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Nombreux liens vers des vidéos sur la géopolitique et la défense vues par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

I/ Une géopolitique et une défense au service de la paix – Colloque de la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et d’autres intervenants – IRIS* le 31/03/2017

* L’IRIS est l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Il s’agit d’un établissement de recherche et d’enseignement supérieur dépendant de l’université de Paris XIII – Villetaneuse. Son site internet est ici. Sa page Facebook est ici.

Il est présidé par Pascal Boniface (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter ; voir ici son blog hébergé sur Mediapart et ici sa page Facebook).

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Lien vers la vidéo 1/2 dans laquelle on assiste successivement aux interventions suivantes :

1/ Introduction de 15 minutes de Djordje Vuk Kuzmanovic, chargé depuis des années des questions de géopolitique, de défense, de diplomatie auprès de Jean-Luc Mélenchon (sans doute Djordje occupera-t-il les fonctions de ministre de la Défense, ou de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement que nommera Mélenchon si le candidat de la France insoumise et du projet l’Avenir en commun est élu Président de la République, à moins qu’il ne soit désigné à d’autres fonctions éminentes, comme ambassadeur, ou représentant spécial du Président Mélenchon dans des organisations internationales ou des organisations françaises à vocation internationale).

2/ de 15 minutes et 25 secondes à 34 minutes et 25 secondes : Michel Goya, colonel en retraite de l’Armée de terre française, ancien directeur de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire ; voir ici le site internet de cet institut, ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter, et ici sa page Facebook), docteur en Histoire contemporaine, professeur d’Histoire militaire et de la guerre à Science Po, auteur de nombreux ouvrages et blogueur (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et voir ici son blog “La voie de l’épée”). Michel Goya dresse l’état des lieux de l’armée française.

3/ de 34 minutes et 25 secondes à 38 minutes : de nouveau Djordje Vuk Kuzmanovic reprend la parole et explique qu’Éric Coquerel (coordonnateur du Parti de Gauche) et Sophie Rauszer, qui travaille au Parlement européen et qui s’occupe des questions européennes au sein de la France insoumise, auraient tous deux dû intervenir à cet instant mais se trouvaient bloqués dans un train. Il était prévu que Sophie Rauszer fasse un exposé sur l’Europe de la défense.

4/ de 38 minutes à 50 minutes et 10 secondes : Jean-Charles Hourcade (voir ici ce que Wikipedia dit de lui pour le présenter et ici sa page Facebook) est ingénieur, ancien élève de l’École Polytechnique et Télécom, membre de l’Académie de Technologie, ancien salarié de Thomson-CSF où il a travaillé à la direction de la Stratégie de l’entreprise dont il était vide-président, il a dirigé jusqu’en 2016 le Fonds d’intervention public France Brevets dont la fonction est de valoriser la valorisation des brevets issus de la recherche et de l’industrie française. Il suit les questions relatives à l’industrie et aux entreprises au sein de l’équipe de campagne de la France insoumise. Il a co-animé le livret thématique “Produire en France”

5/ de 51 minutes et 15 secondes à 1 h 10 minutes et 34 secondes : Jean-Pierre Brat, (voir ici sa page Facebook) délégué syndical CGT centrale depuis 1992 et de la fédération nationale des travailleurs d’État. Il a travaillé aux manufactures d’État de Saint-Étienne, puis aux arsenaux de Saint-Chamond. Il est entré à 15 ans, comme apprenti, aux arsenaux d’État et a connu toutes les évolutions et les dérives de cette industrie nationale passant d’une entreprise d’État à une société privée dont le siège est à… Amsterdam !

6/ de 1 h 10 minutes et 34 secondes à 1 h 24 minutes et 11 secondes : Djordje reprend la parole et se présente : porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour les questions de géopolitique et de défense, ancien humanitaire, ancien officier de réserve ayant été en opérations extérieures, actuellement analyste géopolitique. Il présente les grandes lignes de notre vision de la géopolitique et de notre projet.

