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Le tournant de la marche du 18 mars avec Jean-Luc Mélenchon – Que faire après la marche de l’espoir ? – Par Bernard TEPER – le 23/03/2017

L’article est accessible ici (sur le blog d’El Diablo)

Bernard Teper est co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Co-auteur de : Néolibéralisme et crise de la dette ; Contre les prédateurs de la santé ; Retraites, l’alternative cachée ; Laïcité: plus de liberté pour tous ; Penser la République sociale pour le 21e siècle ; Pour en finir avec le « trou de la Sécu », repenser la protection sociale du 21e siècle.

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Le 18 mars dernier constitua la plus grande mobilisation de rue de la campagne de l’élection présidentielle de 2017. Plus de 100.000 personnes.Ce fut une marche de l’espoir. De l’espoir, il nous en faut. Car avec la séquence que nous vivons, celle de la décomposition des gauches qui – du parti socialiste à l’extrême gauche – voit s’opérer une coupure quasi mollétiste entre les discours et les pratiques, on pouvait se demander ce qui allait rester de la gauche en général.

D’autant que les médias néolibéraux, dont les principaux journalistes, ne soutiennent que Fillon ou Macron et essaient d’avantager leurs chouchous (1).

Où en est la gauche de 2012 ?

Avec Macron en digne successeur de François Hollande, on est sûr que le théorème du mouvement réformateur néolibéral sera encore vrai demain : « depuis 1983, et tant que nous resterons dans le néolibéralisme, tous les gouvernements font et feront pire que le précédent » !

Avec Hamon, certains ont cru que la musique différente qu’il a développée lors de la primaire socialiste allait dans le bon sens. Le désenchantement fut rapide.
Très vite, il reprit sur l’UE et la zone euro la position de François Hollande. Très vite, on a vu que la majorité des candidats socialistes aux législatives étaient politiquement favorables aux lois Macron et El Khomri, au pacte de responsabilité, au CICE et aux attaques contre la Sécurité sociale, entre autres. Jusqu’au secrétaire général d’En marche qui a été adoubé par les instances du PS pour les législatives. Jusqu’à l’apothéose mystique du revenu universel, vieille idée néolibérale de Milton Friedman, qui développait la notion d’impôt négatif dans «Capitalisme et Liberté » en 1962. Pour terminer avec comme simple projet le développement du RSA et une allocation pour les jeunes. Le reste est renvoyé aux calendes grecques pour les rêveurs.
Le spectre de 1969 et le soutien in fine à Macron participeront de la prochaine étape solférinienne.

Au parti communiste, on a constaté les stratégies antagoniques existant en son sein entre ceux qui souhaitaient un candidat communiste à la présidentielle, ceux qui souhaitaient soutenir Hamon et ceux qui souhaitaient soutenir Mélenchon. Même le vote majoritaire pour Mélenchon n’a pas entraîné le soutien de l’ensemble du PC. On a vu une base communiste votant avec une courte majorité pour soutenir Mélenchon contre sa direction et enfin un PCF, à quelques semaines du vote, se préoccuper beaucoup plus des législatives que de la présidentielle elle-même. Pourtant ce parti a encore de nombreux militants mais qui n’auront pas brillé par leur militantisme dans la campagne présidentielle. Triste perspective.

Bien qu’elles aient réussi à avoir les 500 signatures, les autres organisations d’extrême gauche ne sont aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elles ont été avec un peu plus de sectarisme pour l’un, de révisionnisme réactionnaire pour l’autre. Et ce n’est pas l’utilisation par certains autres de la stratégie du front unique à contre-emploi qui engagera une stratégie efficace. Leur avenir est la marginalité en attendant les jours meilleurs.

Quant aux autres candidats marginaux, ils pensent construire un courant politique de masse à partir de prééminences surplombantes qui seules sont à même, selon leurs thuriféraires, de frayer le chemin vers le paradis. Ce qui les conduit à ne pas critiquer le capitalisme lui-même et donc à vouloir y rester incarcéré.

Devant ce champ de ruines qui a de grandes chances de renforcer pour le court terme le pouvoir de l’oligarchie capitaliste sur la France, et donc de provoquer l’extrême droitisation du pays comme dans les années 30, le rassemblement initié par Jean-Luc Mélenchon permet d’éviter la parcellisation totale de la gauche tout en marquant la nécessité d’un rassemblement significatif de gauche non allié avec les solfériniens ouvertement néolibéraux. C’est une étape indispensable pour la suite d’abord parce qu’il est nécessaire de résister et aussi parce que la création du lien social et politique n’est pas la chose la plus aisée pour constituer ultérieurement le bloc historique gramscien indispensable à toute révolution citoyenne.

Sur l’ensemble des conditions indispensables de cette révolution citoyenne, il reste à y travailler en tenant compte d’abord du réel puis des lois tendancielles du capitalisme. Nous en avons déjà parlé dans Respublica. Nous y reviendrons dans la prochaine séquence politique.

Outre son caractère de masse, le rassemblement sur la place de la République a repris le caractère symbolique de la République sociale indispensable pour tenter de rassembler les couches populaires ouvrières et employées de la gauche objective, plutôt majoritairement tentées ces dernières années par l’abstention.

Disons-le encore, la seule réserve de voix pour Jean-Luc Mélenchon au-delà du niveau des sondages actuels se trouve principalement dans ces couches populaires ouvrières et employées. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre qu’un processus révolutionnaire ne peut s’engager que si la classe populaire ouvrière et employée, objective en soi et majoritaire, devient petit à petit une classe subjective « pour soi ». Condition nécessaire pour construire le bloc historique gramscien avec des composantes des autres couches sociales.

Le rappel du 18 mars 1871, les drapeaux français en quantité, l’affirmation dès le début du discours de Jean-Luc Mélenchon du rôle nécessairement social d’une nouvelle constitution de la VIe République, le rappel appuyé des luttes importantes contre les lois antisociales de Macron et d’El Khomri, la réaffirmation du principe de laïcité, le rappel de la nécessité d’un projet global (incluant la rupture écologique, la recherche de la paix, etc.) et le couplage final des chants de la Marseillaise (2) et de l’Internationale, permettent de renouer avec la symbolique populaire et révolutionnaire française.

Pourvu que cela dure !

Que faire après ?

Ce n’est pas au milieu de la séquence de la campagne de la présidentielle et des législatives qu’il faut avoir des états d’âme ni changer la priorité politique. Faire en sorte que le score de JLM soit le plus haut possible, point de départ essentiel pour les législatives face à la déferlante promise par les médias néolibéraux. Ensuite, si par malheur, deux des trois candidats de la bourgeoisie, Macron, Fillon, Le Pen sont au deuxième tour, la lutte des classes mettra le mouvement syndical revendicatif en première ligne de l’affrontement. Nous serons alors dans une séquence ultérieure où il faudra mettre le turbo pour le développement d’une éducation populaire refondée toujours du côté de ceux qui luttent en première ligne.
Nous nous préparons pour ce moment à élaborer de nouvelles propositions.

Le 21 mars 2017

(1) Ainsi le CSA a calculé que du 1er février au 26 février, Fillon et ses soutiens ont eu droit à 15.944 minutes, Macron a eu droit à 9.808 minutes, Le Pen à 7.090 minutes, Hamon à 6.761 minutes, Jean-Luc Mélenchon à 3.163 minutes, Nicolas Dupont-Aignan 510 minutes, Philippe Poutou 249 minutes, Jean Lassalle 80 minutes, Nathalie Arthaud 67 minutes, Jacques Cheminade 50 minutes, François Asselineau 37 minutes. Instructif, non ?

