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États-Unis : la guerre civile froide… en attendant pire ! – Par Pierrick TILLET alias le Yéti – le 20/02/2017

Source : blog de Pierrick Tillet alias le Yéti. Le billet ci-dessous reproduit est ici.

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Membres d’une milice de supporters pro-Trump armés de fusils semi-automatiques à Atlanta le samedi 18 février.

Quittons un instant la scène lamentable de la présidentielle française et voyons ce qui se passe aux États-Unis depuis l’élection du vilain canard Trump. Eh bien, nous assistons-là à une véritable guerre civile froide entre les partisans de l’establishment défait et le nouveau président.

Une guerre totale de l’information entre les services secrets et militaires américains — CIA, FBI, Pentagone — ligués contre la nouvelle équipe dirigeante avec le secours frénétiques des médias mainstream.

Là où la guerre devient civile, c’est quand une partie de l’opinion, celle il faut bien le dire des classes huppées et de l’intelligentsia artistico-culturelle. se ligue avec une hystérie totalement aveugle au concert d’imprécations et de coups tordus des néocons contre les archicons(ervateurs) républicains de la Maison Blanche.

« Les États-Unis sont maintenant dans la situation extraordinaire où la gauche libérale/progressiste est alliée avec les néocons contre la démocratie. Le parti de gauche libéral/progressiste fait pression pour une mise en accusation d’un président qui n’a commis aucune infraction impeachable. Les néoconservateurs ont déclaré leur préférence pour un coup d’État profond contre la démocratie. Les médias dressent un barrage constant de mensonges, d’insinuations et de désinformation. Et pendant ce temps, le public américain insouciant regardent le show en suçant son pouce » (Paul Craig Roberts).

Cette hystérie qui conduit au chaos

Entendons-nous, certaines mesures imbéciles prises par le gouvernement Trump méritent incontestablement le tollé qui les accueille : les décisions régressives contre les minorités et les femmes (droit à l’avortement, par exemple), l’interdiction de territoire US faite à des pays à dominante musulmane…

Mais pas sûr que l’Amérique profonde se désole du rapatriement de ses usines emblématiques (automobiles, notamment) sur le sol de l’oncle Sam.

On peut également trouver grotesques les gesticulations anti-iraniennes et anti-chinoises du nouvel élu (quoique Trump ait déjà mis un sérieux coup de frein à celles contre Pékin). Mais que trouver à redire à sa dénonciation de l’interventionnisme américain tous azimuts et à la volonté affichée de rabibocher les rapports avec la Russie ?

Le problème des guerres civiles, mêmes froides, c’est qu’elles ne laissent guère place aux nuances de jugement. Et quand ces nuances, disparaissent, quand l’hystérie triomphe, eh bien c’est le chaos qui surgit. Et dans un pays où tout le monde ou presque est armé (cf. photo ci-dessus), les guerres froides menacent vite de s’enflammer et de dégénérer,

Vous me direz, ça concerne les Américains, pas nous. Le problème c’est que l’influence de ce qui se passe aux États-Unis déborde largement leur frontière.

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine par Bruno GUIGUE le 10/01/2017

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Pour justifier l’ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l’affabulation et un manque évident d’imagination. Les dirigeants US n’oublient jamais d’inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. C’est plus fort qu’eux, elle a comme un arrière-goût de réchauffé. Le plus étonnant, donc, n’est pas que Washington fasse preuve d’une telle répétition dans son répertoire, c’est plutôt qu’on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.
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Premier cas d’école, la guerre du Vietnam. En août 1964, « l’incident du Golfe du Tonkin » fait opportunément basculer l’opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions viet-congs.
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A l’époque, la presse occidentale reprend mot pour mot la version officielle, accréditant la thèse d’une agression nord-vietnamienne qui serait responsable de l’escalade militaire. Pourtant, cette narration de l’incident est totalement fictive. Elle a été fabriquée de A à Z. En réalité, aucune attaque n’a eu lieu. Le « Maddox » était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes et non dans les eaux internationales. Il a bien tiré 350 obus, mais dans le vide, contre un ennemi parfaitement imaginaire, pour faire croire à une attaque. Mais peu importe. Il fallait démontrer l’agressivité criminelle du camp adverse, lui faire porter la responsabilité d’une guerre totale. Elle fera trois millions de morts, et les USA la perdront.
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Deuxième cas d’école, la guerre contre l’Irak. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 fournissent à l’administration Bush un prétexte idéal pour lancer une vaste offensive au Moyen-Orient. Elle passe d’abord par la destruction du régime taliban en Afghanistan (pourtant installé avec la bénédiction de Washington), puis par l’attaque contre l’Irak de Saddam Hussein (mars 2003). Privée de toute légitimité internationale, cette agression militaire contre un Etat qui ne menace personne se prévaut, officiellement, d’un double « casus belli ». Bagdad détiendrait des armes de destruction massive représentant un danger mortel pour la sécurité collective, et le régime baasiste fournirait une aide logistique à l’organisation terroriste Al-Qaida.
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Comme pour l’incident du Golfe du Tonkin, cette double accusation est une monstrueuse affabulation. On eut beau faire semblant de les chercher, on n’a trouvé aucune arme de destruction massive en Irak, ni aucune connivence entre le régime irakien et l’organisation terroriste fondée par Ben Laden. En revanche, l’implication des services secrets américains et saoudiens dans les attentats du 9/11 est un secret de polichinelle. La version officielle permet donc d’occulter cette responsabilité (qui reste obscure dans ses détails) en se livrant à une inversion accusatoire. Pour justifier la liquidation d’un Etat qui s’oppose à ses ambitions, Washington l’accuse de ses propres turpitudes. Habituée à avaler des couleuvres, la presse occidentale reproduira servilement l’argumentaire contre Bagdad.
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Troisième cas d’école, la Syrie. A partir du printemps 2011, une contestation minoritaire et encouragée de l’extérieur, sur le modèle préfabriqué des « révolutions arabes », réclame la destitution du président syrien. Des provocations et des attentats créent un climat de guerre civile, aggravé par l’aide massive que fournissent à la rébellion armée les puissances occidentales et les pétromonarchies du Golfe. Refroidi par les fiascos afghan et irakien, Washington préfère intervenir contre Damas en utilisant des « proxys », des organisations de mercenaires. Mais une partie de l’establishment, acharnée, veut provoquer la chute de Bachar Al-Assad en persuadant Barack Obama d’infliger des frappes aériennes aux forces syriennes.
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Pour justifier cette intervention, il faut évidemment un prétexte. On va vite le trouver ! Par l’horreur qu’il inspire, l’usage de l’arme chimique contre des populations civiles constitue le motif idéal. Le 21 août 2013, des images d’enfants gazés dans la banlieue de Damas font le tour du monde. Faute de preuves, les enquêteurs de l’ONU ne désignent aucun coupable. Une étude menée par le prestigieux MIT révélera que cette attaque ne pouvait provenir que des zones rebelles. Mais c’est trop tard. La machine à mensonges tourne à plein régime. Accréditée par Washington, avalisée par ses alliés, la version officielle est reprise par la presse et les ONG subventionnées. Elle devient « la vérité » sur le conflit syrien, le prétexte de l’ingérence étrangère et le faux-nez du néo-colonialisme.
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Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d’autres ! La liste des pays qui ont subi l’ingérence fomentée grâce à la manipulation de l’opinion est interminable (Soudan, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le « casus belli » requis par l’ingérence en tétanisant l’opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l’invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère. Lyndon Johnson invente des vedettes-lance-torpilles, Colin Powell brandit sa fiole de jus de pomme à l’ONU, Barack Obama désigne le coupable d’une attaque chimique organisée par ses protégés. Tout est bon pour édifier le bon peuple.
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La formule-clé de cette politique, c’est « mensonge, fausse bannière et vidéos ». Le mensonge est l’élément générateur de la guerre impérialiste, sa matière première, son carburant. La fausse bannière (le « false flag ») est son modus operandi préféré, car il autorise l’inversion accusatoire, l’imputation de ses propres crimes à l’adversaire qu’on veut abattre. Les vidéos, enfin, sont l’instrument de communication qui donne corps à la fable fondatrice. Avec la force persuasive de l’image, en jouant de ses effets de réel, elles permettent de substituer une post-vérité construite à la simple véracité des faits. Ce n’est pas un hasard si le Pentagone a dépensé 500 millions de dollars pour fabriquer de fausses vidéos djihadistes, et si les Casques Blancs, en Syrie, montaient leur vidéos dans de décors de cinéma.

