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Halte aux tendances communautaristes au sein de la France insoumise ! À leurs promoteurs aussi, je dis : “Dégagez !” car vous nous portez un grand tort

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Il n’est pas nécessaire d’être un détective de grand talent pour percevoir ces temps-ci le renforcement de certaines tendances au communautarisme, de plus en plus affirmées et assumées chaque jour, de la part de certaines personnes qui représentent la France insoumise.

Depuis plusieurs semaines, l’une de ces représentantes, députée de notre mouvement depuis le mois de juin, ne manque pas une seule occasion de pousser en ce sens. Malgré ses dénégations répétées, elle renouvelle constamment ses méfaits.

Bien sûr, la France insoumise est diverse et elle doit le rester. Car cela fait notre force. Car nous sommes ainsi un « peuple » ou une fraction du peuple, et donc à son image, celle de sa grande diversité. Mais quelque chose nous transcende et nous rassemble et il ne faudrait pas que ces ferments de rassemblement soient détruits par ceux de la division.

Il y a donc certaines conditions à respecter, et le débat doit se faire selon certaines modalités. Il lui faut une organisation et un cadre. S’il est vrai – et c’est heureux ! – que la France insoumise n’est nullement un encasernement, ce n’est pas non plus – et ce ne doit pas être – une « auberge espagnole » !

Nous sommes tous et toutes des INSOUMIS et cela signifie que nous n’obéissons à personne. Et n’avons à obéir à personne. Mais nous avons par contre des devoirs à l’égard de nos frères et sœurs de lutte.

Il n’y a rien de commun entre la liberté de parole d’un insoumis ou d’une insoumise ordinaire, dont les mots n’engagent que lui ou elle, et celle d’une importante personnalité – qui plus est députée de notre mouvement – dont, inéluctablement, la parole engage – de fait – tout le monde au sein de la France insoumise… Ce qui nécessite, si l’on est en désaccord majeur avec elle, de désavouer cette parole, ce qui est d’un effet des plus dévastateurs pour l’unité du mouvement.

Lorsqu’on est ainsi en charge d’une telle mission de représentation, on ne peut prétendre parler aussi librement qu’on le voudrait. On ne peut dire tout ce qui nous passe par la tête. On ne peut faire comme lorsqu’on était un ou une militant-e « ordinaire » ou même le cadre d’un parti. Parce qu’on ne se représente pas soi-même, on représente une masse de gens. On se doit donc d’avoir la mesure de sa parole, laquelle ne doit pas heurter frontalement les gens que l’on représente.

Être représentant d’un mouvement politique ne donne pas que des droits, des privilèges, des pouvoirs. Cela confère aussi beaucoup d’exigences et de contraintes. Et notamment celle de rester toujours dans l’esprit du discours et du projet que l’on dit représenter.

Cela n’interdit évidemment pas de défendre aussi certaines alternatives ou évolutions desdits discours et projet, car c’est le jeu même de la politique et de la démocratie que de défendre une vision devant tous et de tenter de convaincre la majorité de souscrire à votre vision et d’approuver vos propositions.

Mais cela doit se faire d’une manière loyale et claire, pas selon la technique de l’infiltration et de la subversion.

Or, de manière de plus en plus manifeste, une de nos députées de la France insoumise joue à ce jeu très détestable avec un plaisir pervers.

Quand elle dit quelque chose de nature à choquer un grand nombre d’Insoumis (je n’évoque même pas ici les « Français » en tant que tels), elle reçoit logiquement une volée de bois vert. Alors, elle se victimise et ses « amis » participent de cette victimisation. Elle nous explique que ce n’est pas ce qu’elle a dit ou voulu dire. Qu’on l’a mal comprise. Qu’on a déformé ses propos. C’est vrai que les porte-parole et les acteurs de la France insoumise subissent très souvent ce type de comportement. Pour autant, s’agissant de cette députée, il y avait matière alors à élever de vivres critiques contre ses prises de parole récentes.

Cette situation était-elle exceptionnelle ? Pas du tout. En fait, elle était même coutumière des provocations depuis des années.

Et alors même que le mouvement, ces dernières semaines, s’est déchiré publiquement à cause d’elle, loin de tenter de réparer le mal, elle en rajoute. Elle recommence. Une fois. Deux fois. Trois fois…

Elle a bien entendu le conseil de Mélenchon, manifestement… Je parle de celui qui veut que la prise de conscience nécessite le conflit. Alors elle le provoque, le conflit. Mais par contre, à l’inverse de Mélenchon, elle ne l’assume pas quand les répliques lui reviennent au visage. Et il est aussi une énorme différence avec Mélenchon : si lui crée le clivage entre les Français pour qu’ils réfléchissent et remettent en question certaines évidences, s’il permet ce faisant de rassembler celles et ceux qui se retrouvent dans une vision politique cohérente, s’il s’est toujours efforcé de rassembler son « camp », la députée en cause, elle, semble en revanche prendre un malin plaisir à diviser son camp, sur des sujets qu’elle juge essentiels mais qui ne le sont pas vraiment. Hélas, s’ils ne sont pas essentiels en tant que tels, ils polluent par contre directement des sujets qui le sont, eux !