(2) Nous rappelons aux gauchistes de tout bord que la grande manifestation ouvrière de février 1917, le jour de la création du Soviet de Petrograd, arrive du quartier populaire de Vyborg en chantant la Marseillaise en russe !

La France insoumise de Mélenchon doit rompre avec le fantôme de « l’Europe sociale » – Par Coralie DELAUME et Aurélien BERNIER – Marianne le 23/03/2017

Article accessible ici
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Coralie Delaume est essayiste. Elle anime notamment le blog l’Arène nue. Elle a publié avec David Cayla l’essai La fin de l’Union européenne, Michalon (janvier 2017).
Aurélien Bernier est essayiste. Il a publié publié plusieurs ouvrages dont La gauche radicale et ses tabous : pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national (Seuil, 2014) et plus récemment La démondialisation ou le chaos (Utopia, octobre 2016).

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Coralie Delaume et Aurélien Bernier interpellent Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne et sa radicalité « euro-compatible » qui rappelle selon eux « l’Europe sociale » des socialistes.

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Il y a eu la crise grecque de 2015. Elle est d’ailleurs sur le point de refaire surface puisque les créanciers du pays sont en désaccord sur presque tout, en particulier sur ce qu’il convient de faire de la dette – insoutenable – de ce pays. Il y aura bientôt le Brexit, dont le déclenchement officiel est prévu le 29 mars, et dont on n’a aucune idée de la manière dont la France s’y prépare. Pourtant, notre pays a d’énormes intérêts dans l’affaire, lui qui dégage avec le Royaume-Uni son excédent commercial le plus élevé (12 milliards d’euros en 2015). Il y a bien sûr les conséquences de la « crises des dettes souveraines » et de la crise de l’euro du début des années 2010 qui n’en finissent pas de ricocher. Il y a enfin l’entêtement de la bruxellocratie, qui n’envisage, face à cela, que de renforcer indéfiniment l’austérité, quand elle n’est pas occupée à avouer son impuissance (« Merde, que voulez-vous que nous fassions ? », disait Jean-Claude Junker au Parlement européen le 1er mars) ou à insulter les pays d’Europe du Sud ( « On ne peut pas dépenser tous l’argent dans l’alcool et les femmes, et ensuite appeler à l’aide », affirmait Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe le 21 mars).

Dans ce contexte, nous imaginions que la question de l’Union européenne serait naturellement centrale dans la campagne présidentielle, d’autant plus que l’UE est le carcan à l’intérieur duquel se dessinent toutes les politiques économiques des États membres. Les traités en vigueur forment en effet une véritable « constitution économique de l’Europe » de l’aveu de nombreux spécialistes.

Par ailleurs, après l’échec spectaculaire d’un gouvernement de gauche radicale, celui d’Alexis Tsipras en Grèce, et la démonstration faite à son corps défendant par Syriza qu’on ne reforme pas l’Europe « de l’intérieur », nous espérions que la France insoumise oserait prendre à son compte la contestation de l’austérité constitutionnalisée, et éviterait d’offrir au Front national le monopole de la radicalité en matière de rupture avec l’Union européenne.

Jean-Luc Mélenchon laisse le champ libre à Marine Le Pen

Pour l’instant, il semble que nous nous soyons en partie fourvoyés. Lors du débat télévisé du 20 mars entre cinq candidats à l’élection présidentielle, c’est Marine Le Pen qui s’en est prise avec le plus de vigueur au libre-échange et aux politiques antisociales de l’Union européenne. C’est elle qui a évoqué la problématique de la désindustrialisation du pays. C’est elle encore qui a évoqué la probable délocalisation de l’usine Whirlpool d’Amiens en Pologne, et donc, en filigrane, la problématique du dumping social au sein du Marché unique. Brillant sur bien des sujets, Jean-Luc Mélenchon lui a laissé le champ libre sur celui-ci, pourtant primordial.

Mais il y a pire. La campagne de la France insoumise avait débuté sur l’air de « l’Europe, on la change ou on la quitte ». Or, en l’espace de quelques jours, des porte-paroles de Jean-Luc Mélenchon ont multiplié les déclarations alambiquées dans les médias et contribué à renforcer le flou autour sur la stratégie « plan A – plan B ».

Ce fut d’abord le cas du responsable des questions économiques, Liem Hoang Ngoc. Invité de la matinale sur France Inter le 13 mars 2017, ce dernier a cru bon d’affirmer que le programme du mouvement avait été élaboré « dans un cadre euro-compatible ». On se croirait revenus vingt ans en arrière, lorsque Robert Hue déclarait le Parti communiste français « euro-constructif ».

Voilà en tout cas de quoi rassurer ceux qui ont pu craindre un tournant anti-Union européenne de la France insoumise. A ceux-là, l’économiste rappelle certes que les traités « sont inapplicables en l’état ». Mais il les rassure aussitôt en affirmant qu’il respectera peu ou prou critères de Maastricht. Mieux, il rompra avec le hollandisme tout en faisant – c’est là le tour de force – du hollandisme ! Liem Hoang Ngoc dit en effet prévoir « un déficit moyen de 3,5 % du PIB au cours du quinquennat c’est à dire pas plus que ce qu’Hollande a fait » au cours du sien. Enfin, il vend la mèche : « en fin de quinquennat, nous prévoyons un désendettement à 2,5 % du PIB. Les marchés n’ont aucune raison de spéculer contre notre politique ». C’est plus clair ! Il s’agit donc, une fois de plus, de « rassurer les marchés » auprès desquels on continuera d’emprunter. Et pour demeurer un emprunteur solvable, on œuvrera à se désendetter. On est ébouriffé par tant d’audace…

Quatre jours plus tard, c’est au tour de Jacques Généreux de s’exprimer à l’occasion d’un débat avec Thomas Piketty, soutien de Benoît Hamon, organisé par le journal Politis. Face à un public manifestement ravi des convergences entre les deux économistes, il introduit en ces termes la stratégie « plan A – plan B » : « L’intention de la France n’est pas de détruire l’Union européenne, n’est pas de sortir de l’Union européenne, c’est de sauver l’Union européenne dont nous sommes absolument persuadés que si elle continue telle qu’elle est là, elle est condamnée non seulement à l’échec (…) mais surtout à l’explosion de la pire des manières ». D’emblée, on est saisi d’un doute affreux. Car l’Union européenne, ce n’est pas l’Europe. Si l’Europe est un ensemble de pays situés sur un même continent, l’Union est un ensemble de règles, un montage juridique. Dès lors, pourquoi fétichiser à ce point un édifice institutionnel connu pour être intrinsèquement porteur d’une grave érosion démocratique ?

L’impossible « réorientation » européenne

Comment les choses se passeront-elles si Jean-Luc Mélenchon est élu ? Simplement nous dit Jacques Généreux. Tout d’abord, la France insoumise au pouvoir prendra des mesures unilatérales qui désobéiront aux traités comme, par exemple, le contrôle des capitaux. Tout en continuant à financer sa dette sur les marchés, donc, ainsi qu’on l’a vu avec Liem Hoang Ngoc. Voilà qui promet d’être compliqué.

Pendant ce temps là, la France demandera l’ouverture de négociations avec les pays de l’Union pour refondre les textes européens, tout en continuant à désobéir. Car selon l’économiste « personne ne peut nous mettre dehors […] et donc on peut rester autant qu’on veut en n’appliquant plus les dispositions des traités ». On resterait dans les traités tout en sortant des traités. On désobéirait à des règles tout en restant dans l’Union européenne, qui n’est elle-même qu’un ensemble règles. Les mystère s’épaissit, et l’on souhaite bien du courage pour convaincre les électeurs.