7/ Lien vers la vidéo 2/2 : intervention de Jean-Luc Mélenchon (1 h 6 minutes)

Pour aller plus loin

Vidéo de l’université populaire de la France insoumise sur la stratégie internationale

Livret thématique “Une France indépendante au service de la paix”

Les autres livrets thématiques détaillant le projet L’Avenir en commun de la France insoumise

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II / Journée Défense du Parti de Gauche le 1er février 2014

Pour cette journée, Djordje Vuk Kuzmanovic était, déjà, un des principaux organisateurs.

Après l’intervention introductive de Jean-Luc Mélenchon, alors co-président du Parti de Gauche, on assiste à trois tables rondes :

1ère table ronde : La place de la France dans le monde

Introduction de Jean-Luc Mélenchon

Intervention de Pascale Boniface : La France à l’épreuve de la puissance et de l’Occidentalisme

Intervention de Benoist Bihan : La souveraineté nationale, cœur et enjeu de la stratégie de défense de la France

Intervention de l’Amiral Jean Dufourcq : Vulnérabilités stratégiques et posture militaire

Intervention de Chloé Maurel : L’ONU d’hier à demain: bilan, enjeux et perspectives pour une ONU plus forte et plus démocratique

Intervention de l’Amiral Gaucherand : Défense européenne et défense nationale: De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires

2ème table-ronde : Des armées et des citoyens

Intervention du Général Pierre-Dominique d’Ornano : Institution ou société de service ?

Intervention d’Alain Joxe : La stratégie capacitaire eurotan de « sécurité-défense » : répression de toute eurodémocratie sociale

Intervention de Yann Le Pollotec : Ni privatisation des armées, ni privatisation de la guerre. Le monopole de la violence armée doit procéder uniquement du peuple français

Intervention de Djordje Kuzmanovic : Pour un retour au service national et militaire ?

3ème table-ronde : Objectifs stratégiques et moyens

Intervention du Général Vincent Desportes : Les conséquences stratégiques de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019

Intervention de Jean-Claude Hourcade : Industrie de défense et souveraineté nationale

Intervention de Jean-Philippe Immarigeon : Cyberguerre et Big Datas : l’erreur américaine de la stratégie totale

Intervention de Laurent Henninger : Pour une révolution française dans les affaires militaires

Puis Jean-Luc Mélenchon fit un discours de clôture.

C’était donc il y a trois ans déjà ! Et quand on connaissait Jean-Luc Mélenchon, Djordje Vuk Kuzmanovic et celles et ceux qui travaillaient avec eux, on savait qu’un jour, le premier serait reconnu comme celui qui est le plus digne à devenir Président de la République, c’est-à-dire chef des armées françaises et voix suprême de l’esprit d’indépendance de notre République, et que le second serait alors un de ses plus proches conseillers, quelle que puisse être la forme que prendrait cette mission d’assistance et de conseil du chef de l’État.

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III/ Journée “Pour un nouvel indépendantisme français” – Invalides le 9 décembre 2015.

Cette nouvelle journée consacrée à la géopolitique que la France, redevenue souveraine et indépendante, internationaliste et humaniste, devrait promouvoir et mettre en oeuvre quand Jean-Luc Mélenchon sera Président de la République, fut organisée conjointement par les Cahiers de la Revue de Défense Nationale et par Djordje Vuk Kuzmanovic.

Plusieurs intervenants prirent la parole dont Jean-Philippe Immarigeon (voir ici), Chloé Maurel (voir ici) et le colonel Michel Goya (voir ici) tous trois déjà cités puisqu’ils étaient présents au colloque du 31 mars 2017, mais aussi le colonel Jérôme Pellistrandi (voir ici) à propos de la Revue de la Défense nationale.

Jean-Luc Mélenchon prononça un autre très grand discours sur les questions de politique étrangère, de diplomatie, de défense, de géopolitique et de géostratégie. Il présentait alors la contribution programmatique qu’il avait développée suite à la demande des Cahiers de la Défense Nationale. C’est ainsi que parut dans leur revue un ensemble d’articles sur le “Nouvel indépendantisme français”. On peut le lire gratuitement en ligne en allant ici ou acheter en ligne cet ouvrage en cliquant ici (136 pages, 14 euros).

