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Êtes-vous un insoumis ? – Par Baloo Kâa

Avenir insoumis

– Si vous croyez le bourrage de crâne médiatique, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous faites ce qu’on vous dit de faire, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous caressez la main du bourreau, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez les insultes sans répliquer, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous tendez l’autre joue après la première gifle, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous servez la soupe à celui qui vous affame, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous parlez avec les mots de votre ennemi, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous protégez celui qui vous humilie, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous acceptez de vous soumettre pour un temps, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous défendez celui qui veut vous soumettre, êtes-vous un insoumis ?

– Si vous obéissez sans réfléchir, êtes-vous un insoumis ?

* * *

ALORS, ÊTES-VOUS VRAIMENT UN INSOUMIS ?

 

Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai !

serment-des-insoumis

Avertissement: cet appel n’est pas une initiative de la campagne officielle de Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes des citoyens insoumis de base désireux d’aider à la campagne, et nous voulons que notre appel soit discuté voire amendé par les groupes d’appui. Si vous souhaitez nous laisser vos coordonnées pour être recontactés, merci de remplir le formulaire à cette adresse.

Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai, pour qu’ils dégagent tous !

Nous citoyens, militants politiques et associatifs, enfants politiques des idées de Frédéric Lordon, François Ruffin et Nuit Debout, nous nous engageons aujourd’hui publiquement à deux mois de l’élection. L’offre politique est dorénavant connue, et un seul candidat propose un projet répondant à la crise démocratique, écologique et sociale : Jean-Luc Mélenchon.

Il est le seul à répondre à nos attentes : redistribuer les richesses accaparées par une petite « élite », dégager les politiciens corrompus qui nous gouvernent, partager le travail et créer des millions d’emplois afin que chacun puisse enfin vivre dignement dans un environnement sain. Surtout, il est le seul candidat à proposer une méthode claire pour mettre en œuvre ce projet : rendre sa souveraineté au peuple de France, en convoquant une constituante et en se libérant de l’OTAN, de l’Union Européenne et des marchés financiers.

Sur tous ces thèmes, Jean-Luc Mélenchon n’est pas le candidat d’une minorité éclairée, mais l’expression de l’opinion majoritaire qui n’est pas représentée par les partis politiques. Il est le seul à proposer un projet national capable de recréer un sentiment d’appartenance collective et de renouer avec la tradition de la Révolution Française, de la Commune de Paris et du Conseil National de la Résistance. Et le mouvement France insoumise est la seule tentative existante de mettre fin au régime des partis et de répondre à la demande d’implication citoyenne qui s’est exprimée lors de Nuit debout et du mouvement contre la loi Travail.

Nous ne sommes pas dupes des promesses mensongères véhiculées par le Parti Socialiste, qui décidément devrait présenter des excuses plutôt que des candidats. Comment apporter le moindre crédit à un parti qui ose présenter Myriam El-Khomri comme candidate aux législatives ? Ce mensonge permanent est finalement logique : le PS a toujours assumé la soumission à la zone de libre-échange qu’est l’Union Européenne derrière le mensonge d’une « autre Europe » qui n’existe pas et n’existera jamais ! Si pour nous, la sortie des traités de l’UE ne constitue pas une fin en soi, elle est bien le préalable indispensable et inéluctable à toute politique écologique et sociale. L’économiste Frédéric Lordon, entre autres, a expliqué la nécessité de la sortie de l’euro et comment l’organiser, en simultané d’une politique de socialisation des banques et de contrôle des capitaux.

De même, comment mener une politique de paix sans sortir de l’OTAN et rompre avec les politiques bellicistes des Etats-Unis, du gouvernement Israélien, des monarchies du Golfe et de l’UE ? Comment mener une politique de transition écologique sans cesser le paiement de la dette aux marchés financiers, dont les intérêts nous coûtent 50 milliards par an ? Seule la France insoumise apporte des réponses cohérentes et applicables à ces questions. Tout le reste n’est que mensonge et imposture.

Enfin, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon car il est le seul candidat qui refuse toutes les logiques d’appareil et ne se ralliera à aucun des tenants du système, comme il l’a réaffirmé lors du meeting holographique du 5 février. Nous resterons ainsi fidèles au serment de la bourse du travail lancé par François Ruffin : Nous ne voterons plus jamais PS ! Et nous ne voterons pour aucun autre candidat, y compris face au FN, car nous avons compris que celui-ci n’est que la conséquence d’un système politique pourri jusqu’à la moelle ! Le seul moyen de sortir de ce piège mortel est de participer à un projet alternatif fédérant le peuple sur des solutions concrètes: celles de l‘Avenir en commun.

C’est pourquoi notre engagement se maintiendra après l’élection, sous forme d’un réseau transversal de groupes d’insoumis. Car comme l’a expliqué Frédéric Lordon, l’élection de Jean-Luc Mélenchon ne sera que le début d’un long processus et nécessitera un fort mouvement social pour mener à bien la révolution citoyenne. Nous serons dans tous les cas de figure déterminés à poursuivre notre combat au-delà des échéances électorales.

