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Halte aux tendances communautaristes au sein de la France insoumise ! À leurs promoteurs aussi, je dis : “Dégagez !” car vous nous portez un grand tort

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Il n’est pas nécessaire d’être un détective de grand talent pour percevoir ces temps-ci le renforcement de certaines tendances au communautarisme, de plus en plus affirmées et assumées chaque jour, de la part de certaines personnes qui représentent la France insoumise.

Depuis plusieurs semaines, l’une de ces représentantes, députée de notre mouvement depuis le mois de juin, ne manque pas une seule occasion de pousser en ce sens. Malgré ses dénégations répétées, elle renouvelle constamment ses méfaits.

Bien sûr, la France insoumise est diverse et elle doit le rester. Car cela fait notre force. Car nous sommes ainsi un « peuple » ou une fraction du peuple, et donc à son image, celle de sa grande diversité. Mais quelque chose nous transcende et nous rassemble et il ne faudrait pas que ces ferments de rassemblement soient détruits par ceux de la division.

Il y a donc certaines conditions à respecter, et le débat doit se faire selon certaines modalités. Il lui faut une organisation et un cadre. S’il est vrai – et c’est heureux ! – que la France insoumise n’est nullement un encasernement, ce n’est pas non plus – et ce ne doit pas être – une « auberge espagnole » !

Nous sommes tous et toutes des INSOUMIS et cela signifie que nous n’obéissons à personne. Et n’avons à obéir à personne. Mais nous avons par contre des devoirs à l’égard de nos frères et sœurs de lutte.

Il n’y a rien de commun entre la liberté de parole d’un insoumis ou d’une insoumise ordinaire, dont les mots n’engagent que lui ou elle, et celle d’une importante personnalité – qui plus est députée de notre mouvement – dont, inéluctablement, la parole engage – de fait – tout le monde au sein de la France insoumise… Ce qui nécessite, si l’on est en désaccord majeur avec elle, de désavouer cette parole, ce qui est d’un effet des plus dévastateurs pour l’unité du mouvement.

Lorsqu’on est ainsi en charge d’une telle mission de représentation, on ne peut prétendre parler aussi librement qu’on le voudrait. On ne peut dire tout ce qui nous passe par la tête. On ne peut faire comme lorsqu’on était un ou une militant-e « ordinaire » ou même le cadre d’un parti. Parce qu’on ne se représente pas soi-même, on représente une masse de gens. On se doit donc d’avoir la mesure de sa parole, laquelle ne doit pas heurter frontalement les gens que l’on représente.

Être représentant d’un mouvement politique ne donne pas que des droits, des privilèges, des pouvoirs. Cela confère aussi beaucoup d’exigences et de contraintes. Et notamment celle de rester toujours dans l’esprit du discours et du projet que l’on dit représenter.

Cela n’interdit évidemment pas de défendre aussi certaines alternatives ou évolutions desdits discours et projet, car c’est le jeu même de la politique et de la démocratie que de défendre une vision devant tous et de tenter de convaincre la majorité de souscrire à votre vision et d’approuver vos propositions.

Mais cela doit se faire d’une manière loyale et claire, pas selon la technique de l’infiltration et de la subversion.

Or, de manière de plus en plus manifeste, une de nos députées de la France insoumise joue à ce jeu très détestable avec un plaisir pervers.

Quand elle dit quelque chose de nature à choquer un grand nombre d’Insoumis (je n’évoque même pas ici les « Français » en tant que tels), elle reçoit logiquement une volée de bois vert. Alors, elle se victimise et ses « amis » participent de cette victimisation. Elle nous explique que ce n’est pas ce qu’elle a dit ou voulu dire. Qu’on l’a mal comprise. Qu’on a déformé ses propos. C’est vrai que les porte-parole et les acteurs de la France insoumise subissent très souvent ce type de comportement. Pour autant, s’agissant de cette députée, il y avait matière alors à élever de vivres critiques contre ses prises de parole récentes.

Cette situation était-elle exceptionnelle ? Pas du tout. En fait, elle était même coutumière des provocations depuis des années.

Et alors même que le mouvement, ces dernières semaines, s’est déchiré publiquement à cause d’elle, loin de tenter de réparer le mal, elle en rajoute. Elle recommence. Une fois. Deux fois. Trois fois…

Elle a bien entendu le conseil de Mélenchon, manifestement… Je parle de celui qui veut que la prise de conscience nécessite le conflit. Alors elle le provoque, le conflit. Mais par contre, à l’inverse de Mélenchon, elle ne l’assume pas quand les répliques lui reviennent au visage. Et il est aussi une énorme différence avec Mélenchon : si lui crée le clivage entre les Français pour qu’ils réfléchissent et remettent en question certaines évidences, s’il permet ce faisant de rassembler celles et ceux qui se retrouvent dans une vision politique cohérente, s’il s’est toujours efforcé de rassembler son « camp », la députée en cause, elle, semble en revanche prendre un malin plaisir à diviser son camp, sur des sujets qu’elle juge essentiels mais qui ne le sont pas vraiment. Hélas, s’ils ne sont pas essentiels en tant que tels, ils polluent par contre directement des sujets qui le sont, eux !