Vous n’êtes pas de gauche ? Dîtes-vous tout simplement humains et pour une société globale éthique et équitable – Par Claire BOUTHILLON le 25/02/2016

Vous dites : « scandaleux, je ne suis pas de gauche, mais je suis contre le massacre des acquis sociaux ».

Vous dites : « Je ne suis pas de gauche du tout. Mais certaines choses sont importantes. »

POUR UN PACTE SOCIAL :

De gauche, surtout celle-là, ne veut plus rien dire, mais nous croyons au progrès. Nous avons avant tout un gros problème démocratique d’une emprise États-unienne (atlantiste) parasite sur nos vies, notre budget, nos normes de sécurité ; qui s’acharne dans la déconstruction de ce que le Conseil national de la Résistance avait édifié après-guerre dans un principe mutualiste.

Le Grand Marché Transatlantique (TAFTA) impose à l’Union Européenne comme aux autres blocs géopolitiques du monde, de mettre fin aux protections diverses liées à l’hygiène, l’écologie, l’indépendance des entreprises, conteste notre autodétermination à décider de notre existence dans le quotidien, à nous nourrir et à cultiver nos sols comme nous le voulons qui hypothèque nos terres remembrées et de plus en plus impossible à entretenir en les polluant, gérées de plus en plus par des autorités financières étrangères. L’OTAN s’installe sur notre sol avec ses bases militaires. Nous sommes pris en otage.

Les USA, par leur puissance militaire devenue le secteur d’économie le plus vital pour eux, par la puissance d’un dollar dématérialisé dans les transactions, mettent en danger l’équilibre du monde en s’érigeant en monnaie virtuelle commune de référence, désorganisent les démocraties des pays du Sud en créant artificiellement des instabilités sociales, des régimes autocrates (Amérique latine, Moyen-Orient) à leur solde. Ils terrorisent les zones de l’hémisphère Sud en imposant leurs produits, en s’appropriant les ressources, qui provoquent les grandes migrations de la misère et des guerres que nous connaissons actuellement et qui mettront en danger notre propre équilibre. Ils soutiennent les régimes néo fascistes théocratiques et sectaires qui ont été à l’origine de l’État Islamique comme l’Arabie Saoudite et le Qatar. Défont la laïcité pour créer des divisions dangereuses en encourageant un prosélytisme communautariste dans l’espace public, pour nous « occuper » et empêcher de nous unir contre leur dictat économique. Ils entretiennent la déstabilisation des pays du Sud avec des trafics en tous genres dont et surtout les armes par-dessus le transfert abusif des ressources énergétiques et minières qui empêche leur développement. Ils se nourrissent et s’enrichissent sur l’horreur des génocides et des guerres civiles en finançant l’État Islamique. Notre diplomatie française et européenne sont complices et salissent ici en France notre réputation de « patrie des droits de l’Homme ».

Ils nous imposent une diplomatie aux ordres qui porte en elle une inconséquence belliqueuse et humiliante, dans des risques de guerres terribles contre l’URSS par le biais de l’Ukraine et du Moyen-Orient. Heureusement, la Fédération russe résiste en demandant un renforcement altermondialiste d’une réforme des Nations-Unies que nous soutenons et qui doit donner à son Conseil de Sécurité, toute latitude pour permettre à l’hémisphère Sud de prendre part aux décisions internationales.

COMMENT NOUS INVESTIR ?

Il s’agit d’une part dans notre « insoumission » de recouvrer notre propre indépendance étatique aux uns et aux autres, en finir avec la dette publique odieuse créée par les banques d’affaires internationales, en pesant de tout le poids de notre seconde puissance sur l’Union Européenne actuelle, qui ne sert qu’à les maintenir en vie. Nous priorisons notre souveraineté à notre appartenance européenne. Nos gouvernances sont par trop soumises, sans plus de liberté de manœuvres. Rendons les commandes aux populations associées aux grandes décisions en nous tournant vers des compétences de terrain par métiers, secteurs de production ré industrialisés, recherche, conditions sociales etc.., et rendons à l’État sa force d’intervention quand, avec une démographie aussi dynamique, nous avons ici des besoins structurels et d’équipements importants pour nos jeunes d’avenir.

Nous sommes des « insoumis » lucides, concrets, qui portons des solutions auxquelles nous contribuons librement individuellement ou en tant que collectifs divers, qui associons les entreprises qui nous emploient et qui souffrent d’une assistance financière et fiscale éhontée en faveur de très grandes entreprises transnationales, la plupart des jeunes étant formé(e)s par des PME PMI qu’elles engagent ensuite à leur dépend pour leur propre profit ; entreprises petites et moyennes tenues à la gorge par les charges, la rigidité des banques devant leurs besoins de trésorerie, mais aussi par les exigences terribles de ces clients qui pour être de grandes puissances financières honteusement défiscalisées sans contrepartie d’engagements, les prennent en otage au travers de leurs carnets de commandes : car ces entreprises petites et moyennes sont leurs principaux sous-traitants. A elles tous les risques liés aux Ressources Humaines, aux engagements sociaux, à la qualité-produit. Les entreprises transnationales qui sont leurs mandants, engrangent les profits liés à la qualité de production des plus petites qui abondent leurs bénéfices, lesquels, au lieu d’être réinvestis dans les outils de travail, la recherche, la formation des salariés pour plus de qualification etc… dans une redistribution harmonieuse en faveur de la société, sont donnés très majoritairement aux actionnaires, notamment à des fonds de pension internationaux, le plus souvent Nord-américains, qui régissent entre autres les retraites des électeurs d’Angela Merkel qui a une population très vieillissante. Ces actionnaires provoquent des délocalisations d’entreprises bénéficiaires et s’approprient nos brevets, qui sont notre patrimoine commun à côté de notre patrimoine historique vendu aussi à la découpe… pour rembourser cette dette publique artificielle.

Il y a en outre un problème parasite de tentatives d’appropriation des populations de l’Est et du Sud de l’Europe pour pourvoir aux besoins de production en Allemagne qui se retrouvent en servage à bas coût, employables dans des modalités de « souplesse extrême » à l’avantage de ces entreprises esclavagistes, qui créent une précarité générale, une paupérisation, une régression de l’espérance de vie pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale. La France est entrée dans ce schéma lugubre qui touchera tout le monde.

D’autres qualifiés s’exilent aux États-Unis pour subir les mêmes critères de servage dont nous voyons en Grande Bretagne une déstructuration totale des conditions de travail. Macron nous y amène, ainsi que la mise à plat du Code du Travail. Ce sont des jeunes hautement qualifiés que notre Éducation a formés.

