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Nombreux liens vers des vidéos sur la géopolitique et la défense vues par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

I/ Une géopolitique et une défense au service de la paix – Colloque de la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et d’autres intervenants – IRIS* le 31/03/2017

* L’IRIS est l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Il s’agit d’un établissement de recherche et d’enseignement supérieur dépendant de l’université de Paris XIII – Villetaneuse. Son site internet est ici. Sa page Facebook est ici.

Il est présidé par Pascal Boniface (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter ; voir ici son blog hébergé sur Mediapart et ici sa page Facebook).

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Lien vers la vidéo 1/2 dans laquelle on assiste successivement aux interventions suivantes :

1/ Introduction de 15 minutes de Djordje Vuk Kuzmanovic, chargé depuis des années des questions de géopolitique, de défense, de diplomatie auprès de Jean-Luc Mélenchon (sans doute Djordje occupera-t-il les fonctions de ministre de la Défense, ou de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement que nommera Mélenchon si le candidat de la France insoumise et du projet l’Avenir en commun est élu Président de la République, à moins qu’il ne soit désigné à d’autres fonctions éminentes, comme ambassadeur, ou représentant spécial du Président Mélenchon dans des organisations internationales ou des organisations françaises à vocation internationale).

2/ de 15 minutes et 25 secondes à 34 minutes et 25 secondes : Michel Goya, colonel en retraite de l’Armée de terre française, ancien directeur de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire ; voir ici le site internet de cet institut, ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter, et ici sa page Facebook), docteur en Histoire contemporaine, professeur d’Histoire militaire et de la guerre à Science Po, auteur de nombreux ouvrages et blogueur (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et voir ici son blog “La voie de l’épée”). Michel Goya dresse l’état des lieux de l’armée française.

3/ de 34 minutes et 25 secondes à 38 minutes : de nouveau Djordje Vuk Kuzmanovic reprend la parole et explique qu’Éric Coquerel (coordonnateur du Parti de Gauche) et Sophie Rauszer, qui travaille au Parlement européen et qui s’occupe des questions européennes au sein de la France insoumise, auraient tous deux dû intervenir à cet instant mais se trouvaient bloqués dans un train. Il était prévu que Sophie Rauszer fasse un exposé sur l’Europe de la défense.

4/ de 38 minutes à 50 minutes et 10 secondes : Jean-Charles Hourcade (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et ici sa page Facebook) est ingénieur, ancien élève de l’École Polytechnique et Télécom, membre de l’Académie de Technologie, ancien salarié de Thomson-CSF où il a travaillé à la direction de la Stratégie de l’entreprise dont il était vide-président, il a dirigé jusqu’en 2016 le Fonds d’intervention public France Brevets dont la fonction est de valoriser la valorisation des brevets issus de la recherche et de l’industrie française. Il suit les questions relatives à l’industrie et aux entreprises au sein de l’équipe de campagne de la France insoumise. Il a co-animé le livret thématique “Produire en France”

5/ de 51 minutes et 15 secondes à 1 h 10 minutes et 34 secondes : Jean-Pierre Brat, (voir ici sa page Facebook) délégué syndical CGT centrale depuis 1992 et de la fédération nationale des travailleurs d’État. Il a travaillé aux manufactures d’État de Saint-Étienne, puis aux arsenaux de Saint-Chamond. Il est entré à 15 ans, comme apprenti, aux arsenaux d’État et a connu toutes les évolutions et les dérives de cette industrie nationale passant d’une entreprise d’État à une société privée dont le siège est à… Amsterdam !

6/ de 1 h 10 minutes et 34 secondes à 1 h 24 minutes et 11 secondes : Djordje reprend la parole et se présente : porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour les questions de géopolitique et de défense, ancien humanitaire, ancien officier de réserve ayant été en opérations extérieures, actuellement analyste géopolitique. Il présente les grandes lignes de notre vision de la géopolitique et de notre projet.

7/ Lien vers la vidéo 2/2 : intervention de Jean-Luc Mélenchon (1 h 6 minutes)

Pour aller plus loin

Vidéo de l’université populaire de la France insoumise sur la stratégie internationale

Livret thématique “Une France indépendante au service de la paix”

Les autres livrets thématiques détaillant le projet L’Avenir en commun de la France insoumise

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II / Journée Défense du Parti de Gauche le 1er février 2014

Pour cette journée, Djordje Vuk Kuzmanovic était, déjà, un des principaux organisateurs.

Après l’intervention introductive de Jean-Luc Mélenchon, alors co-président du Parti de Gauche, on assiste à trois tables rondes :

1ère table ronde : La place de la France dans le monde

Introduction de Jean-Luc Mélenchon

Intervention de Pascale Boniface : La France à l’épreuve de la puissance et de l’Occidentalisme

Intervention de Benoist Bihan : La souveraineté nationale, cœur et enjeu de la stratégie de défense de la France

Intervention de l’Amiral Jean Dufourcq : Vulnérabilités stratégiques et posture militaire

Intervention de Chloé Maurel : L’ONU d’hier à demain: bilan, enjeux et perspectives pour une ONU plus forte et plus démocratique

Intervention de l’Amiral Gaucherand : Défense européenne et défense nationale: De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires

2ème table-ronde : Des armées et des citoyens

Intervention du Général Pierre-Dominique d’Ornano : Institution ou société de service ?

Intervention d’Alain Joxe : La stratégie capacitaire eurotan de « sécurité-défense » : répression de toute eurodémocratie sociale

Intervention de Yann Le Pollotec : Ni privatisation des armées, ni privatisation de la guerre. Le monopole de la violence armée doit procéder uniquement du peuple français

Intervention de Djordje Kuzmanovic : Pour un retour au service national et militaire ?

3ème table-ronde : Objectifs stratégiques et moyens

Intervention du Général Vincent Desportes : Les conséquences stratégiques de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019

Intervention de Jean-Claude Hourcade : Industrie de défense et souveraineté nationale

Intervention de Jean-Philippe Immarigeon : Cyberguerre et Big Datas : l’erreur américaine de la stratégie totale

Intervention de Laurent Henninger : Pour une révolution française dans les affaires militaires

Puis Jean-Luc Mélenchon fit un discours de clôture.

C’était donc il y a trois ans déjà ! Et quand on connaissait Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et celles et ceux qui travaillaient avec eux, on savait qu’un jour, le premier serait reconnu comme celui qui est le plus digne à devenir Président de la République, c’est-à-dire chef des armées françaises et voix suprême de l’esprit d’indépendance de notre République, et que le second serait alors un de ses plus proches conseillers, quelle que puisse être la forme que prendrait cette mission d’assistance et de conseil du chef de l’État.

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III/ Journée “Pour un nouvel indépendantisme français” – Invalides le 9 décembre 2015.

Cette nouvelle journée consacrée à la géopolitique que la France, redevenue souveraine et indépendante, internationaliste et humaniste, devrait promouvoir et mettre en oeuvre quand Jean-Luc Mélenchon sera Président de la République, fut organisée conjointement par les Cahiers de la Revue de Défense Nationale et par Djordje Vuk Kuzmanovic.