La France est une République une et indivisible. Et ce principe, pour nous, est fondamental. Quand bien même la constitution actuelle de la France est détestable par bien de ses aspects – et vous n’ignorez pas à quel point nous la dénonçons et avons le projet de refonder nos institutions radicalement autrement – elle n’en contient pas moins certains principes fondamentaux, qu’elle ne fait d’ailleurs que rappeler, car ils lui préexistent !

Parmi ces principes, il y a la laïcité.

Parmi ces principes, il y a l’égalité.

Parmi ces principes, il y a le refus de transformer notre nation en une juxtaposition de communautés, que ces communautés soient établies sur la base d’une « race », d’une couleur de peau, d’une religion, d’une orientation sexuelle, ou de je ne sais quoi d’autre.

La liberté d’association est très largement entendue en France qui est très « libérale » en la matière, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays du monde. Alors, toute personne qui souhaite agir pour une cause donnée, qu’elle estime justifier un engagement de sa part, a, à sa disposition, sans nul doute, diverses associations oeuvrant dans le sens souhaité.

Mais les associations qui interviennent dans des sujets d’essence communautariste ne sauraient, en aucune façon, devenir des groupes de pression imposant leur vision, leurs propositions, leurs exigences ou leurs délires – car il en existe hélas ! – à l’État et à celles et ceux qui aspirent à en occuper les fonctions. Notamment au sein de la France insoumise !

Non, ce n’est pas ça, la France !

Nous ne voulons pas de cela en France !

Que le débat politique ait lieu, c’est indispensable. Et chacun le mène de la manière qu’il juge opportune. Mais, d’une part, dans les limites de la loi (hormis l’hypothèse des lois scélérates dont nous admettons, par principe, qu’elles puissent être l’objet, de notre part, d’un droit de « résistance à l’oppression » et donc de « désobéissance civile »), et d’autre part de la loyauté que l’on doit à ses « camarades » de lutte.

Lorsqu’on défend une vision inspirée par des principes radicalement antinomiques avec le projet porté par le mouvement dont on se dit membre et qu’on représente par ses fonctions officielles, on n’a pas tous les droits.

Et lorsqu’en outre, on n’a pas signé la charte – que tous les candidats devaient pourtant signer pour pouvoir être admis comme candidats – c’est qu’on se refusait d’admettre ce qui fonde le rassemblement. C’est qu’on s’autorisait une liberté dépassant le cadre commun. Et cela pose question car cela est de nature à ouvrir le risque d’un conflit.

Oui, cela pose un vrai problème. Car non seulement une telle libéralité, octroyée à une personne en particulier, n’est rien d’autre qu’un passe-droit inacceptable violant le principe élémentaire d’égalité, mais c’est aussi courir le risque, précisément, de voir advenir ce genre de conflit entre nous.

L’altérité de la pensée, comme sa liberté, sont évidemment admises par principe. Mais aucune liberté n’est absolue sinon ce n’est plus la liberté qui règnera mais la jungle.

Donc, j’insiste sur ce point : représenter un mouvement, représenter des centaines de milliers de gens, cela impose une véritable rigueur dans l’expression et dans les stratégies mises en oeuvre pour convaincre.

Or nous avons manifestement un véritable problème avec l’une de nos députées.

Il me semble bien que Mélenchon, tout en ayant donné le sentiment d’être bienveillant à son égard, a quand même désavoué assez fermement certains postulats de cette députée dans plusieurs communications récentes.

Elle a alors rétropédalé. Avant finalement de surenchérir. Par exemple, avec cette nouvelle sortie par laquelle elle dit défendre le principe des stages « non mixtes ». Et l’explication oiseuse qu’elle donne à l’appui illustre combien cette vision est par essence communautariste.

La France insoumise en tant que mouvement,

Le projet L’Avenir en commun en tant que programme de notre action au pouvoir dans l’État demain,

Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat au poste suprême de représentation et d’action, hier, mais aussi aujourd’hui, et encore évidemment dans un avenir proche,

L’ensemble des député-e-s de la France insoumise,

Tous se doivent d’être en cohérence avec nos principes essentiels et avec ce qui fonde notre rassemblement.

Or, les prises de parole de Mme OBONO ne cessent de nous placer sur un terrain glissant et dangereux. Ne serait-ce que parce que la France insoumise, Mélenchon en personne, les acteurs nationaux de la France insoumise, et nous tous, passons désormais trop de temps à devoir expliquer, clarifier, nous justifier, quand on a tant à faire par ailleurs pour mener le combat qui fonde notre maison commune.