ON NE PEUT PLUS CONTINUER COMME AVANT

Si vous voulez vous en sortir et ménager l’avenir de vos enfants, même si actuellement vous vous sentez privilégiés et sécurisés, faites abstraction de la question corruptible des politiques actuelles. Nous avons décidé de nous affranchir de leurs appareils qui se sont rendus complices directement ou indirectement des logiques de pouvoirs d’une politique des places. Nous ne sommes pas pour le nivellement par le bas, mais pour nous tirer ensemble vers le haut dans des limites décentes de répartition de la richesse.

Un très proche de ma famille, qui ne s’est jamais considéré de gauche, ni de droite, vient de sauter le pas en lisant les différents projets sur jlm17.fr. Il n’a aucun idéal à défendre. Il n’aime pas particulièrement Jean-Luc Mélenchon mais il pense qu’il résistera aux pressions nécessaires. Ce proche est un pragmatique. C’est un électeur et un citoyen responsable, profondément républicain.

Il a considéré que le projet géopolitique, Défense, économique, social, auquel les « insoumis » adhèrent derrière Jean-Luc Mélenchon, surtout dans la transition écologique, grande pourvoyeuse d’emplois : était réalisable. Et par-dessus tout, il a considéré que pour recouvrer une France éthique et équitable, qui fait monter tout le monde ensemble dans un développement raisonné, qui puisse retrouver sa force diplomatique reconnue et universelle ; il convient comme nous le pensons, de restituer de manière souveraine, un cercle vertueux du fonctionnement de l’État qui repose sur un contrôle référendaire allant jusqu’à la révocation des élu(e)s, mettant fin au cumul des mandats, qui associe toutes les forces vives en démocratie participative, avec un contrat social et économique donnant-donnant avec les forces de production et financières, actuellement les 1% qui exploitent les 99%. C’est là que s’est déplacée la Lutte des Classes. Nous devons compter et peser dans l’interdépendance des peuples du monde. Nous devons empêcher les finances toxiques incontrôlables qui menacent de faire éclater encore la bulle financière mondiale. Alors que nous n’avons pas résorbé celle de 2008, liée aux subprimes, que nous remboursons à la place des banques responsables.
D’abord et avant tout, ce proche qui pense comme vous qu’il n’est pas de gauche, ni de droite, qui est un homme debout, s’engage parce que la planète est à la limite de ce qu’elle peut supporter de nos saccages. Nous sommes au bord de l’effondrement. Vous pouvez avec nous stopper cela. Et contribuer avec vos idées, même si vous n’êtes pas d’accord sur www.jlm2017.fr.

VOTEZ VOTRE PROPRE GOUVERNANCE !

Il n’y a plus ni droite ni gauche : il y a des exploiteurs et des profiteurs en Républiques bananières généralisées dans le monde et qui se tiennent ensemble, avec lesquelles il faut en finir ! A bas les oligarques, élaborons ensemble une nouvelle constitution et remplissons nos institutions de nos métiers, de notre savoir-faire et de notre force citoyenne de propositions, en créant une véritable alternance. Nous ne voulons plus être dépendants de l’Économie. L’Économie est à notre service car l’Homme est au centre de nos préoccupations. Donnons sens à notre vie, dans le bonheur d’être solidaires.

La première expertise est celle de la vie. C’est notre pertinence pour décider de la façon de nous en sortir.

Bientôt les « boys » de retour sur le sol français ?

Le Président de la République, François Hollande, s’apprête à autoriser les légions de l’Empire états-unien à revenir s’installer dans des bases militaires sur le sol de la République française alors que le général De Gaulle les en avait éjectées en 1966, dans une décision courageuse et géniale qui était en quelque sorte une déclaration d’indépendance.

De l’extrême gauche à la droite “gaulliste” en passant par presque toutes les nuances de la gauche et de la droite, nous savons à quel point les États-Unis sont un empire malfaisant, fauteur de guerres ouvertes et larvées au seul bénéfice de leur caste oligarchique et ce depuis plus de 200 ans qu’ils existent.

L’opinion du peuple français est très largement hostile à cette puissance belliciste. C’est pourquoi la décision de 1966 ne provoqua d’émoi que dans les sphères atlantistes, c’est-à-dire dans ces allées du pouvoir qui n’avaient pas été entièrement épurées après l’épisode de Vichy.

Cette puissance souvent ouvertement malfaisante est aussi, en coulisse, via sa CIA et la galaxie de l’État profond, l’organisateur, le facilitateur et le logisticien de centaines, voire de milliers, de coups d’État et d’assassinats de dirigeants dans le monde entier depuis au moins 70 ans !

Les guerres menées par les États-Unis, depuis les génocidaires “guerres indiennes”, ont causé la mort de dizaines, voire de centaines de millions de personnes depuis que cet État voyou et terroriste existe sur la scène mondiale.

En outre, l’alliance de poids et de longue date entre les États-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite pour ne citer que ces deux alliés-là, font que ces trois puissances menacent en permanence la paix du monde. Mais ces menaces ne sont pas que des menaces puisque depuis des décennies, la guerre est permanente avec des conflits ouverts en tel ou tel endroit du monde.

De Gaulle savait pourquoi il avait exigé le départ des forces armées américaines de notre sol et le retrait simultané de la France du commandement intégré de l’OTAN. En faisant cela et en ayant doté notre pays d’une force de dissuasion nucléaire autonome, il nous a protégés de toute agression venue de l’Empire, comme il nous a protégés de toute vassalisation. Mais après son départ, dès Pompidou, la politique diplomatique française a recommencé à s’assouplir vis-à-vis des États-Unis et à être beaucoup plus accommodante avec les caprices et les folies guerrières et impériales des État-Unis.

Chirac sut maintenir, pendant sa présidence de 12 ans, une certaine flamme française autonome comme en témoignent deux décisions très mal vécues par les dirigeants états-uniens:

1/ d’une part le refus que Chirac (alors Premier ministre de la première cohabitation) a opposé au Président Reagan en 1986 quand le Président des États-Unis a demandé à la France de pouvoir survoler notre territoire à l’occasion de l’expédition punitive contre la Libye de Kadhafi.

2/ d’autre part, bien sûr, le refus de soutenir la guerre en Irak de Bush fils et le combat diplomatique que la France mena alors pour convaincre nombre de pays, notamment d’Afrique, de refuser de voter à l’ONU la résolution présentée par les États-Unis. On se souvient de la grandeur de notre pays incarné alors par le ministre des Affaires étrangères du moment, Dominique de Villepin.

Pendant ces années où la France disait “Non” aux États-Unis, toute une série de leaders défilaient à l’ambassade des États-Unis à Paris pour dire tout leur mépris de “l’arrogance française” et leur soutien aux positions des États-Unis. Parmi ces gens, il y en avait qui étaient dans des fonctions de pouvoir et cela fait que leurs actes sont donc constitutifs du crime de haute trahison (certes opportunément supprimé de la constitution française par Sarkozy devenu Président de la République en 2007). Lui, justement, fut de ces traîtres à la “patrie républicaine des Français” pour reprendre une expression chère à Jean-Luc Mélenchon. Mais il était un parmi beaucoup, beaucoup d’autres. Ces Atlantistes et ces traîtres pullulaient par exemple au P.S. Un certain Pierre Moscovici en fut avec pas mal d’autres “socialistes”…

Cette flamme française qui brûlait indépendamment des volontés impériales et guerrières états-uniennes, c’est Sarkozy devenu Président qui l’a éteinte.