Au mois de juin dernier, nous avions été conjointement auditionnés par la France insoumise dans le cadre de l’élaboration du programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2017. Jacques Généreux nous avait présenté ce scénario, et nous lui avions déjà fait plusieurs objections qui rendent cette présentation du « plan A – plan B » très complexe à appréhender. Nous avions en particulier soulevé le caractère central de la question juridique, alors que le droit européen prime actuellement sur les droits nationaux, et que l’ordre juridique communautaire est inscrit au cœur de la Constitution française. Nous avions ensuite fait observer qu’il est inenvisageable que l’Allemagne et d’autres pays du Nord et de l’Est (Finlande, Pays Baltes…) acceptent une « réorientation » dans le sens d’un surcroît de « solidarité » communautaire. Plutôt que de mettre en place une union de transferts, ils préféreront rompre. Y compris si le social-démocrate Martin Schultz remplace Angela Merkel à Berlin puisqu’il gouvernerait probablement en « Grand coalition » avec la CDU, comme le SPD le fait depuis des années.

Politiquement, on comprend que le problème soit délicat. Une rupture décidée par la France serait un tsunami, alors même que notre pays a longtemps dominé l’Europe et s’est trouvé à l’avant-garde du processus d’intégration. Il existe sans doute, dans l’esprit des dirigeants de la France insoumise, le souci de se laisser le temps de démontrer à la population l’inanité de tout projet de réorientation de l’Europe, ne serait-ce que pour légitimer la rupture. On peut même supposer qu’existe le désir tacite de pousser d’autres pays à rompre les premiers pour n’avoir pas à assumer la responsabilité historique de la fin de l’Union.

Mais à ce stade ce calcul nous semble dangereux, car il risque de décrédibiliser toutes les promesses économiques ambitieuses portées par Jean-Luc Mélenchon. Comment fait-on pour relancer une économie intégrée au Marché unique et dotée de l’euro alors qu’on ne peut plus avoir de politique monétaire (c’est la Banque centrale européenne qui la conduit), ni de politique de change, ni de politique budgétaire (en raison de l’existence du Pacte de stabilité, du TSCG, du Two Pack, du Six Pack etc.), ni de politique industrielle (les règles relatives à la concurrence non faussée figurant dans les traités l’interdisent), ni de politique commerciale (puisque c’est une compétence exclusive de l’Union) ? En désobéissant sans pouvoir s’appuyer sur une base juridique solide ? Comment croire qu’une telle stratégie puisse s’inscrire dans le temps nécessaire aux négociations souhaitées avec les « partenaires européens » ? Comment penser que les fameux marchés continueront comme si de rien n’était à accorder leur confiance ?

Malgré la détermination de la France insoumise que nous ne remettons pas en cause, la radicalité « euro-compatible », rappelle décidément trop « l’Europe sociale », cette stratégie éculée du Parti socialiste pour justifier ses pires renoncements : on peut l’évoquer en boucle, elle n’adviendra pas avant des décennies. Ce plan n’est pas plus crédible que la réaffirmation de la « souveraineté populaire » sans récupération d’une part substantielle de la souveraineté nationale, qui n’est que l’autre nom, après tout, de la liberté d’un peuple à disposer de lui-même, en somme de la démocratie. Tout cela, si la gauche ne le dit pas, Marine Le Pen le dira. Hélas d’ailleurs, elle le fait déjà, avec le succès que l’on sait.

La vague du siècle qui va tout emporter du régime de la 5e République et de ses acteurs – Décompte des signataires sur www.jlm2017.fr

 

JLM la vague du siècle

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On était à un peu plus de 280 000 avant samedi 18 mars…

On a franchi le seuil de 300 000 entre dimanche soir  19 mars et lundi 20…

On était à un peu moins de 300 400 mardi matin 21…

On a atteint 308 251 mardi 21 à 17h57…

4 heures plus tard, mardi 21 à 22h06, on était à 309 776…

310 016 mardi 21 à 22h30…

311 650 signataires mercredi 22 mars à 05h00…

313 056 signataires mercredi 22 mars à 14h00…

314 896 signataires mercredi 22 mars à 18h31…

317 648 signataires jeudi 23 mars à 07h29

319 356 signataires jeudi 23 mars  à 20h36

320 541 signataires à jeudi 23 mars à 23h51

Ce fichier sera mis à jour régulièrement…

Je parie que ça va encore grimper de plusieurs milliers dans les prochains jours…
J’en connais qui vont faire des syncopes, des crises de nerfs et des dépressions violentes…

#JLM2017 #FranceInsoumise #AvenirEnCommun #ReprenonsLePouvoir#6eRépublique #PourUne6République
#ViveLa6eRépublique #ViteLa6eRépublique
#MélenchonCeNestPasUneFinMaisUnCommencement

Avec JLM la France insoumise

 

Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Par Bruno GUIGUE le 11/03/2017 + commentaire de Pierrick TILLET