La France est une République une et indivisible. Et ce principe, pour nous, est fondamental. Quand bien même la constitution actuelle de la France est détestable par bien de ses aspects – et vous n’ignorez pas à quel point nous la dénonçons et avons le projet de refonder nos institutions radicalement autrement – elle n’en contient pas moins certains principes fondamentaux, qu’elle ne fait d’ailleurs que rappeler, car ils lui préexistent !

Parmi ces principes, il y a la laïcité.

Parmi ces principes, il y a l’égalité.

Parmi ces principes, il y a le refus de transformer notre nation en une juxtaposition de communautés, que ces communautés soient établies sur la base d’une « race », d’une couleur de peau, d’une religion, d’une orientation sexuelle, ou de je ne sais quoi d’autre.

La liberté d’association est très largement entendue en France qui est très « libérale » en la matière, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays du monde. Alors, toute personne qui souhaite agir pour une cause donnée, qu’elle estime justifier un engagement de sa part, a, à sa disposition, sans nul doute, diverses associations oeuvrant dans le sens souhaité.

Mais les associations qui interviennent dans des sujets d’essence communautariste ne sauraient, en aucune façon, devenir des groupes de pression imposant leur vision, leurs propositions, leurs exigences ou leurs délires – car il en existe hélas ! – à l’État et à celles et ceux qui aspirent à en occuper les fonctions. Notamment au sein de la France insoumise !

Non, ce n’est pas ça, la France !

Nous ne voulons pas de cela en France !

Que le débat politique ait lieu, c’est indispensable. Et chacun le mène de la manière qu’il juge opportune. Mais, d’une part, dans les limites de la loi (hormis l’hypothèse des lois scélérates dont nous admettons, par principe, qu’elles puissent être l’objet, de notre part, d’un droit de « résistance à l’oppression » et donc de « désobéissance civile »), et d’autre part de la loyauté que l’on doit à ses « camarades » de lutte.

Lorsqu’on défend une vision inspirée par des principes radicalement antinomiques avec le projet porté par le mouvement dont on se dit membre et qu’on représente par ses fonctions officielles, on n’a pas tous les droits.

Et lorsqu’en outre, on n’a pas signé la charte – que tous les candidats devaient pourtant signer pour pouvoir être admis comme candidats – c’est qu’on se refusait d’admettre ce qui fonde le rassemblement. C’est qu’on s’autorisait une liberté dépassant le cadre commun. Et cela pose question car cela est de nature à ouvrir le risque d’un conflit.

Oui, cela pose un vrai problème. Car non seulement une telle libéralité, octroyée à une personne en particulier, n’est rien d’autre qu’un passe-droit inacceptable violant le principe élémentaire d’égalité, mais c’est aussi courir le risque, précisément, de voir advenir ce genre de conflit entre nous.

L’altérité de la pensée, comme sa liberté, sont évidemment admises par principe. Mais aucune liberté n’est absolue sinon ce n’est plus la liberté qui règnera mais la jungle.

Donc, j’insiste sur ce point : représenter un mouvement, représenter des centaines de milliers de gens, cela impose une véritable rigueur dans l’expression et dans les stratégies mises en oeuvre pour convaincre.

Or nous avons manifestement un véritable problème avec l’une de nos députées.

Il me semble bien que Mélenchon, tout en ayant donné le sentiment d’être bienveillant à son égard, a quand même désavoué assez fermement certains postulats de cette députée dans plusieurs communications récentes.

Elle a alors rétropédalé. Avant finalement de surenchérir. Par exemple, avec cette nouvelle sortie par laquelle elle dit défendre le principe des stages « non mixtes ». Et l’explication oiseuse qu’elle donne à l’appui illustre combien cette vision est par essence communautariste.

La France insoumise en tant que mouvement,

Le projet L’Avenir en commun en tant que programme de notre action au pouvoir dans l’État demain,

Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat au poste suprême de représentation et d’action, hier, mais aussi aujourd’hui, et encore évidemment dans un avenir proche,

L’ensemble des député-e-s de la France insoumise,

Tous se doivent d’être en cohérence avec nos principes essentiels et avec ce qui fonde notre rassemblement.

Or, les prises de parole de Mme OBONO ne cessent de nous placer sur un terrain glissant et dangereux. Ne serait-ce que parce que la France insoumise, Mélenchon en personne, les acteurs nationaux de la France insoumise, et nous tous, passons désormais trop de temps à devoir expliquer, clarifier, nous justifier, quand on a tant à faire par ailleurs pour mener le combat qui fonde notre maison commune.