Pour toutes ces raisons nous mettrons, quoi qu’il arrive, un bulletin Mélenchon dans l’urne, au premier comme au second tour !

Pour signer vous aussi cette pétition, c’est ici.

 

De quoi l’insoumission est-elle le nom ? – Par Bob SOLO le 27/02/2017

Insoumis, c’est bien joli, mais insoumis à quoi en fait ? A quoi, ou à qui, ne pas vouloir se soumettre ? La liste est longue. Mais précisons que ne pas se soumettre n’est pas forcément refuser, en bloc, et puis terminé.

Ne pas soumettre, c’est, avant tout et légitimement, exiger le droit à la parole libre, à l’information juste, au débat loyal, à la vraie possibilité de choix, en conscience, pleinement informé, sans menace, sans chantage, sans manipulation, quel que soit le sujet, avant de donner son accord ou pas.

Cette exigence n’est rien d’autre que celle qui fonde la démocratie. Si elle n’est pas entendue, si on passe outre, si on impose, alors c’est un diktat. Et c’est précisément à cela qu’on refuse de se soumettre. A tous ces dénis de démocratie, à cette confiscation de la délibération collective la plus ordinaire, à cette capture du pouvoir de décision.

Qu’elle soit le fait d’une commission européenne non élue ; d’un gouvernement ne répondant que par la répression à la colère populaire qu’il a lui-même engendrée par ses trahisons, ne pouvant imposer la casse sociale que par la force à coups de 49.3 ; d’un parti politique quel qu’il soit, verrouillé de l’intérieur par ses quelques dirigeants agissant contre l’avis du reste de ses membres ; d’une oligarchie financière imposant son agenda social et son ordre économique ; d’un système médiatique matraquant quotidiennement son idéologie, tordant les chiffres et les faits, invisibilisant toute opposition ; d’une « république des sondages » manipulant l’opinion. Voilà à quoi on refuse de se soumettre.

Le choix de l’insoumission fait écho là encore à la question de la légitimité. Légitimité de « ceux qui décident pour les autres ». Légitimité, de plus en plus contestée, de toutes ces institutions, quand elles finissent par décider « sans » les autres, et même « contre » les autres.

Sans cette légitimité accordée par ces « autres », nous toutes, nous tous, à ceux qui décident, ne reste plus aucune raison de se soumettre, ni à leurs injonctions ni à leurs décisions, et d’autant moins que celles-ci nous seraient justement imposées sans le moindre moment démocratique pour en débattre.

Voilà ce que j’entends par insoumission.

Ne rouvrons plus sans cesse la porte qu’on nous a fermée au nez !

Jean-Luc Melenchon, nous sommes avec toi depuis des années pour beaucoup d’entre-nous.
*

Nous resterons avec toi aussi longtemps qu’il le faudra, et quelles que soient les difficultés et l’adversité que nous aurons à affronter ensemble, tant que tu nous honoreras comme tu le fais depuis des années.

*
Nous sommes et nous serons avec toi, ET AVEC PERSONNE D’AUTRE QUE TOI !

Tu as bien entendu ?

*

Si, à force d’être pressé par certains « amis », ou à force de discussions que certains, demain, pourraient dire « fructueuses » avec Hamon, tu décidais de mettre en pratique cette maxime que tu énonçais dans un temps pas si lointain, à savoir que « ta personne ne serait jamais un obstacle au rassemblement« , sache – mais je suis convaincu que tu le sais déjà très bien – que nous ne « switcherons » pas (pour parler comme les commentateurs états-uniens) pour Hamon, quelles que soient les circonstances, quelles que soient les paroles – fussent-elles demain enjôleuses – de Hamon, quelles que soient les garanties qu’il nous donnerait.