 

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Bientôt les « boys » de retour sur le sol français ?

Le Président de la République, François Hollande, s’apprête à autoriser les légions de l’Empire états-unien à revenir s’installer dans des bases militaires sur le sol de la République française alors que le général De Gaulle les en avait éjectées en 1966, dans une décision courageuse et géniale qui était en quelque sorte une déclaration d’indépendance.

De l’extrême gauche à la droite “gaulliste” en passant par presque toutes les nuances de la gauche et de la droite, nous savons à quel point les États-Unis sont un empire malfaisant, fauteur de guerres ouvertes et larvées au seul bénéfice de leur caste oligarchique et ce depuis plus de 200 ans qu’ils existent.

L’opinion du peuple français est très largement hostile à cette puissance belliciste. C’est pourquoi la décision de 1966 ne provoqua d’émoi que dans les sphères atlantistes, c’est-à-dire dans ces allées du pouvoir qui n’avaient pas été entièrement épurées après l’épisode de Vichy.

Cette puissance souvent ouvertement malfaisante est aussi, en coulisse, via sa CIA et la galaxie de l’État profond, l’organisateur, le facilitateur et le logisticien de centaines, voire de milliers, de coups d’État et d’assassinats de dirigeants dans le monde entier depuis au moins 70 ans !

Les guerres menées par les États-Unis, depuis les génocidaires “guerres indiennes”, ont causé la mort de dizaines, voire de centaines de millions de personnes depuis que cet État voyou et terroriste existe sur la scène mondiale.

En outre, l’alliance de poids et de longue date entre les États-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite pour ne citer que ces deux alliés-là, font que ces trois puissances menacent en permanence la paix du monde. Mais ces menaces ne sont pas que des menaces puisque depuis des décennies, la guerre est permanente avec des conflits ouverts en tel ou tel endroit du monde.

De Gaulle savait pourquoi il avait exigé le départ des forces armées américaines de notre sol et le retrait simultané de la France du commandement intégré de l’OTAN. En faisant cela et en ayant doté notre pays d’une force de dissuasion nucléaire autonome, il nous a protégés de toute agression venue de l’Empire, comme il nous a protégés de toute vassalisation. Mais après son départ, dès Pompidou, la politique diplomatique française a recommencé à s’assouplir vis-à-vis des États-Unis et à être beaucoup plus accommodante avec les caprices et les folies guerrières et impériales des État-Unis.

Chirac sut maintenir, pendant sa présidence de 12 ans, une certaine flamme française autonome comme en témoignent deux décisions très mal vécues par les dirigeants états-uniens:

1/ d’une part le refus que Chirac (alors Premier ministre de la première cohabitation) a opposé au Président Reagan en 1986 quand le Président des États-Unis a demandé à la France de pouvoir survoler notre territoire à l’occasion de l’expédition punitive contre la Libye de Kadhafi.

2/ d’autre part, bien sûr, le refus de soutenir la guerre en Irak de Bush fils et le combat diplomatique que la France mena alors pour convaincre nombre de pays, notamment d’Afrique, de refuser de voter à l’ONU la résolution présentée par les États-Unis. On se souvient de la grandeur de notre pays incarné alors par le ministre des Affaires étrangères du moment, Dominique de Villepin.

Pendant ces années où la France disait “Non” aux États-Unis, toute une série de leaders défilaient à l’ambassade des États-Unis à Paris pour dire tout leur mépris de “l’arrogance française” et leur soutien aux positions des États-Unis. Parmi ces gens, il y en avait qui étaient dans des fonctions de pouvoir et cela fait que leurs actes sont donc constitutifs du crime de haute trahison (certes opportunément supprimé de la constitution française par Sarkozy devenu Président de la République en 2007). Lui, justement, fut de ces traîtres à la “patrie républicaine des Français” pour reprendre une expression chère à Jean-Luc Mélenchon. Mais il était un parmi beaucoup, beaucoup d’autres. Ces Atlantistes et ces traîtres pullulaient par exemple au P.S. Un certain Pierre Moscovici en fut avec pas mal d’autres “socialistes”…

Cette flamme française qui brûlait indépendamment des volontés impériales et guerrières états-uniennes, c’est Sarkozy devenu Président qui l’a éteinte.