Plusieurs intervenants prirent la parole dont Jean-Philippe Immarigeon (voir ici), Chloé Maurel (voir ici) et le colonel Michel Goya (voir ici) tous trois déjà cités puisqu’ils étaient présents au colloque du 31 mars 2017, mais aussi le colonel Jérôme Pellistrandi (voir ici) à propos de la Revue de la Défense nationale.

Jean-Luc Mélenchon prononça un autre très grand discours sur les questions de politique étrangère, de diplomatie, de défense, de géopolitique et de géostratégie. Il présentait alors la contribution programmatique qu’il avait développée suite à la demande des Cahiers de la Défense Nationale. C’est ainsi que parut dans leur revue un ensemble d’articles sur le “Nouvel indépendantisme français”. On peut le lire gratuitement en ligne en allant ici ou acheter en ligne cet ouvrage en cliquant ici (136 pages, 14 euros).

 

Quand…

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux
Je vous propose ci-dessous quelques lignes dans l’esprit de celles qu’avait écrites Martin Niemöller qui, elles, sont à lire au bas de ce document.
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Quand ils ont violenté et parqué les migrants dans des camps, je n’ai rien dit, je n’étais pas migrant…
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Quand ils ont condamné à de la prison ferme des syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste…

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Quand ils ont contraint les lanceurs d’alerte à vivre dans la peur d’être réveillés au petit matin par une armée de Robocops, je n’ai rien dit, je n’étais pas lanceur d’alerte…
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Quand ils ont imposé aux salarié-e-s un retour aux conditions du XIXe siècle, je n’ai rien dit, j’étais fonctionnaire…
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Quand ils ont supprimé le statut de la fonction publique, je n’ai rien dit, je travaillais dans le privé…
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Quand ils ont imposé aux chômeurs d’accepter n’importe quel emploi à n’importe quel salaire, je n’ai rien dit, j’avais un travail…
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Quand ils ont montré du doigt et harcelé les fraudeurs aux aides sociales, je n’ai rien dit car ces gens-là abusaient du système…
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Quand ils ont laissé tranquilles les fraudeurs fiscaux, les évadés fiscaux et les professionnels de l’optimisation fiscale, je n’ai rien dit, ces gens-là sont intouchables et puis moi je ne les connais pas alors que je connais quelques chômeurs parasites…
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Quand ils ont soumis la politique à l’économie, je n’ai rien dit, les économistes à la télé disaient que c’était cela qui nous sauverait…
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Quand ils ont transformé le régime d’économie mixte appliqué en France depuis la Libération en économie financière et de casino, je n’ai rien dit, le capitalisme était le seul système viable puisque l’alternative communiste avait échoué…
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Quand ils ont assimilé tous les “Arabes” aux terroristes islamistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas “Arabe” ou musulman…
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Quand ils ont transformé l’état d’urgence provisoire en état permanent, je n’ai rien dit, j’avais peur des terroristes…
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Quand ils ont imposé des restrictions massives des droits et libertés, je n’ai rien dit, j’ai toujours pensé que la sécurité était la première des libertés et que pour la garantir, il fallait accepter des restrictions…
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Quand ils ont effacé les frontières pour imposer la mondialisation, je n’ai rien dit, je n’étais pas nationaliste…
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Quand ils ont vassalisé la France, je n’ai rien dit, je me foutais de “l’Hexagone”…
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Quand ils ont vendu à la découpe l’industrie de défense, je n’ai rien dit, j’étais antimilitariste…
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Quand ils ont transféré le contrôle de la force de dissuasion française au commandant en chef de l’OTAN, je n’ai rien dit, j’étais hostile à cette arme de destruction massive…
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Quand ils ont remplacé le franc par l’euro, je n’ai rien dit et je me suis même réjoui car ça allait simplifier mes achats lorsque j’irais à l’étranger…
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Lorsqu’ils ont fondé l’Union européenne, je n‘ai rien dit, j’étais pour la paix en Europe…
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Lorsqu’ils ont réintégré la France dans l’OTAN, je n’ai rien dit car à la télé, à la radio et dans la presse, ils disaient que les Russes nous menaçaient…
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Lorsqu’ils ont fait revenir les forces armées des États-Unis dans des bases militaires sur notre territoire, je n’ai rien dit, on a une trop grosse dette envers les Américains depuis 1944…
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Lorsqu’ils ont mis en application le TAFTA et le TISA, je n’ai rien dit, car il paraît que seuls des anti-Américains primaires et des fossiles gauchistes s’y opposaient…
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Quand ils ont transféré à Bruxelles les derniers pouvoirs régaliens de la France (Affaires étrangères, Défense et justice), je n’ai rien dit, la France est un trop petit pays pour survivre dans la mondialisation…
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Quand ils ont prorogé de dix ans le fonctionnement des centrales nucléaires françaises, je n’ai rien dit, je ne voulais pas revenir au temps de la bougie…
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Etc. etc.
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Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester

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Éléments de biographie issus du Huffington Post

Martin Niemöller (14 janvier 1892 – 6 mars 1984) est un pasteur et théologien allemand. Il combat lors de la Première Guerre mondiale.
Après celle-ci, bouleversé par les horreurs qu’il a vécu, il s’oriente vers la théologie et devient pasteur.
Il admire le régime hitlérien à ses débuts, mais quand celui-ci veut soumettre l’église allemande, Martin Niemöller demande à tous les pasteurs qui ne veulent pas accepter l’idéologie nazie de se rassembler afin de créer le Pfarrernotbund (Ligue d’urgence des pasteurs).
Cette organisation respecte et défend la profession de foi de l’Église Réformée et les principes de tolérance de la Bible.
À la fin de 1933, six mille pasteurs (plus d’un tiers des pasteurs protestants) ont rejoint l’organisation. Le Pfarrernotbund reçoit également le soutien de protestants de l’étranger.
L’organisation adresse alors au synode une lettre dénonçant les persécutions dont sont victimes les juifs et les pasteurs qui ne veulent pas se plier aux ordres des nazis.
En représailles, Martin Niemöller est déchu de ses fonctions de pasteur. La plupart de ses paroissiens lui restant fidèles, il continue d’assurer son ministère.
Arrêté en 1937, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941 il est transféré au camp de Dachau. Libéré en 1945, il devient militant pacifiste et consacre le reste de sa vie à la reconstruction de l’Église protestante d’Allemagne.

Liens vidéos vers débats, conférences, documentaires et films

Cet article ressource sera régulièrement complété et mis à jour.

Dernière mise à jour : le 26 avril 2015

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Cet article ressource sera régulièrement complété et mis à jour.

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1/ Discours, débats et conférences

« Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ? »

dans Ce soir ou jamais du 17 avril 2015, débat avec Thomas Piketty et Frédéric Lordon

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Discours de la députée allemande Sahra Wagenknecht, vice-présidente de Die Linke, au Bundestag, le 19 mars 2015.