*
Tout simplement parce que nous ne lui faisons pas confiance, ni à lui ni à ses ami-e-s. On a déjà donné ! Largement ! Et au-delà de tout ce que nous redoutions. On en a encore des cendres dans la bouche.
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« Plus jamais PS » est une de nos lignes de conduite. Nous l’avons affirmée de manière on ne peut plus claire depuis très longtemps. Au point, parfois, de subir des admonestations sinon de toi, du moins de certains de tes proches.
*
Mais on n’a pas faibli et nous ne faiblirons pas.
2017 ne sera pas une resucée de 2012 !
PLUS JAMAIS PS ! PLUS JAMAIS !
Quelles que soient les circonstances.
Et quand on dit NON, c’est NON !
*
Têtes de mules ? Cabochards ? Obstinés ?
Oui, en effet, nous sommes tout cela. Mais ne nous voir que de cette façon serait méconnaître notre coeur, notre esprit, notre « âme » citoyenne !
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Jean-Luc, nous t’entendons dire des choses (encore ce soir) qui sont pour le moins antagonistes. D’un côté, tu ne cesses de dire et de répéter que la discussion est ouverte avec Hamon et même tu rouvres des portes qu’il t’a claquées au nez !
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D’un autre côté, tu emploies à son sujet des qualificatifs tels qu’on se demande comment Hamon accepterait de discuter avec toi.
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Donc tu le piques assez rudement (ce dont nous sommes nombreux à nous féliciter) en employant un style somme toute peu amical, et tu poses des garanties (que NOUS ne pouvons que valider) mais que lui et son équipe ne peuvent que rejeter.
*
À quoi bon alors poursuivre encore cette « comédie » (c’est le mot que toi-même as utilisé) de la discussion ? À quoi bon vouloir la recommencer quand elle avait été close.
On ne va pas rejouer sans cesse la même pièce.
*
Tu es entendu depuis quelques mois par les Français parce que, précisément, tu as créé une cloison bien étanche avec le PS. Je te supplie de ne plus donner le sentiment de vouloir discuter avec Hamon et le PS. Tu le sais, ce n’est pas avec Hamon et l’appareil du PS qu’il faut discuter mais avec les Français.
C’est parce que tu as fait cela depuis un an que tu es là où tu es aujourd’hui. 270 000 soutiens citoyens sans compter tout le reste !
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Nous percevons la panique qui commence à être ressentie dans certains cénacles. Il faut donc poursuivre ta route sans perdre une seconde supplémentaire à jouer le jeu de la discussion.
*
Ce plan A ne mène à rien. Et je t’assure que pour aujourd’hui je ne parle que du sujet abordé ici. Plus tu montres des signes de « bonne volonté », plus tu prends le risque de voir se détourner de toi beaucoup de gens non politisés. D’un côté convaincre quelques milliers de socialistes affolés de tout perdre, et d’être définitivement rayés de la carte politique de France, de l’autre risquer de ne jamais convaincre les millions d’abstentionnistes dont pourtant tu as sans doute commencé à faire dresser l’oreille…
Si tu veux qu’ils aillent plus loin, tu ne dois plus donner le change à tous ceux qui t’abjurent de parler avec Hamon et de t’entendre avec lui !
*
Ou c’est lui, ou c’est le peuple français. Les deux sont devenus incompatibles !
Comme tu ne peux l’ignorer, qu’est-ce qui peut bien te donner sans cesse envie de tendre la main ?
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Jean-Luc, soit TU es candidat au 1er tour, sur TON projet, avec TON équipe, en te reposant sur NOUS, et on votera massivement pour toi. Et on entraînera les Français par millions avec nous.
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Soit tu ne l’es pas, pour quelque raison que ce soit, et ce sera la catastrophe pour le pays, car même dans cette circonstance, jamais plus nous ne voterons PS.
Aucun accord d’aucune sorte entre toi et Hamon, entre nous et eux, n’est possible et s’il advient, la France insoumise explosera en plein vol !
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Trop de défiance, trop de colère, trop de ressentiment. Une envie trop irrépressible de leur faire mordre la poussière, pas pour leur infliger une simple défaite électorale parmi d’autres, mais pour les tuer politiquement.
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Nous n’avons pas besoin d’eux. Et qu’on ne nous parle pas d’alliances pour les Législatives. Les mêmes principes absolus seront appliqués.
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Soit tu es élu le 7 mai et les Législatives seront gagnées, quels que soient les candidats (à quelques nuances près !). Il leur suffira de s’afficher en soutien à ta politique.
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Soit tu perds le 23 avril ou le 7 mai, et nous serons rétamés aux Législatives.
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Aucune alliance avec le PS ne nous sauvera. Et je pense que nous ne voulons pas sauver le PS ni être sauvés par lui !
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Ce n’est pas une haine irrationnelle mais une stratégie politique réfléchie. Tant que vivra ou survivra le PS, nous ne pourrons donner une utilité électorale à ces électeurs qui resteront attachés à lui quoi qu’il arrive, même s’ils sont en désaccord avec leur parti d’allégeance.
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Et tu n’ignores pas qu’il n’y a pas que des gueux comme moi qui le disent. Il y a aussi des pointures du monde intellectuel.Voici trois noms au hasard: Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, Hervé Kempf.
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Parfois, on ne peut reconstruire qu’en repartant de zéro. La vieille bâtisse vermoulue, menaçant ruine, doit être démolie pour faire place nette et reconstruire sur de nouvelles fondations, avec de nouvelles « normes » bien plus en phase avec notre temps.
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C’est le cas de toute idée pour une « solidarité » (je ne dis plus « alliance » ou « union ») européenne mais c’est aussi le cas de toute idée de reconstruction d’une force politique à gauche.
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La France insoumise que tu as largement contribué à mettre sur pied n’est pas une chose aboutie. Le chemin se fait en marchant dit-on souvent et toi-même tu as dit un jour en réplique à cette maxime : « Je marche, Monsieur ».
*
Eh bien, nous aussi, nous marchons.
Pas sous la baguette du chef d’orchestre Macron qui virevolte au son de la musique de ses premiers violons Gattaz, Lagarde and co. Mais avec toi et avec nos ami-e-s, nos frères et soeurs de lutte, et avec aussi quelques cousin-e-s, oncles et tantes, et parents divers, pour refaire la France, l’Europe et le monde.
*
Cette présidentielle est, je crois, à nulle autre pareille. Elle sera historique, quel que soit son résultat, soit parce qu’elle aura vu ton élection et marquera le début d’une ère nouvelle que nous croyons plus heureuse, soit parce qu’au contraire, si c’est à ton échec qu’elle devait nous conduire, nous entrerions dans une période où le tumulte et le fracas, le bruit et la fureur seraient sans aucun doute autrement plus violents que ceux auxquels tu faisais allusion en 2012…
*
Quel avenir aurons-nous ? Beaucoup dépendra du résultat au soir du 23 avril puis du 7 mai. Mais pas que…
*
Car si tu étais élu, on n’arriverait pas seulement au bout de la route, on en entamerait une nouvelle. Pavée d’embûches et de menaces en tout genre.
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La France insoumise sera donc, en fonction des circonstances, soit un refuge (pour nous), soit une garde prétorienne (pour toi et pour celles et ceux que tu feras gouvernants) !
*
J moins 60 avant le 1er tour. Il te reste deux mois pour emporter la conviction de millions de Français. Et il nous reste le même temps pour t’y aider.
Mais tu nous aiderais à ne plus donner à penser que tu es prêt à t’entendre avec Hamon.
*
Salut insoumis.