Et c’est Hollande qui, après avoir fait, à son tour, acte de subordination dès le lendemain de son élection à la Présidence de la République française (on se souvient avec rage et dégoût de son voyage à Washington pour le sommet de l’OTAN), est sur le point d’effacer totalement l’indépendance française, déjà largement entamée tant sont nombreuses et béantes les entailles à notre souveraineté.

Quand on examine aujourd’hui la situation globale, avec ce que nous fait déjà subir l’Union européenne, et avec la menace de plus en plus proche de vivre l’immense régression qu’engendreront le TAFTA et les autres traités du même ordre en cours de discussion, si en plus les forces armées de l’Empire malfaisant reviennent durablement sur le sol français, cette fois, nous serons devenus pour de bon un simple dominion qui n’aura même plus les pouvoirs d’un État fédéré des États-Unis.

Là franchement je commence à avoir la trouille !

C’est le peuple français tout entier – et pas seulement une fraction, un parti ou un clan politique – qui va devoir se lever pour de bon ! L’heure est gravissime !

Il va vraiment falloir refonder un nouveau CONSEIL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA RECONQUÊTE !

Post-scriptum: Nous sommes le peuple souverain et seul ce que nous avons adopté par référendum peut être valable. Tout ce que l’on nous impose depuis des années, fusse par des voies “légales”, sera, en son temps, déclaré comme “nul et non avenu” car ce que le peuple a décidé, seul le peuple peut décider de le défaire. Par exemple, bien que la constitution ait été expurgée du crime de “haute trahison”, comme le peuple français n’a pas eu à se prononcer sur ce point, il n’a pas autorisé cette suppression alors qu’en 1958 il avait très largement approuvé la constitution qui le prévoyait. Donc, nous considérons que cette disposition constitutionnelle d’ordre pénal vaut toujours. Je suis juriste et je n’ignore pas le principe fondamental de la légalité des délits et des peines selon lequel une personne ne peut être jugée et condamnée que pour un acte qui, au moment où il a été commis, était puni par la loi. Ce principe s’oppose donc, a priori, à la possibilité qu’aurait le peuple français de juger et de punir un dirigeant pour crime de haute trahison pour des faits commis depuis que cette incrimination a disparu de la constitution. Sauf qu’aucun principe, fut-il fondamental, ne saurait contraindre le peuple. Lui seul est souverain et si le principe en question s’oppose à sa volonté, c’est le principe qui sera écarté ou à tout le moins refondé.

Que les dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et de demain (jusqu’à ce que nous ayons repris entièrement notre pouvoir souverain) sachent que rien ne les mettra à l’abri de notre courroux et du fait qu’ils auront à rendre compte, indépendamment de tous les artifices juridiques qu’ils peuvent mettre en oeuvre pour se protéger.

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Sources documentaires

Article dans RT

Article dans Causeur

Article dans le Figaro

Article dans L’Humanité

Article du PRCF* sur Agoravox (PRCF : Pôle de Renaissance Communiste en France ; leur site ; leur page Facebook)

Article d’Hélène Nouaille sur le blog de Lucien Pons

Article du parti UPR (Union Populaire Républicaine)

The world on the brink of the catastrophe… Le monde au bord du gouffre !

On lisait et on entendait cela fin octobre 1962, lors de la crise des missiles de Cuba.

Cette formule est redevenue actuelle au regard des évènements en Ukraine. Le monde occidental, États-Unis et Union Européenne en tête, pousse en sous-mains les nazis de Kiev à entraîner la Russie dans une guerre en Europe et l’OTAN est sur le pied de guerre.