Selon moi – et je vois bien que nous sommes légion à le penser – le feu couve dans cette maison commune. Il y a des pyromanes parmi nous. J’aimerais qu’on cesse de leur laisser « carte blanche », et que nos « pompiers » puissent se consacrer à d’autres tâches que d’éteindre les incendies que déclenchent ces amoureux des flammes…

 

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Nous ne sommes pas Benoît Hamon ! Par Claire Bouthillon le 22/01/2017

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On n’a jamais autant vu énoncer le nom de Jean-Luc Mélenchon ce soir… troublant. Il émerge vraiment comme un challenger.
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Pour en venir à notre positionnement général, dans cette élection présidentielle quelle que soit son mode d’écriture aujourd’hui surprenante et ouverte, qu’une chose soit bien comprise. Jean-Luc Mélenchon ne maintiendra pas sa candidature parce que son égo compte plus que tout. Mais bien parce que notre programme apporte des différences et une légitimité qui commencent par le fait que nous ne nous sommes pas commis dans le gouvernement actuel. Benoit Hamon si… Qui lui est resté au PS quand Jean-Luc Mélenchon en est sorti pour aborder une autre façon de faire de la politique, et je n’exprime pas ici les errances de son propre parti en politique politicienne.
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Je souris de voir évoquer la « nuit des longs couteaux » des fraudes électorales en 2008 contre Ségolène Royal. J’étais avec celle-ci lors de cette nuit atroce où j’ai compris que mon socialisme avait été assassiné pour empêcher notre rénovation écologique et sociale dans le PS. Rien n’est sans doute joué quand des votes sont contrôlés par ce parti moribond. Il reste qu’Arnaud Montebourg donne ses 17% de voix à Hamon alors que Manuel Valls n’en a plus vraiment sous le pied : d’où son appel désespéré pour un vote massif au second tour. Mais cette fois, la droite ne viendra pas à la rescousse quand son candidat est pourvu.
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Par ailleurs nous avons des différences fondamentales avec Benoit Hamon :
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1. La posture géopolitique : nous sommes pour la Paix et voulons coopérer avec tout le monde quelle que soit la politique intérieure des États. Nous ne nous ingérons pas dans leurs affaires, même si nous ne sommes pas d’accord avec leurs choix de gouvernance. Nous croyons modéliser une influence bénéfique à se démocratiser en encourageant les émancipations quand elles se signalent.
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Nous voyons dans la posture du PS tout entier et Benoit Hamon pas moins, une inconséquence guerrière à diaboliser la Fédération de Russie, la Syrie, la Turquie dans le même panier, en réécrivant les scenarii de la guerre à l’avantage occidental. Les faits sont têtus et ne demandent qu’à sortir sur les réalités des actes sur le terrain, surtout quand il s’agit d’aider des « rebelles modérés » dont le pedigree se révèlera plus vite qu’on ne le pense avec la pacification du territoire. Et en cela, je comprends les doutes de Jean Lassalle d’hier au retour de sa mission en Syrie qui a déclenché l’indignation du Yannou de service à ONPC.
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Il reste à établir la liste des dommages collatéraux de nos guerres dans cette région du Moyen-Orient depuis des décades, pour comprendre l’hémorragie insupportable des génocides, à quoi, la Russie pour ne prendre que cet exemple, ne peut se mesurer. Idem s’agissant de son budget militaire et de son emprise infime sur la question des bases militaires au regard des Yankees. Reparlons-nous de Guantanamo ?
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En tout état de cause, la France insoumise veut le maintien de la paix et entend coopérer avec tout le monde. Elle « casse » ainsi une longue période paternaliste qui entendait, au nom d’une supériorité civilisationnelle aujourd’hui décadente en consumérisme débridé, sous prétexte qu’elle avait expérimenté les Lumières, régenter les choix de gouvernance d’autrui au long des siècles, et pratique une justification des ingérences beaucoup plus intéressées qu’on ne le pense, qui font de nous des colonisateurs et néo colonisateurs. Aujourd’hui, nous ouvrons nos choix en résonance avec une moitié de l’hémisphère Sud, en adhésion pour l’alter mondialisme qui prend pour assise une réforme des Nations-Unies pour l’instant sous emprise hégémonique occidentale et par-dessus tout Yankee à un point insupportable. Les BRICS sont les véritables enjeux à quoi nous raccrocher, qui se trouvent être voulues par la Fédération de Russie et d’autres pays qui également subissent les coups de boutoirs US comme la Chine et le Brésil, qui a déposé Dilma Roussef sans pour autant mettre en cause le maintien de la participation de ce pays à un nouvel ordre mondial. La corruption n’est pas là où on le pense, et les criminels non plus.
Nous sommes des « non-alignés ».
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Benoit Hamon éructe tout autant que les autres dans des revendications bellicistes qui en réalité servent les intérêts néolibéraux dont il voit un allié chez les États-Unis. Est-ce une position progressiste ? Est-ce avoir une dimension de Chef d’État protégeant son peuple ? Aucunement. Jean-Luc Mélenchon oui. Il a cette vision et cette dimension.