Envie d’insoumission citoyenne – Par Baloo Kâa le 13/03/2016

Vaincu parfois, soumis jamais

Il y a vraiment des attitudes stériles, des déclarations et des positionnements complètement contre productifs chez certaines têtes pensantes qui faisaient partie de ce beau rassemblement qu’était le Front de Gauche.
*
Est-ce que tous ceux qui ont un charisme d’huitre chez les leaders politiques pourraient sincèrement arrêter de se prendre pour des indispensables et oublier leurs égos personnels dans l’intérêt du peuple qu’ils prétendent vouloir défendre et représenter ?
*
Tout le monde peut normalement s’accorder sur le fait que les constats concernant l’échec des politiques menées depuis trente ans sont les mêmes. Tout le monde peut s’accorder également sur le fait que les propositions sociales, économiques, écologiques sont relativement similaires.
*
Alors le seul grain de sable qui fait tout capoter dans cette nécessité d’unir toutes les sensibilités de gauche, c’est quoi à part l’envie pour certains d’avoir le leadership sur les autres.
*
Putain, vous en êtes encore là ? Vous en êtes à penser en premier lieu à vos gueules alors que vous n’avez de cesse de dénoncer l’individualisme qui pourrit tout dans cette société.
Pendant que vous en êtes à essayer d’imaginer comment désigner celui qui à vos yeux serait le meilleur pour obtenir la place du « CHEF », une partie du peuple de gauche a décidé de ne plus vous écouter débattre dans le vide, de ne plus vous attendre car vous faites du surplace et vous représentez le boulet qui nous empêche vraiment d’avancer.
*
Vous dénoncez les professionnels de la politique mais vous en faites partie et comme vous vivez grâce à la politique, vous faites passer vos intérêts personnels avant toute chose en n’hésitant pas à faire des alliances contre nature avec des gens que vous rendez responsable de la casse sociale, de l’explosion du chômage, de la misère ambiante, du nationalisme décomplexé.
*
Comment pourrait-on accepter de vous suivre sur cette voie ? Vous nous prenez pour des buses ou quoi ?
*
Plus jamais, nous ne ferons alliance avec un PS qui dilapide l’argent public en le distribuant au Medef sans aucune contrepartie et sans aucun résultat positif en direction de l’emploi. Si après tout ça, vous voulez encore nous parler d’alliance avec le PS, nous électeurs de gauche, nous sommes en droit de nous poser des questions sur la confiance que l’on peut vous accorder.
*
Je ne voudrais pas remettre en question le fait que vous êtes de gauche, mais cette gauche mollassonne de compromis que vous représentez n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux actuels. Vous êtes en train de pinailler sur des postes alors que nous, nous voulons renverser un système dépassé qui nous amène tous dans le mur.
*
Le réveil citoyen est en marche et se fera nécessairement par le bas, par la base, par le peuple. Celui qui sera prêt à l’entendre et à lui donner la parole et les moyens de faire avancer nos idées recevra notre soutien total et nous ferons tout pour devenir la première force de gauche sans laquelle rien ne pourra se faire.
*
Nous ne sommes pas dans l’optique d’être des suiveurs, nous allons redonner au peuple de gauche l’envie de croire encore dans l’humain d’abord et pour cela, nous allons construire sur les ruines du parti socialiste que Hollande et Valls se plaisent à détruire en imaginant créer une alliance centriste capable de leur permettre de battre le FN et l’ex UMP.
*
Nous sommes la France Insoumise, nous sommes en marche et rien ne pourra nous arrêter. Peu importe le chemin, peu importe le temps que ça prendra, on ne lâchera rien.

Envie d’insoumission citoyenne – Par Baloo Kâa le 13/03/2016

Il y a vraiment des attitudes stériles, des déclarations et des positionnements complètement contre productifs chez certaines têtes pensantes qui faisaient partie de ce beau rassemblement qu’était le Front de Gauche.

