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Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon – Par Maître Jonas le 08/04/2017

L’article est ici sur le blog de son auteur.

Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon.

Contexte : 

Combien sommes-nous dans cette situation ? Profondément républicain, jacobin, gaulliste de gauche ou simplement attaché à la souveraineté nationale, nous nous sentons tiraillés. Marre de cette politique spectacle qui nous horripile, marre de ces candidats défendant la conservation du système (que ce soit B. Hamon, F. Fillon ou E. Macron). Des candidats qui n’ont que pour principal programme, la surenchère de promesses, bien – trop ? – souvent démagogiques… Leurs propos tournoient dans le vide. Après plus de trente ans de duperie, nous sommes cette catégorie de citoyens qui n’accepte pas l’éternelle moquerie qui nous est faite. Le discours « gauchiste » du Bourget, de 2012, du candidat François Hollande fut ce dernier coup d’épée de trahison. Personnellement et comme beaucoup d’entre vous, je n’étais point dupe. Je n’avais d’ailleurs pas voté François Hollande au premier tour…

Je suis un grand partisan d’un gouvernement de salut public. Ce rêve qui verrait les défenseurs de la souveraineté populaire à gauche et à droite se joindre autour d’un tronc commun : la défense d’une France souveraine, forte et fière de son modèle social. La défense d’une France où la démocratie, pour plagier Abraham Lincoln, serait réellement le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Après avoir dit cela, quelle option me reste-t-il ?

Et pourquoi pas l’idée N. Dupont-Aignan (Debout la France) ?

En 2012, j’ai fait le choix Nicolas Dupont-Aignan. Je salue son courage. Celui de s’être extirpé d’un parti (l’UMP) pour développer ses idées gaullistes, conformément à ses engagements passés et assumés (exemple : le « non » au traité constitutionnel européen de 2005).

Si, en 2017, je ne choisis pas Nicolas Dupont-Aignan, ce n’est point par rejet de l’homme. J’ai plus la désillusion de constater que son mouvement, Debout La France, s’est enterré, parfois, dans des stratégies gênantes (celle du soutien à Robert Ménard à Béziers, ou encore celle d’imposer une journée de travail gratuite pour tout allocataire du RSA). Avec ces positionnements, je regrette que l’union des deux rives ne puisse être possible. Elle est encore faisable – j’y crois – mais l’enracinement de DLF sur des terrains glissants et droitiers complique la tâche… Toutefois, je ne jette pas la pierre à Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat a le mérite d’incarner des convictions profondes et sincères. Le non rapprochement avec l’autre rive du pôle des républicains n’est pas de sa seule faute, bien au contraire…

Ma décision a donc été prise. Et je constate que certains de mes amis ont également cette préférence : soutenir, au moins par le bulletin, si ce n’est sur le terrain, la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Ce sera bien Jean-Luc Mélenchon ! Malgré quelques divergences…

Pourquoi ? Comme nombre de mes camarades, je ne partage pas sa vision sur la VIe République, pourtant centrale dans son projet. Alors oui, en tant que Républicain convaincu, rassembler une constituante ne me parait pas stupide. Simplement, je crois concrètement qu’une VIe République, parlementariste, calquée sur la IVe, serait une illusion. La Ve République a eu tout de même le don de préserver une stabilité politique, et ce, malgré les périodes de cohabitation. Car, finalement, les institutions sont ce que les élites en font. Une VIe, parasitée par les partis et les mêmes dinosaures politiques, pourrait aboutir à une instabilité et à une paralysie de l’action gouvernementale.

Autre point de divergence : l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, la France est influente par son génie et sa force nucléaire. Nous pouvons encore la développer et rechercher à la faire évoluer, tout en développant les autres formes d’énergie décarbonée. J’y crois. Et rien n’empêche, en parallèle, de développer de nouvelles solutions énergétiques décarbonées, à travers l’investissement massif dans la recherche et développement.

Les convergences : recréer une nouvelle force dans le paysage politique.