Selon moi – et je vois bien que nous sommes légion à le penser – le feu couve dans cette maison commune. Il y a des pyromanes parmi nous. J’aimerais qu’on cesse de leur laisser « carte blanche », et que nos « pompiers » puissent se consacrer à d’autres tâches que d’éteindre les incendies que déclenchent ces amoureux des flammes…

 

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Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai !

serment-des-insoumis

Avertissement: cet appel n’est pas une initiative de la campagne officielle de Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes des citoyens insoumis de base désireux d’aider à la campagne, et nous voulons que notre appel soit discuté voire amendé par les groupes d’appui. Si vous souhaitez nous laisser vos coordonnées pour être recontactés, merci de remplir le formulaire à cette adresse.

Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai, pour qu’ils dégagent tous !

Nous citoyens, militants politiques et associatifs, enfants politiques des idées de Frédéric Lordon, François Ruffin et Nuit Debout, nous nous engageons aujourd’hui publiquement à deux mois de l’élection. L’offre politique est dorénavant connue, et un seul candidat propose un projet répondant à la crise démocratique, écologique et sociale : Jean-Luc Mélenchon.

Il est le seul à répondre à nos attentes : redistribuer les richesses accaparées par une petite « élite », dégager les politiciens corrompus qui nous gouvernent, partager le travail et créer des millions d’emplois afin que chacun puisse enfin vivre dignement dans un environnement sain. Surtout, il est le seul candidat à proposer une méthode claire pour mettre en œuvre ce projet : rendre sa souveraineté au peuple de France, en convoquant une constituante et en se libérant de l’OTAN, de l’Union Européenne et des marchés financiers.

Sur tous ces thèmes, Jean-Luc Mélenchon n’est pas le candidat d’une minorité éclairée, mais l’expression de l’opinion majoritaire qui n’est pas représentée par les partis politiques. Il est le seul à proposer un projet national capable de recréer un sentiment d’appartenance collective et de renouer avec la tradition de la Révolution Française, de la Commune de Paris et du Conseil National de la Résistance. Et le mouvement France insoumise est la seule tentative existante de mettre fin au régime des partis et de répondre à la demande d’implication citoyenne qui s’est exprimée lors de Nuit debout et du mouvement contre la loi Travail.

Nous ne sommes pas dupes des promesses mensongères véhiculées par le Parti Socialiste, qui décidément devrait présenter des excuses plutôt que des candidats. Comment apporter le moindre crédit à un parti qui ose présenter Myriam El-Khomri comme candidate aux législatives ? Ce mensonge permanent est finalement logique : le PS a toujours assumé la soumission à la zone de libre-échange qu’est l’Union Européenne derrière le mensonge d’une « autre Europe » qui n’existe pas et n’existera jamais ! Si pour nous, la sortie des traités de l’UE ne constitue pas une fin en soi, elle est bien le préalable indispensable et inéluctable à toute politique écologique et sociale. L’économiste Frédéric Lordon, entre autres, a expliqué la nécessité de la sortie de l’euro et comment l’organiser, en simultané d’une politique de socialisation des banques et de contrôle des capitaux.

De même, comment mener une politique de paix sans sortir de l’OTAN et rompre avec les politiques bellicistes des Etats-Unis, du gouvernement Israélien, des monarchies du Golfe et de l’UE ? Comment mener une politique de transition écologique sans cesser le paiement de la dette aux marchés financiers, dont les intérêts nous coûtent 50 milliards par an ? Seule la France insoumise apporte des réponses cohérentes et applicables à ces questions. Tout le reste n’est que mensonge et imposture.

Enfin, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon car il est le seul candidat qui refuse toutes les logiques d’appareil et ne se ralliera à aucun des tenants du système, comme il l’a réaffirmé lors du meeting holographique du 5 février. Nous resterons ainsi fidèles au serment de la bourse du travail lancé par François Ruffin : Nous ne voterons plus jamais PS ! Et nous ne voterons pour aucun autre candidat, y compris face au FN, car nous avons compris que celui-ci n’est que la conséquence d’un système politique pourri jusqu’à la moelle ! Le seul moyen de sortir de ce piège mortel est de participer à un projet alternatif fédérant le peuple sur des solutions concrètes: celles de l‘Avenir en commun.

C’est pourquoi notre engagement se maintiendra après l’élection, sous forme d’un réseau transversal de groupes d’insoumis. Car comme l’a expliqué Frédéric Lordon, l’élection de Jean-Luc Mélenchon ne sera que le début d’un long processus et nécessitera un fort mouvement social pour mener à bien la révolution citoyenne. Nous serons dans tous les cas de figure déterminés à poursuivre notre combat au-delà des échéances électorales.

Pour toutes ces raisons nous mettrons, quoi qu’il arrive, un bulletin Mélenchon dans l’urne, au premier comme au second tour !

Pour signer vous aussi cette pétition, c’est ici.