Est-ce que tous ceux qui ont un charisme d’huitre chez les leaders politiques pourraient sincèrement arrêter de se prendre pour des indispensables et oublier leurs égos personnels dans l’intérêt du peuple qu’ils prétendent vouloir défendre et représenter ?

Tout le monde peut normalement s’accorder sur le fait que les constats concernant l’échec des politiques menées depuis trente ans sont les mêmes. Tout le monde peut s’accorder également sur le fait que les propositions sociales, économiques, écologiques sont relativement similaires.

Alors le seul grain de sable qui fait tout capoter dans cette nécessité d’unir toutes les sensibilités de gauche, c’est quoi à part l’envie pour certains d’avoir le leadership sur les autres.

Putain, vous en êtes encore là ? Vous en êtes à penser en premier lieu à vos gueules alors que vous n’avez de cesse de dénoncer l’individualisme qui pourrit tout dans cette société.

Pendant que vous en êtes à essayer d’imaginer comment désigner celui qui à vos yeux serait le meilleur pour obtenir la place du « CHEF », une partie du peuple de gauche a décidé de ne plus vous écouter débattre dans le vide, de ne plus vous attendre car vous faites du surplace et vous représentez le boulet qui nous empêche vraiment d’avancer.Vous dénoncez les professionnels de la politique mais vous en faites partie et comme vous vivez grâce à la politique, vous faites passer vos intérêts personnels avant toute chose en n’hésitant pas à faire des alliances contre nature avec des gens que vous rendez responsable de la casse sociale, de l’explosion du chômage, de la misère ambiante, du nationalisme décomplexé.

Comment pourrait-on accepter de vous suivre sur cette voie ? Vous nous prenez pour des buses ou quoi ?

Plus jamais, nous ne ferons alliance avec un PS qui dilapide l’argent public en le distribuant au Medef sans aucune contrepartie et sans aucun résultat positif en direction de l’emploi. Si après tout ça, vous voulez encore nous parler d’alliance avec le PS, nous électeurs de gauche, nous sommes en droit de nous poser des questions sur la confiance que l’on peut vous accorder.

Je ne voudrais pas remettre en question le fait que vous êtes de gauche, mais cette gauche mollassonne de compromis que vous représentez n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux actuels. Vous êtes en train de pinailler sur des postes alors que nous, nous voulons renverser un système dépassé qui nous amène tous dans le mur.

Le réveil citoyen est en marche et se fera nécessairement par le bas, par la base, par le peuple. Celui qui sera prêt à l’entendre et à lui donner la parole et les moyens de faire avancer nos idées recevra notre soutien total et nous ferons tout pour devenir la première force de gauche sans laquelle rien ne pourra se faire.

Nous ne sommes pas dans l’optique d’être des suiveurs, nous allons redonner au peuple de gauche l’envie de croire encore dans l’humain d’abord et pour cela, nous allons construire sur les ruines du parti socialiste que Hollande et Valls se plaisent à détruire en imaginant créer une alliance centriste capable de leur permettre de battre le FN et l’ex UMP.

Nous sommes la France Insoumise, nous sommes en marche et rien ne pourra nous arrêter. Peu importe le chemin, peu importe le temps que ça prendra, on ne lâchera rien.

Vaincu parfois, soumis jamais

Jean-Luc Mélenchon lâche ce qu’il a sur le coeur – le 22/02/2016

Grand débats » et « collectif » bidon

Ceux qui me connaissent comme homme savent que je suis sensible aux bassesses et volte-face de ceux en qui j’avais cru voir des amis. Mais je ne m’y arrête pas. Je sais que ce sont seulement des marionnettes tenues par le fil des postes à pourvoir. Je reconnais les doigts des tireurs de ficelle. Je sais que le but des dirigeants PS, selon les termes de Julien Dray, est de profiter de la circonstance pour essayer une fois de plus de « m’isoler » et me « sectariser ». À leurs yeux, les Verts sont détruits, les communistes n’ont jamais vraiment compté. Reste votre serviteur. Le PS sait y faire et qui activer. Tous les jaloux, les aigris, les professeurs cyclotrons de la stratégie en chambre, les bureaucrates tétanisés par tout ce qui menace leur petit pouvoir sont d’accord. Ils font la queue pour me donner chacun leur coup de stylet. En toute irresponsabilité, car à quoi et à qui sert de me frapper de la sorte ? Mais nombreux sont ceux qui pensent qu’il y a mieux à faire que de me démolir. Nombreux dont ceux qui sentent l’arnaque derrière les numéros de feintes indignations des importants de la cour des miracles de la « gôche ».

En toute hypothèse, l’effet bashing est raté. 60 000 appuis en dix jours, des centaines de comité d’appui, mille syndicalistes sont déjà en place. Une armée surgit de l’ombre, narquoise, rebelle, imperméable aux glapissements des appareillons et aux gémissements des vieilles gloires. Quiconque s’y oppose est pris à revers par les insoumis de ses propres rangs !!!! À l’heure où le code du travail va exploser sous les coups du gouvernement « de gôche » il était temps qu’existe une alternative politique indépendante.