Et c’est Hollande qui, après avoir fait, à son tour, acte de subordination dès le lendemain de son élection à la Présidence de la République française (on se souvient avec rage et dégoût de son voyage à Washington pour le sommet de l’OTAN), est sur le point d’effacer totalement l’indépendance française, déjà largement entamée tant sont nombreuses et béantes les entailles à notre souveraineté.

Quand on examine aujourd’hui la situation globale, avec ce que nous fait déjà subir l’Union européenne, et avec la menace de plus en plus proche de vivre l’immense régression qu’engendreront le TAFTA et les autres traités du même ordre en cours de discussion, si en plus les forces armées de l’Empire malfaisant reviennent durablement sur le sol français, cette fois, nous serons devenus pour de bon un simple dominion qui n’aura même plus les pouvoirs d’un État fédéré des États-Unis.

Là franchement je commence à avoir la trouille !

C’est le peuple français tout entier – et pas seulement une fraction, un parti ou un clan politique – qui va devoir se lever pour de bon ! L’heure est gravissime !

Il va vraiment falloir refonder un nouveau CONSEIL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA RECONQUÊTE !

Post-scriptum: Nous sommes le peuple souverain et seul ce que nous avons adopté par référendum peut être valable. Tout ce que l’on nous impose depuis des années, fusse par des voies “légales”, sera, en son temps, déclaré comme “nul et non avenu” car ce que le peuple a décidé, seul le peuple peut décider de le défaire. Par exemple, bien que la constitution ait été expurgée du crime de “haute trahison”, comme le peuple français n’a pas eu à se prononcer sur ce point, il n’a pas autorisé cette suppression alors qu’en 1958 il avait très largement approuvé la constitution qui le prévoyait. Donc, nous considérons que cette disposition constitutionnelle d’ordre pénal vaut toujours. Je suis juriste et je n’ignore pas le principe fondamental de la légalité des délits et des peines selon lequel une personne ne peut être jugée et condamnée que pour un acte qui, au moment où il a été commis, était puni par la loi. Ce principe s’oppose donc, a priori, à la possibilité qu’aurait le peuple français de juger et de punir un dirigeant pour crime de haute trahison pour des faits commis depuis que cette incrimination a disparu de la constitution. Sauf qu’aucun principe, fut-il fondamental, ne saurait contraindre le peuple. Lui seul est souverain et si le principe en question s’oppose à sa volonté, c’est le principe qui sera écarté ou à tout le moins refondé.

Que les dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et de demain (jusqu’à ce que nous ayons repris entièrement notre pouvoir souverain) sachent que rien ne les mettra à l’abri de notre courroux et du fait qu’ils auront à rendre compte, indépendamment de tous les artifices juridiques qu’ils peuvent mettre en oeuvre pour se protéger.

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Sources documentaires

Article dans RT

Article dans Causeur

Article dans le Figaro

Article dans L’Humanité

Article du PRCF* sur Agoravox (PRCF : Pôle de Renaissance Communiste en France ; leur site ; leur page Facebook)

Article d’Hélène Nouaille sur le blog de Lucien Pons

Article du parti UPR (Union Populaire Républicaine)

Souveraineté, souveraineté populaire (ou du peuple), souveraineté nationale, souveraineté de la nation… De l’ambiguïté de certains mots et des discours qui les utilisent…

Pour nous, militant-e-s et sympathisant-e-s de la Gauche de combat, ou simples citoyen-ne-s politiquement engagé-e-s de ce côté-là de l’échiquier politique, que nous soyons ou pas affilié-e-s à un parti, à une association, à un syndicat ou à une organisation politique ou sociale quelconque, la souveraineté dont il est question de plus en plus ces temps-ci, ne peut être que populaire. Je répète: la souveraineté ne peut être que populaire.

Ceci signifie que c’est le peuple qui est souverain. C’est le peuple qui a le dernier mot. C’est le peuple qui doit décider en dernier recours.

Alors, encore faudrait-il définir le « peuple » me diront certain-e-s. Car la notion même de « peuple », elle aussi, est ambiguë. Je me réfère à la définition communément admise, c’est-à-dire à la population vivant dans un territoire donné ou à l’extérieur de celui-ci, dont les membres ont la « nationalité » de l’État en question. Ceci ne recoupe pas la question des conditions d’accès à la nationalité en question. Ce n’est absolument pas une façon de promouvoir le droit du sang. Car même en défendant l’idée d’un droit du sol ou plutôt d’un droit de la volonté consciente – que par exemple Jean-Luc Mélenchon résume parfois en disant : « Tu penses Liberté-Égalité-Fraternité ? Tu es Français » – il y a un moment où l’on est obligé de parler d’État de rattachement, et donc de nationalité.

Cette souveraineté « du peuple » ou cette souveraineté « populaire » est forcément « nationale » puisque un peuple, à ce stade d’évolution des civilisations humaines, je l’ai dit plus haut, est la population d’un État « national » existant, ou d’un État national qui, bien qu’inexistant ou non reconnu universellement par les autres États, est bel et bien pensé et ressenti comme tel par celles et ceux qui se reconnaissent en lui.

Le terme « national » ici utilisé doit ainsi être compris comme « repère géographique territorial ».

Donc la souveraineté ne peut être que populaire et elle est alors forcément « nationale ». En revanche, l’inverse n’est pas vrai. La souveraineté « nationale » n’est pas forcément la souveraineté « populaire » ou la souveraineté « du peuple ». Tout dépend d’autres éléments pris en compte.

Ne défendre que la souveraineté « nationale » (avec toujours ici le terme « national » entendu comme « repère géographique territorial ») ne garantit pas la démocratie, et peut même se satisfaire de la dictature interne, puisque cela peut signifier simplement que les dirigeants « nationaux » sont indépendants et donc souverains par rapport aux autres puissances étrangères, mais aussi par rapport à leur peuple, leur imposant des lois et un mode de vie que ce peuple refuse.

C’est bien pour cela que nous défendons la souveraineté « populaire » en premier lieu, plutôt que la souveraineté « nationale » qui est interprétée traditionnellement en France comme le pouvoir des représentants de la nation de décider librement face aux puissances étrangères. On est toujours dans le même critère géographique, opposant la France aux autres pays.

Pourtant, la souveraineté « populaire » que nous défendons sera également « nationale » aussi longtemps que nous ne pourrons instaurer une démocratie réelle dans un périmètre plus grand que l’espace « national ». Jusqu’à présent, les tentatives de créer une démocratie dans un espace plus grand que les États a toujours été un échec ou pire, a dissimulé en fait la volonté de quelques-uns de dynamiter la démocratie nationale au profit d’une autorité supra-nationale bien peu démocratique. Il va sans dire que l’expérience européenne est lourde de signification à cet égard, en particulier dans l’exemple que nous donne l’expérience grecque.

Il y a, malgré tout, un moyen de considérer les deux aspects en un seul. Je veux dire qu’il est possible de considérer que la souveraineté « nationale » est forcément « populaire » c’est-à-dire celle « du peuple ». C’est de ne plus entendre le terme « national » comme seulement « repère géographique territorial » mais comme lien unissant la « nation », qu’Ernest Renan décrivait comme un « vouloir-vivre ensemble ». C’est le fameux « contrat social » de Rousseau, que la République française résume en son triptyque « Liberté-Égalité-Fraternité ».