 

De quoi l’insoumission est-elle le nom ? – Par Bob SOLO le 27/02/2017

Insoumis, c’est bien joli, mais insoumis à quoi en fait ? A quoi, ou à qui, ne pas vouloir se soumettre ? La liste est longue. Mais précisons que ne pas se soumettre n’est pas forcément refuser, en bloc, et puis terminé.

Ne pas soumettre, c’est, avant tout et légitimement, exiger le droit à la parole libre, à l’information juste, au débat loyal, à la vraie possibilité de choix, en conscience, pleinement informé, sans menace, sans chantage, sans manipulation, quel que soit le sujet, avant de donner son accord ou pas.

Cette exigence n’est rien d’autre que celle qui fonde la démocratie. Si elle n’est pas entendue, si on passe outre, si on impose, alors c’est un diktat. Et c’est précisément à cela qu’on refuse de se soumettre. A tous ces dénis de démocratie, à cette confiscation de la délibération collective la plus ordinaire, à cette capture du pouvoir de décision.

Qu’elle soit le fait d’une commission européenne non élue ; d’un gouvernement ne répondant que par la répression à la colère populaire qu’il a lui-même engendrée par ses trahisons, ne pouvant imposer la casse sociale que par la force à coups de 49.3 ; d’un parti politique quel qu’il soit, verrouillé de l’intérieur par ses quelques dirigeants agissant contre l’avis du reste de ses membres ; d’une oligarchie financière imposant son agenda social et son ordre économique ; d’un système médiatique matraquant quotidiennement son idéologie, tordant les chiffres et les faits, invisibilisant toute opposition ; d’une « république des sondages » manipulant l’opinion. Voilà à quoi on refuse de se soumettre.

Le choix de l’insoumission fait écho là encore à la question de la légitimité. Légitimité de « ceux qui décident pour les autres ». Légitimité, de plus en plus contestée, de toutes ces institutions, quand elles finissent par décider « sans » les autres, et même « contre » les autres.

Sans cette légitimité accordée par ces « autres », nous toutes, nous tous, à ceux qui décident, ne reste plus aucune raison de se soumettre, ni à leurs injonctions ni à leurs décisions, et d’autant moins que celles-ci nous seraient justement imposées sans le moindre moment démocratique pour en débattre.

Voilà ce que j’entends par insoumission.

Ne rouvrons plus sans cesse la porte qu’on nous a fermée au nez !

Jean-Luc Melenchon, nous sommes avec toi depuis des années pour beaucoup d’entre-nous.
*

Nous resterons avec toi aussi longtemps qu’il le faudra, et quelles que soient les difficultés et l’adversité que nous aurons à affronter ensemble, tant que tu nous honoreras comme tu le fais depuis des années.

*
Nous sommes et nous serons avec toi, ET AVEC PERSONNE D’AUTRE QUE TOI !

Tu as bien entendu ?

*

Si, à force d’être pressé par certains « amis », ou à force de discussions que certains, demain, pourraient dire « fructueuses » avec Hamon, tu décidais de mettre en pratique cette maxime que tu énonçais dans un temps pas si lointain, à savoir que « ta personne ne serait jamais un obstacle au rassemblement« , sache – mais je suis convaincu que tu le sais déjà très bien – que nous ne « switcherons » pas (pour parler comme les commentateurs états-uniens) pour Hamon, quelles que soient les circonstances, quelles que soient les paroles – fussent-elles demain enjôleuses – de Hamon, quelles que soient les garanties qu’il nous donnerait.