Source : ici, dans la section « Articles » de la page Facebook de Bruno Guigue

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Voter le 23 avril, pour quoi faire ?
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Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu’on les aurait interdites. Avant d’aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d’expérience, il n’y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s’imagine qu’il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
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À la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n’étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d’une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu’il en soit ainsi, mais ce n’est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s’apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?
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On dira aussi, à juste titre, que c’est le mouvement populaire, et non le scrutin électoral, qui a arraché les principales avancées collectives qui ont fait de la France un pays doté d’un indice de développement humain élevé. C’est vrai. Sans les grèves massives et les occupations d’usines de 1936 et 1968, la condition des couches populaires serait pire. Sans la démonstration de force de la classe ouvrière organisée, dans ce grand moment fondateur que fut la Libération, nous n’aurions ni sécurité sociale, ni services publics, ni droits des travailleurs.
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Or sa puissante volonté de changement, dans ces circonstances historiques, le peuple l’a également manifestée dans les urnes. Avec un PCF à 28%, en 1945, le rapport de forces était favorable. Le patronat collabo rasait les murs, la droite était aux abois, Maurice Thorez était vice-président du conseil et l’ouvrier Ambroise Croizat, ministre communiste, créa la “Sécu”. Présidé par de Gaulle, ce fut le meilleur gouvernement que la France ait connu. Il accomplit les réformes de structure dont le pays avait besoin, ces mêmes réformes qui subissent les assauts des forces réactionnaires depuis un quart de siècle.
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En accompagnant le mouvement des masses, il arrive donc que le vote lui donne une traduction politique. On peut toujours vanter les charmes du spontanéisme (il a sa noblesse), on peut dénoncer la mascarade électorale, mais s’abstenir au moment crucial revient à laisser l’adversaire dicter ses conditions. Voter ou ne pas voter, au fond, c’est surtout une affaire de circonstances, de conjoncture politique. La question n’est donc pas : faut-il s’abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s’abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu’en allant voter ?
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Comme disait Yvon Gattaz, père et prédécesseur de l’actuel président du MEDEF dans les années 70, on ne fait pas la même politique économique et sociale avec un PC à 10% et un PC à 25%. Si nous en doutons parfois, les détenteurs de capitaux, eux, le savent bien. Une élection n’est jamais qu’un moment d’un processus plus vaste, et même si l’essentiel se joue ailleurs, elle contribue à cristalliser un rapport de forces. En appliquant cette maxime patronale à la situation actuelle, on voit bien qu’un vote significatif en faveur de la « France insoumise » ferait peser la balance du bon côté. Car le programme de Jean-Luc Mélenchon, certes, n’a rien de révolutionnaire, sans mouvement social il est voué à l’échec, mais il ouvre des perspectives intéressantes.
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À y regarder de près, c’est le seul programme qui entend consolider les défenses immunitaires de ceux qui vivent modestement de leur travail, qu’ils soient ouvriers, employés, artisans, paysans, fonctionnaires, chômeurs ou retraités. Ce n’est pas un programme communiste, loin de là, mais un projet keynésien de gauche, à contenu fortement redistributif, qui associe relance par la demande, investissement public et rétablissement des droits sociaux. Son financement au moyen d’une réforme fiscale audacieuse, à rebours des pratiques libérales, en fait un programme socialement progressiste.
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Là où le bât blesse, c’est que ce projet n’est réalisable qu’en dehors de la zone euro, voire de l’UE, et que le candidat ne le dit pas clairement. Selon lui, le plan A consistera à renégocier le contenu des traités européens et on appliquera le plan B (sortie de l’UE) si cette négociation échoue. Or il faudrait parvenir à s’extraire du monde réel pour parier sur le succès d’une telle négociation. Elle supposerait en effet que 26 Etats, subitement, se mettent à satisfaire les demandes françaises. Cette fausse alternative est donc une erreur, car elle brouille le message du candidat et entretient le doute sur ses intentions.
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Cette ambiguïté est d’autant plus regrettable que Jean-Luc Mélenchon se réclame à juste titre d’un « indépendantisme français » et préconise la rupture de la France avec l’OTAN. Contrairement à MM. Fillon, Macron et Hamon, il prend au sérieux l’héritage gaullien, il milite pour une diplomatie souveraine et stigmatise le suivisme d’un François Hollande qui a mis la France à la remorque des intérêts américains. En refusant de prôner explicitement le Frexit, la « France insoumise », par conséquent, manque de cohérence politique.
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Sur ce plan, c’est François Asselineau qui a raison. On ne peut restaurer la souveraineté nationale – condition expresse de la souveraineté populaire – qu’en rompant les amarres avec l’OTAN et avec l’UE. Il faut sortir de l’OTAN, cette machine de guerre dont la raison d’être est de servir les ambitions impérialistes de Washington. Mais il faut aussi rompre avec l’UE, car la fonction de cette instance supranationale est de soustraire la politique économique à la délibération démocratique. Ni plan A, ni plan B. La seule réponse, c’est le Frexit. Et le seul moyen d’y parvenir, c’est le référendum.
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Marine Le Pen, dira-t-on, veut aussi restaurer la souveraineté nationale. Mais son programme renoue avec l’ADN droitier du FN dès qu’il s’agit d’expliquer ce qu’on entend faire, une fois au pouvoir, de cette souveraineté rétablie. Son programme n’inclut ni redistribution des revenus, ni nationalisation des banques, ni contrôle des mouvements de capitaux, ni rien qui fâche de près ou de loin les possédants. Le rétablissement du franc ne manque pas de panache, mais ce changement restera purement cosmétique s’il ne s’accompagne de réformes de structure. Mme Le Pen n’en a prévu aucune. Pas plus qu’il ne conteste les hiérarchies sociales, le FN n’entend faire plier les puissances d’argent.
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Comme l’expérience l’a montré, le FN prétend défendre les travailleurs, mais il les abandonne en chemin lorsque l’oligarchie s’attaque à leurs droits. Lors des grèves contre la Loi-Travail, Mme Le Pen réclamait l’intervention de la police contre les grévistes. Si elle est élue, le discours à tonalité sociale de Florian Philippot ne résistera pas deux mois. Il est stupide de qualifier ce projet de fasciste. En fait, c’est un projet banalement réactionnaire. On ne peut mener une politique progressiste qu’en sortant de l’UE, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce qu’on veut sortir de l’UE qu’on va mener une politique progressiste !
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Son discours monomaniaque contre l’immigration, bien sûr, offre au FN une rente de situation électorale. Comme s’il suffisait de mettre fin aux flux migratoires pour créer des emplois, le FN répète cette formule magique comme un mantra. Caresser dans le sens du poil l’islamophobie ou la xénophobie ambiante, toutefois, ne fait pas une politique. On se demande si ses électeurs croient vraiment aux fabuleuses économies que permettrait de réaliser la suppression de la prétendue facture migratoire, tant la ficelle est grosse. Pour séduire l’électorat populaire, en tout cas, le parti a besoin d’entretenir cette mythologie vieille comme le monde.
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Du coup, non seulement il oppose les Français entre eux, mais il les berne en leur faisant croire qu’il y a un trésor de guerre, quelque part, dont il suffirait de se saisir. La stratégie du bouc-émissaire, chez Le Pen, est à double emploi. Elle fournit un dérivatif aux hantises et aux frustrations des victimes de la mondialisation. Mais, en même temps, elle masque les incohérences d’un projet qui entend redistribuer aux ouvriers sans toucher aux intérêts des possédants. La mono-causalité immigrée réconcilie tout le monde ! Véritable martingale, elle permettra d’augmenter les salaires tout en baissant les charges, et de financer de nouvelles dépenses régaliennes sans augmenter les impôts sur les riches.
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Cette quadrature du cercle lepéniste, au fond, est la figure inversée du cercle carré des eurobéats (Macron, Fillon, Hamon) qui veulent perpétuer à tout prix la tutelle des marchés sur les États. Mme Le Pen veut la souveraineté sans la redistribution tout en prétendant le contraire, ce qui est à la fois incohérent et réactionnaire. M. Fillon, lui, ne veut ni la souveraineté ni la redistribution, ce qui est à la fois cohérent et réactionnaire. M. Hamon veut la redistribution mais pas la souveraineté, ce qui est absurde. M. Macron veut tout et son contraire, et d’ailleurs il se moque des programmes. M. Mélenchon veut la redistribution, mais il devra imposer la souveraineté (plan B) pour y parvenir. Car une chose est sûre : les marchés ne lui offriront pas l’opportunité de temporiser.*
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Ce billet a inspiré mon camarade Pierrick Tillet qui l’a relayé lui aussi sur son blog en y ajoutant l’avant-propos suivant : 

Je reprends volontairement ici le titre du billet de Bruno Guigue publié sur Facebook et vais ici préciser mes propres positions sur la question cruciale du vote en synthétisant nombre d’idées égrenée au fil de mes propres chroniques.

Je partage totalement avec Bruno Guigue le constat qu’aucune révolution politique, aucun progrès social n’est jamais sorti tout seul des urnes. Il leur faut le coup de pouce d’une forte pression populaire due à des événements souvent indépendants du cirque électoral.

Trois exemples :

  • le Front populaire de 1936 n’a lancé ses grandes mesures sociales que sous la pression des manifestations ouvrières qui suivirent son élection ;
  • l’étonnante alliance gouvernementale des communistes et des gaullistes en 1945 ne put imposer ses réformes comme la Sécu que parce que ceux-là sortaient vainqueurs de la Seconde guerre mondiale ;
  • enfin, les émeutiers de Mai 68 pesèrent sur nombre d’avancées sociales sans n’avoir jamais été consacrés par voie électorale (NB : on peut aussi en dire autant de l’influence ds zadistes de NDDL et de Sivens qui tiennent le pouvoir politique en.échec depuis tant de mois).