Elle y critique la politique étrangère de Madame Merkel à l’égard de la Russie et son alignement sur les intérêts de l’OTAN et des États-Unis d’Amérique. Sahra Wagenknecht critique également les négociations sur le Grand Marché Transatlantique, contraire à la démocratie, et critique fortement la politique économique de Madame Merkel. Enfin, elle explique que le gouvernement d’Alexis Tsipras ne peut être jugé responsable de la dette grecque. Elle montre enfin que l’oligarchie a profité de la crise grecque pour s’enrichir davantage.

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« De l’économie barbare à l’économie humaine – Penser et agir autrement » avec Jacques Généreux

Conférence a été organisée dans le cadre des Chapiteaux du livre de Béziers le 27 septembre 2014, en partenariat avec la MAIF.

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Conférence »Faut-il faire sauter Bruxelles ? »

Avec François Ruffin, Jacques Généreux et Emmanuel Todd, le 30 avril 2014 à Normale Sup’ (École Normale Supérieure, rue d’Ulm à Paris) : http://www.dailymotion.com/video/x1uf0pk_faut-il-faire-sauter-bruxelles_webcam

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Débat « Faut-il sortir de l’euro ? »

Avec Jean-Luc Mélenchon et Jacques Sapir – Débat animé par Daniel Schneidermann sur Arrêts sur images le 4 juillet 2013

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« Journée Défense » du Parti de Gauche le 1er février 2014 à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques présidé par Pascal Boniface)

Intervention de Jean-Luc Mélenchon (Introduction) :http://www.dailymotion.com/video/x1bjtf0_jean-luc-melenchon-introduction-a-la-journee-defense-du-parti-de-gauche_news

Intervention de Pascal Boniface : http://www.dailymotion.com/video/x1bhpks_pascal-boniface-la-place-de-la-france-dans-le-monde_news

Intervention de Chloé Maurel : http://www.dailymotion.com/video/x1c47fz_chloe-maurel-la-place-de-la-france-dans-le-monde_news

Intervention de Jean-Charles Hourcade : http://www.dailymotion.com/video/x1c48bp_jean-charles-hourcade-objectifs-strategiques-et-moyens_news

Intervention de Benoist Bihan : http://www.dailymotion.com/video/x1bn2fq_benoist-bihan-la-place-de-la-france-dans-le-monde_news

Intervention d’Alain Joxe : http://www.dailymotion.com/video/x1c47uh_alain-joxe-l-armee-et-les-citoyens_news

Intervention de Yann Le Pollotoec : http://www.dailymotion.com/video/x1c481l_yann-le-pollotec-l-armee-et-les-citoyens_news

Intervention du général Vincent Desportes :http://www.dailymotion.com/video/x1c4899_general-vincent-desportes-objectifs-strategiques-et-moyens_news

Intervention de l’amiral Jean Dufourcq : http://www.dailymotion.com/video/x1bowuq_amiral-jean-dufourcq-la-place-de-la-france-dans-le-monde_news

Intervention de Djordje Kuzmanovic (Responsable de la commission Défense au PG) :http://www.dailymotion.com/video/x1c486u_djordje-kuzmanovic-l-armee-et-les-citoyens_news

Intervention de Jean-Luc Mélenchon (conclusion) : http://www.dailymotion.com/video/x1ctrir_jean-luc-melenchon-conclusion-a-la-journee-defense-du-parti-de-gauche_news

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« Lutter contre la montée de l’extrême-droite, notamment dans le monde ouvrier » – le 18 mai 2013 au plateau des Glières

Avec Annie LACROIX-RIZ, Alexis CORBIÈRE, Jean-Paul Ravaux et Thierry Leclere

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« Faut-il sortir de l’euro ? » Débat lors du Remue-Méninges du Parti de Gauche de l’été 2011

Intervention de Jacques Généreux (de 19’47 à 1h03) : http://www.dailymotion.com/video/xlm018_rm-faut-il-sortir-de-l-euro_news

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« Gouverner contre les banques » – Conférence du Parti de Gauche le 10 juin 2010

Intervention de Jean-Luc Mélenchon :http://www.dailymotion.com/video/xdq7g0_jean-luc-melenchon-gouverner-face-a_news

Intervention de Jacques Généreux : https://www.youtube.com/watch?v=8oBQ3b-1hn8

Intervention de François Morin : https://www.youtube.com/watch?v=2v4YS3z9UL8

Intervention de Raquel Garrido :http://www.dailymotion.com/video/xdq8iz_raquel-garrido-gouverner-face-aux-b_news

Intervention de Dominique Pilhon : https://www.youtube.com/watch?v=doZrKUcETUY

Intervention de Bernard Cassen :http://www.dailymotion.com/video/xdqb35_bernard-cassen-gouverner-face-aux-b_news

Intervention de Laurent Cordonnier : https://www.youtube.com/watch?v=V1jM2pzhw28

Intervention de Christophe Rameaux :http://www.dailymotion.com/video/xdxr7f_christophe-ramaux-gouverner-face-au_news

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« Mélenchon-Todd compatibles ? »

Débat animé par Daniel Schneidermann sur Arrêts sur images le 15 avril 2011

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Conférences de Naomi Klein

« Tout peut changer » – le 30 mars 2015 à Paris

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« La stratégie du choc »

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Conférences de Annie LACROIX-RIZ

« Partages et repartages du monde à l’époque des Première et Deuxième guerres mondiales »

Intervention dans le cadre de la conférence « Marx au 21e siècle » le 14 février 2015 à l’université Paris Sorbonne

« De la crise des années 30 à la crise d’aujourd’hui » – le 11 octobre 2014 à l’université populaire de Saint-Dizier

https://www.youtube.com/watch?v=0Lf7PrN_LUw

« Aux origines de l’Europe » – Grenoble le 20 mai 2014

« Le Conseil National de la Résistance » – Saint-Maximin (60 – Oise) le 15 novembre 2013

« Le fascisme dans l’Entre deux-guerres » – le 14 mai 2013 à l’université Paris X Nanterre

partie 1/2 : https://www.youtube.com/watch?v=nIjbVOlpcIg

partie 2/2 : https://www.youtube.com/watch?v=yQiFSXKsxd0

« Patronat et financiers français sous l’Occupation » – le 6 avril 2013 à Lyon

« L’Histoire contemporaine toujours sous influence » le 6 octobre 2012 sur Radio Libertaire

« La stratégie du choc » – le 29 juin 2012 à Metz (conférence avec Attac)

« Le choix de la défaite » – le 5 juin 2010 à Paris dans le cadre de l’émission de France Inter « Là-bas si j’y suis »

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« Propagande de guerre, propagande de paix » avec Annie LACROIX-RIZ, Jean BRICQMONT, Anne MORELLI, le général FORGET et la journaliste Diana JOHNSTONE

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Conférences de Noam Chomsky

« La fabrication du consentement »

partie 1/2 : https://www.youtube.com/watch?v=waUIPMXuHV0

partie 2/2 : https://www.youtube.com/watch?v=ri3opfLaQpU

« Les principes du pouvoir : l’Empire le film »

« Contours de l’ordre mondial. Continuités, changements et défis »

Conférence organisée par Le Monde Diplomatique avec Serge Halimi et Daniel Mermet, le 29 mai 2010 à la Mutualité, Paris

partie 1/3 : https://www.youtube.com/watch?v=7y_spxHmBZI&list=PLhVH6hJxBHEF4QoxX5_J4K_d71ha3yNv0

partie 2/3 : https://www.youtube.com/watch?v=Ttl4RNDLnfo

partie 3/3 : https://www.youtube.com/watch?v=Uaj7Tg-pLkU

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Conférences de Serge Halimi (Le Monde Diplomatique)

« Les nouveaux chiens de garde »

Dans le cadre de l’émission « Là-bas si j’y suis » diffusée le 15 décembre 2005 sur France Inter.