*
Tout simplement parce que nous ne lui faisons pas confiance, ni à lui ni à ses ami-e-s. On a déjà donné ! Largement ! Et au-delà de tout ce que nous redoutions. On en a encore des cendres dans la bouche.
*
« Plus jamais PS » est une de nos lignes de conduite. Nous l’avons affirmée de manière on ne peut plus claire depuis très longtemps. Au point, parfois, de subir des admonestations sinon de toi, du moins de certains de tes proches.
*
Mais on n’a pas faibli et nous ne faiblirons pas.
2017 ne sera pas une resucée de 2012 !
PLUS JAMAIS PS ! PLUS JAMAIS !
Quelles que soient les circonstances.
Et quand on dit NON, c’est NON !
*
Têtes de mules ? Cabochards ? Obstinés ?
Oui, en effet, nous sommes tout cela. Mais ne nous voir que de cette façon serait méconnaître notre coeur, notre esprit, notre « âme » citoyenne !
*
Jean-Luc, nous t’entendons dire des choses (encore ce soir) qui sont pour le moins antagonistes. D’un côté, tu ne cesses de dire et de répéter que la discussion est ouverte avec Hamon et même tu rouvres des portes qu’il t’a claquées au nez !
*
D’un autre côté, tu emploies à son sujet des qualificatifs tels qu’on se demande comment Hamon accepterait de discuter avec toi.
*
Donc tu le piques assez rudement (ce dont nous sommes nombreux à nous féliciter) en employant un style somme toute peu amical, et tu poses des garanties (que NOUS ne pouvons que valider) mais que lui et son équipe ne peuvent que rejeter.
*
À quoi bon alors poursuivre encore cette « comédie » (c’est le mot que toi-même as utilisé) de la discussion ? À quoi bon vouloir la recommencer quand elle avait été close.
On ne va pas rejouer sans cesse la même pièce.
*
Tu es entendu depuis quelques mois par les Français parce que, précisément, tu as créé une cloison bien étanche avec le PS. Je te supplie de ne plus donner le sentiment de vouloir discuter avec Hamon et le PS. Tu le sais, ce n’est pas avec Hamon et l’appareil du PS qu’il faut discuter mais avec les Français.
C’est parce que tu as fait cela depuis un an que tu es là où tu es aujourd’hui. 270 000 soutiens citoyens sans compter tout le reste !
*
Nous percevons la panique qui commence à être ressentie dans certains cénacles. Il faut donc poursuivre ta route sans perdre une seconde supplémentaire à jouer le jeu de la discussion.
*
Ce plan A ne mène à rien. Et je t’assure que pour aujourd’hui je ne parle que du sujet abordé ici. Plus tu montres des signes de « bonne volonté », plus tu prends le risque de voir se détourner de toi beaucoup de gens non politisés. D’un côté convaincre quelques milliers de socialistes affolés de tout perdre, et d’être définitivement rayés de la carte politique de France, de l’autre risquer de ne jamais convaincre les millions d’abstentionnistes dont pourtant tu as sans doute commencé à faire dresser l’oreille…
Si tu veux qu’ils aillent plus loin, tu ne dois plus donner le change à tous ceux qui t’abjurent de parler avec Hamon et de t’entendre avec lui !
*
Ou c’est lui, ou c’est le peuple français. Les deux sont devenus incompatibles !
Comme tu ne peux l’ignorer, qu’est-ce qui peut bien te donner sans cesse envie de tendre la main ?
*
Jean-Luc, soit TU es candidat au 1er tour, sur TON projet, avec TON équipe, en te reposant sur NOUS, et on votera massivement pour toi. Et on entraînera les Français par millions avec nous.
*
Soit tu ne l’es pas, pour quelque raison que ce soit, et ce sera la catastrophe pour le pays, car même dans cette circonstance, jamais plus nous ne voterons PS.
Aucun accord d’aucune sorte entre toi et Hamon, entre nous et eux, n’est possible et s’il advient, la France insoumise explosera en plein vol !
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Trop de défiance, trop de colère, trop de ressentiment. Une envie trop irrépressible de leur faire mordre la poussière, pas pour leur infliger une simple défaite électorale parmi d’autres, mais pour les tuer politiquement.
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Nous n’avons pas besoin d’eux. Et qu’on ne nous parle pas d’alliances pour les Législatives. Les mêmes principes absolus seront appliqués.
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Soit tu es élu le 7 mai et les Législatives seront gagnées, quels que soient les candidats (à quelques nuances près !). Il leur suffira de s’afficher en soutien à ta politique.
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Soit tu perds le 23 avril ou le 7 mai, et nous serons rétamés aux Législatives.
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Aucune alliance avec le PS ne nous sauvera. Et je pense que nous ne voulons pas sauver le PS ni être sauvés par lui !
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Ce n’est pas une haine irrationnelle mais une stratégie politique réfléchie. Tant que vivra ou survivra le PS, nous ne pourrons donner une utilité électorale à ces électeurs qui resteront attachés à lui quoi qu’il arrive, même s’ils sont en désaccord avec leur parti d’allégeance.
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Et tu n’ignores pas qu’il n’y a pas que des gueux comme moi qui le disent. Il y a aussi des pointures du monde intellectuel.Voici trois noms au hasard: Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, Hervé Kempf.
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Parfois, on ne peut reconstruire qu’en repartant de zéro. La vieille bâtisse vermoulue, menaçant ruine, doit être démolie pour faire place nette et reconstruire sur de nouvelles fondations, avec de nouvelles « normes » bien plus en phase avec notre temps.
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C’est le cas de toute idée pour une « solidarité » (je ne dis plus « alliance » ou « union ») européenne mais c’est aussi le cas de toute idée de reconstruction d’une force politique à gauche.
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La France insoumise que tu as largement contribué à mettre sur pied n’est pas une chose aboutie. Le chemin se fait en marchant dit-on souvent et toi-même tu as dit un jour en réplique à cette maxime : « Je marche, Monsieur ».
*
Eh bien, nous aussi, nous marchons.
Pas sous la baguette du chef d’orchestre Macron qui virevolte au son de la musique de ses premiers violons Gattaz, Lagarde and co. Mais avec toi et avec nos ami-e-s, nos frères et soeurs de lutte, et avec aussi quelques cousin-e-s, oncles et tantes, et parents divers, pour refaire la France, l’Europe et le monde.
*
Cette présidentielle est, je crois, à nulle autre pareille. Elle sera historique, quel que soit son résultat, soit parce qu’elle aura vu ton élection et marquera le début d’une ère nouvelle que nous croyons plus heureuse, soit parce qu’au contraire, si c’est à ton échec qu’elle devait nous conduire, nous entrerions dans une période où le tumulte et le fracas, le bruit et la fureur seraient sans aucun doute autrement plus violents que ceux auxquels tu faisais allusion en 2012…
*
Quel avenir aurons-nous ? Beaucoup dépendra du résultat au soir du 23 avril puis du 7 mai. Mais pas que…
*
Car si tu étais élu, on n’arriverait pas seulement au bout de la route, on en entamerait une nouvelle. Pavée d’embûches et de menaces en tout genre.
*
La France insoumise sera donc, en fonction des circonstances, soit un refuge (pour nous), soit une garde prétorienne (pour toi et pour celles et ceux que tu feras gouvernants) !
*
J moins 60 avant le 1er tour. Il te reste deux mois pour emporter la conviction de millions de Français. Et il nous reste le même temps pour t’y aider.
Mais tu nous aiderais à ne plus donner à penser que tu es prêt à t’entendre avec Hamon.
*
Salut insoumis.

