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Pourquoi je suis partisan de la sortie de l’U€ (et pas seulement de l’€uro) ?

NON, je n’ai rien à voir avec un « nationaliste » aux tendances ou aux inclinations « rouges-brunes » comme l’ont écrit certains qui en plus d’être ignares ont un esprit lourd aux capacités manifestement très limitées. A moins que chez ces gens-là,  on en soit encore à l’âge du fer et que l’on ne sache pas encore se servir de cet organe qu’on appelle cerveau. A moins que chez ces gens-là on préfère recracher des propos que d’autres ont prémâché pour eux..

Je suis partisan de la sortie de l’U€ (et pas seulement de l’€uro) parce que pour moi « l’Europe » est une idée qui a peu de choses à voir avec l’économie. Mon Europe à moi a à voir par contre avec la « politique » au sens noble où les Grecs anciens le comprenaient. Parce que « mon » Europe à moi, c’est celle où les peuples de ce continent vivent en harmonie les uns avec les autres et avec les autres peuples du monde.

Parce que je veux que nous appliquions un projet RADICALEMENT ANTICAPITALISTE ET ÉCOSOCIALISTE et que cela est impossible dans le cadre de l’U€ qui met au sommet de la hiérarchie des normes non pas l’intérêt général, non pas le droit au bonheur et au bien vivre, non pas la santé, la justice, l’humanisme, mais la concurrence exacerbée de tous contre tous, principe devenu sacré à tel point que tous ceux qui le contestent sont traités comme des parias et des hérétiques méritant les pires châtiments.

Parce que je veux que nous soyons EXEMPLAIRES EN TERMES DE DÉMOCRATIE THÉORIQUE ET APPLIQUÉE et que nous avons bien compris, depuis 2005, avec un éclatant rappel de la part de Jean-Claude Juncker il y a quelques semaines à peine, que ce n’est pas ainsi que l’U€ envisage l’exercice du pouvoir.

Parce que je veux que notre diplomatie soit ANTI-IMPÉRIALISTE ET DONC INTERNATIONALISTE, ouverte au monde et aux nations qui émergent, et que l’U€ n’est que la succursale de l’Empire états-unien.

Parce que je veux que notre nation, et toutes les autres nations,  soient SOUVERAINES ET LIBRES DE LEURS CHOIX  et que ce genre de désirs n’entre pas dans le registre de ce qui est admis par l’U€ qui n’autorise que la vassalité à l’Empire états-unien et la défense de ses intérêts à lui.

Parce que je veux que la recherche de la paix – ou son rétablissement quand elle a été violée – soit le guide des relations internationales de la France et de l’Europe mais que l’U€ a désormais choisi comme mission d’être le pyromane ou le porte-flingue au service de l’Empire états-unien et de faire sienne la théorie du choc des civilisations. Sauf que ce n’est pas une « théorie » mais un bréviaire des forces occultes de l’Empire pour qui le monde doit être en guerre permanente.

Et parce que je ne crois pas que « désobéir » aux traités soit une solution raisonnable. Non seulement, ce n’est pas responsable, quand on aspire à présider et/ou à gouverner la France, de désobéir à des traités qui engagent notre pays car cela donne un très mauvais message au monde. Si un traité nous déplaît, on peut et on doit le dénoncer. Ce qu’un pays, un gouvernement ou un peuple a décidé un jour, il peut le dénoncer un jour suivant.

Parce que je ne crois pas non plus que la « désobéissance » soit de nature à avoir le moindre effet si l’on continue par ailleurs de se soumettre à un système détestable et détesté.

Parce que je ne crois pas que l’on puisse changer l’U€ de l’intérieur, pas plus que celles et ceux qui s’y sont usé-e-s n’ont réussi à changer le P$ de l’intérieur.

Parce que c’est l’ensemble du système de l’U€ qui est odieux, et ce, depuis ses origines. Il y a bien eu dissimulation de la véritable nature de cette Union, de la véritable origine des pères fondateurs et des véritables desseins caressés.

Alors, la refondation de cette U€, qui n’est qu’un nouvelle Union soviétique, n’étant pas possible, il faut la quitter et contribuer à la dissoudre. Nous pourrons ensuite reconstruire entièrement d’autres formes de relations entre les nations et peuples de l’espace européen, sans oublier que ces relations ne sauraient ignorer le Sud méditerranéen. C’est même lui qui doit, demain, inspirer une union des peuples intégralement repensée.

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