Le point de départ d’un bon plan de marche est la visée stratégique. Il faut avoir les idées bien claires non seulement sur le but que l’on veut atteindre mais sur le chemin pour le faire ! Sinon, il est impossible de choisir les bons outils à utiliser. Car les moyens préfigurent la fin et ils la préfigurent souvent tout simplement. Ces choix-là n’ont rien d’arbitraire. Il faut réduire la part du pifomètre autant qu’on peut pour que là où il s’applique ce soit en toute connaissance de cause, sans avoir dispersé l’intuition dans des dizaines d’autres supputations intermédiaires. Le bilan de l’entrée en pré-campagne est bon. Le moment était le bon, en général, entre l’annonce de la candidature de Marine Le Pen et le remaniement. Cet encadrement surligne le sens de la démarche et beaucoup de gens ont reçu de cette façon un signal amplifié par l’illustration qu’en donne le contexte. La part de chance : tomber dans un JT où passe le report du procès Cahuzac montrant une face visible et concrète de la caste. Et, passer à l’antenne avant un reportage sur Fukushima qui me simplifie le retour sur la nécessaire sortie du nucléaire…

Pour le reste il n’y avait pas besoin d’être un génie de la tactique pour repérer la fenêtre de tir. Il suffisait de travailler l’info qui circule. Nous étions certains que le remaniement verrait un ralliement du type Emma Cosse. Je n’entre pas dans les détails de mon raisonnement à ce sujet car c’est ici un point secondaire. Le reniement d’une ardente partisane des « primaires pour éviter Hollande », assises au premier rang de la réunion de la Bellevilloise, passant sans transition au gouvernement Hollande jette une lumière démoralisante sur la sincérité du processus. Le risque est de voir s’aggraver la débandade des dévouements et des militants. Je devinais aussi qu’à la sortie de son séminaire Marine le Pen communiquerait pour rendre compte des changements de ligne décidés et déjà annoncés partout dans la presse. Je n’ai pas eu besoin de faire le lien avec sa candidature puisqu’elle l’a fait elle-même. Dès lors la nécessité d’un signal fort, d’une parole claire sur les enjeux du combat politique actuel s’imposait.

Car le temps politique s’est considérablement accéléré quand quatre candidats à la primaire de droite déjà extrêmement actifs et Madame Le Pen sont déjà entrés en campagne. Les livres, les interviews, les grandes émissions des porte-paroles de la droite saturent l’ambiance. Eux font leur travail. De son côté le gouvernement agit avec constance pour légitimer lui aussi l’essentiel des bases du discours traditionnel de la droite : attaque contre le code du travail, destruction des normes sociales, et discours sur la nationalité emprunté à l’extrême droite. Notre voix politique avait disparu. Et nous sommes menacés d’être paralysés  par une « primaire de toute la gauche » dont le dénouement est reporté à novembre prochain, dans le meilleur des cas, décembre ou janvier si Cambadélis le décide. C’est-à-dire après huit mois de bagarre interne et de querelle de personnes.

En coulisse, personne ne croit que cette primaire aura jamais lieu. Mais tous font semblant du contraire en public. Le fond du tableau est totalement tordu. Beaucoup se rêvent candidat à la primaire pour pouvoir enfin exister et ensuite perdre avec les honneurs médiatiques pour n’avoir aucune responsabilité financière ou politique à endosser. Avec l’arrivée en force du PS, toute la machinerie médiatique de cette primaire fonctionne comme un appareil à tout embrouiller et à augmenter la confusion. En dépit d’efforts inouïs (mais il est vrai que « la France s’ennuie ») la mayonnaise ne prend que dans des petits cénacles confidentiels de militants en déroute et de colonnes de réfugiés de la guerre du Hollandisme contre les fondamentaux de la gauche. Précieuses personnes ! Sur quarante signataires de l’appel aux primaires 38 firent campagne pour Hollande en 2012 et donc contre la candidature du Front de Gauche. Dix jours après son lancement, l’initiative piétinait à 12000 signatures jusqu’à ce que l’organisation du travail moyennant finance par l’entreprise de pétition « change.org » augmente la cueillette en plus de trois semaines !

Pour donner le change, le bulletin quotidien Libération, déjà connu dans le passé pour les manipulations de titres et de sondages ouvre sa « une » sur un sondage pipeau de première grandeur. La une annonce 81 % des électeurs de gauche partisan de la primaire. Politis fait vite la démonstration que « l’enquête » porte en fait sur… 277 personnes…

Le ras le bol des coups montés par Joffrin, Cohn-Bendit et consort est aussi une des raisons pour lesquelles je suis passé à l’action. Je suis un déclencheur. Je propose l’action drapeaux déployés et musique en tête. Je m’avance donc sans avoir demandé la permission à personne. J’appelle les gens, sans leur demander s’ils ont une carte de parti, à se rassembler pour agir, grâce au site jlm2017.fr. C’est la manière de faire la plus collective. Pour recueillir les 500 signatures de parrainage, je compte sur les 300 groupes d’appui et les 60 000 personnes qui nous ont déjà rejoints en dix jours et dont le nombre ne cesse d’augmenter. Si nous n’y arrivons pas, sur qui sera la honte ? Pas sur moi, mais sur ceux qui se seront acharnés à me barrer la route. L’insoumission est un combat, pas une rente.