« Le grand bond en arrière. Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde »

Dans le cadre de l’émission Là-bas si j’y suis le 2 juillet 2004

« L’ère des restaurations »

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Conférences de Michel Étiévent

« Guy Mocquet » – octobre 2012

« Ambroise Croizat et Marcel Paul – chemins croisés de l’innovation sociale » – octobre 2011

« Ambroise Croizat » – octobre 2011

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Conférence de Jean Ziegler le 26 septembre 2013 à Strasbourg

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« La fabrication du consentement »

Conférence de Hugue Le Paige (journaliste, réalisateur et rédacteur de la revue Politique) le 25 février 2014, Bruxelles (organisée par Attac)

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« Corruption, ça suffit » intervention de Roberto Scarpinato

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« Les pirates du vivant » par Marie-Monique ROBIN

Le 15 janvier 2014, dans le cadre de journées normaliennes du développement durable, ENS Rennes

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2°/ Films politiques et sociétaux

2.1- Films de Yannick Bovy

2.1.1- « Marinaleda, les insoumis » – Mars 2015

Émissionde la FGTB* walonne réalisée et produite par le CEPAG*, avec la collaborationdu GSARA* asbl et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

FGTB :Fédération Générale du Travail de Belgique (selon Wikipedia : c’est le 2è syndicatbelge par le nombre de ses membres, environ 1,5 million de personnes et ilserait de tendance socialiste)

CEPAG :Centre d’éducation populaire André Genot (mouvement d’éducation permanente prochede la FGTB)

GSARA :« Né avec l’apparition de la vidéo en Belgique en 1976, le Gsara seprésente aujourd’hui comme une plate-forme sur tout ce qui touche àl’audiovisuel » (Auto-présentation sur Twiter)

2.1.2- « Des canaris dans la mine » – Octobre 2013

Voici quelques canaris aux cris stridents. Des canaris de Belgique et de Grèce qui sifflent l’alerte depuis le fond de la mine et s’agitent pour nous prévenir : c’est un terrible coup de grisou qui s’annonce sur nos droits, notre santé, nos vies, l’avenir de nos enfants. Un coup de grisou sur les peuples et la démocratie, et des coups de bâton pour ceux qui osent résister. Regardez ce reportage, prêtez l’oreille aux canaris : vous comprendrez qu’il est temps de sortir de la mine. Et vite.

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2.2- Films de Yannis Youlountas

2.2.1- « Je lutte donc je suis » – À paraître bientôt

2.2.2- « Ne vivons plus comme des esclaves » – Septembre 2013

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2.3- Films de Marie-Monique Robin

2.3.1- « Notre poison quotidien »  par Marie-Monique ROBIN

2.3.2- « Le monde selon Monsanto » par Marie-Monique ROBIN

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3.4- Films divers

2.4.1- « Solutions locales pour un désordre global » – Film de Coline Serreau, avril 2010

2.4.2- « L’île aux fleurs » – Court-métrage du Brésilien Jorge Furtado, 1989

2.4.3- « Le grand bond en arrière »

Que reste-t-il du modèle social français après trente ans de néolibéralisme? Cette question oriente le voyage dans leur pays natal de quatre Français installés depuis plusieurs années au Venezuela. Pour y répondre, le documentaire mêle des données statistiques, journalistiques et des interviews de sociologues, intellectuels, militants, réfugiés politiques, artistes, citoyens, travailleurs sociaux des banlieues, sans-papiers

2.4.4- « La révolution ne sera pas télévisée »
Ce film retrace les événements qui amenèrent au coup d’Etat qui renversa le Président Hugo Chavez, le 11 avril 2002, ainsi que sa remise au pouvoir par le peuple deux jours plus tard, le 13 avril 2002.

2.4.5- « Les nouveaux chiens de garde »

2.4.6- « La guerre contre la démocratie »

Documentaire de John Pilger. Sous-titres français. Titre original: « The War on Democracy ». « La Guerre contre la Démocratie » fut le premier documentaire de John Pilger à être diffusé dans les salles de cinéma. Ce documentaire explore la relation actuelle et passée de Washington avec les pays d’Amérique latine tels que le Venezuela, la Bolivie et le Chili.

https://www.youtube.com/watch?v=mPQkaIHDmXk

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2.4.7- « Les jours heureux » du CNR
Documentaire de Gilles Perret sur la Résistance et sur l’oeuvre du CNR

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3°/ Argumentaires militants

3.1- Les topo-citoyens du Parti de Gauche avec Danielle Simonnet du PG

3.1.1- Topo-citoyen n°1 : La dette est un prétexte

3.1.2- Topo-citoyen n°2 : Gouverner face aux banques

3.1.3- Topo-citoyen n°3 : La planification écologique

3.1.4- Topo-citoyen n°4 : Le traité Sarkozy-Merkel

3.2- On va leur faire un dessin du Parti Communiste Français

3.2.1- La vie chère : http://www.dailymotion.com/video/xkkuta_ep-1-la-vie-chere_news

3.2.2- Le Front de Gauche : http://www.dailymotion.com/video/xlgq8k_ep-2-le-front-de-gauche_news

3.2.3- La crise financière : http://www.dailymotion.com/video/xlxapt_ep-3-la-crise-financiere_news

3.2.4- Justice au pays de l’or noir : http://www.dailymotion.com/video/xmilql_ep-4-justice-au-pays-de-l-or-noir_news

3.2.5- Marine Le Pen amène le pire :  http://www.dailymotion.com/video/xngeur_ep-5-marine-le-pen-amene-le-pire_news

3.2.6- L’austérité ou la vie, il faut choisir : http://www.dailymotion.com/video/xonem9_ep-6-l-austerite-ou-la-vie-il-faut-choisir_news

3.2.7- Le mécanisme infernal européen : http://www.dailymotion.com/video/xpscqk_ep-7-le-mecanisme-infernal-europeen_news

3.2.8- La vie sans Sarkozy : http://www.dailymotion.com/video/xq2vkp_ep-8-la-vie-sans-sarkozy_news