Dans ces cas-là, pourquoi sacrifier au rituel du vote, surtout quand celui-ci est aussi ouvertement manipulé par les tenants du pouvoir ? Eh bien, je dirais pour les mêmes raisons qu’avançait le philosophe Pascal pour expliquer sa foi religieuse : parce qu’on a rien à y perdre, et qu’on peut même parfois y gagner. Bruno Guigue :

« La question n’est donc pas : faut-il s’abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s’abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu’en allant voter ? » (Bruno Guigue).

« Des perspectives intéressantes »

Le 23 avril prochain, je voterai pour le candidat de la France insoumise pour deux raisons :

  • son programme correspond peu ou prou à ma propre vision politique, même si je demeure dubitatif sur quelques points décisifs (placer la sortie de l’UE et de l’euro en point B de son plan est ouvrir un défaut majeur dans sa cuirasse que ne manqueront pas d’exploiter les prédateurs de Bruxelles et de Francfort) ;
  •  il me paraît être le seul candidat acceptable pour précipiter la dislocation de la Ve République, étant entendu que je ne saurais quand même pas voter pour les hystériques régressifs d’extrême-droite et que cette dislocation est déjà bien avancée : une droite fossilisée en miette, un PS éclaté entre le camp du fade Hamon et celui, purement marketing, du télévangéliste Macron, un PCF définitivement dissous.

J’ai parfaitement conscience que l’élection d’un Jean-Luc Mélenchon ne suffirait pas à elle seule à régler les problèmes du pays. Je ne suis même pas sûr qu’un mouvement populaire serait prêt aujourd’hui à lui donner le coup de pouce nécessaire pour l’aider à y parvenir. Je ne sais même pas si Jean-Luc Mélenchon est en mesure de créer la surprise au premier tour de cette présidentielle.

Mais qui ne risque rien n’a rien. Si je m’interdis toujours  tout “vote utile” dans le seul but stupide et négatif d’éviter le pire en choisissant un autre pire, je partage tout à fait l’avis de Bruno Guigue pour dire que le vote Mélenchon est le seul à même, le 23 avril, d’ouvrir « des perspectives intéressantes ».

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Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai !

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Avertissement: cet appel n’est pas une initiative de la campagne officielle de Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes des citoyens insoumis de base désireux d’aider à la campagne, et nous voulons que notre appel soit discuté voire amendé par les groupes d’appui. Si vous souhaitez nous laisser vos coordonnées pour être recontactés, merci de remplir le formulaire à cette adresse.

Appel aux insoumis: nous voterons Jean-Luc Mélenchon le 23 Avril et le 7 Mai, pour qu’ils dégagent tous !

Nous citoyens, militants politiques et associatifs, enfants politiques des idées de Frédéric Lordon, François Ruffin et Nuit Debout, nous nous engageons aujourd’hui publiquement à deux mois de l’élection. L’offre politique est dorénavant connue, et un seul candidat propose un projet répondant à la crise démocratique, écologique et sociale : Jean-Luc Mélenchon.

Il est le seul à répondre à nos attentes : redistribuer les richesses accaparées par une petite « élite », dégager les politiciens corrompus qui nous gouvernent, partager le travail et créer des millions d’emplois afin que chacun puisse enfin vivre dignement dans un environnement sain. Surtout, il est le seul candidat à proposer une méthode claire pour mettre en œuvre ce projet : rendre sa souveraineté au peuple de France, en convoquant une constituante et en se libérant de l’OTAN, de l’Union Européenne et des marchés financiers.

Sur tous ces thèmes, Jean-Luc Mélenchon n’est pas le candidat d’une minorité éclairée, mais l’expression de l’opinion majoritaire qui n’est pas représentée par les partis politiques. Il est le seul à proposer un projet national capable de recréer un sentiment d’appartenance collective et de renouer avec la tradition de la Révolution Française, de la Commune de Paris et du Conseil National de la Résistance. Et le mouvement France insoumise est la seule tentative existante de mettre fin au régime des partis et de répondre à la demande d’implication citoyenne qui s’est exprimée lors de Nuit debout et du mouvement contre la loi Travail.

Nous ne sommes pas dupes des promesses mensongères véhiculées par le Parti Socialiste, qui décidément devrait présenter des excuses plutôt que des candidats. Comment apporter le moindre crédit à un parti qui ose présenter Myriam El-Khomri comme candidate aux législatives ? Ce mensonge permanent est finalement logique : le PS a toujours assumé la soumission à la zone de libre-échange qu’est l’Union Européenne derrière le mensonge d’une « autre Europe » qui n’existe pas et n’existera jamais ! Si pour nous, la sortie des traités de l’UE ne constitue pas une fin en soi, elle est bien le préalable indispensable et inéluctable à toute politique écologique et sociale. L’économiste Frédéric Lordon, entre autres, a expliqué la nécessité de la sortie de l’euro et comment l’organiser, en simultané d’une politique de socialisation des banques et de contrôle des capitaux.

De même, comment mener une politique de paix sans sortir de l’OTAN et rompre avec les politiques bellicistes des Etats-Unis, du gouvernement Israélien, des monarchies du Golfe et de l’UE ? Comment mener une politique de transition écologique sans cesser le paiement de la dette aux marchés financiers, dont les intérêts nous coûtent 50 milliards par an ? Seule la France insoumise apporte des réponses cohérentes et applicables à ces questions. Tout le reste n’est que mensonge et imposture.

Enfin, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon car il est le seul candidat qui refuse toutes les logiques d’appareil et ne se ralliera à aucun des tenants du système, comme il l’a réaffirmé lors du meeting holographique du 5 février. Nous resterons ainsi fidèles au serment de la bourse du travail lancé par François Ruffin : Nous ne voterons plus jamais PS ! Et nous ne voterons pour aucun autre candidat, y compris face au FN, car nous avons compris que celui-ci n’est que la conséquence d’un système politique pourri jusqu’à la moelle ! Le seul moyen de sortir de ce piège mortel est de participer à un projet alternatif fédérant le peuple sur des solutions concrètes: celles de l‘Avenir en commun.

C’est pourquoi notre engagement se maintiendra après l’élection, sous forme d’un réseau transversal de groupes d’insoumis. Car comme l’a expliqué Frédéric Lordon, l’élection de Jean-Luc Mélenchon ne sera que le début d’un long processus et nécessitera un fort mouvement social pour mener à bien la révolution citoyenne. Nous serons dans tous les cas de figure déterminés à poursuivre notre combat au-delà des échéances électorales.

Pour toutes ces raisons nous mettrons, quoi qu’il arrive, un bulletin Mélenchon dans l’urne, au premier comme au second tour !

Pour signer vous aussi cette pétition, c’est ici.

 

De quoi l’insoumission est-elle le nom ? – Par Bob SOLO le 27/02/2017

Insoumis, c’est bien joli, mais insoumis à quoi en fait ? A quoi, ou à qui, ne pas vouloir se soumettre ? La liste est longue. Mais précisons que ne pas se soumettre n’est pas forcément refuser, en bloc, et puis terminé.

Ne pas soumettre, c’est, avant tout et légitimement, exiger le droit à la parole libre, à l’information juste, au débat loyal, à la vraie possibilité de choix, en conscience, pleinement informé, sans menace, sans chantage, sans manipulation, quel que soit le sujet, avant de donner son accord ou pas.

Cette exigence n’est rien d’autre que celle qui fonde la démocratie. Si elle n’est pas entendue, si on passe outre, si on impose, alors c’est un diktat. Et c’est précisément à cela qu’on refuse de se soumettre. A tous ces dénis de démocratie, à cette confiscation de la délibération collective la plus ordinaire, à cette capture du pouvoir de décision.