Mais on détourne notre attention de ce risque majeur de nouvelle conflagration mondiale, cent ans après le déclenchement de la folie meurtrière de 1914-1918. On nous affole avec l’Ebola. Sans doute un danger aussi infondé que les différentes grippes animales passées… Faire peur aux gens sur un évènement inexistant pour les détourner de l’actualité réelle qui, elle, est bien là. Ce n’est que la mise en oeuvre des principes habituels de désinformation, d’abrutissement des masses. Car on n’agit que contre une menace que l’on croit fondée, pas contre une menace fantôme…

Où trouve-t-on des infos sur ces évènements sources de guerre générale qui ne soient pas de la pure propagande de l’Empire fauteur de troubles depuis 1776 ? Dans des medias alternatifs, sur des blogs et via des analyses non « mainstream ». Sauf qu’il faut être prudents quant aux sources car on trouve aussi n’importe quoi sur le net.

Nous savons que les médias officiels nous désinforment grossièrement. C’est vrai d’une manière générale, mais c’est tout particulièrement vrai s’agissant de la question russo-ukrainienne.

Poutine est désigné comme le Hitler de 2014, le danger pour la paix du monde, l’agresseur, le meurtrier de masse, le génocideur, l’empêcheur de vivre de peuples qui n’aspireraient  qu’à la liberté etc. etc. Mais si Poutine n’est sans doute pas un parangon de démocratie, ni un modèle d’humanisme, il est, dans cette affaire, bien plus respectueux de la paix du monde que d’autres et bien moins oppresseur ou assassin de masse que d’autres.

Même la grande presse commence à distiller l’information que l’avion de la Malaysian Airlines a été abattu NON pas les « pro-Russes » mais bien par un chasseur de la flotte aérienne ukrainienne. C’est donc bien un acte (volontaire ou accidentel) de la part des Ukrainiens. Ce qui inverse la logique qui s’est mise en marche et confirme que les va-t-en guerre sont à l’Ouest (de l’Ukraine et du monde), pas à l’Est (de l’Ukraine et du monde) !

Poutine, lui, fait preuve de la plus grande modération jusqu’à présent. Bien des dirigeants auraient agi militairement depuis des mois s’ils avaient subi ce que Poutine ou la Russie subissent d’humiliation et d’insultes sans compter les massacres de masse que les peuples de l’est de l’Ukraine doivent affronter. Imaginez qu’OBAMA soit traité par la presse de la moitié du monde comme POUTINE l’est depuis des mois… Si vous ne saisissez pas de quoi je parle, recherchez les Unes de la grande presse occidentale depuis des mois. Vous serez édifié !

Mais Poutine qui n’est pas idiot et qui dispose de beaucoup d’informations, notamment sur ce que fait en secret l’Empire, ce qui n’est pas le cas du grand public, a compris qu’on lui tend un piège, que l’on fait tout pour qu’il intervienne militairement et alors l’Empire, l’Union européenne, la « Communauté internationale » jugeront indispensable de lui faire la guerre. Tous ceux-là, préparent déjà, depuis une décennie au moins, son renversement via un coup d’État du type de celui organisé à Kiev. Cette dernière expérience-là, qui a succédé à d’autres dans plusieurs des anciennes républiques de l’URSS, n’était qu’un exercice grandeur nature dans le pays le plus indispensable à la Russie. Imaginez la réaction de Washington si la Russie ait organisé un coup d’État du même genre à Mexico ou à Toronto pour y installer un pouvoir pro-Russe. En fait, on l’a déjà vu, cette réaction américaine, dans un cas similaire ; ce fut à Cuba dans les années 60 : une hystérisation de la situation qui a failli conduire au pire en octobre 1962.