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2. L’Union Européenne : dans l’interview que Jean-Luc Mélenchon a donné à Marianne cette semaine avec de multiples intervenants – un modèle du genre – il y a cette question abordée avec beaucoup de confiance sur le poids que nous mettrions dans la négociation imposant la fin des traités. Je ne crois aucunement pour ma part, que le poids de notre PIB fera céder les Pan Germanistes de l’UE qui obéissent à un lobby occulte. Celui-ci n’entend pas céder ses richesses et ses pouvoirs parmi les 1% que nous voulons exploser. Quel que soit notre poids économique et démographique, il ne peut céder d’un pouce à nos négociations car il craint un « effet domino ». C’est en abordant tout de suite l’idée du Frexit que nous amènerons cette négociation en bras de fer, faisant changer la peur de camp, pour une transition destinée à éviter le chaos financier dans un pays qui est certainement dans une situation de banqueroute déguisée par notre actuel gouvernement. Et cela principalement sur la dette publique. L’intelligence serait de contourner l’article 50.
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Benoit Hamon vend une réforme possible irréaliste… En se posant comme un pragmatique. Encore une posture qui l’amènerait à se « ranger des voitures » dans les mêmes conditions que la Grèce de Tsipras au 1er affrontement ? Sa promesse pue la mort.
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3. La Laïcité : dans une analyse, toujours dans le Marianne de cette semaine, est épinglée chez lui un défaussement devant la réalité communautariste qui a pourtant fait de sa ville (Trappes), un territoire de non-droit : le plus grand exportateur de Djihadistes parmi les villes françaises. Plutôt que d’aborder de front la suprématie de la Laïcité sur les droits à la différence quelle qu’elle soit et même minoritaire, qui a la liberté de s’exprimer dans la sphère privée, il victimise le phénomène en pointant l’autre réalité de la faillite des politiques publiques qui ont collectionné les échecs dans ces villes ghettoïsées de « banlieue ». Or il y a du communautarisme infiltré partout, même dans le XVIème arrondissement de Paris par Wahhabites interposés et chez de populations très éduquées. C’est ainsi chez les sectes. Il ignore donc sciemment que, succédant aux réfugiés des combattants contre le FIS, se sont ensuite infiltrés les réfugiés en « fous de Dieu » qui ont infiltré nos quartiers en instaurant une charia par la terreur, pas seulement sur les communautés musulmanes, qui font leur lit sur la faillite éducative et la crise, avant tout morale, très exactement selon les mêmes ressorts que les fascismes de droite. Benoit Hamon est sur la ligne du Choc ces Civilisations en reculant sur nos valeurs républicaines que défend tout à coup Manuel Valls, qui n’a pour autant pas empêché la création d’écoles fondamentalistes contractualisées, par ports du voile interposés. C’est pourtant de lui sur la forme, dont nous sommes les plus proches puisque nous nous apprêtons à mettre fin aux communautarismes, à quoi nous rajoutons que nous mettons fin au Concordat d’Alsace-Moselle. L’a-t-il d’ailleurs mentionné ?
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4. La nature réelle de la VIème République : tout à coup, nos candidats professionnels de la politique de cette Primaire improbable, imposent le cercle vertueux pour les élus. Belle incantation qui, au regard de la nature même des élus qui avec eux portent une déformation de leur rôle, comptent se prolonger sous une nouvelle constitution de façade pour calmer le rejet du peuple envers les politiques.
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La VIème république de la France insoumise, elle, ne simule pas un changement de façade… Aucun élu éprouvé ne pourra se présenter et une vigilance sera menée contre nos propres apparatchiks en soutien, qui ne veulent pas se soumettre au tirage au sort citoyen comme dans ces Législatives. Ceci étant, les citoyens ici s’impliquent, participent, prennent leurs responsabilités pour représenter dignement leurs électeurs en se plaçant à leur service. Benoit Hamon veut-il cela ??? Certainement pas… C’est un des plus aboutis en matière d’apparatchik. Il ne connait rien de la vie civile. Il traîne par ailleurs derrière lui une rumeur insistante en série de casseroles sur ses manipulations politiciennes.
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Alors reste la combat contre l’austérité sur lequel nous serions convergents avec Benoit Hamon. Là encore, je le vois en Tsipras. Car il ne pourra se résoudre que par une redéfinition internationale émancipatrice de la tutelle atlantiste qui commence par l’affranchissement de cette Union Européenne là. Il faut face à cela et dans un contexte en voisinage hostile, avoir une grande résistance, quitte à subir les contrecoups de la disette, et surtout une tactique en technique de frappe fulgurante. En face, ils ont déjà joué les ripostes à tous les scénarii possibles. Nous n’avons pas 48 heures d’embellie devant nous et encore moins la trêve des 100 jours. Les éternelles négociations institutionnelles auxquelles s’apprête Benoit Hamon, n’envisagent absolument pas cette riposte internationale fulgurante. L’abdication est dont son avenir. Mais surtout la nôtre.
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A ce sujet, nous avons dans la France insoumise, nos propres schismes, et ne donnerons carte blanche à personne. Cette campagne législative nous permet de recenser les dérives et les errances actuelles et d’analyser en face les résistances citoyennes au sein des groupes d’appui qui posent question sur le rôle réel du Comité national de jlm2017. Mais passons. Les enjeux pour nous ne sont pas là, mais bien dans la façon de préparer la nouvelle constituante. Nous sommes maintenant prévenus.