Mais alors qu’est-ce qui me pousse tant, avec d’autres citoyens, à soutenir Jean-Luc Mélenchon ? Clairement, la gauche n’a plus de vie. Face à un Parti Socialiste qui a choisi le suicide politique depuis 2012, « la France insoumise » (nouveau mouvement de Jean-Luc Mélenchon) paraît le mieux incarner l’espérance et le rassemblement.

La nation, au cœur du discours mélenchoniste

Son discours a changé depuis sa première présidentielle, il y a cinq ans. Comparez les meetings, comparez avec ceux de l’autre gauche Benoit Hamon, les drapeaux français sont désormais de sortie ! Les couleurs des partis ? réduction au minimum. Comme si le candidat n’était plus au service d’un parti et de ses cadres – contrairement à la plupart des autres candidatures (illustration parfaite avec les rassemblements B. Hamon où les quelques « bleu blanc rouge » sont noyés par les drapeaux du PS, des écologistes, du PRG, d’associations). Comme si parler de la France et de la nation française ne serait pas simplement réservé à la droite et à l’extrême droite. Dans la voix, Jean-Luc Mélenchon se réfère donc à la nation, à sa force, à sa protection. Pour lui, le peuple ce n’est plus simplement la base ouvrière, c’est toute la composante de la société. On nait Français, que l’on soit riche ou pauvre et on fait tous partie de ce corps unique. Rien d’étonnant, on pourrait voir en lui quelques postures gaulliennes. Quitte, d’ailleurs, à embarrasser son allié, le Parti Communiste. Qu’à cela ne tienne, Jean-Luc Mélenchon ne veut pas simplement retrouver l’électorat populaire, il veut représenter la nation !

Combattre la fracture sociale dans un pays qui s’enrichit

Les lois Macron et El Khomri, du quinquennat Hollande, ont confirmé la politique sarkozyste : la France se mettant au service de l’enrichissement des plus hauts revenus, afin d’attendre d’eux un retour sur investissement. Conséquence : jamais les millionnaires et milliardaires se sont autant enrichis. Jamais les classes les plus faibles n’ont été aussi pauvres. Jamais la classe moyenne n’a autant financé les politiques publiques. Nous vivons dans une violence sociale telle que les emplois se précarisent. Pour que la pilule passe, les gouvernants (du PS aux ex-UMP/LR, en passant par E. Macron) n’emploient pratiquement plus les mots de précarité ou de licenciements. Ils utilisent principalement un vocabulaire bien choisi et guidé par le monde du grand patronat : flexibilité, souplesse, plans sociaux, restructuration… Pendant ce temps, les inégalités entre classes sociales ne font qu’empirer. Et dans les classes d’âge, qui paient ce lourd tribu ? Les jeunes ! Eux qui doivent être le poumon et l’avenir de notre République ! Et qui de mieux, dans les paroles, que J-L. Mélenchon pour affirmer une nouvelle voie. Pourquoi pas la troisième ? Celle d’une France capable de cultiver son propre modèle, sans faire dans le filet d’eau tiède. Quoi de plus juste que d’assurer un plafonnement des très hauts salaires (1 à 20). E. Macron et F. Fillon menacent : les riches partiront, et changeront de nationalité. Quelle tristesse de penser qu’un riche pense d’abord à sa fortune avant de penser à sa citoyenneté. Pour citer Jean-Luc Mélenchon : « Je fais le pari de penser (…) qu’on n’emmène pas la patrie à la semelle de ses souliers. » La France a des droits et des devoirs vis-à-vis de son peuple, riche ou pauvre, celui-ci a également des droits et des devoirs vis-à-vis de son pays.