Eh bien, nous revoilà, 50 ans après, plongés dans le même contexte géopolitique où la guerre mondiale est devenue une menace sérieuse. Seul Poutine aujourd’hui nous évite d’y être déjà entrés parce qu’il a refusé de répondre aux provocations de l’Occident. Comme jadis, en octobre 1962, les Russes n’avaient pas réagi de manière hostile à diverses provocations gravissimes de la part des forces armées américaines :

– lancement à titre d’essai d’une fusée de la base californienne de Vandenberg vers l’Ouest et donc vers la Russie ;

– essai nucléaire ;

– manœuvres militaires massives : aériennes, navales et terrestres ;

– mise en alerte « Defcon 2 » (qui compte 5 positions), c’est-à-dire le dernier stade précédant la guerre, stade qui impose par exemple aux bombardiers stratégiques ayant des bombes nucléaires dans leurs soutes de se tenir à proximité immédiate de la Russie et qui débloque certaines mesures de sécurité en vue d’un lancement rapide des missiles en silos ;

Tout cela, les Russes ne pouvaient ignorer et c’était donc une provocation totalement folle qui pouvait conduire les Soviétiques à attaquer les premiers. Mais c’est justement ce que voulaient les généraux américains car ils croyaient que les États-Unis étaient en mesure de « gagner » la guerre, fut-elle nucléaire…

À cette époque, il existait un plan de l’état-major américain qui prévoyait – écoutez bien cela – : une gradation sur plusieurs mois des tensions internationales entre l’Occident et l’URSS ; pendant cette période, l’URSS serait désignée coupable de plusieurs actes criminels d’ampleur croissante afin que le peuple américain et les peuples du monde soient convaincus du danger que représentait l’URSS et donc soient décidés à accepter une guerre entre les deux blocs. Ce plan prévoyait une attaque nucléaire massive préventive de l’URSS. Certes, je n’ai pas lu ce plan moi-même mais beaucoup d’analystes ont écrit sur le sujet. Je les juge crédibles. D’autant plus qu’ayant moi-même beaucoup, beaucoup travaillé depuis 20 ans sur les États-Unis en général, sur la période des années 60 en particulier, je sais que cela est fondé.

Et puis, même si cela défrise les défenseurs indécrottables des États-Unis, il y a le plan Northwoods qui a été rendu public il y a longtemps. Et ce plan écrit noir sur blanc que les États-Unis sont prêts à fabriquer des attentats qu’ils imputent à d’autres (en l’occurrence c’étaient les Cubains de Castro) pour justifier la guerre. Vous qui ignorez tout de ce plan diabolique, lisez le. Le 11 Septembre y est écrit. Ce qui se passe en ce moment y est écrit. Kennedy l’avait refusé mais il a été manifestement mis en application depuis… Plusieurs fois !

Je reviens à Poutine. S’il a décidé des sanctions économiques, ce n’est pas pour « nous faire la guerre » comme l’écrit un auteur qui se perd (Gauche de combat) mais c’est un droit de légitime défense puisque nous, les Occidentaux, avons décidé, les premiers, de sanctionner la Russie en plus de la provoquer et de l’insulter depuis des mois.  Quand on donne des coups, il faut s’attendre à en recevoir en retour. C’est un tempérament d’ado pré-pubère que de frapper quelqu’un et de se plaindre ensuite de sa réaction hostile.

Bien des personnalités respectables, françaises anglaises, allemandes, russes, américaines et autres, ont exprimé leur sentiment d’inquiétude profonde et leur incompréhension des choix diplomatiques, géopolitiques et stratégiques faits depuis quelques mois par les Occidentaux. Mais leur voix est étouffée. Parce qu’à Washington, on veut la guerre. Car la guerre serait la seule chance de maintenir le système capitaliste. Peu importe que meurent des millions de personnes, peu importe que des centaines voire des milliers, de villes soient détruites, peu importe que des populations soient décimées…si les maîtres, qui, eux, seront à l’abri, peuvent survivre sur un champ de ruines. Les banquiers américains ont eu 50 ans de prospérité au lendemain de la Seconde guerre mondiale…

Le cercle des économistes sous la direction d’un certain Lorenzi avait publié « La guerre des capitalismes aura lieu » en avril 2008.

Nous y sommes presque…

 

Combien de fois Jaurès sera-t-il assassiné ? – Par « Bab »

Je relaie ce formidable billet du blogueur »Bab » accessible ici : http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2014/07/combien-de-fois-jaures-sera-t-il.html?showComment=1406790311546#c7531395180177754172

En ce jour anniversaire de l’assassinat de Jaurès, cet homme de paix qui avait tout fait pour éviter que ne se déclenche la folie guerrière qui menaçait, l’auteur évoque la situation internationale qui est source de grandes inquiétudes.