3.2.9- Spécial Législatives : http://www.dailymotion.com/video/xr788u_ep-9-special-legislatives-non-censure_news

3.2.10- Compétitivité ? : http://www.dailymotion.com/video/xtom7p_ep-10-competitivite_news

3.2.11- Bienvenue dans l’austérité ! : http://www.dailymotion.com/video/xua5k0_ep-11-bienvenue-dans-l-austerite_news

3.2.12- La bataille de l’emploi : http://www.dailymotion.com/video/xupjwq_ep-12-la-bataille-de-l-emploi_news

3.2.13- La droite décomplexée : http://www.dailymotion.com/video/xvr08m_ep-13-la-droite-decomplexee_news

3.2.14- À ta santé ! : http://www.dailymotion.com/video/xvwezt_ep-14-a-ta-sante_news

3.2.15- ANI : Devenez souples ! : http://www.dailymotion.com/video/xyb8vc_ep-15-ani-devenez-souples_news

3.2.16- École en danger : http://www.dailymotion.com/video/xz8sw1_ep-16-ecole-en-danger_news

3.2.17- Un an de changement ? : http://www.dailymotion.com/video/xzw226_ep-17-un-an-de-changement_news

3.2.18- La grande évasion : http://www.dailymotion.com/video/x110kao_ep-18-la-grande-evasion_news

3.2.19- Retraitement de choc : http://www.dailymotion.com/video/x129rw3_ep-19-retraitement-de-choc_news

2.2.20- Travail versus Capital : http://www.dailymotion.com/video/x15q71w_ep-20-travail-vs-capital_news

3.2.21- Le coût du capital : http://www.dailymotion.com/video/x173jv1_ep-21-le-cout-du-capital_news

3.2.22- Révolution fiscale : http://www.dailymotion.com/video/x18l6d5_ep-22-revolution-fiscale_news

3.2.23- Pour l’égalité femmes-hommes : http://www.dailymotion.com/video/x18l6d5_ep-22-revolution-fiscale_news

3.2.24- Aux urnes, citoyens ! : http://www.dailymotion.com/video/x1vb7h5_ep-24-europe-aux-urnes-citoyens_news

3.2.25- Le hold-up démocratique : http://www.dailymotion.com/video/x2a077c_ep-25-le-hold-up-democratique_news

3.2.26- En 2015… : http://www.dailymotion.com/video/x2ej8ls_ep-26-en-2015_news

3.3- Petites vidéos courtes sur la dette

3.3.1- La dette, c’est chouette ! : http://www.dailymotion.com/video/xmv5ob_la-dette-c-est-chouette_creation

3.3.2- La dette, c’est quoi ? : https://www.youtube.com/watch?v=V5NMavzVsOA

3.3.3- Le mécanisme de la dette souveraine : https://www.youtube.com/watch?v=-NcDZQhbIbw

3.3.4- La crise de la dette expliquée en 5 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=mrxUUz3TAdk

Journée Défense du PG le samedi 1er février 2014 – Détails et liens vers les vidéos de toutes les interventions

 

Le 1er février 2014, le Parti de Gauche organisait une journée défense à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)

* L’IRIS est l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Il s’agit d’un établissement de recherche et d’enseignement supérieur dépendant de l’université de Paris XIII – Villetaneuse. Son site internet est ici. Sa page Facebook est ici.
Il est présidé par Pascal Boniface (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter ; voir ici son blog hébergé sur Mediapart et ici sa page Facebook).

* * *

Cette journée était organisée autour de trois tables rondes :

  • la place de la France dans le monde ;
  • des armées et des citoyens ;
  • objectifs stratégiques et moyens.

1ère table ronde : La place de la France dans le monde

Pascal Boniface – La France à l’épreuve de la puissance et de l’Occidentalisme.

Benoist Bihan – La souveraineté nationale, cœur et enjeu de la stratégie de défense de la France.

Amiral Jean Dufourcq – Vulnérabilités stratégiques et posture militaire.

Chloé Maurel – L’ONU d’hier à demain: bilan, enjeux et perspectives pour une ONU plus forte et plus démocratique.

Amiral Claude Gaucherand – Défense européenne et défense nationale: De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires.

Introduction de Jean-Luc Mélenchon

Intervention de Pascale Boniface 

Intervention de l’Amiral Gaucherand

Intervention de Benoist Bihan

Intervention de l’Amiral Jean Dufourcq

Intervention de Chloé Maurel

2ème table-ronde : Des armées et des citoyens

Général Pierre-Dominique d’Ornano – Institution ou société de service ?

Alain Joxe – La stratégie capacitaire eurotan de « sécurité-défense » : répression de toute eurodémocratie sociale.

Yann Le Pollotec – Ni privatisation des armées, ni privatisation de la guerre. Le monopole de la violence armée doit procéder uniquement du peuple français.

Djordje Kuzmanovic – Pour un retour au service national et militaire ?

Intervention du Général Pierre-Dominique d’Ornano

Intervention de Djordje Kuzmanovic

Intervention de Yann Le Pollotec

Intervention d’Alain Joxe


3ème table-ronde : Objectifs stratégiques et moyens

Général Vincent Desportes – Les conséquences stratégiques de la LPM 2014-2019.

Jean-Charles Hourcade – Industrie de défense et souveraineté nationale.

Jean-Philippe Immarigeon – Cyberguerre et Big Datas : l’erreur américaine de la stratégie totale.

Laurent Henninger – Pour une révolution française dans les affaires militaires.

Intervention du Général Vincent Desportes

Intervention de Jean-Claude Hourcade

Intervention de Jean-Philippe Immarigeon

Intervention de Laurent Henninger

*

Conclusion de Jean-Luc Mélenchon

 

Exposé de l’amiral Claude GAUCHERAND – Journée Défense du PG – 01/02/2014

Amiral Claude GAUCHERAND

Ancien conseiller de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT

Thème de l’exposé : Défense européenne et défense nationale : de la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires.

Je me présente en trois mots : marin, aviateur, diplomate aussi. Pilote humanitaire au Sahel. Je suis allé, avec un groupe d’amis, en janvier 2003, à Bagdad, et ailleurs aussi en Iraq, pour dire que la seule arme de destruction massive qu’on pouvait y trouver était l’embargo de l’ONU, malheureusement. Et s’il y a un homme politique qui m’a inspiré, au cours de ma longue vie – je suis né pendant la drôle de guerre – ce serait Pierre MENDÈS-France. Voilà, vous savez tout sur moi.

Je vous livre cette citation, tirée de John LE CARRÉ, un homme très recherché : « Ignorer l’Histoire, c’est ignorer le loup qui est derrière la porte ». Cette citation inspire ce que je vais vous dire par la suite concernant défense européenne et défense nationale et de la cohérence entre politique étrangère et politique de défense. Ce que je vais essayer de vous démontrer en prenant trois exemples, trois exemples de l’Histoire récente de la France. Je reviendrai ensuite à l’analyse de ces politiques dans le cadre de l’Europe et de la France.