L’évangile selon Gattaz – Par Bob Solo le 15/03/2016

Séparation du Medef et de l'État
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Séparation du MEDEF et de l’État !
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Particulièrement bien trouvé, le slogan fait mouche et illustre au poil la situation. C’est évidemment un clin d’œil au combat mené contre l’influence et le pouvoir des Églises, qui aboutit à la loi de 1905, proclamant et garantissant notamment “la liberté de conscience” : le droit d’être croyant, et surtout de ne pas l’être.
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Mais la référence va bien au-delà du mot d’ordre un peu goguenard visant à dénoncer la soumission criante et pitoyable du pouvoir politique hexagonal actuel à un patronat actionnarial multinational qui dicte ses conditions. Parce qu’en y regardant de plus près, ce capitalisme financier tend en effet à s’imposer comme une religion, d’un nouveau genre, certes, mais utilisant les mêmes ressorts et recettes que les autres. Et pour le même but : une hégémonie. On ne vous demande pas de réfléchir, on vous demande de croire. Or, une classe n’est dirigeante que si ceux qu’elle domine adhèrent à son récit du réel.
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Ainsi est fabriquée et diffusée une doxa, un système de significations, de représentations, cherchant à s’imposer comme seule vérité (il n’y a pas d’alternative). On ne prend plus la peine de l’expliquer ou la démontrer : c’est un dogme, incontestable. Et parce qu’il est incontestable, il faut neutraliser toute contestation qui subsiste.
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Les économistes sont désormais classés en deux catégories opposées : orthodoxes et hétérodoxes. Vocabulaire directement puisé dans le lexique religieux : l’orthodoxe seul « est dans la foi droite” et « pense dans la bonne voie ». Les tenants d’un ordre économique différent se planteraient, seraient des « archaïques », ou pire : des agents masqués d’une idéologie, l’ultime accusation, celle qui vous vaut l’excommunication des temples télévisuels. Comme si le capitalisme lui n’était en rien une idéologie. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage, mais bien plus, on réfute tout soupçon de contamination pour soi-même.
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L’économiste et sociologue Bernard Friot expose plus clairement le phénomène : le pouvoir politique en place s’appuie sur des croyances pour maintenir sa domination et empêcher la souveraineté populaire. Ces croyances d’essence religieuse assurent le maintien du capitalisme. Religieuses parce que dépourvues de fondements réels, parce que présentées comme des vérités absolues, parce que matraquées comme un catéchisme.
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Un exemple ? On sait maintenant d’où vient la bien plus fumeuse que fameuse « règle des 3% » (de déficit public par rapport au PIB). Le 28 septembre 2012, l’économiste Guy Abeille en révèle la genèse au quotidien Le Parisien : « On a imaginé ce chiffre de 3 % en moins d’une heure, sur un coin de table, sans aucune réflexion théorique. En 81 Mitterrand voulait qu’on lui fournisse rapidement une règle facile, qui sonne économiste et puisse être opposée aux ministres qui défilaient dans son bureau pour lui réclamer de l’argent. On allait vers les 100 milliards de francs de déficit, soit plus de 2 %. Alors, 1 % ? Impossible à atteindre. 2 % ? Ça mettait trop la pression. 3 % ? C’est un bon chiffre, qui a traversé les époques, ça fait penser à la Sainte Trinité. Plus tard, cette référence sera théorisée par des économistes et reprise dans le traité de Maastricht, devenant un des critères pour pouvoir intégrer la zone euro. A l’époque, c’était quelque chose d’anodin. Mais la bête est sortie de sa boîte et ça nous a échappé. »
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Cette règle balancée ex nihilo devenue dogmatique ne repose donc sur aucun critère économique sérieux, aucune étude, aucune preuve de quoi que ce soit. Elle a pourtant traversé les décennies et justifie depuis les pires politiques d’austérité imposées à toute l’UE. Or les preuves de son inefficacité vis à vis des buts qu’elle prétend poursuivre sont maintenant flagrantes, démontrées par les faits objectifs, “grandeur nature”. Mais elles sont niées, escamotées, décrédibilisées, pour empêcher leur diffusion. C’est la définition de l’obscurantisme. La pente moyenâgeuse semble t-il inhérente à toute religion. Et celle du Capital n’y échappe pas. Avec son lot de superstitions bien débiles : allez toucher les grosses couilles dorées du taureau de Wall Street, ça vous apportera la fortune.
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Seul antidote, nous dit Friot, la laïcité comme outil d’émancipation sociale, économique et intellectuelle : « Nous exerçons une violence inouïe sur nos enfants pour qu’ils se conforment « aux exigences du marché du travail ». Qu’est-ce que cela si ce n’est un Dieu ? Nos sociétés sont soi-disant laïques quand il s’agit d’interdire le voile, mais contre les vraies divinités qui nous emmerdent et nous gouvernent, aucune contestation. »
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Pour lui, il faut en finir avec les évêques fanatisés du MEDEF, les prélats extrémistes du CAC40, les curés radicalisés du 6/9 radiophonique qui nous rabâchent quotidiennement le sermon néo-libéral. Et évidemment, avec les cardinaux tout-puissants de la Commission (ou Congrégation?) Européenne, non seulement premiers prêcheurs de la Sainte Parole, mais aussi désormais Grands Inquisiteurs : on sait quels bûchers purificateurs ils ont allumés, à Chypre d’abord puis en Grèce, pour châtier les infidèles et chasser les hérétiques.
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Un des Papes de ce clergé du fric l’a déclaré à cette occasion : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Amen. Ce pontife non élu, arborant pas moins de quinze distinctions internationales de Chevalier de Ceci, Commandeur de Cela et Grand Croix de Mes Deux, est par ailleurs mouillé jusqu’à l’os dans un système d’évasion fiscale à grande échelle. Mais toujours en poste et en réalité aux manettes de l’Union. Il est issu d’un parti « démocrate-chrétien ». Traduisons : qui pense que Dieu a crée le Ciel et la Terre en sept jours chrono, qui pense que son Dieu à lui est le seul authentique, mais qui s’abstient désormais de brûler vif pour de vrai les gens qui pensent autrement – sauf en cas de bombardements massifs pour la victoire du Camp de la Liberté. Quant à la raison de la présence de l’adjectif « démocrate » dans l’intitulé, on cherche encore.
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Le titre de cet article fait bien sûr référence à l’actualité franco-française, mais on sait que Les Évangiles du Saint Profit s’écrivent aussi ailleurs. Des places boursières à Davos en passant par le FMI, l’OMC, le système bancaire et les agences de notations, les missionnaires de la Nouvelle Bible sont nombreux. On pourra largement s’approprier la citation de Jomo Kenyatta, président de la République kényane de 64 à 78 : « Quand les blancs sont venus, nous avions la terre et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier avec nos yeux fermés. Quand nous les avons ouverts, ils avaient nos terres et nous avions leur Bible ». Il suffira de remplacer « blancs » par « capitalistes », bien qu’ils soient eux aussi blancs en majorité, dominants historiques rêvant désormais à une domination absolue. Tout ça sur la base d’une fumisterie. Alléluia.
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Pour aller plus loin :
Promoteur du salaire à vie, Bernard Friot développe les principales croyances capitalistes, devenues des institutions tant nous les avons acceptées comme vérités.
Lien 1: Le salaire à vie (partie 1/2)
Lien 2 : Religion capitaliste et laïcité