Qu’elle soit le fait d’une commission européenne non élue ; d’un gouvernement ne répondant que par la répression à la colère populaire qu’il a lui-même engendrée par ses trahisons, ne pouvant imposer la casse sociale que par la force à coups de 49.3 ; d’un parti politique quel qu’il soit, verrouillé de l’intérieur par ses quelques dirigeants agissant contre l’avis du reste de ses membres ; d’une oligarchie financière imposant son agenda social et son ordre économique ; d’un système médiatique matraquant quotidiennement son idéologie, tordant les chiffres et les faits, invisibilisant toute opposition ; d’une « république des sondages » manipulant l’opinion. Voilà à quoi on refuse de se soumettre.

Le choix de l’insoumission fait écho là encore à la question de la légitimité. Légitimité de « ceux qui décident pour les autres ». Légitimité, de plus en plus contestée, de toutes ces institutions, quand elles finissent par décider « sans » les autres, et même « contre » les autres.

Sans cette légitimité accordée par ces « autres », nous toutes, nous tous, à ceux qui décident, ne reste plus aucune raison de se soumettre, ni à leurs injonctions ni à leurs décisions, et d’autant moins que celles-ci nous seraient justement imposées sans le moindre moment démocratique pour en débattre.

Voilà ce que j’entends par insoumission.

Maintenant la fusée Jean-Luc Mélenchon va pouvoir décoller ! Réaction suite à son communiqué du 26/02/2017

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Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, porteur du projet L’avenir en commun, a publié, hier, dimanche 26 février 2017, le communiqué suivant :
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J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.

À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe.

Je n’ai pas été surpris qu’il me confirme sa candidature et il ne l’a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d’un code de respect mutuel dans la campagne.

Plus que jamais, la tâche de la « France insoumise » et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit : « L’Avenir en commun ».

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Voilà ! Maintenant, NOUS, les insoumis-e-s qui ne voulions surtout pas d’une quelconque alliance avec le représentant du parti qui nous a si violemment traités depuis cinq ans, nous sommes tous plus légers. Et, de fait, nous allons pouvoir décoller !
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Je n’imaginais pas une seconde que Jean-Luc Mélenchon « aille à Canossa ». Mais le simple fait d’évoquer depuis plusieurs semaines la bonne volonté qui était la sienne pour discuter avec Benoît Hamon me posait un véritable problème. Certes, j’en comprenais la logique mais sur ce point – comme sur un autre – la mise en oeuvre préalable du plan A ne me convainquait pas !
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Aujourd’hui, nous pouvons tous nous satisfaire, nous enthousiasmer et nous réjouir car on peut dire partout que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise N’ONT RIEN À VOIR AVEC HAMON ET LE PS !
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Il y a pas mal de monde qui nous observe depuis longtemps et le nombre a grossi ces derniers mois et ces dernières semaines. Sauf qu’il y avait un blocage pour que beaucoup nous rejoignent et ou décident de voter pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril : notre proximité potentielle avec le PS et la possibilité d’une alliance avec lui. Nous savions qu’il n’en était rien mais les appels répétés de ces dernières semaines à l’unité et le discours mediatique en ce sens créaient une ambiance malsaine et beaucoup d’électeurs et d’électrices qui ne sont pas de la France insoumise refusaient de venir prêter leur concours car ils craignaient fort de se retrouver « cocus ».
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Désormais, les choses sont dites. Et bien dites. Le communiqué de Jean-Luc Mélenchon ne souffre aucune ambiguïté. EUX C’EST EUX ET NOUS C’EST NOUS ! 
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NOUS, avec Jean-Luc Mélenchon et l’Avenir en commun, on vous propose de remettre la France sur la voie de l’indépendance, de la souveraineté (populaire et nationale) et du progrès économique, social, environnemental, culturel…
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La grande politique de la mer, c’est Nous !

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La grande transition écologique, c’est Nous !

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L’abolition de la 5e République et de son esprit monarchisant qui s’instille partout et le passage, via une assemblée constituante composée à la fois de tiré-e-s au sort (volontaires et non contraints bien sûr) mais aussi d’élu-e-s (qui n’auront jamais été élu-e-s auparavant et ne le seront pas dans les nouvelles institutions au terme de leur mission constituante) pour passer à une 6e République qui soit surtout la 1ère véritable démocratie, c’est Nous !

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La libération de la prison qu’est l’UE, c’est encore Nous ! Même si, pour diverses raisons à la fois pédagogiques et surtout diplomatiques, nous le ferons en deux temps (plan A puis plan B)…

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Le partage des richesses avec :
1/ le salaire maximum (c’est-à-dire l’écart limité à un ratio de 1 à 20 entre le plus petit salaire et le plus gros au sein d’une entreprise donnée),
2/ le revenu maximum (c’est-à-dire une tranche d’impôt à 90 ou 100% au-dessus d’un certain montant – très élevé – de rémunération),
3/ le lissage de l’impôt sur le revenu (passage de 5 à 14 tranches),
4/ la réduction de 33 à 25% de l’impôt sur les sociétés petites et moyennes et la suppression de nombreuses niches fiscales pour que les grosses entreprises paient vraiment demain ces 25% et non 8% comme aujourd’hui en pratique (alors que le taux légal est de 33%),
c’est encore Nous !
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Une géopolitique libérée de l’OTAN et de diverses institutions internationales du monde capitaliste au profit d’une réorientation stratégique vers les pays non-alignés et les pays émergents, c’est encore et toujours Nous !

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La volonté de paix et d’harmonie des relations internationales, c’est Nous !

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La sortie planifiée du nucléaire et des énergies carbonées et la réorientation stratégique vers les énergies renouvelables et sans effet nocif sur l’écosystème, et oui, c’est encore Nous !

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La volonté de sortir des « guerres de religions » dans notre pays et du communautarisme (qu’il soit religieux ou autre), c’est Nous !

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Et il y a tant d’autres propositions novatrices et progressistes que nous sommes les seuls à défendre devant le peuple français !
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Faîtes le bon choix le 23 avril et le 7 mai ! 

Avec Jean-Luc Mélenchon, passons de la Résistance à la Reconquête !

Celle de nos droits, de notre liberté, de notre souveraineté, de notre indépendance. Celle aussi de l’espoir et d’un espoir qui, cette fois enfin, ne sera pas déçu !
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Pour prendre connaissance du projet l’Avenir en commun, allez ici et ici.

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Anniversaire φφφ – Par Bob SOLO le 10/02/2017

C’était il y a un an pile : Jean-Luc Mélenchon proposait sa candidature à la présidentielle. Deux jours plus tard, j’écrivais cet article (si vous n’avez pas Facebook, vous pouvez le lire également ici sur mon blog). Au taquet. Depuis, j’ai posté des milliers de lignes sur le sujet, et bien d’autres, mais ça reste la plus forte diffusion depuis mon premier jour sur fb. Relayé par Mélenchon lui-même, ceci explique cela. Voilà, c’était mon cocorico.
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En le relisant, j’admets bien volontiers que je ne m’en suis pas du tout tenu à la “stratégie” rigolarde que j’y décris. D’abord parce que tout simplement je n’ai pas rencontré de franche hostilité et que donc je n’ai pas eu à dégainer la grosse artillerie pour contrer malveillance, mauvaise foi ou simple ignorance. Contrairement à la campagne de 2012 qui m’avait valu de solides inimitiés virtuelles, et même quelques brouilles assez sévères dans le réel.
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Ensuite parce qu’au fur et à mesure de tout ce que j’ai lu et visionné ces derniers mois, j’ai de mieux en mieux cerné à la fois le projet proposé à réaliser en cas de victoire, et la stratégie de campagne pour y parvenir. Si le programme des Insoumis-es repose en partie sur le travail accompli la première fois, il est aussi largement actualisé, complété, enrichi, réorienté et plus affirmé sur de nombreux thèmes. Et à peu près tout me convient.