Pour une France forte, dans une Europe faible

Rien d’étonnant, dès lors, que Jean-Luc Mélenchon ait évolué dans son idée européenne. Oui, l’Union Européenne doit être transformée ! Aller au bras de fer avec l’ordolibéralisme allemand ? Jean-Luc Mélenchon peut le faire. Il n’est ni le président faible, incarné par François Hollande, ni le fusible grec, Alexis Tsipras. La France est encore forte et il entend bien tout renégocier. L’Allemagne ne veut pas d’une refondation de la BCE et de l’Euro ? A bon entendeur, salut l’Euro ! Qui peut aujourd’hui dire que J-L. Mélenchon n’ira pas jusqu’au bout de cet engagement ? Vous conviendrez qu’il n’est pas homme de compromis quant à la violence sociale exercée par les lobbies, les multinationales, les délocalisations, le marché économique déloyal de la zone, les directives sur les travailleurs détachés, la concurrence des bas salaires des pays de l’est, etc.

Pour l’OTAN, là aussi, sa vision est clairement gaulliste et il ne s’en cache pas. Il veut sortir du commandement intégré. Cette politique de défense qui lie la France (et l’Union Européenne) avec la ligne américaine. Encore une fois, qui peut argüer que les Etats-Unis ont joué le gendarme de la justice sur la scène internationale ? Il n’y a qu’à voir le bourbier au Moyen et Proche-Orient. Et que dire de la coalition en Libye, où la France de Nicolas Sarkozy et de François Fillon a été complice d’une boucherie, laissant le pays aux mains de tribus, souvent islamistes.

La culture, l’école : qui en parle avec force, si ce n’est Jean-Luc Mélenchon ?

Cela peut paraître annexe dans un projet politique mais l’école est détruite. Détruite par les réformes « pédagogistes », en accord avec la stratégie de Lisbonne de 2000. Elles ont été mises en application une première fois par François Fillon en 2004 (avec la loi d’orientation) et confirmées brutalement par la réforme collège 2016. Cette école qui ne vise plus à éduquer des citoyens éclairés mais de laisser le soin aux parents, les plus fortunés, de payer des cours particuliers à leurs enfants, pour que ceux-ci puissent acquérir les savoirs fondamentaux. En effet, la réforme collège 2016 a entraîné la réduction d’heures pour l’histoire, les mathématiques et le français. Des matières fondamentales en partie remplacées par des cours d’animation, encore peu compris par la majorité des enseignants, les EPI. Ceci n’est qu’un aperçu de la destruction progressive de l’école. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon propose logiquement d’abroger la réforme collège 2016.

Enfin, qui, de nos candidats, parle réellement de culture ?

Et bien, Jean-Luc Mélenchon est peut-être le seul à avoir compris l’enjeu d’une nouvelle forme de culture, de plus en plus convoitée, source de futurs emplois : les jeux vidéo. La France peut-être l’un des leaders dans le domaine. Aujourd’hui, elle subit encore les attaques de conservateurs qui voient, dans les jeux vidéo, un simple joujou. Je vous laisse apprécier les réalisations de certains studios : Half-Life, Mass Effect, Bioshock, Max Payne ou encore, pour prendre deux exemples français, Assassin’s Creed et Another World. Ces jeux, dignes de films, sont loin de la caricature généralement faite. A la Renaissance, le théâtre était moqué, au XXe siècle l’arrivée du cinéma parlant subissait les réticences de salles parisiennes et des intellectuels. Les jeux vidéo font partie d’une nouvelle forme de culture, à ne pas négliger.

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APPEL AU PEUPLE FRANÇAIS – Par l’Alliance pour une France Libre (AFL) le 10/09/2015