Jean-Luc Mélenchon, candidat devant le peuple pour l’écouter, et pour lui parler…

Pendant que des baltringues vont « primairiser » et donc discuter entre eux pour décider qui aura le ticket d’entrée au bal des prétendantes, nous, désormais, avec Jean-Luc Mélenchon, candidat devant le peuple à l’élection présidentielle, on va aller écouter ce peuple. Et lui parler comme on lui parle trop peu.

Lui parler de ce qu’est l’Union européenne... et de la nécessité absolue de sortir des traités pour créer tout autre chose avec les peuples européens qui voudront s’associer à nous…

Lui parler de ce qu’est devenue notre géopolitique (diplomatie et défense) et de la nécessité absolue de redéfinir un nouvel indépendantisme français qui soit un internationalisme authentique, ce qui impliquera inéluctablement de sortir définitivement et totalement de l’OTAN et de quelques autres organisations internationales qui sont en fait des armes à la discrétion exclusive des États-Unis, et de contribuer avec d’autres puissances grandes ou moyennes mais aussi petites, à la naissance de nouvelles relations internationales reposant sur la loyauté des échanges et la paix.

Lui parler de ce qu’est devenue la 5e République…et de la nécessité absolue de changer de régime…pour fonder une 6e République qui soit aussi et surtout une véritable 1ère démocratie dans laquelle la voix de chaque citoyen sera entendue et aura son effet…

Lui parler de ce que sont devenues la liberté, l’égalité et la fraternité… et de la nécessité absolue de redonner vie à ces trois sublimes concepts politiques…

Lui parler de ce qu’est devenue la laïcité… et de la nécessité absolue de revenir à ce qu’elle implique en termes de relations avec la chose religieuse…

Lui parler de ce qu’est devenu le « contrat social » et de la nécessité absolue de partager la grande richesse que les Françaises et les Français – mais également des étrangers – permettent de créer chaque année en France…

Lui parler de ce qu’est devenu l’État et de la nécessité absolue de le remettre au service de l’intérêt général, ce qui impliquera d’adopter une nouvelle abolition des privilèges et de briser monopoles privés et puissances oligarchiques.