Et signalons au passage que ce « vouloir-vivre ensemble » n’est pas très éloigné de la conception que s’en fait Jean-Luc Mélenchon, ainsi que je l’ai dit plus haut. En effet, on peut juger que dès qu’un individu, quelle que soit sa nationalité d’origine (et évidemment quels que soient sa couleur de peau, sa religion s’il en a une, ou son absence de religion, sous toutes les formes possibles de cette philosophie « libertaire », ses choix personnels de vie…) adhère à ce contrat social républicain, il est – de facto – Français, parce que, pour nous, la France, c’est un ensemble de citoyen-ne-s pensant ensemble « Liberté-Égalité-Fraternité ». Je dis « de facto » mais bien sûr, cette idée philosophique et politique n’a aucun effet concret si le droit ne la transpose pas par le biais de règles permettant justement que tel individu non français d’origine le devienne s’il le souhaite dès lors qu’il a adhéré à ce contrat social.

Donc, je disais que si l’on n’entend plus le terme « national » comme seulement un « repère géographique territorial » mais comme le « lien » unissant la « nation », on réconcilie deux concepts qui semblaient sinon opposés, du moins assez différents pour être pensés sur des bases et avec des conséquences non semblables.

Vu sous cet angle, et au regard de la conception que nous avons du « peuple » (que nous avons décrite plus haut), la « nation », c’est le « peuple », et donc la souveraineté « de la nation » équivaut à la souveraineté « du peuple ».

D’ailleurs, on parle souvent d’État-nation pour dire que tel État est le territoire où vit telle nation. Mais cet État n’est pas qu’un territoire. C’est aussi une construction, tout aussi immatérielle que la nation, mais qui, contrairement à elle, a une existence juridique et donc prend des décisions par le biais d’organes immatériels et de personnes physiques (lesquelles peuvent incarner parfois des personnes morales), ces décisions ayant des effets sur la vie de la nation en tant que telle et sur chacun des membres de celle-ci.

Tous ces concepts sont philosophiques, juridiques et politiques et ils sont polysémiques. Ils n’ont pas qu’une signification unique, d’où leur ambiguïté. Les personnes qui les utilisent ne veulent pas forcément dire toutes la même chose. Il faut donc parfois éclairer le lecteur et dire de manière plus claire, plus précise, ce que l’on a à l’esprit.

Il est inexact de prétendre, comme certain-e-s le font régulièrement, que toute personne défendant l’idée de la souveraineté « nationale » a forcément un esprit influencé par la droite extrême ou l’extrême droite et est gagnée par les thèses « fascistoïdes » ou « nationalistes » (encore que ce terme soit, lui aussi, très ambigu, avec un sens neutre et un sens péjoratif ; or c’est ce dernier que l’on entend le plus souvent quand on use de ce mot). Peut-être que certain-e-s adeptes de la souveraineté « nationale » ont des penchants, des tendances, des inclinations pour les thèses en vogue dans les mouvements très à droite. Je ne le nie pas, mais c’est loin d’être une règle générale. La souveraineté « nationale » est historiquement une valeur cardinale des premiers temps de la Gauche française.  C’est la Gauche née lors de la révolution française qui a incarné, face au roi, et face aux puissances étrangères, elles aussi gouvernées par des monarchies, la souveraineté de la nation. La droite ne s’en est saisie que bien plus tard et pour de toutes autres raisons confinant, elles, au racisme et à l’esprit de supériorité du blanc sur les autres hommes.

Et quand celles et ceux qui parlent de souveraineté « nationale » et/ou « populaire » se disent de gauche, républicains, démocrates, humanistes, (ce qui, au passage, est normalement – ou devrait être – une série de caractéristiques fondamentales et inéluctables à gauche), les présenter comme de vulgaires « nationalistes » (au sens commun c’est-à-dire adeptes du repli-sur-soi et hostiles aux autres) est infamant, en plus d’être stupide ou pire, volontairement mensonger et manipulatoire.

La démocratie, dans le monde dans lequel nous vivons, est très imparfaite. Dans le passé, elle était également inachevée. Nous avons l’ambition de la perfectionner toujours davantage. Cela passera aussi par des efforts déterminés pour qu’une démocratie puisse exister dans des espaces dépassant le cadre « national ». Mais le monde étant ce qu’il est, la seule démocratisation possible et envisageable rapidement et assez facilement, c’est dans le périmètre des nations, des États. C’est pour cette raison que nous défendons la sortie de l’Union européenne qui viole la démocratie d’une manière terrifiante, et sans cesse plus agressive chaque jour qui passe.

Il ne s’agit pas de nous renfermer sur nous-mêmes. Nous savons bien que même sur un territoire national, la démocratie n’est pas garantie et le droit au bonheur ou le bien-vivre non plus.

Il ne s’agit pas davantage d’un comportement de fuite.

Il s’agit de tirer la leçon, certes amère, mais inéluctable de la situation que nous vivons depuis des années, voire depuis des décennies, mais à laquelle l’expérience actuelle du martyre grec donne une force à nulle autre pareille.

Continuer à croire que l’on peut changer l’Europe, la transformer dans le sens que nous souhaitons, est un non-sens. C’est la preuve en même temps d’une innocence et d’une naïveté puériles et d’une ignorance crasse aussi bien des textes tels qu’ils sont et des institutions qui ont été construites depuis 1957, que des réalités géopolitiques européennes.

Il y a beaucoup d’adultes qui sont restés des enfants parmi les personnes qui discutent de la question européenne sur Facebook, et ailleurs. Car croire que l’on peut changer l’UE est une ineptie. Certains prétendent que la France a un poids bien plus conséquent que la Grèce et que pour cette raison, les conséquences de sa désobéissance à elle seraient d’une tout autre portée que le refus d’obtempérer de la Grèce. On ne peut nier cette réalité objective mais par contre, c’est encore s’égarer que de croire que la France imposerait un ordre différent à la construction européenne, quand bien même elle serait suivie par d’autres pays membres. La construction est telle, elle a été si bien façonnée que l’on ne peut la déconstruire qu’en la détruisant. Parce que jamais, en tout cas, dans nos vies à nous, l’ensemble des peuples européens ne parviendront sans doute à agir de concert pour décider ensemble de créer un nouvel espace de solidarités européennes totalement repensé, refondé, rebâti.

Il revient donc à quelques nations, à quelques États de commencer le travail. On peut refaire une « Europe » qui soit cette fois une Europe des peuples mais qui ne recoupera sans doute pas les frontières actuelles. L’idée de construire des grands ensembles étatiques ou supra-étatiques est nuisible et dangereuse car plus un État est grand et puissant, plus il est susceptible d’être menaçant pour ses voisins et pour le monde. Une nouvelle Europe qui commencerait à prendre forme, pourrait, par exemple, être une « Europe du Sud » et se faire avec des pays comme la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce, auxquels – pourquoi pas – viendraient s’ajouter, peut-être selon des modalités d’union différentes de celles rassemblant les nations précitées du continent européen, certains pays du Maghreb : Maroc, Algérie, Tunisie pour commencer. Les autres États se regrouperaient comme ils l’entendent. Cela ne signifie pas que l’on couperait les ponts entre nous mais que nous ne serions plus tous sous le même cadre politique uniformisé. En effet, les pays du Nord ou les pays de l’Est n’ont pas forcément les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes contraintes, les mêmes modes de vie, que les pays du Sud. Ce que j’esquisse ici, ce n’est qu’un exemple. Ce sera à chacun des peuples de réfléchir à la question et de se prononcer sur ce qu’il souhaite fonder comme regroupement. On a si peu souvent demandé aux peuples européens ce qu’ils voulaient s’agissant de la construction européenne, qui leur a toujours été imposée aussi bien dans son principe même, que dans son contenu, ses modalités, ses institutions, ses règles, ses politiques…

Au-delà de la question des relations entre nous, Européen-ne-s, il y a aussi la question de la diplomatie mondiale, des relations internationales. Un État indépendant est libre de sa diplomatie. Il entretient des relations avec qui il veut et comme il veut. En revanche, nous, en Europe, même si la diplomatie reste en théorie une compétence de chaque État, nous savons bien qu’elle est de plus en plus partagée avec les institutions européennes chargées de la question. Parfois, ce n’est plus seulement un partage mais une inféodation, sinon en droit, du moins dans la pratique. Et cela est d’autant plus vrai quand l’État membre n’est pas une grande puissance ou que celui-ci est totalement chapeauté, chaperonné, dompté, contrôlé, par l’OTAN ou par une grande puissance agissant ou pas via l’OTAN.