Envie d’insoumission citoyenne – Par Baloo Kâa le 13/03/2016

Vaincu parfois, soumis jamais

Il y a vraiment des attitudes stériles, des déclarations et des positionnements complètement contre productifs chez certaines têtes pensantes qui faisaient partie de ce beau rassemblement qu’était le Front de Gauche.
*
Est-ce que tous ceux qui ont un charisme d’huitre chez les leaders politiques pourraient sincèrement arrêter de se prendre pour des indispensables et oublier leurs égos personnels dans l’intérêt du peuple qu’ils prétendent vouloir défendre et représenter ?
*
Tout le monde peut normalement s’accorder sur le fait que les constats concernant l’échec des politiques menées depuis trente ans sont les mêmes. Tout le monde peut s’accorder également sur le fait que les propositions sociales, économiques, écologiques sont relativement similaires.
*
Alors le seul grain de sable qui fait tout capoter dans cette nécessité d’unir toutes les sensibilités de gauche, c’est quoi à part l’envie pour certains d’avoir le leadership sur les autres.
*
Putain, vous en êtes encore là ? Vous en êtes à penser en premier lieu à vos gueules alors que vous n’avez de cesse de dénoncer l’individualisme qui pourrit tout dans cette société.
Pendant que vous en êtes à essayer d’imaginer comment désigner celui qui à vos yeux serait le meilleur pour obtenir la place du « CHEF », une partie du peuple de gauche a décidé de ne plus vous écouter débattre dans le vide, de ne plus vous attendre car vous faites du surplace et vous représentez le boulet qui nous empêche vraiment d’avancer.
*
Vous dénoncez les professionnels de la politique mais vous en faites partie et comme vous vivez grâce à la politique, vous faites passer vos intérêts personnels avant toute chose en n’hésitant pas à faire des alliances contre nature avec des gens que vous rendez responsable de la casse sociale, de l’explosion du chômage, de la misère ambiante, du nationalisme décomplexé.
*
Comment pourrait-on accepter de vous suivre sur cette voie ? Vous nous prenez pour des buses ou quoi ?
*
Plus jamais, nous ne ferons alliance avec un PS qui dilapide l’argent public en le distribuant au Medef sans aucune contrepartie et sans aucun résultat positif en direction de l’emploi. Si après tout ça, vous voulez encore nous parler d’alliance avec le PS, nous électeurs de gauche, nous sommes en droit de nous poser des questions sur la confiance que l’on peut vous accorder.
*
Je ne voudrais pas remettre en question le fait que vous êtes de gauche, mais cette gauche mollassonne de compromis que vous représentez n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux actuels. Vous êtes en train de pinailler sur des postes alors que nous, nous voulons renverser un système dépassé qui nous amène tous dans le mur.
*
Le réveil citoyen est en marche et se fera nécessairement par le bas, par la base, par le peuple. Celui qui sera prêt à l’entendre et à lui donner la parole et les moyens de faire avancer nos idées recevra notre soutien total et nous ferons tout pour devenir la première force de gauche sans laquelle rien ne pourra se faire.
*
Nous ne sommes pas dans l’optique d’être des suiveurs, nous allons redonner au peuple de gauche l’envie de croire encore dans l’humain d’abord et pour cela, nous allons construire sur les ruines du parti socialiste que Hollande et Valls se plaisent à détruire en imaginant créer une alliance centriste capable de leur permettre de battre le FN et l’ex UMP.
*
Nous sommes la France Insoumise, nous sommes en marche et rien ne pourra nous arrêter. Peu importe le chemin, peu importe le temps que ça prendra, on ne lâchera rien.

Envie d’insoumission citoyenne – Par Baloo Kâa le 13/03/2016

Il y a vraiment des attitudes stériles, des déclarations et des positionnements complètement contre productifs chez certaines têtes pensantes qui faisaient partie de ce beau rassemblement qu’était le Front de Gauche.