Posons comme axiome que la politique de défense constitue un sous-ensemble de la politique étrangère et ces politiques ne devraient pas ressortir à l’appartenance à la droite, au centre ou à la gauche de ceux qui gouvernent mais être celles de la nation car elles ont en commun de devoir s’inscrire dans le long terme et de n’avoir pour seul objet que la préservation et la promotion des intérêts de celle-ci, en premier lieu sa sécurité et sa souveraineté supposée être chère à tous, admettant le principe gaullien soujacent qu’une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts.

Pourquoi le long terme ? Pourquoi pas d’amis ?

Tout simplement pour éviter de reproduire les erreurs passées, pour corriger les dérives présentes. La conduite de ces politiques exige de porter le regard vers l’horizon avec un œil dans le rétroviseur plutôt que de garder le nez sur le guidon.

Pour illustrer mon propos, voici trois exemples relevant de notre seule nation, faute que l’Europe nous en donne de la nation européenne, en admettant même que celle-ci existe.

Quand l’incohérence prend le pas… En 1918, la France et ses alliés ont gagné la guerre. Ont-ils pour autant gagné la paix alors que les traités de Versailles et de Trianon portent en eux les germes des conflits à venir ? En 1924, c’est l’euphorie de Locarno, cosigné par la France, l’Italie et l’Allemagne avec la certitude que la Grande guerre a bien été la der des der, que la SdN voulue par le président WILSON allait être le lieu de règlement de tous les conflits tandis que la France signe les accords d’assistance mutuelle avec la Tchécoslovaquie et la Pologne, ressuscitées lors de la disparition des empires de l’Est. Avec une armée considérée alors comme la première au monde, la France se dote alors d’une politique de défense strictement défensive en contradiction avec ses engagements à l’Est, la ligne Maginot en est une illustration, face à une Allemagne devenue revencharde en mal de produire du beurre mais disposant de canons. Après la réoccupation de la Rhénanie et l’invasion de la Tchécoslovaquie, sans réaction notable de la France, l’alliance de revers avec l’URSS fit défaut et après neuf mois d’une drôle de guerre immobile, la Wermacht balaya nos défenses après avoir terrassé la Pologne. Quels pays avaient donc été nos amis ?

A contrario, la IVe République, pourtant aux prises avec des guerres coloniales, fut plus cohérente. La France mit clairement ses forces sous la coupe du commandement intégré pour faire face à la menace des armées du Pacte de Varsovie. À l’abri du parapluie des forces nucléaires stratégiques américaines, les armées françaises stationnées en Allemagne participaient au dispositif de combat et son armée de l’air mettait même en œuvre, sous contrôle américain, des armes atomiques. Le SHAPE était installé à Fontainebleau, des bases aériennes américaines et canadiennes se trouvaient dans l’Est, le Nord et jusqu’au centre de la France, la sécurité et, pour une large part, les intérêts des Français, furent de cette façon assurés jusqu’en 1958 au prix toutefois d’une allégeance aux États-Unis quotidiennement présentés comme les amis et les libérateurs de la France.

De la guerre d’Indochine à la guerre d’Algérie, en passant par Suez et le discours de Chicago du sénateur KENNEDY (on venait de trouver du pétrole au Sahara !), la France sans amis était diplomatiquement isolée mais, sur le front de la guerre Froide, elle participait, avec ses alliés, à une résistance dissuasive face à la menace soviétique.

Avec le retour du général de Gaulle, la France modifia, de façon harmonieuse ces deux politiques, politique étrangère et politique de défense, la fondant sur une autonomie génératrice d’une souveraineté reconquise. La politique de défense centrée sur un arsenal de défense nucléaire du faible au fort, avec en concomitance la sortie des forces armées du commandement intégré de l’OTAN, allait servir une politique étrangère ambitieuse, ouvrant notre nation sur le monde, la dégageant de la rivalité paralysante de l’antagonisme Est-Ouest et de l’engagement systématique auprès d’Israël. Ouverture sur les pays non alignés, reconnaissance de la Chine de Pékin, indépendance des colonies et de l’Algérie, renaissance d’une politique arabe, la France apparaît aux yeux du monde, avec ses modestes 60 millions d’habitants, comme une référence respectée. Ses intérêts sont servis, sa sécurité aussi assurée que jamais, au prix toutefois du départ d’Algérie d’un million de nos compatriotes et d’une guerre de huit ans militairement gagnée mais politiquement perdue !

La France a des alliés nombreux mais ne compte pas d’amis. Elle n’a pas d’ennemis ouvertement déclarés. Elle est aussi liée à quelques pays africains par des traités de coopération en matière de défense.

La France ne reconnaît que des États mais pas le droit d’ingérence humanitaire. Notre stratégie de dissuasion nucléaire est efficacement complétée par une stratégie dite d’action indirecte consistant, en quelques mots, à placer, préventivement, des unités des trois armées dans les zones maritimes sensibles et dans les DOM-TOM. C’est la politique du sceau d’eau pour arrêter le feu avant qu’il ne se transforme en incendie.

Les cinq composantes du service national contribuent à homogénéiser notre société. L’armée est présente, sous forme de garnisons, dans l’ensemble du pays et les DOM-TOM, prête à intervenir en cas de catastrophe naturelle ou sociale.

Ayant ainsi établi, par ce coup d’œil dans le rétroviseur, la nécessaire cohérence, de mon point de vue, entre politique de défense et diplomatie, c’est-à-dire entre capacités militaires et objectifs diplomatiques, je commencerai maintenant à vous parler des politiques européennes de défense et étrangère. Ce sera bref !

Sortez dans la rue. Demandez à quelques passants de définir ce que l’on appelle la défense européenne. Pilier européen de l’OTAN, défense de l’Europe, participation supplétive des forces européennes au côté des forces américaines ? Quelles missions ? Quels moyens ? Quelles structures de commandement ? Quelle industrie de l’armement. Et cette défense européenne est-elle bien la résultante d’une politique de défense européenne visant à assurer la sécurité et la souveraineté du peuple européen, elle-même sous-ensemble d’une politique étrangère européenne au service des intérêts de la nation européenne ? Vous n’entendrez plus le mot « européen » dans ma bouche par la suite…

Poser ces questions, c’est évidemment y répondre. Rien de tout cela n’a été clairement défini et moins encore réalisé. A vrai dire, si je vais encore en parler, la défense de l’Europe est assurée, comme chacun sait, par l’appartenance à l’OTAN et aux structures du commandement intégré, c’est-à-dire essentiellement par la puissance états-unienne avec ses 750 et quelques bases réparties sur toute la surface du globe et son budget supérieur à la moitié de ce qui se dépense dans le monde dans ce secteur d’activité. Tandis que pour prix de leur vassalisation, les pays européens rognent sans cesse plus sur leur budget de défense, apprennent la langue anglo-américaine, la culture anglo-américaine, le mode de pensée et de vie américain dispensé largement par les médias.