Comme la mode semble être à comparer avec 2012 souvent au prix de quelques arrangements féroces avec la réalité, je crois utile de faire des rappels pour ceux de mes lecteurs qui seraient réellement inquiets. En fait, le déroulement actuel de mon agenda est l’exacte réplique de 2011. Je m’étais déclaré le 21 janvier 2011. J’avais déjà « proposé » ma candidature. Les mêmes qu’aujourd’hui, personnalités, journaux et directions politiques diverses avaient fait exactement les mêmes critiques venimeuses qu’aujourd’hui. À l’époque, la direction PCF en solo, sans crier gare et contrairement à nos accords d’alors, décida d’organiser un vote interne avec pluralité de candidatures. Rien de nouveau sous le soleil. Les communistes votèrent le 18 juin et m’investirent. Ils le firent sans aucun « grand débat » car on ne me permit pas d’approcher pour expliquer ma candidature.

Il n’y eut pas, à l’époque, de « programme d’abord », car la rédaction de celui-ci ne fut engagée qu’ensuite, à partir de la fin juin et jusqu’au mois d’août. C’est François Delapierre qui tenait le stylo. Le PG avait travaillé trois mois sous sa houlette pour préparer mille fiches programmatiques avant la rencontre avec les responsables communistes. Jacques Généreux qui participait au premier rang de la délégation pourra raconter s’il le souhaite ce qu’il faut savoir sur le refus du « revenu maximum » par nos interlocuteurs. Les mêmes s’alarment sur leur blog de l’amoindrissement qu’ils croient voir du contenu anticapitaliste de ma présentation du programme ! De son côté Martine Billard dans sa note de blog a parfaitement décrit quel alibi sans consistance est cette histoire du « programme d’abord » et autres sornettes sur les « grands débats » et autres « mille initiatives » qui n’existent que le temps du communiqué de presse qui les annonce.

Pour finir, la rédaction de L’Humain d’abord fut achevée en plein mois d’août ! Il fut présenté en public sans aucune consultation militante à la fête de l’Huma de septembre 2011. Il y fut mis directement en vente sans autre forme de procès. Je l’ai brandi sur la scène centrale, mais j’étais seul à l’avoir en main ! L’ensemble de la négociation sur les circonscriptions avait été réglée dès juin, après le vote des adhérents communistes, par une négociation directe entre les mandataires de chaque parti sans autre forme de consultation.

Telle est la version réelle du « collectif » tel que le pratiquaient les grands basistes qui m’accablent aujourd’hui. Personne à l’époque ne se plaignit que cette méthode n’était pas assez « collective ». Il y avait une raison à cela. Nous pensions, tous, que la désignation du candidat n’est pas le résultat mais le préalable qui permet de libérer tout le reste du travail politique à faire. Sinon tout reste prisonnier d’une compétition et de postures qui paralysent tout. Oui : le préalable. Car tout le monde avait le souvenir très vif des épisodes calamiteux de 2007 et de la débandade qui s’en est suivi ! La seule différence est donc pour l’instant que cette fois ci je n’ai pas eu au téléphone Pierre Laurent pour lui dire le jour et l’heure de ma déclaration. Lui-même ne m’a prévenu ni du jour ni de l’heure de la réunion collective où il a décidé d’être candidat en Île-de-France sans autre forme de consultation qu’un chantage à l’explosion du Front de Gauche. Il m’a obligé à intervenir pour l’appuyer face à des camarades survoltés et écœurés par ces méthodes venant après la honteuse réédition des municipales à Paris.

Mais quoiqu’il en soit, pour ce qui me concerne, tout le reste était su de lui. Tout. Je propose donc qu’on cesse les querelles de forme subsidiaires. Il ne sert à rien de me montrer du doigt comme le vilain « solo » de la couvée pour essayer de mieux vendre le « collectif » que représenterait la merveilleuse primaire de toute la gauche et son dessous de table crapoteux du partage des circonscriptions législatives. Car il ne faut jamais oublier cette dimension invisible de l’univers des primaires. J’ai entendu comme tout le monde Yannick Jadot dire que les circonscriptions seront réparties à l’exacte proportionnelle des résultats de la primaire. Ben oui, après avoir dû voter pour le vainqueur de la primaire, il faudra en plus faire campagne pour ses candidats locaux ou ceux des autres complices. Une véritable autodissolution de notre force.

La danse du ventre des injures, doublée de pathétiques appels à « Jean-Luc » au « collectif » dans le bulletin paroissial de la deuxième gauche qu’est Libération pour que je rejoigne la tambouille de la primaire rebaptisée « cadre collectif » ne m’impressionne nullement. Tant que ce cadre est celui de Hollande, tout est dit. Je sais que toutes ces gesticulations sont destinées à créer une rupture irrémédiable avec moi qui servira ensuite à justifier de nouvelles compromissions. Si la direction communiste choisit cette rupture avec moi, qu’y puis-je ? Une chose est sure : cette fois-ci, je ne pactise pas avec la ligne du compromis tous azimuts. Et je n’attends pas la fin de l’habituelle interminable séquence des tergiversations se concluant par les mêmes mélimélos incompréhensibles et illisibles. Je ne signerai pas la « charte minimum » à laquelle des milliers de communistes vont devoir se plier comme les y invite Pierre Laurent.