Lui parler de ce qu’est devenu notre système éducatif et de la nécessité absolue de le refonder pour qu’il éveille les consciences et qu’il enseigne ce qui doit l’être en vue de former des citoyens libres et non des travailleurs dociles.

Lui parler de ce qu’est devenue notre politique culturelle et de la nécessité absolue de la repenser jusque dans ses fondations.

Lui parler de ce que sont devenus notre système de santé et notre recherche et de la nécessité absolue de les libérer des contraintes capitalistes.

Voilà déjà une trame de notre campagne.

Voilà de quoi intéresser les citoyens, quels qu’ils soient et quoi qu’ils en pensent.

La France insoumise JLM 2017

Ce qui nous différencie de la droite extrême et de l’extrême droite

Depuis longtemps, nous, militant-e-s de la Gauche de combat, si nous défendons l’idée d’une sortie de l’Union européenne et que nous refusons de faire disparaître les nations, nous sommes souvent présenté-e-s comme étant des « Rouges-bruns », des nationalistes et finalement des clones du FN ou de la droite extrême.

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Ces accusations, Jean-Luc Mélenchon en a souvent fait les frais. Mais il n’est pas le seul. Quiconque, illustre ou anonyme, qui ose défendre une vision et un projet radicalement alternatifs à la pensée unique – cette doxa capitaliste et atlantiste – doit souffrir, à un moment ou à un autre, de s’entendre dire que nous parlons « comme le FN » ou « comme Le Pen», voire que « nous défendons les mêmes propositions » qu’eux. Nous savons bien l’inanité de telles prétentions mais elles existent et parfois même elles portent, et nous font du tort. Elles sont pourtant infondées et diffamatoires, pour deux ensembles de raisons :

1/ Bien des affirmations de Marine Le Pen ou des cadres du FN ne sont là que pour tromper et mystifier les Français-e-s ; par exemple quand ils disent que s’ils étaient au pouvoir, ils sortiraient de l’Union européenne, ou, comme depuis quelques jours, ils organiseraient un référendum sur le sujet. Cela est rien moins qu’un mensonge destiné à amener à eux des militant-e-s de gauche qui désespèrent d’entendre la Gauche, la vraie, oser porter ce grand projet de rupture avec l’ordre établi, mais dans l’esprit de la démocratie et de l’humanisme qu’elle porte, qui n’a rien à voir avec la vision nationaliste, raciste, xénophobe, réactionnaire et quasi-fasciste du FN.

2/ Sur tous les sujets, nous, les militant-e-s de la Gauche de combat, nous les combattants de « la Sociale », proposons une politique humaniste, ouverte, tolérante ,quand le FN ne souhaite qu’opposer les Français-e-s entre eux et aux autres.

Il est clair que nous sommes fiers par exemple de l’oeuvre du Conseil National de la Résistance et que les gens qui ont initié cette lutte et mené ce combat – militaire d’abord, politique ensuite – sont au sommet de notre Panthéon. Le FN, en revanche, est l’héritier direct de ceux contre lesquels se battait le CNR : les Pétainistes, les « miliciens » et  tous les salauds pour qui la collaboration n’a pas été qu’une forme d’auto-protection mais bien une oeuvre consciente et active de destruction de ce que la France avait été, à savoir cette 3e République haïe et définie comme la « gueuse » par les « auteurs » de la mouvance de cette droite extrême. Le FN est une création des Pétainistes vaincus. Le FN a compté en son sein les fascistes et les criminels de la guerre d’Algérie. Et ce ne sont là que deux exemples. Le FN a toujours été l’ennemi absolu du général De Gaulle.

Nous, peuple de Gauche – quand bien même tout le monde sait à quel point nous avons combattu le général De Gaulle sur certains sujets, et combien nous combattons aujourd’hui le régime qu’il avait fondé – savons que c’est lui qui a incarné la Résistance, avec toutes celles et tous ceux, hommes et femmes de tous âges, braves et courageux, héroïques pour beaucoup, issus de toutes croyances et préférences politiques, notamment un nombre considérable de communistes, qui ont risqué leur vie et dont beaucoup l’ont perdu, parfois après des souffrances indicibles.

À Gauche donc, comme au centre et à droite, on peut trouver des militant-e-s et des citoyen-ne-s non engagé-e-s assez instruits de cette période historique et des liens entre De Gaulle et le peuple de France pour comprendre que seuls les fascistes, les Pétainistes et les adeptes de la collaboration avec « l’Allemand » fut-il Nazi, furent des ennemis à mort de De Gaulle.