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De plus, la démarche initiée il y a un an et poursuivi depuis n’a rien à voir avec la précédente. Jean-Luc Mélenchon prônant l’émancipation, il “ joint le geste à la parole” et s’émancipe lui-même d’emblée de la tutelle de quelque parti que ce soit, du carcan que cela peut imposer, et des “règles”, peut-être intangibles mais réelles, que cela implique dans les “compétitions” électorales et dans la vie politique en général.

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« Vous êtes un homme seul », lui dira alors le fraudeur Cahuzac sur un plateau de télé, et l’accusation se voulant infamante de « candidat auto-proclamé » le poursuit encore, reproche que curieusement je n’ai jamais entendu à l’encontre du banquier Macron, jamais élu nulle part et passé direct du business à la candidature via le gouvernement Hollande, où il fut un médiocre ministre, visiblement plus missionné par des intérêts privés que dévoué à l’intérêt général.

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Mais au fond, on voit clairement ce que pointait l’ancien ministre du fisc exilé fiscal : « seul », c’est-à-dire sans « appareil » politique dûment répertorié, étiqueté, et finalement accepté par le système lui-même. Comme si, après avoir commis l’hérésie de claquer la porte du tout-puissant PS et s’être carrément retourné contre lui – ce qui est quand-même d’une toute autre envergure que la farce des frondeurs en caramel mou, Mélenchon récidivait en s’affranchissant définitivement de « la caste », si tant est qu’on ait pu réellement l’y ranger un jour, et considérait qu’il n’avait désormais plus aucun compte à lui rendre ou d’ordre à recevoir d’elle.

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Quand on ajoute à cela qu’il ose depuis 2011 faire l’affront au « parti médiatique » de le dénoncer comme « la seconde peau du système, aux mains de l’oligarchie », on m’accordera sans me coller l’inepte stigmate du « fan » que le bonhomme puisse encore me surprendre et forcer en moi à son égard une forme de respect.

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Voilà pourquoi aujourd’hui, un an après, je suis impliqué bien au delà de tout ce que j’aurais pu imaginer, et de ce que j’écrivais alors, et d’autant plus que la dynamique est maintenant flagrante, qu’elle se renforce parce que le cap est tenu, que la démarche initiale est respectée. Et elle se renforcera encore si chacun-e la comprend, sait l’expliquer à son tour, et s’emploie à le faire jusqu’à la dernière seconde.

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À vrai dire je ne supporte plus le discours exigeant le « ralliement » entre Untel et Untel, chefs de clans divers, « pour faire gagner la gauche », sous peine de défaite au profit de l’extrême droite, blablabla. Mais quelle gauche? Je préfère « faire gagner le peuple ».

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Si nous perdons c’est que nous n’aurons pas su convaincre les millions de gens éloignés de tout ça que soutenir ce projet revenait pour eux à défendre leurs propres intérêts et s’offrir une vie meilleure dans une société assainie. En aucun cas parce que nous aurons refusé de retomber dans des arrangements électoralistes avec le dernier poulain en date de quelque écurie politique que ce soit. Bien au contraire : c’est la fidélité à cet engagement premier qui nous fera éventuellement gagner. On ne fait pas la politique du 21e siècle avec un logiciel des années 80. Sauf à prendre le risque de sombrer dans les poubelles de l’Histoire – funeste destinée qui en menace désormais plus d’un, tout intouchables qu’ils se croiraient.

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Banzaï !

Cette fois comme toujours, voter UTILE, nous savons ce que cela signifie: Mélenchon. Par Jean-François Deluchey le 04/02/2017

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Note de Vincent Christophe Le Roux : Je vous propose ce texte parce que je le trouve très bien écrit, sur le fond comme sur la forme.
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La campagne des Présidentielles est déjà bel et bien lancée. Nous avons déjà notre candidat, Jean-Luc Mélenchon qui s’est lancé seul devant le peuple français, sans Front de Gauche, sans même Parti de Gauche, qui n’est qu’un soutien (solide) de cette campagne qui a vocation à rassembler autour d’un PROJET. Les communistes nous ont rejoint. Tant mieux ! Et d’autres encore le feront ! Car notre projet écosocialiste est POUR LA FRANCE. Pas pour un candidat. Pas pour un parti. Il y a 5 ans, nous défendions (et défendons toujours) L’HUMAIN D’ABORD, et nous avions prévenu que l’expérience hollandaise allait être catastrophique. L’Histoire nous montre que nous avions vu juste. Cette fois il s’agit de notre AVENIR EN COMMUN, programme mûri d’après nos expériences, nos savoir-faire, notre écoute des gens, notre parole, notre solidarité avec ceux qui souffrent et qui méritent ce Commun qui se dresse devant nous tous-toutes comme une main ouverte.

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Cette fois, il s’agit de faire valoir les valeurs d’une FRANCE INSOUMISE, une France qui n’a pas peur d’être combative, qui n’a pas peur de son destin, ni de l’exemple qu’elle pourrait représenter, dans notre grande tradition universaliste, pour les peuples qui sont enchaînés par ce capitalisme financier néolibéral qui crée tant de misère, et qui a l’indécence de rassembler la richesse de 3,6 milliards de gens en seulement 8 individus, qui ne savent même pas quoi faire de leur argent !

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Ce fossé, nous voulons le combler ! Et en France, ce pays privilégié, avec un système social unique au monde, il y a aussi de la pauvreté. Il y a aussi de l’inégalité. Il faut la combattre avec toutes nos forces. Il n’est plus possible de rester les bras croisés, de ne plus aller voter, dans de telles conditions ! Beaucoup d’abstentionnistes brillants, comme l’économiste Frédéric Lordon, qui ne croyaient plus en cette farce électorale (comment leur en vouloir ?), ont conscience aujourd’hui qu’une opportunité s’est ouverte.

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Notre vote, cette fois, voudra dire quelque chose. La victoire électorale de ce projet généreux n’est pas un doux rêve. C’’est ce que les médias vendus et achetés veulent nous faire croire: “Aucun autre monde n’est possible”. Leur point de vue est insupportable. Malgré les sirènes sondagières qui vont nous exhorter une nouvelle fois à voter in-utile, il faut, par notre vote, par nos convictions, leur prouver que le peuple peut se mettre en marche, et renverser la vapeur des inégalités et des injustices !

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Et que nous importe l’élection des députés pour l’instant ! Si nous gagnons, leur mandat sera de courte durée ! Si la France Insoumise gagne, une des première sera la convocation d’une Assemblée Constituante, constituée de gens qui n’ont JAMAIS été élus, mais aussi d’autres qui seront TIRÉS AU SORT parmi les Français. La 6ème République, c’est notre orgueil, et notre projet. Rendre le pouvoir au peuple a toujours été le leitmotiv de nous tous-toutes qui, avec Jean-Luc Mélenchon, sommes vraiment des démocrates. Nous n’avons pas peur du peuple. C’est lui qui doit gouverner ! Pas cette masse bruyante et décérébrée que nous vendent les médias, mais chacun de nous, avec nos diversités, nos rêves, nos savoir-faire, notre générosité, et la force de millions !