Le fond de l’affaire n’est donc pas dans la dialectique du solo et du « collectif », cette grossière mise en scène rhétorique. Il y a vraiment entre nous une divergence sérieuse sur cette primaire et sur la voie à construire. D’un côté la ligne du « rassemblement de la gauche » avec ses primaires de « Macron à Mélenchon » de l’autre, l’objectif de « fédérer le peuple ». La seconde est impossible dans le cadre de la première aussi longtemps qu’il s’agira de réunir sous une même étiquette des gens comme Valls, Macron, Hollande et leurs victimes chez les salariés. Dès lors, la formule « fédérer le peuple » se décline comme une ligne d’action globale. Elle doit se doter d’un instrument d’action et d’un programme.

Voilà pourquoi j’ai proposé à la coordination du Front de Gauche, avec d’autres et sans jamais avoir eu l’honneur d’une réponse, depuis janvier 2015 la construction d’un mouvement qui dépasse les anciennes structures et mette fin au système du cartel des partis qui a étouffé le Front de Gauche. Je n’ai pas réussi à convaincre de cette idée ni pour les départementales ni pour les régionales. Ensuite, comme tout le monde, j’ai été mis au pied du mur de la déclaration de « mort clinique » du Front de Gauche par le porte-parole national du PCF, en solo. Puis j’ai dû découvrir par la presse le ralliement sans condition ni délibération collective aux « primaires de toute la gauche ». Puis j’ai appris à la télé la non candidature « à l’heure actuelle » de Pierre Laurent et de celle « qui peut s’envisager » de Clémentine Autain, sans oublier la prise de position parmi tant d’autres inamicales et souvent blessantes d’André Chassaigne s’enthousiasmant pour la candidature de Christiane Taubira. J’ai donc compris que l’illisibilité des précédents épisodes était repartie de plus belle. Et j’ai pris mes responsabilités.

Je règle dans la forme comme dans les moyens toutes les questions que des centaines d’heures de discussion et trois séries d’élections perdues n’ont pas permis de régler. Je propose ma candidature, à tout le monde, j’impulse un mouvement d’action citoyenne, « la France insoumise », auquel tout le monde peut participer, je mets la réécriture du programme L’Humain d’abord en débat publiquement et ouvert à tous. Je dis « je » parce que je ne me réfugie pas derrière d’énigmatiques «  nous » cache sexe, de fumeux « le collectif » pour désigner des petits cénacles qui se répartissent des rentes. Le mythe des grands appareils verticaux donnant des consignes à des armées de robots est mort. Nous avons fait vivre autre chose en 2012. La campagne a été accomplie par des dizaines de milliers d’anonymes non encartés. Je crois en l’auto-organisation et aux réseaux sociaux.

Et en même temps, j’assume mes responsabilités. Je les exerce avec l’amicale camaraderie de toute sorte de membres du Parti de gauche et des autres partis du Front de Gauche, de socialistes et de verts dissidents, de toutes sortes de cercles de militants sans carte et de très nombreux amis et camarades communistes, de syndicalistes et associatifs qui ne se sentent pas obligés de se pousser du col. Mais surtout avec des milliers de gens que toute organisation laisse indifférents et qui n’ont pas envie d’y être encartés pour agir. Dans les trois mois, je proposerai la convocation d’une assemblée représentative des signataires, des personnalités insoumises et des organisations politiques partie prenante de la démarche. J’ouvre la marche, bien entouré, bien accompagné. Je ne lis aucune des tribunes désormais quotidiennes des dirigeants communistes et satellite qui par leurs excès et leur agressivité condescendante cherchent à créer avec moi un fossé irrémédiable. Peine perdue : leurs bases ne suivent pas. Mais ils confirment ainsi à quel point le monde depuis lequel ils pérorent est loin de la réalité simple et populaire à laquelle je m’adresse et qui m’entoure. Les rebelles et résistants qui se joignent au mouvement de la France insoumise m’importent davantage et je suis fier d’avoir mérité leur confiance si tôt, si fort.

La liste des insoumis syndicalistes actifs dans les principaux récents conflits du travail actuels m’enthousiasme. Ils viennent parce qu’ils savent que moi je ne vais pas m’arranger avec ceux qui les ont persécutés. Cette semaine, ceux qui voient la destruction du code du travail sont heureux de ne plus rien avoir à faire avec les auteurs de cette incroyables régression. Ils savent que je ne suis pas allé rue de Solferino mendier mon strapontin dans les primaires. Ils savent comme moi que cette primaire finira en eau de boudin couvrant de ridicule tous ceux qui auront fait semblant d’y croire. Cambadélis a fixé au mois de décembre ou janvier la tenue des primaires. Qui a noté que les investitures internes pour les législatives du PS sont fixées au 17 décembre. Je fais un dessin ?