eh bien, cette braise couve encore en chacun de nous, quand bien même nous avons le sentiment parfois de ne pas être à la hauteur, quand bien même nous échouons, quand bien même la désespérance et l’envie de tout abandonner nous envahissent parfois.

Oui, nous sommes le peuple de gauche ou le peuple tout court d’ailleurs et nous sommes des combattants. Nous pouvons avoir des baisses de régime mais nous revenons sans cesse à cette idée, exprimée par le cinéaste grec Nikos KAZANTZAKIS en 1946 dans son film « Zorba le Grec » qui veut que « La seule façon de te sauver toi-même, c’est de lutter pour sauver tous les autres. »

Hardi compagnons et camarades ! L’heure est triste mais le monde nous appelle…même si tout est fait pour dissimuler ce fait, jusques et y compris au sein même de nos appareils politiques.

Le pouvoir auquel nous aspirons ne nous sera pas donné sans que nous combattions rudement. Le « peuple » ne nous appellera pas au pouvoir sans que nous fassions de gros efforts pour entendre ses ambitions, ses exigences, ses doléances et que nous lui proposions la voie qu’il pourra décider d’emprunter.

Il ne s’agit pas de renier ce que nous sommes ni là d’où nous venons ; il ne s’agit pas davantage de dire forcément ce que le « peuple » a envie d’entendre (ou ce qu’il croit avoir envie d’entendre). Il s’agit par contre de lui prouver que nous ne sommes pas enfermés entre nous à ne débattre que de sujets accessoires ou de nous disputer pour des querelles futiles à ses yeux, mais que nous avons une conscience pleine et entière de l’époque dans laquelle nous vivons, en étant instruits de l’Histoire et avertis des expériences qui se déroulent ailleurs que chez nous.

Pour reprendre un slogan publicitaire (des années 90 lancé par la firme Hugo Boss) qui m’avait marqué (alors que je hais en général la publicité car je n’y vois qu’une forme d’abrutissement ; rappelez-vous la formule d’Orwell qui disait que « Faire de la pub, c’est agiter un bâton dans l’auge à cochons« ), j’ai envie de dire que nous ne devons pas imiter mais innover, en étant pétris de ce que nous sommes et de ce que nous savons.

DEMAIN NOUS ATTEND camarades !

P$… J moins 2 avant la fin d’une époque. On va enfin changer de siècle !

Dimanche soir, nous vivrons une grande tristesse de voir la peste brune gagner du terrain et les réacs de l’UMP reprendre des positions perdues.
Mais nous aurons aussi une immense joie, celle de voir le Parti Sournois s’éteindre définitivement.

Les adeptes du Parti Salopard ne seront plus dimanche que les combattants d’une armée en déroute. Et ils le savent. Ils ont compris ce qui se trame.

Allez-y, élu-e-s socialistes, chougnez, pleurez, trépignez, suppliez. Quoi que vous fassiez et quoi que vous disiez, vous vivez vos derniers jours. Le peuple a compris qui vous êtes et ce que vous voulez. Le peuple a vu l’océan qui sépare vos engagements de campagne de la politique que vous décidez toujours une fois que vous avez accédé au pouvoir. Alors jamais plus le peuple ne vous fera confiance. Jamais plus il ne votera pour vous. Il n’y aura plus que vos obligés qui le feront. Et encore plus très longtemps car les obligés ne le sont que le temps que vous leur bénéficiez…

Nous connaissons vos menaces. Elles ne pèsent plus sur notre décision. Quel que soit le danger que nous aurons à affronter après votre décrépitude, nous avons compris qu’user à votre encontre du droit de grâce, c’est nous garantir de nouvelles souffrances. C’est nous assurer de nouvelles déceptions. C’est vous offrir de nouveau le pouvoir de nous nuire. Alors basta !

Vous nous avez trop trompés. Vous nous avez trop menti. Vous nous avez trop méprisé. Vous nous avez trop trahis. Vous nous avez trop violentés. Alors vous allez connaître le prix de la vengeance populaire. Dans deux jours, vous serez morts.

Nous aurons à affronter d’autres obstacles et d’autres dangers mais après votre trépas, le paysage politique sera plus lisible, surtout à gauche.