Est-ce que tous ceux qui ont un charisme d’huitre chez les leaders politiques pourraient sincèrement arrêter de se prendre pour des indispensables et oublier leurs égos personnels dans l’intérêt du peuple qu’ils prétendent vouloir défendre et représenter ?

Tout le monde peut normalement s’accorder sur le fait que les constats concernant l’échec des politiques menées depuis trente ans sont les mêmes. Tout le monde peut s’accorder également sur le fait que les propositions sociales, économiques, écologiques sont relativement similaires.

Alors le seul grain de sable qui fait tout capoter dans cette nécessité d’unir toutes les sensibilités de gauche, c’est quoi à part l’envie pour certains d’avoir le leadership sur les autres.

Putain, vous en êtes encore là ? Vous en êtes à penser en premier lieu à vos gueules alors que vous n’avez de cesse de dénoncer l’individualisme qui pourrit tout dans cette société.

Pendant que vous en êtes à essayer d’imaginer comment désigner celui qui à vos yeux serait le meilleur pour obtenir la place du « CHEF », une partie du peuple de gauche a décidé de ne plus vous écouter débattre dans le vide, de ne plus vous attendre car vous faites du surplace et vous représentez le boulet qui nous empêche vraiment d’avancer.Vous dénoncez les professionnels de la politique mais vous en faites partie et comme vous vivez grâce à la politique, vous faites passer vos intérêts personnels avant toute chose en n’hésitant pas à faire des alliances contre nature avec des gens que vous rendez responsable de la casse sociale, de l’explosion du chômage, de la misère ambiante, du nationalisme décomplexé.

Comment pourrait-on accepter de vous suivre sur cette voie ? Vous nous prenez pour des buses ou quoi ?

Plus jamais, nous ne ferons alliance avec un PS qui dilapide l’argent public en le distribuant au Medef sans aucune contrepartie et sans aucun résultat positif en direction de l’emploi. Si après tout ça, vous voulez encore nous parler d’alliance avec le PS, nous électeurs de gauche, nous sommes en droit de nous poser des questions sur la confiance que l’on peut vous accorder.

Je ne voudrais pas remettre en question le fait que vous êtes de gauche, mais cette gauche mollassonne de compromis que vous représentez n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux actuels. Vous êtes en train de pinailler sur des postes alors que nous, nous voulons renverser un système dépassé qui nous amène tous dans le mur.

Le réveil citoyen est en marche et se fera nécessairement par le bas, par la base, par le peuple. Celui qui sera prêt à l’entendre et à lui donner la parole et les moyens de faire avancer nos idées recevra notre soutien total et nous ferons tout pour devenir la première force de gauche sans laquelle rien ne pourra se faire.

Nous ne sommes pas dans l’optique d’être des suiveurs, nous allons redonner au peuple de gauche l’envie de croire encore dans l’humain d’abord et pour cela, nous allons construire sur les ruines du parti socialiste que Hollande et Valls se plaisent à détruire en imaginant créer une alliance centriste capable de leur permettre de battre le FN et l’ex UMP.

Nous sommes la France Insoumise, nous sommes en marche et rien ne pourra nous arrêter. Peu importe le chemin, peu importe le temps que ça prendra, on ne lâchera rien.

Vaincu parfois, soumis jamais

Ma réaction coup de gueule à l’appel destiné à rallumer l’étincelle du Front de Gauche…

FdG cassé
Je crois que le succès du soutien citoyen et populaire à Jean-Luc Mélenchon, qui ne se dément pas, qui grossit chaque jour, lentement mais sûrement (plus de 70 000 soutiens exprimés en 20 jours, environ 3500 signatures nouvelles tous les jours) a déclenché une panique générale dans les états-majors des partis de feu le Front de Gauche, PCF en tête, mais pas que… Je suis convaincu qu’il y a bien aussi des cadres du PG et d’Ensemble à la manœuvre…
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Les partis perçoivent en effet que leur temps est fini et que la force citoyenne et populaire en construction qui soutient Jean-Luc Mélenchon n’a pas besoin d’eux. Pire ! Ils pressentent que nous les jugeons, eux les partis, comme des forces désormais hostiles et donc nuisibles aux changements radicaux auxquels nous aspirons. Il faut dire que nous ne nous en cachons pas. Nous ne dissimulons rien de nos intentions tandis qu’eux ne savent user que de duperies, de contrainte et de manipulations en tout genre.

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Y’a basta !