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Contre les médias du système, nous avons fort à faire. Ils se font et feront un plaisir de détourner les sondages et autres enquêtes d’opinion, pour montrer ce que le peuple peut susciter de pire dans les yeux des puissants : la manipulation, le mensonge, l’ambition malsaine, la haine du pauvre, la haine de l´étranger. Nous, à la France Insoumise, nous ne nous résignons pas ! Nous savons que la démocratie, ce n’est pas l’art des sondages et des petits calculs. C’est avant tout le peuple en marche pour un destin d’égalité et de solidarité. C’est l´intelligence de la délibération et celle des savoir-faire. Le bons sens populaire, libéré de son carcan médiatique, est l’arme la plus libératrice qui soit pour chacun et chacune d’entre nous, quelle que soit notre condition !

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Macron, Fillon, les Solfériniens et Le Pen, tous-toutes sont des candidat-e-s du système. Les verrez-vous affronter les riches, les puissants, la finance ? Ceux qui se sont émus au discours de Hollande au Bourget savent de quoi je parle : ils ont été floué ! Allons-nous répéter la même erreur ? Ce n´est pas raisonnable !

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Comme dit le proverbe que Mélenchon aime citer : “La seconde fois où tu te fais avoir, c’est de ta faute!”. Nous ne tomberons pas dans ce travers. Cette fois comme toujours, voter UTILE, nous savons ce que cela signifie: #Mélenchon2017.

Tourner la page – Par Bob SOLO le 03/02/2017

Je n’ai rien contre B. Hamon. Je veux dire, rien contre sa personne. Et je pense que c’est pareil pour les gens qui comme moi soutiennent le projet de la France Insoumise. Mais faut arrêter d’essayer d’éviter les questions pièges, vouloir noyer le poisson et nous clouer le bec en nous faisant passer pour des gens « violents », « agressifs », « pleins de haine », blablabla. Je veux bien admettre que certains puissent perdre leur sang-froid et montent dans les tours au cours des discussions, mais ce n’est sûrement pas l’apanage des Insoumis-es, ni leur marque de fabrique. Si quelqu’un-e de ce mouvement vous rentre dans le lard, je ne vois pas de réaction plus idiote ou de plus mauvaise foi que d’en conclure avec des « ha bin si c’est ça la France Insoumise, oh bin si c’est ça Mélenchon, non merci ». Vieille ruse : pour tuer le message, tuez le messager.

Oui on est chauds bouillants. Oui on est au taquet. Parce qu’on y croit, parce qu’on a retrouvé espoir. Mais on défend des idées, DES IDÉES, un programme, un projet, pour tout le monde, en tous cas pour les gens “comme nous”, les gens “normaux”, “le peuple”, comme ils disent, les gens quoi ! Vous m’avez compris. Évidemment, pas pour les quelques poignées qui se gavent sur notre dos et contre qui on se bat politiquement. Et on commence à être rodés. Croyez-moi, on en a sous le pied. On a des billes. On a des arguments. On a des chiffres. Le travail qui a été fait est énorme. Tout ça n’a pas commencé il y a trois semaines. Ni même trois mois. La dynamique est de notre côté. L’effet primaire est déjà retombé.
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Aujourd’hui on nous bassine avec des « alliances ». Avec qui ? Des candidats de partis, des chefs de clans. Qui devraient se réunir à trois ou quatre dans une pièce et s’arranger les bidons pendant qu’on attend à la porte ? C’est n’avoir rien compris à la démarche. Parce que la France Insoumise, c’est tout le contraire. Justement parce qu’on en a marre des « arrangements ». On n’en veut plus, on veut décider nous-mêmes pour nous-mêmes. Et c’est à ça qu’on appelle qui veut, en son propre nom, indépendamment de ses appartenances par ailleurs (que ce soit dans des partis, syndicats, collectifs, assos, quartiers, mouvements citoyens, alternatifs, etc – ou dans rien de tout ça).
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Puisque cette 5e république pourrie n’est pas encore tombée et qu’il y faut un candidat, nous avons un candidat. Il est dans un parti, il en a le droit, comme les autres, mais ce n’est pas à ce titre qu’il est là et qu’il agit. C’est clair dès le départ. Comme chacun-e de nous. C’est le deal. Ce n’est pas une carte de parti ou je ne sais quoi qui nous lie, c’est ce seul contrat moral. Un contrat de confiance. Qu’il soit rompu et tout s’arrête.

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Et c’est bien pour ça qu’il faut être nombreux, très nombreux. Nombreux jusqu’à ne plus risquer la récupération. Jusqu’à dépasser les partis. Jusqu’à leur montrer qu’on peut y arriver sans eux, qu’on est absolument pas OBLIGÉS de s’en remettre à eux ni n’avoir le choix que parmi les quelques-uns qu’ils nous désignent.

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Les partis politiques ne sont qu’une forme d’organisation parmi d’autres, mais on sait et on voit trop bien depuis un moment que ça part en vrille et que ça nous confisque le pouvoir de décision. Voilà pourquoi plus que tout nous voulons rester le plus loin possible de cette mauvaise cuisine politicienne qui débouche sur des trahisons, ou pire, des scandales puants.

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Ce qu’il nous faut pour nous allier, nous unir, nous les gens, nous tous et toutes, ce n’est pas un parti ni un chef, c’est un PROJET. Un projet de société. Sérieux, travaillé et retravaillé par les gens eux-mêmes, venus de partout, de la société elle-même. Et ce projet nous l’avons, il est disponible, proposé et pas imposé. C’est une base très solide pour avancer, commencer vraiment à faire quelque chose d’enfin différent. Nous savons que c’est possible, et encore à notre portée, malgré tout. Nous savons que la mise en œuvre de ce projet améliorerait rapidement et concrètement la vie de tout le monde. Tout le monde.

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À qui nous traite de violents, nous disons que ce sont avant tout les règles qui nous sont imposées qui sont violentes. Et qu’il faut les changer. Que c’est d’abord le combat politique tel qu’il est devenu qui est violent. Nous n’avons pas de haine. Mais des gens sont clairement en guerre contre nous, nous tous, citoyen-nes, population, peuple. Nous avons choisi de résister. La résistance, qu’est-ce que c’est ? La résistance, c’est une colère née d’une indignation et d’une révolte que la raison transforme en action.

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Voilà pourquoi on défend ce projet avec passion, et parfois avec colère face à l’injustice, au mensonge, aux tricheries, aux manipulations, puisque décidément dans cette élection rien ne se fait à la loyale. Voilà pourquoi on ne veut pas le laisser être capturé, récupéré ni dénaturé par l’un ou l’autre. Surtout pas par des gens qui voudraient le faire entrer de force dans une logique qui n’est pas la sienne, ou dans de vieilles recettes politiques dont on ne veut plus parce qu’elles échouent toujours plus, et finalement aggravent les problèmes au lieu de les résoudre, aggravent encore plus notre vie concrète, quotidienne.

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Parce qu’il s’agit bien de ça en définitive. Parce qu’il est devenu impératif qu’on reprenne collectivement le pouvoir sur nos vies, en tant que peuple et individus. Parce que c’est ça la démocratie. Rien d’autre. Parce que cette démocratie, la notre, est en train de crever et nous avec. Et parce qu’à ça, nous ne nous soumettons pas.

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Rejoignez le mouvement, maintenant. Faites-le pour vous-mêmes.

Place au peuple !