En reprenant notre souveraineté pleine et entière, nous sortirons de l’OTAN, ce que nous ne pouvons pas faire en tant que membres de l’UE puisque, depuis le scélérat traité de Lisbonne, les États-membres de l’UE doivent être membres de l’OTAN, à tel point que les derniers à être entrés ont d’abord dû intégrer l’OTAN avant de pouvoir intégrer l’UE. Ce fut une des conditions absolues à leur intégration à l’UE. Et, en application du traité de Lisbonne, tout État qui se retirerait de l’OTAN ne respecterait plus une des conditions pour être membre de l’UE et donc, se mettrait de facto hors de l’UE, sauf à considérer que les autres États membres accepteraient cette sortie de l’OTAN mais n’avaliseraient pas qu’elle implique sortie de l’UE… Sauf que là on entre dans le domaine des hypothèses impossibles à démontrer.

Une fois que l’on aura repris ainsi notre souveraineté et que l’on sera sorti de l’OTAN, nous pourrons reparler au monde différemment. Nous ne serons plus un des petits soldats dociles de l’empire états-unien, mais nous serons redevenus une grande puissance, membre du conseil de sécurité de l’ONU et qui peut y retrouver une grande influence sur le cours du monde, titulaire d’une force de dissuasion, ayant, via la francophonie, un outil somptueux pour parler aux cinq continents, et pour être un artisan au service non seulement de la paix mais aussi de la justice et du progrès. Et il y a tant à faire dans notre monde !

La France redevenue souveraine, serait suivie par beaucoup d’autres actuellement inféodés comme nous le sommes à une UE qui nous dévitalise et nous détruit peu à peu dans ce que nous sommes, en nous américanisant, en nous « impérialisant », en nous rendant esclaves des modes de vie et de pensée du capitalisme.

Ces « autres » qui se libèreraient bien vite en suivant notre exemple, comme l’histoire a souvent montré que c’était le cas, formeraient alors avec nous une autre « Europe ». Il faudra trouver une autre façon de dénommer ce regroupement refondé car les termes « Union européenne » sont définitivement, irrémédiablement, salis et discrédités. La richesse du langage dans toutes les langues permettra aisément de nous « rebaptiser ».

En conclusion, souveraineté « populaire » et « nationale » vont de pair et peuvent être perçues comme synonymes si on les appréhende d’une certaine manière. Et cette récupération de la souveraineté par nous, les citoyen-ne-s, que nous préférions nous dénommer « peuple » ou « nation », n’est que le préalable pour rendre possible un autre monde, celui dont nous rêvons.

Contrairement aux accusations qui fleurissent ces temps-ci, ce n’est pas une fin en soi. Celles et ceux qui répètent cette stupidité doivent se faire soigner d’un mal qui d’habitude ne touche que les perroquets et autres psittacidés. Ou bien, ils doivent apprendre, se renseigner, se cultiver, pour cesser de dire et de répéter des stupidités et des contre-vérités. Là, je parle de celles et ceux qui s’expriment de bonne foi mais qui se trompent. Les autres, qui mentent, le font en conscience. Eux savent pourquoi ils déforment la réalité. Eux savent pourquoi ils cherchent à tromper, à manipuler. Et ceux-là ne méritent que l’opprobre. Leurs mensonges, leurs duperies, leurs caricatures, leurs affabulations, leurs manipulations doivent être décrits et présentés pour ce qu’ils sont.

Nous savons au nom de qui ils parlent, ou plutôt pour le compte de qui. Nous le dirons. Nous savons quelles sont leurs arrière-pensées. Nous les mettrons sous la lumière quand eux, bien sûr, les dissimulent. Nous connaissons la faiblesse de certains de leurs raisonnements et nous ne nous priverons pas de les discréditer en rappelant uniquement leurs propres incohérences et inconséquences.

Ce combat politique ne fait que commencer…

Combien de fois Jaurès sera-t-il assassiné ? – Par « Bab »

Je relaie ce formidable billet du blogueur »Bab » accessible ici : http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2014/07/combien-de-fois-jaures-sera-t-il.html?showComment=1406790311546#c7531395180177754172

En ce jour anniversaire de l’assassinat de Jaurès, cet homme de paix qui avait tout fait pour éviter que ne se déclenche la folie guerrière qui menaçait, l’auteur évoque la situation internationale qui est source de grandes inquiétudes.

* * * *

Aujourd’hui est la journée du souvenir.  A 21h40 au café du Croissant, à Montmartre, Jean Jaurès est abattu. Par qui ? Peu importe. Le seul défenseur de la paix disparaît. L’autre assassinat, le 28 août, à Sarajevo, n’est qu’un prétexte pieux vu que l’homme abattu à Sarajevo, bien qu’archiduc autrichien, n’a aucun poids sur la scène politique.

C’est au point que quatre heures plus tard seulement, mon grand-père accomplissant son service militaire dans la Meuse (il lui reste 52 jours sur 3 ans) est réveillé avec ses camarades par le colonel du régiment lui-même. Celui-ci appelle deux hommes pour la corvée de cartouches. À 5 heures du matin les hommes sont déjà en poste à la frontière, en ce terrible 1er août 1914. Ils ne rentreront dans leurs foyers (pour ceux qui rentreront) que 52 mois plus tard.

Nous sommes le 31 juillet 2014. Un siècle plus tard, l’avenir est aussi sombre.  Certes les prétextes et certains contextes diffèrent. En revanche, comme un siècle plus tôt les intérêts des financiers et des industriels sont toujours là, pour aiguillonner les haines, pour déclencher des « incidents ».  C’est en 1913 qu’avait été constituée la Réserve Fédérale US (banque privée, naturellement) en vue d’amasser des profits pour les banquiers membres fondateurs de cet organisme. Aujourd’hui, le dollar est en grande difficulté en raison des exagérations de la même FED à recourir à la planche à billets. Une « bonne » guerre serait un juteux moyen de faire repartir la machine.

Cela « tombe bien ».  Les faucons de Tel Aviv viennent de lancer leur nouvelle campagne, d’été cette fois, contre la ville de Gaza. Tollé quasi général (la « communauté internationale » formée des USA et de quelques satellites ne bouge pas, bien entendu). Une nouvelle flottille se prépare à partir de Turquie pour secourir les Gazaouis. Même si elle a récusé la marine turque pour l’accompagner et la défendre, on imagine…..

Pendant ce temps-là, les Nazis qui ont pris le pouvoir à Kiev avec la bénédiction de Bruxelles et Washington continuent à pilonner les villes russes de l’est de l’Ukraine. Ils descendent (c’est maintenant acquis) un avion civil qu’ils ont dévié de sa route, en tentant de faire porter le chapeau au camp d’en-face. La tension est extrême partout. Qui est derrière ce coup de force ? Bien sûr, les stratèges de Washington, cornaqués par les financiers en quête de marchés nouveaux.