Alors y-a-t-il une politique étrangère de l’Europe autre que le suivisme de celle que Washington définit ? Et ce tout simplement parce qu’il est clair qu’en Europe, à part la France, il n’y a jamais eu de volonté de construire une défense commune parmi les nations qui la composent, nations qui, pour celles venant du pacte de Varsovie, ont toutes dû passer par la case OTAN avant d’entrer dans le club européen.

J’en viens maintenant aux politiques nationales.

Je voudrais tout d’abord rappeler les propos tenus par James BAKER (secrétaire d’État américain de George BUSH père) à Berlin en 1991, quelques mois après la chute du mur et la première guerre dévastatrice contre l’Iraq fixant pour objectif, à l’horizon 2011, déjà dépassé quand même, la constitution d’une communauté euro-atlantique de Vancouver à Vladivostok. Et, associés à cette déclaration, les propos de Robert Mc NAMARA (président de Ford puis secrétaire à la Défense des présidents KENNEDY et JOHNSON, de 1960 à 1968 et ancien Président de la Banque mondiale de 1968 à 1981) peu soupçonnable d’anti-américanisme primaire. Je cite : « les États-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans respect pour les préoccupations des autres sont devenus un État-voyou ». Voilà pourquoi il est nécessaire de dégager notre pays d’une politique étrangère et de défense qui l’inféode chaque jour davantage audit État voyou autoproclamé plus grande démocratie du monde.

Dans l’univers mondialisé qui est le nôtre, tous les pays sont interdépendants. C’est pour cette raison que je préfère la notion de souveraineté à celle d’indépendance que le général De Gaulle définissait ainsi : « une constitution qui l’affirme, une armée qui la protège, une monnaie qui la manifeste, un peuple rassemblé qui la soutient ». Je vous laisse mesurer l’état de dépendance et d’assujettissement auquel, en quarante ans, quatre présidents ont rabaissé la France car la France aujourd’hui, c’est une constitution régulièrement charcutée à l’injonction de ses gardiens, une armée professionnalisée ne sachant plus quel drapeau elle sert, celui de l’Europe, celui de l’OTAN, les trois couleurs, une monnaie sans nationalité, un peuple fracturé où apparaissent chaque jour de nouveaux clivages, communautés ethniques et religieuses, voire générationnelles et régionales, sinon régionalistes.

Alors quelle politique étrangère pertinente ? Eh bien définissons-là ! Elle doit répondre, avant toute chose, à la préoccupation de la sécurité extérieure. C’est ce qui en fait la cohérence et l’unité et c’en est la colonne vertébrale.

La France ne connaît plus de menace directe à ses frontières. De ce point de vue nous pouvons nous considérer, au moins pour quelques temps, en sécurité. [Rires dans l’auditoire]. Ceci date de la disparition du Pacte de Varsovie, considéré depuis 1945, comme la menace permanente et proche des frontières de l’Est et omniprésente sur et sous les océans. Cette situation nouvelle tient donc, non pas à un changement intérieur mais à un changement du monde extérieur avec la disparition du choc des deux blocs et l’émergence ou la renaissance de multiples nations. Il n’y a jamais eu autant de nations aux Nations-Unies.

Simultanément, du fait de la mondialisation et de la croissance exponentielle des moyens de communication, le monde est devenu un village et ce qui se passe ici peut avoir des répercussions à l’autre bout en moins de temps qu’il ne faut pour en faire l’évaluation.

Nous pouvons qualifier le monde actuel, vu de chez nous, d’à la fois global et national, ne présentant pas, à court terme, de menace à nos frontières. Ce n’est donc pas sur celle-ci que se jour, à l’heure actuelle, la sécurité de la France ni en Europe mais à l’échelle du monde. Cela se joue en premier lieu – et je rejoins [il montre de la main, à sa droite, Pascal BONIFACE] à l’ONU, au conseil de sécurité, dont notre pays occupe un des cinq sièges permanents. Cela se joue dans le suivi et l’application des grands traités comme, par exemple, celui de non prolifération nucléaire. Cela se joue enfin dans la sauvegarde de la crédibilité de l’autorité des organismes mondiaux, au premier rang l’ONU, mais ça peut être l’OMC, le HCR, le G8 ou ce que vous voulez, quand telle hyperpuissance que je ne citerai pas voudrait les utiliser à son seul profit. Je vous rejoins encore [il montre Pascal BONIFACE].

En résumé, la politique étrangère dont nous avons l’ambition pour notre modeste pays, doit être d’ouverture mondiale et d’ancrage national. En avons-nous la vocation ? En avons-nous les moyens ? Et en avons-nous la volonté ? J’aurais peut-être pu commencer par la volonté…

La France est une nation dont le ciment est fait d’une histoire déjà longue, et une langue, le français. Son histoire de puissance à la fois continentale et maritime, c’est là un fait, témoigne qu’elle est tournée vers le grand large. Et les continents qu’elle a visités de façon guerrière en Europe, par esprit de conquête ou simplement par défense, mais aussi par la colonisation, mais aussi par le commerce et les idées, comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qu’elle veut croire de portée universelle.

Sa langue, récemment encore, était celle de la diplomatie ; elle est partagée par les pays de la Francophonie ; elle témoigne, elle aussi, de son ouverture sur le monde. C’est pourquoi notre politique étrangère ne doit pas être celle d’un membre parmi 28 du conseil européen mais bien celle d’un membre permanent du conseil de sécurité car c’est effectivement à ce niveau que se joue sa sécurité à long terme comme au quotidien et cela en s’appuyant sur sa qualité de membre éminent de la Francophonie.

Alors, quid de la politique de défense associée ?

De tout ce qui précède, trois conclusions peuvent être tirées concernant la politique de défense. La première est qu’il nous faut une défense nationale, avec une armée mais aussi une industrie d’armement toutes deux nationales.

Pourquoi une armée nationale ? Parce qu’à tout moment, elle doit être à la disposition du politique, de la politique qu’elle sert et donc du gouvernement qui la définit. Ce dernier doit en avoir la totale maîtrise et jouir de la flexibilité de son emploi. C’est-à-dire, pour partie au moins, le contraire de ce que nous vivons aujourd’hui !

La deuxième est qu’il est nécessaire, vital même, de maintenir la force stratégique de dissuasion nucléaire, en la modernisant de façon continue pour en assurer la crédibilité tant au regard des plus puissants que nous mais aussi à l’égard de ceux qui disposent d’un pouvoir de nuisance sur le sol français de métropole ou d’outre-mer et de façon plus générale sur nos intérêts vitaux, pouvoir de nuisance qui serait considéré comme intolérable.

L’erreur de nos dirigeants après la réunification de l’Allemagne, a été de croire qu’avec la fin du Pacte de Varsovie, le temps était venu de jouir des dividendes de la paix avant de profiter de ceux de l’Europe puis de ceux de l’OTAN. Sans prêter attention à la poussée de fièvre impérialiste qui anime les dirigeants états-uniens, Démocrates et Républicains confondus, clairement définie dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain publié en l’an 2000 et dont je vous conseille la lecture, si vous ne l’avez pas déjà lu.