Appel initié par Régis Chamagne

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La France est un pays unique, grande par le cœur et par son rayonnement naturel quand elle est digne d’elle-même et de ce que les peuples du monde attendent et espèrent d’elle.
La France est un pays d’une beauté, d’une richesse et d’une diversité à couper le souffle : diversité des paysages, de l’habitat, des climats, des sols, des écosystèmes qui s’étendent jusque dans l’Outre-mer, et enfin diversité de sa population sous l’angle des structures familiales et de l’anthropologie. Et tout cela à partir d’un petit hexagone : 500 000 km², 1000 km du Nord au Sud, 1000 km de l’Est à l’Ouest, qui s’épanouit, grâce aux terres hors métropole, sur le deuxième plus grand territoire maritime du monde.
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L’Histoire de France est une longue et belle histoire, faite de souffrances, de trahisons parfois, mais surtout de moments glorieux. Une lutte de mille ans entre des tentations de division et des élans d’union. Sous l’angle de la nature humaine, la Révolution française fut ce moment exceptionnel où le peuple français s’est transcendé, a dépassé son immense diversité à travers des valeurs universalistes et humanistes : Liberté, Égalité, Fraternité.
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Puis, après deux guerres mondiales, dans les instants de joie qui suivirent la seconde, on a raconté au peuple français, on NOUS a raconté ce que nous avions envie d’entendre. Nous allions nous dépasser encore une fois, plus haut encore, vers plus d’humanisme, vers plus d’universalisme, à l’échelle de l’Europe cette fois, d’une Europe de la Paix, d’une Europe des droits de l’Homme.
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Seulement voilà, aujourd’hui le constat est affligeant : désindustrialisation du pays, suicides massifs d’agriculteurs, de salariés et d’entrepreneurs, perte des acquis sociaux, baisse des salaires et des retraites, appauvrissement de la population, attaques contre les libertés individuelles, etc. Le programme du Conseil National de la Résistance de 1944 intitulé « Les jours heureux », qui avait mis en place la sécurité sociale, les retraites par répartition et bien d’autres dispositions encore, est détricoté maille après maille, méthodiquement, depuis plusieurs décennies. Ce programme social, conçu pour le bien commun, la protection des plus faibles et l’intérêt du peuple français, est remplacé par un programme agressif à l’égard des humbles et soumis aux appétits sans limite des puissants de ce monde. Tout ceci est décidé ailleurs, par la Commission européenne, contre la volonté du peuple français.
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Le dépassement par le haut vers plus d’humanisme et d’universalisme ne s’est pas produit. Nous nous sommes au contraire enfermés progressivement, insidieusement, dans une prison racialiste qui nous éloigne de nos affinités électives naturelles : les pays de la francophonie, les pays d’Amérique latine, la Russie, les pays du Levant et tant d’autres qui espèrent en nous. Nous sommes entraînés dans des guerres illégales contre des peuples amis de la France. Ils attendent Montesquieu, Lacordaire et Victor Hugo. Nous leur envoyons des bombes pour tout cadeau.
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L’abandon progressif et intentionnel de notre souveraineté, synonyme de démocratie, par des générations de politiciens carriéristes et félons, soumis aux intérêts d’une oligarchie mondiale, a conduit au désastre que nous constatons aujourd’hui.
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Mais tout n’est pas perdu. TOUT N’EST PAS PERDU ! Le peuple français a montré, au cours de sa longue histoire, qu’il était capable d’un sursaut à chaque fois que la France était trahie par ses dirigeants. Aujourd’hui, si nous, filles et fils de France, savons faire preuve de courage, d’intelligence, de solidarité et d’amour, si nous sommes capables de nous unir autour de l’impératif sacré de sauver la patrie, alors, les jours heureux reviendront.
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NOUS ! Alliance pour une France Libre (AFL), invitons le peuple français, individuellement ou par le biais d’associations, à se rassembler autour d’un objectif simple : Rétablir notre indépendance nationale et notre souveraineté populaire afin de décider nous-mêmes de notre destin commun. Cela passe par trois conditions impératives :
  • Ouvrir la France sur le monde, car telle est sa vocation historique, en s’évadant de cette prison des peuples qu’est l’Union européenne ;
  • Réinscrire la France dans sa grande Histoire en sortant de l’OTAN ;
  • Rendre au peuple français son pouvoir régalien de battre monnaie, sa monnaie, le Franc.
En soutenant cet appel, vous contribuerez au renouveau de la France, au retour de la démocratie, c’est-à-dire à la restitution au peuple français de son droit à disposer lui-même de son destin.

POUR QUE VIVE LA RÉPUBLIQUE !

POUR QUE VIVE LA FRANCE !