Le Monde va-t-il à nouveau exploser, pour le bénéfice des Très Grandes Fortunes ? Celles-ci n’ont jamais été aussi énormes, donc aussi puissantes. Mais qu’on ne s’y trompe pas : c’est en dollars, donc en monnaie de singe.  Il leur faut quelque chose de plus consistant, pour simplement continuer à exister.

Dans cette tourmente qui menace, seul le solide gouvernement russe a suffisamment la tête sur les épaules, et le poids international retrouvé, pour empêcher le déclenchement de la catastrophe. S’appuyant sur une Chine inquiète, et sur les autres membres des BRICS, il peut calmer le jeu, et renvoyer dans leurs bases les « soldats de la paix » dont on connaît les initiatives bénéfiques au VietNam, en Irak ou en Afghanistan.

Il faut se souvenir que ces soldats sont, le plus souvent, recrutés parmi les plus pauvres des étatsuniens, qu’ils manquent d’instruction, et souvent c’est ainsi qu’ils espèrent obtenir enfin le passeport US. De pauvres hommes perdus, auxquels on peut imposer les pires exactions. D’ailleurs, s’ils obtiennent le précieux talisman, ce sont le plus souvent des épaves qui reviennent dans leurs foyers. Le piège est très amer.

 

 

Du discours du Prado de Jean-Luc Mélenchon et de la question européenne…

J’ai lu, sur un fil, un de mes contacts faire des remarques (tout à fait respectueuses et s’inscrivant dans un débat serein) à propos du discours du Prado de Jean-Luc Mélenchon (axé sur les liens à développer entre les peuples du Maghreb  et le peuple français) et d’autres sur la question européenne. Elles m’ont inspiré.

1/ D’abord, voici les remarques de cette personne

Je pense aux excès du discours de Marseille qui ont fait fuir de nombreux électeurs (j’en connais quelques uns autour de moi). Ces électeurs n’ont pas oublié et tant que JLM ne mettra pas de l’eau dans son vin, voudra bien admettre que la France ne peut accueillir toute la misère du monde, ils ne reviendront pas.

JLM va devoir « effacer » – non « atténuer »  plutôt qu’ »effacer » – de la mémoire collective son discours de Marseille, et ça ne pourra pas se faire sur une seule publication : il faudra qu’il enfonce le clou.

De plus je crois que sa position concernant la France dans l’UE a besoin d’être éclaircie publiquement.

2/ Voici maintenant mes réflexions et les réponses que je peux apporter

2.1/ Sur la question du discours du Prado

L’auteur a raison quant à l’effet qu’il a décrit du discours du Prado. Nous sommes nombreux, j’en suis sûr, à avoir, comme lui, croisé des gens déterminés à voter pour JLM et à avoir changé d’avis après ce discours. Le peuple français n’était pas prêt à entendre cela et les medias, le FN, mais aussi la droite « républicaine » (je pense à DLR et à NDA) et le PS, se sont employés à se servir de ce discours pour discréditer JLM. On se souvient de l’affaire des faux tracts…entre autres avanies ! C’est sans doute ce discours-là qui a le plus nui à la solidité de sa candidature.

Et pourtant, si je le rejoins inévitablement sur ce diagnostic, je ne saurais approuver la conclusion qu’il en tire. Il dit qu’il faut « effacer » ce discours, avant de corriger le tir en disant « atténuer ».

 « Effacer » est en effet impossible car ce discours a été prononcé et parce que c’est sans aucun doute la pensée profonde de JLM. En ayant dit ce qu’il a dit ce jour-là, il a joué le rôle d’un passeur d’idées qui feront leur chemin. Demain, dans quelques années, ce que JLM a dit au Prado sera devenu réalité et évidence pour la plupart des gens. Il a juste, sur ce point, plusieurs longueurs d’avance sur les masses et sur bien des élites. Pour quelqu’un qui a affirmé ne pas vouloir courir trop loin devant ses troupes et le peuple, pour le coup – et pour filer la métaphore cycliste, c’est la période idéale pour cela – il est comme un échappé ayant semé presque tous ses poursuivants. Je dis « presque » puisque nous sommes quelques-un-e-s au PG et au-delà du PG, à le suivre sans difficulté sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres.

Il n’est donc pas question d’ « effacer » ce discours, si noble, si profond, car revenir dessus serait un signe très négatif à tous égards. Je pourrais développer mais je ne veux pas disserter. Juste dire qu’à mes yeux, et je suis loin d’être le seul à le penser et à le dire, ce discours est de portée historique. Je suis convaincu que dans les générations futures appréhenderont ce discours-là comme nous avons reçu certains discours de Robespierre, de Jaurès ou du général de Gaulle. Trop en avance sur son temps sans doute mais visionnaire.

Pas d’effacement donc et d’ailleurs, l’auteur s’est vite ravisé en préconisant plutôt d’ « atténuer » seulement ce discours. Le terme me paraît encore malvenu car il ne me semble pas opportun de donner le sentiment de rétropédaler. Certes, beaucoup de citoyen-ne-s ont refusé de voter pour nous à cause de ce discours mais ce n’est pas une bonne conduite politique à mes yeux que derevenir un jour sur ce qu’on a dit la veille pour de simples raisons électoralistes. Certes, quand on s’égare, quand on se trompe, il est judicieux de corriger ses erreurs et d’adopter un nouveau discours plus pertinent. Par exemple, JLM a choisi en 1992 de voter le traité de Maastricht alors que c’était une énorme erreur. Il n’est pas le seul à s’être fourvoyé et à s’être laissé illusionner, mystifier pourrais-je dire. Mais il a compris depuis et a changé de discours. Dont acte ! Sur la question de l’immigration, objet du discours du Prado, le problème n’est pas qu’il a eu tort mais que le peuple ne l’a pas compris et n’est pas encore décidé à adopter des vues aussi progressistes. Ce qu’il faut donc faire, c’est expliquer, faire œuvre pédagogique, et montrer pourquoi l’immigration n’est pas une plaie mais une chance.

Et si l’immigration clandestine pose des problèmes, c’est en raison du fait que les clandestins sont employés à des conditions bien plus « compétitives » que les citoyen-ne-s français-e-s ou les étrangers en situation régulière. C’est donc sur ce point qu’il faut lutter en imposant un cadre légal qui dissuade les employeurs de faire appel à une main d’œuvre bon marché et clandestine. Et bien sûr, il faut agir au niveau diplomatique et économique international pour tarir les sources de cette immigration que sont, d’une part, la misère des pays d’émigration et, d’autre part, la corruption ou le caractère oppresseur et tyrannique des régimes en place dans ces pays qui ne résultent et ne survivent bien souvent que grâce au soutien plus ou moins direct de la France. Le slogan selon lequel « l’ennemi est le banquier pas l’immigré » résume bien notre philosophie. Il faut l’expliquer encore et encore. Et quand je dis que le peuple n’a pas compris, je ne dis pas qu’il est inapte à comprendre, je dis juste que ces idées progressistes sont encore trop ambitieuses pour qu’il les accepte. Mais ça viendra. Le nombre est immense de ces questions initialement jugées impossibles à faire évoluer et qui ont pourtant fini, avec le temps, et l’évolution des mœurs et de la civilisation, à prendre un aspect plus humaniste : le droit pénal, la procédure pénale, le droit de la famille et tant d’autres…

L’auteur pourrait répondre que si l’on veut absolument que JLM soit élu à la Présidence de la République, l’état d’esprit du peuple français étant aujourd’hui ce qu’il est, il faudrait que nous « mettions de l’eau dans notre vin » (expression qu’il a d’ailleurs employée) et que nous en rabattions un peu sur ce sujet. Oui, en effet, ce serait une façon de faire. Mais je ne crois pas qu’elle nous ferait gagner des voix. Les racistes indécrottables ne seront jamais gagnés par ce genre de rétropédalage et je doute que l’on puisse les ramener à la raison et à l’humanité. Mais à l’inverse des gens qui croyaient en nous seraient choqués, à juste titre, qu’on change ainsi notre vision pour seulement gagner des voix, alors même que nous croyons résolument à la grandeur et à la noblesse de ce combat philosophique et politique. Au risque de paraître grandiloquent, je dirais que ce combat-là est digne des Lumières du XVIIIe siècle et que JLM s’inscrit, en le menant, dans la droite ligne des grands progressistes de cette époque. Et puis abandonner ce combat pour la dignité et le progrès humain, ce serait, à coup sûr, perdre bien plus qu’on ne gagnerait. Il ne nous reste donc qu’à expliquer, expliquer, expliquer.