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Aujourd’hui est la journée du souvenir.  A 21h40 au café du Croissant, à Montmartre, Jean Jaurès est abattu. Par qui ? Peu importe. Le seul défenseur de la paix disparaît. L’autre assassinat, le 28 août, à Sarajevo, n’est qu’un prétexte pieux vu que l’homme abattu à Sarajevo, bien qu’archiduc autrichien, n’a aucun poids sur la scène politique.

C’est au point que quatre heures plus tard seulement, mon grand-père accomplissant son service militaire dans la Meuse (il lui reste 52 jours sur 3 ans) est réveillé avec ses camarades par le colonel du régiment lui-même. Celui-ci appelle deux hommes pour la corvée de cartouches. À 5 heures du matin les hommes sont déjà en poste à la frontière, en ce terrible 1er août 1914. Ils ne rentreront dans leurs foyers (pour ceux qui rentreront) que 52 mois plus tard.

Nous sommes le 31 juillet 2014. Un siècle plus tard, l’avenir est aussi sombre.  Certes les prétextes et certains contextes diffèrent. En revanche, comme un siècle plus tôt les intérêts des financiers et des industriels sont toujours là, pour aiguillonner les haines, pour déclencher des « incidents ».  C’est en 1913 qu’avait été constituée la Réserve Fédérale US (banque privée, naturellement) en vue d’amasser des profits pour les banquiers membres fondateurs de cet organisme. Aujourd’hui, le dollar est en grande difficulté en raison des exagérations de la même FED à recourir à la planche à billets. Une « bonne » guerre serait un juteux moyen de faire repartir la machine.

Cela « tombe bien ».  Les faucons de Tel Aviv viennent de lancer leur nouvelle campagne, d’été cette fois, contre la ville de Gaza. Tollé quasi général (la « communauté internationale » formée des USA et de quelques satellites ne bouge pas, bien entendu). Une nouvelle flottille se prépare à partir de Turquie pour secourir les Gazaouis. Même si elle a récusé la marine turque pour l’accompagner et la défendre, on imagine…..

Pendant ce temps-là, les Nazis qui ont pris le pouvoir à Kiev avec la bénédiction de Bruxelles et Washington continuent à pilonner les villes russes de l’est de l’Ukraine. Ils descendent (c’est maintenant acquis) un avion civil qu’ils ont dévié de sa route, en tentant de faire porter le chapeau au camp d’en-face. La tension est extrême partout. Qui est derrière ce coup de force ? Bien sûr, les stratèges de Washington, cornaqués par les financiers en quête de marchés nouveaux.

Le Monde va-t-il à nouveau exploser, pour le bénéfice des Très Grandes Fortunes ? Celles-ci n’ont jamais été aussi énormes, donc aussi puissantes. Mais qu’on ne s’y trompe pas : c’est en dollars, donc en monnaie de singe.  Il leur faut quelque chose de plus consistant, pour simplement continuer à exister.

Dans cette tourmente qui menace, seul le solide gouvernement russe a suffisamment la tête sur les épaules, et le poids international retrouvé, pour empêcher le déclenchement de la catastrophe. S’appuyant sur une Chine inquiète, et sur les autres membres des BRICS, il peut calmer le jeu, et renvoyer dans leurs bases les « soldats de la paix » dont on connaît les initiatives bénéfiques au VietNam, en Irak ou en Afghanistan.

Il faut se souvenir que ces soldats sont, le plus souvent, recrutés parmi les plus pauvres des étatsuniens, qu’ils manquent d’instruction, et souvent c’est ainsi qu’ils espèrent obtenir enfin le passeport US. De pauvres hommes perdus, auxquels on peut imposer les pires exactions. D’ailleurs, s’ils obtiennent le précieux talisman, ce sont le plus souvent des épaves qui reviennent dans leurs foyers. Le piège est très amer.