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Cet appel pour ressusciter un cadavre qui porte bien plus d’échecs que de réussites est une énorme manipulation et du foutage de gueule dans les grandes largeurs ! Le succès du Front de Gauche ce fut d’avoir réussi un temps (avant la présidentielle de 2012) à construire un mouvement crédible mais ce mouvement a été tué par la suite par qui on sait et avec le silence des autres…

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Le seul succès connu par les combattants du Front de Gauche, ce fut le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 et cela, ce n’est pas le Front de Gauche qui l’a obtenu mais la personne de Jean-Luc Mélenchon, pour ce qu’il était, pour ce qu’il disait, pour ce qu’il incarnait, pour les idées qu’il défendait et pour l’avenir qu’il proposait de rendre possible. Dès que le Front de Gauche fut lui-même à la manoeuvre, donc dès les élections législatives de juin 2012, on s’est vautré ! Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette contre-performance où l’on obtint deux fois moins de suffrages que lors du 1er tour, deux mois plus tôt à peine ?

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Puis, on s’est vautré une deuxième fois aux Municipales de mars 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette décrépitude ? Faut-il rappeler les choix de certains ?

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Puis on s’est vautré une troisième fois aux Européennes de mai 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler la nullité de notre projet qui donnait envie de fuir à la seule lecture de son titre ? Faut-il rappeler pourquoi nous fumes alors incapables de parler clair ?

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Puis on s’est vautré une quatrième fois aux Départementales de mars 2015 pour les mêmes raisons, à cause des mêmes coupables qui délégitimaient le Front de Gauche et contribuaient à le saborder.

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Puis on s’est vautré une cinquième fois aux Régionales, là encore pour les mêmes raisons et avec, cette fois, des coupables qu’on m’imaginait pas trouver là où ils étaient !

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Et doit-on rappeler les résultats calamiteux des élections partielles depuis trois ans ? De véritables désastres électoraux. Et puis, le Front de Gauche, c’est aussi ce qui rassemble les députés à l’Assemblée Nationale dont on sait qu’ils ont voté des textes qu’il n’aurait jamais fallu voter. Le Front de Gauche, c’est donc comme un revolver dont le canon serait dirigé vers nous….

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Passer de l’enfance à l’âge adulte, c’est accepter que certaines choses ne reviendront plus. Agir en personne sensée, c’est comprendre la réalité telle qu’elle est et ne pas s’enfermer dans un monde virtuel en se fabriquant sa propre réalité.

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S’enferrer à vouloir faire renaître de ses cendres le Front de Gauche est une preuve d’immaturité totale et ce n’est pas avec des immatures de cette espèce que l’on pourra gouverner la France lorsqu’il s’agira de s’opposer aux puissances capitalistes et impérialistes que nous connaissons… S’enferrer à vouloir agir avec cette étiquette partisane qu’est le Front de Gauche, c’est, à coup sûr, échouer in fine car avec elle on rejette d’office non seulement tous ceux qui bien qu’étant de gauche ont la nausée face à ce que le Front de Gauche est devenu par la faute de qui on sait, mais aussi et surtout tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui. Ce n’est pas avec une nouvelle mouture de ce Front de Gauche que l’on amènera à nous les dizaines de millions d’abstentionnistes dont nous avons pourtant besoin pour l’emporter, pour rassembler le peuple, pour constituer une force citoyenne et populaire irrépressible.

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Quand entendrez-vous que ceux contre qui nous nous battons ne craignent nullement la Gauche ? Le texte même de cet appel, dans sa forme, dans son vocabulaire, est celui d’apparatchiks de partis que le peuple conchie.

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Il y a pourtant déjà des naïfs et des couillons qui se font prendre, qui croient à la bonne foi des appelants, qui présupposent qu’ils ont de belles et nobles intentions, qui ne voient rien de ce que cet appel représente en réalité. Bien sûr que les volontés réelles ne sont pas dites alors faîtes fonctionner votre intelligence… Il y a bientôt un congrès du PCF et la guerre est ouverte entre les fractions de ce parti… Cet appel s’inscrit directement dan cette logique de congrès et fait suite à diverses interventions lues ici ou là…

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C’est donc encore une œuvre partisane qui ne peut qu’enfermer ceux qui s’y rallieront au moment où ce qu’il faut faire, c’est rassembler le peuple tout entier pour gagner la présidentielle, puis les Législatives à suivre, en vue de gouverner. Il ne s’agit pas de témoigner pour la Gauche mais d’offrir une alternative radicale au peuple tout entier et pour cela il faut aller chercher les millions de citoyen-ne-s qui conchient la Gauche… Sans nous renier, avec nos propres idées, mais sans nous situer dans un camp traditionnel. Car si on se présente libres de toute attache, nous pourrons, même avec nos idées, rallier une majorité car nos idées sont celles qui défendent le mieux l’intérêt général du peuple. Mais si, une nouvelle fois, nous nous enfermons à gauche et dans une partie de la Gauche, nous prendrons une sixième raclée et cette fois nous en mourrons définitivement !

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C’est ce que vous souhaitez ? Alors, allez-y ! Signez cet appel et continuez à défendre le Front de Gauche.Si vous souhaitez un autre avenir que celui de l’échec assuré, soutenez Jean-Luc Mélenchon et la force citoyenne et populaire qui est en train de se constituer autour de lui.