On pourrait être cyniques et faire comme de Gaulle vis-à-vis des pieds-noirs d’Algérie, je veux dire abandonner ce discours ou « l’atténuer » fortement comme il le préconise pour peut-être nous faire élire et, une fois en place, y revenir et imposer notre vision ou, compter sur le progrès des consciences qui aura peut-être d’ici là gagné du terrain. Oui, ce serait peut-être une option stratégique mais nous ne sommes pas des cyniques et nous disons ce que nous voulons faire. Alors je reviens à ce que je disais plus haut.

2.2/ La question européenne et mondiale…

Là où en revanche je rejoins l’auteur, c’est sur la nécessaire – que dis-je, indispensable – clarification du discours de JLM et du PG sur la question européenne. Et pour moi, cette clarification implique mutation.

Je crois que c’est en bonne voie même si c’est très lent à advenir. Trop lent pour moi qui souhaiterais entendre de la part de JLM et du PG, un discours beaucoup plus radical. Mais on ne peut ignorer que nous avons été longtemps contraints par le PCF qui n’était pas sur cette ligne de rupture franche avec l’UE. Et JLM et le PG ont été tenus, en tout cas ce fut leur choix stratégique, de ne pas dépasser une ligne rouge pour que le FdG perdure et que la question européenne ne vienne pas s’ajouter aux lignes de fracture existant par ailleurs sur l’écosocialisme ou la stratégie.

Mais il est évident à mes yeux que nous n’aurions pas dû obtempérer. Nous n’aurions pas dû en rabattre sur notre radicalité. Nous n’aurions pas dû suivre le PCF. Nous aurions dû assumer depuis longtemps la rupture nette avec l’UE et dire haut et fort que nous étions déterminé-e-s à quitter l’UE car le discours toujours actuel de la désobéissance, discours auquel j’ai adhéré jusqu’à il y a quelques mois, ne peut plus suffire. Les choses sont beaucoup trop cadrées et solidement définies au sein du système actuel de l’UE pour que la désobéissance ait une quelconque influence. Croire cela c’est la même chose que de croire que l’on peut encore changer le PS de l’intérieur ou depuis ses marges. C’est une escroquerie intellectuelle pure et simple.

Je me suis donc émancipé moi-même de cette philosophie pour adhérer désormais à l’idée de la sortie pure et simple de l’UE. Pas pour nous renfermer sur nos frontières nationales mais pour nous libérer du carcan, de la prison à tendance totalitaire qu’est devenue l’UE, et pour immédiatement entrer en pourparlers avec les autres gouvernements des pays membres et les peuples qu’ils représentent (fort mal pour la plupart) et aussi d’ouvrir les horizons. En effet, je suis avec JLM quand il prêche pour que les peuples de la Méditerranée s’unissent et je suis d’accord avec un autre quand il dit que la France a bien plus en commun avec le Sud de l’Europe et le Maghreb qu’avec les pays du Nord et de l’Est et que c’est donc avec eux qu’il faut refonder une union des peuples.

Et puis, je suis de gauche et au PG ce qui signifie que je suis internationaliste et je vois donc pour la France une ambition autrement plus grande et plus noble que celle d’être un vassal de l’Empire. Notre vocation, intemporelle, est de parler au monde et d’être un maillon essentiel de ce monde. La France, hélas, fut, pendant un temps trop long, un empire colonial donc oppresseur et tyrannique mais ce temps est révolu. Certes, des formes subsistent de colonialisme détourné mais nous y sommes radicalement hostiles et donc nous nous y opposerons le jour venu. Nous défendons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à ce titre nous condamnons, par principe, tout empire, quel qu’il soit. Car les empires sont établis sur la puissance et sur la domination, pas sur le consentement. Il n’y a que deux véritables empires aujourd’hui dans le monde et d’ailleurs on pourrait dire qu’il n’y en a qu’un, avec deux faces. Comme Janus en quelque sorte. L’empire occidental avec les États-Unis auxquels on peut attacher le Canada et le Mexique voire quelques pays de l’Amérique Latine qui restent sous sa domination plus ou moins directe, et l’UE qui exerce son autorité, fut-ce indirectement, jusque en Afrique.

Nous avons la ferme intention de tisser des liens d’une autre nature avec les nations, les peuples et les gouvernements du monde. Nous avons l’intention de réformer profondément l’ONU en vue d’en faire une organisation qui puisse prétendre être une authentique organisation internationale où tous les peuples ont un rôle à jouer et une influence sensible. Nous agirons pour que disparaissent ces directoires des grandes puissances, qu’il s’agisse du conseil de sécurité ou des divers G (G20, G8, G2) et qu’ils soient remplacés par des institutions démocratiques.

Bref entre le rétropédalage sur la question de l’immigration et la réformation de notre vision et de notre discours sur la question européenne et plus largement sur celle de la diplomatie que nous mettrions en œuvre, j’opte très clairement pour la seconde option. Certains préconiseront de ne rien changer ni à l’une ni à l’autre. Ce serait une grave erreur indiquant que nous sommes sourds aux messages que nous fait passer le peuple français depuis plusieurs années. D’autres souhaiteront nous voir évoluer sur les deux thématiques mais j’ai expliqué pourquoi je n’étais pas favorable à une inflexion de notre positionnement sur le premier sujet. Par contre, la question européenne est à mes yeux la plus fondamentale de toutes les controverses. C’est notre ambigüité et notre refus d’aller au bout de la logique que nous avions commencé à adopter sur cette question qui nous a porté tort et ce profondément. C’est notre évolution sur la question de l’Europe qui peut nous redonner du crédit dans l’opinion et ôter au FN sa légitimité apparente de parti souverainiste et anticapitaliste alors qu’il n’est que le chien de garde du capitalisme.

Ce n’est pas le sujet ici mais il va sans dire que pour que nous retrouvions du crédit dans l’opinion, JLM et le PG doivent aussi assumer une rupture franche et définitive avec ceux qui nous ont conduits là où nous sommes. Inutile de les citer une nouvelle fois, chacun aura saisi.

Je sais que sur cette dernière rupture, comme sur celle relative à l’UE, le PG n’est pas unanime. Mes positions tranchées, radicales, ne sont pas partagées par tous. J’ignore si, aujourd’hui, la majorité du PG incline pour la sortie de l’UE ou reste attachée à ce système mais au fond de moi, sur la base d’éléments divers, je suis convaincu que si un vote était organisé au sein du PG et que tous les adhérents devaient se prononcer pour ou contre la sortie de la France de l’UE, vote qui devrait évidemment intervenir après un débat sérieux, la majorité serait du coté de la sortie.

C’est vers cette orientation-là que nous devons aller. C’est ce que je crois et c’est ce que je défends en tant que militant du PG.

 

 

Place au peuple !