Ainsi, lorsqu’on nous accuse de parler « comme le FN », au-delà de l’insulte, de l’outrage, de l’agression infamante, c’est une oeuvre politique qui est accomplie : discréditer l’alternative que l’on porte en l’assimilant à tout ce qu’elle n’est pas, en salissant la gloire du CNR qui nous inspire, et en rendant odieuse à tous la rupture fondamentale qui seule pourra rendre possible de revenir à ces « jours heureux » que le CNR avait assez bien rendu possible.

Pour donner des arguments à réutiliser en réponse à l’odieuse accusation voulant que nous soyons « comme le FN », je reproduis ci-dessous deux billets rédigés et publiés sur son blog par Lucien PONS car je les fais miens. Seul le titre de ce billet est de moi.

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1/ Mes prises de position

Source : http://lucien-pons.over-blog.com/mes-prises-de-position.html

Afin de prévenir toute récupération de notre position favorable à la préservation de la Nation comme support pour l’organisation des états, notamment par la mouvance de l’extrême droite et les tenants d’un nationalisme xénophobe, il nous paraît nécessaire de mettre précisément ici « les points sur les i » concernant des thèmes discriminants en termes de frontière entre nos convictions et idéal humaniste et les pulsions régressives de l’extrême droite. A ce titre, nous rappelons ci-après nos positions :

a) Sur les immigrés, et le fait que nous considérons un immigré « sans papier » avant tout comme un être humain en détresse et à aider s’il se trouvait en danger, et plus généralement notre opposition à toute forme de racisme.

b) Sur le judaïsme, l’islam, comme le catholicisme ou l’athéisme, considérant que ces convictions doivent recevoir de notre part le plein respect intrinsèque au principe laïque, tout en récusant formellement les manipulations de la religion aux fins d’oppression de quiconque et d’atteinte aux principes républicains exprimés dans la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité »,

c) Sur l’indivisibilité du principe laïque, et sur notre volonté de rétablir ce principe sur l’ensemble du territoire national en mettant fin au financement par l’Etat des religieux catholiques, protestants ou juifs en Alsace-Moselle,

d) Sur notre intransigeance quant au principe d’égalité homme/femme, et à ce titre, notamment, sur le droit des femmes à disposer de leurs vies et de leurs corps, et donc leur droit à l’avortement,

e) Sur le syndicalisme, considérant qu’il constitue un fondement indispensable à une économie solidaire et au caractère social de la République française,

i) Sur le droit à une pleine citoyenneté pour les couples homosexuels, et donc le droit au mariage désormais inscrit dans la loi, et donc incontestable,

g) Sur notre opposition radicale à tout rétablissement de la peine de mort,

h) Sur notre conviction que la prison n’est pas un mode efficace de sanction pour la plupart des délits et un certains nombre de crimes, et doit dans ces cas être remplacée par un dispositif de réparation auprès des victimes et autant que possible des peines permettant de reconstruire une citoyenneté chez les coupables,

i) Sur notre attachement à la libre circulation des hommes, comme à l’instauration d’un commerce international équitable, facteur de paix et porteur de progrès pour toutes les nations, ce qui mettrait fin à terme aux migrations massives forcées par la misère,

j) Sur notre conviction que le productivisme, la croissance matérielle infinie dans un monde fini ne représentent pas un mode vie viable à long terme... mettent en danger la perpétuation de la vie sur terre… et qu’en conséquence il devient nécessaire aujourd’hui de déterminer nos politiques économiques, énergétiques, et environnementales en fonction de la préservation de la Vie, de la limitation de nos ressources et de la question climatique…

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 2/ Mes valeurs

Lien : http://lucien-pons.over-blog.com/mes-valeurs.html

Mes valeurs et idéaux sont issus du Programme du Conseil de la Résistance – compte-tenu d’une nécessaire réactualisation… – adopté à l’unanimité par des forces Résistances de tous bords politiques le 15 mats 1944 et intitulé audacieusement « Les jours heureux ».

Un programme écrit il y a plus de 50 ans et dont la lecture prend aujourd’hui des accents révolutionnaires dans le contexte actuel de régression tous azimuts et les attaques de plus en plus violentes que subissent nos service publics..et notre système social…

Ce sont notamment :

* le Rétablissement de la souveraineté nationale par :

– la laïcité,et la défense de l’école de la République qui permet au peuple de se gouverner lui-même

– La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

– La liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

– L’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

– Le respect de la personne humaine ;

– L’égalité absolue de tous les citoyens devant la Loi ;

* Et, en particulier :

Sur le plan économique :

– L’instauration d’une véritable démocratie économique, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économe ;

– Le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

– Le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et a participation des travailleurs à la direction de l’économie ;

Sur le plan social :

-un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

– La garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

– la reconstitution dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

– un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tus les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

– La sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de le licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

– Une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

– La possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance, mais de mérite et constamment renouvelée par les apports populaires.