Si gouverner c’est prévoir selon Talleyrand, et choisir selon MENDÈS-France, alors il convient de regarder au-delà de l’horizon des prochaines élections pour évaluer les risques potentiels de la situation à moyen et long termes puis faire les choix politiques, technologiques, industriels, qui s’imposent.

Ce monde apparemment sûr et stable qui nous entoure l’est-il autant que cela ? Et si l’Europe qu’on dit unie venait à éclater comme ce fut le cas de la Yougoslavie et de l’URSS, et si l’OTAN qui tient son monde dans ses filets venait à se dissoudre comme l’a fait le Pacte de Varsovie, et si la plus grande démocratie du monde devenait un État totalitaire disposant des Patriot Act I et II, les intérêts voire les égoïsmes nationaux apparaîtraient alors dans toute leur force. Qu’en serait-il alors de la sécurité de la France ?

Que se passerait-il si telle ou telle puissance menaçait nos voies de communication maritime vitales, ou l’un ou l’autre de nos territoires d’outre-mer ou tel pays ayant avec la France un accord de coopération en matière de défense ?

L’arme nucléaire reste, en la matière, le bon choix, non seulement l’arme mégatonnique de la dissuasion du faible au fort et du tout ou rien, mise en œuvre par la Force Océanique Stratégique, mais l’arme kilotonnique dont l’hypothèse d’emploi est d’autant plus crédible que modulable en puissance. C’est celle avec lesquelles opèrent l’armée de l’air et l’aviation embarquée à partir des porte-avions susceptibles d’être déployés sur tous les océans et toutes les mers.

Maîtriser l’arme nucléaire est enfin un titre à participer à l’ordre nucléaire mondial. C’est bien ce qui donne à la France voix au chapitre lorsqu’il s’agit d’essais, de traités ABM ou de prolifération. N’en déplaise à Messieurs JUPÉ, ROCARD, MORIN, au général NORLAIN et consorts…qui, pour mémoire, ont fait une déclaration disant qu’il fallait se désarmer.

Notre nation est-elle aussi unie et indivisible que cela ? Professionnalisée, en effectifs trop réduits au regard des opérations coûteuses dites du maintien de la paix et de guerre contre le terrorisme, avec une carte des garnisons réduite à peau de chagrin, les armées sont peu à peu usées et coupées de la nation dont elles ne sont plus le creuset.

Pour ceux dont l’objectif est la disparition de la plus ancienne des nations en Europe, c’est là l’occasion de susciter et d’envenimer des troubles. Est-il impensable d’imaginer une Moldavie alsacienne, un Kosovo languedocien, une Bosnie provençale, une Macédoine bretonne ou une Croatie catalane ? Aurions-nous la capacité militaire et la force morale de contrer de telles choses ?

Restaurer une armée de conscription et un service national apparaît comme un des moyens de réunir la nation et de prévenir de tels évènements.

Alors quelles actions et quelles conséquences, pour conclure, convient-il d’assumer ?

Dans un premier temps, il faut faire des choix quasi-philosophiques qui touchent aussi àç d’autres domaines car tout se tient : diplomatie, économie, culture, idéologie.

Quel monde choisissons-nous ?

Primauté du droit international ou celle de la force et de la guerre préventive ? Respect de la souveraineté des nations ou devoir d’ingérence humanitaire ? Indépendance souveraine ou assujettissement à l’hyperpuissance ? Économie contrôlée ou libéralisme sans freins ? Ouverture sur l’islam, la Russie, l’Inde et la Chine ou droits-de-l’hommisme érigé en doctrine ? Voilà les questions. Je n’y réponds pas !

Il y faudra une volonté politique sans faille s’appuyant sur une opinion publique avertie pour mener une politique de rupture, passant, après le rejet par le peuple français du projet de constitution en 2005, à la dénonciation des traités européens et du traité de l’Atlantique Nord et la reprise du contrôle national des forces armées.

Par ailleurs, maintenir un effort particulier dans le domaine de la défense, plus que jamais reposant sur une force de dissuasion nucléaire tous azimuts, car il est clair que sa maîtrise constitue, aujourd’hui encore, l’assurance ultime.

Une défense qui impose également la reprise du contrôle par l’État des industries liées à l’armement. Il y a un intérêt vital et stratégique à ne pas les laisser aux mains de groupes financiers sans frontière. Le chemin sera long et difficile. Il y faudra des sacrifices de confort fondés sur une solidarité collective.

Enfin, si l’on veut bien admettre que toute entité divisée est condamnée à périr – ce n’est pas Charles de Gaulle, c’est la Bible ! – toute politique doit tendre à refaire l’unité de notre pays en réduisant toutes les formes de communautarisme, ethnique, religieux, régionaliste. De ce point de vue, la remise en place d’un service national, tant civil que militaire, pour jeunes gens des deux sexes, constituerait un élément essentiel de l’homogénéisation de la société où toutes origines confondues, se retrouverait la jeunesse, occasion de déceler en plus illettrisme et carences sanitaires et de découvrir quelques valeurs civiques et enfin la signification du drapeau.  Je précise que le service national n’est pas que le service militaire et il comprend cinq branches différentes.

L’indépendance nationale et la souveraineté ont un coût. Ce sera celui d’une guerre larvée dans tous les domaines avec Washington et ses féaux européens en attendant que l’exemple, une fois donné, les choses changent aussi dans le reste de l’Europe. C’est à un conflit long, sournois, multiforme qu’il faudra faire face, celui, millénaire, que conduisent les nations contre les empires. Couvrant toute la panoplie des armes, militaires peut-être, diplomatiques sûrement, économiques et financières bien sûr, de façon plus insidieuse culturelle aussi, les médias en étant les efficaces vecteurs, tandis que l’anglais est langue impériale, cherche et réussit à s’imposer comme langue officielle unique des organismes internationaux de toute nature.

En dépit des manifestations d’amitié franco-américaine séculaire, c’est à toutes ces armes auxquelles notre nation se frotte depuis 1944, année de notre libération. Il faudra aussi compter avec le soutien passif ou actif de tous ceux pour qui une telle attitude de la France serait la bienvenue, conforme à ce qui est souvent attendu d’elle, par les plus démunies des nations mais aussi parmi les plus puissantes.

À ce moment de son histoire où la France est enchaînée à l’Europe et à l’OTAN, de la lutte du bien contre le mal, de la civilisation contre la barbarie, nous devons nous poser cette question, cette première question : est-ce bien là la philosophie de notre nation dans sa relation au monde ?

J’ose croire, avec TOCQUEVILLE, que notre peuple, lorsqu’on l’a arraché à son logis, à ses habitudes, est prêt à tout oser, ingouvernable dès que l’exemple de la résistance est donné quelque part, jamais si asservi qu’il ne puisse encore briser le joug.

Je vous remercie.