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Le rassemblement, « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » ! Par Laure ZUDAS, le 09/02/2017

Page de Laure Zudas.

Article publié sur son mur Facebook, à consulter ici.

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En préambule à ce qui suit, notez que cet article ne reflète que mon avis personnel, qu’il n’a pas prétention à être autre chose qu’une contribution portée au débat pour ceux qui le liront. A ce titre il n’engage donc que moi.
Ainsi le voilà revenu le temps du “dialogue” et du “grand rassemblement de la gauche”, cette Arlésienne qui refait surface à chaque élection, aussi ponctuelle qu’un coucou Suisse. Et l’on voit donc fleurir, très en avance sur le printemps, des pétitions et des tribunes qui en appellent à notre responsabilité, agitent l’épouvantail FN, prophétisent la mort de la gauche, s’effraient d’un risque majeur pour la France, etc…
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Entendez-vous, discutez entre-vous, rassemblez-vous”, nous dit-on sur tous les tons.

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Alors discutons… puisqu’on fait mine de nous le demander.

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J’espère que vous ne m’en voudrez pas de commencer cette discussion en pointant d’abord ce qui l’obère. Parce que discuter des sujets sur lesquels nous sommes d’accord, pardonnez-moi, je n’en vois pas l’utilité.

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Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné…

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Merci pour ce moment…

“ – Je suis totalement d’accord avec vous, mon cher.

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– Vous êtes bien aimable mon bon ami et je tiens à vous signaler que je ne le suis pas moins. D’ailleurs j’approuve totalement ce que vous dites.

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– Comme vous êtes obligeant ! Laissez moi vous dire, à mon tour, à quel point votre avis rejoint le mien.

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– Dites, dites, je vous en prie, mais permettez-moi, avant toute chose, de préciser que vous avez raison… etc, etc…”

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Sauf à mettre artificiellement en scène le mythe de “la gauche rassemblée”, en balayant sous le tapis les désaccords de fond et de forme (les deux vont toujours ensemble et ne sont pas anecdotiques), on sait où cela mène, on a déjà donné avec le Front de Gauche. Et là, ne comptez plus sur moi.

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Le “rassemblement de la gauche”, ceux qui me connaissent savent déjà ce que j’en pense : inutile, pas d’actualité, incapable de renverser la table, mais surtout, surtout, une mauvaise réponse à la question posée par un nombre croissant de personnes : comment fait-on pour sortir du merdier dans lequel “la gauche” et la droite, ont contribué à nous mettre ?

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Adonc, le grand rassemblement serait la solution à nos problèmes !

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Puisque la droite du PS nous a mis dans la mouise, avec la complicité -à minima- passive de la gauche du PS, que Macron -ni de groiche ni de drauche- y a participé activement, que le PCF balance et qu’EELV, complice actif, ne fanfaronne plus depuis que les parrainages tardent à tomber, agrégeons le tout. “Mélenchons-nous” avec La France Insoumise, agitons bien fort le bocal et nous en sortirons tous neufs !

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Que l’on ne compte pas non plus sur moi pour participer à cet enfumage qui nous ferait passer pour des inconsistants qui soutiennent un candidat qui se présente à la présidentielle, alors même qu’un autre proposerait les mêmes solutions, aurait les mêmes convictions et des chance de l’emporter. C’est faux !

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Il y a bien, entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot (et je ne parle même pas d’Emmanuel Macron) des divergences programmatiques, dont celles sur l’UE, la planification écologique, l’OTAN, la politique internationale, pour ne citer que celles-ci, qui sont déjà, à mon avis, fondamentales.

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Les faire passer à la trappe, ou dans “l’aplanisseuse” à divergences qu’impose tout “rassemblement”, ne reviendrait qu’à rendre invisibles les idées que nous défendons, nous conduirait dans le mur, encore une fois et il est déjà proche.

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Pour solder ces désaccords, il n’y a pas 36 solutions :

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– Batailler avec les uns et les autres pour démontrer que le programme de l’un est LA solution et que les autres s’y rallient (je suis au regret de dire que je n’y crois guère),

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– Piocher dans les programmes des uns et des autres -quand ils en ont- ce qui fait “consensus” et oublier le reste (“l’aplanisseuse” à divergences),

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– Engager, à grand renforts de bourrage de crâne médiatico-sondagier, un concours de « qui à la plus belle » dynamique, chance, voix, tête, cravate (rayez la mention inutile), ce qui est déjà commencé,

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– Ou laisser braire et s’adresser aux principaux concernés : le peuple.

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C’est cette option là que nous avons choisie, il y a presqu’un an, déjà et quiconque souhaite s’y coller avec nous est le bienvenu !

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Et je précise, n’en déplaise à ceux qui nous dépeignent en fantoches décérébrés, que nous ne participons pas à un casting d’”Incroyable talent”. Notre soutien ne se mesure pas à la faveur des sondages et nos convictions, elles, ne souffrent aucun “critère de redressement”.

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Nous militons pour nos idées, celles qui nous paraissent être indispensables pour notre pays, notre avenir, celui de la planète. Et donc pour faire en sorte que celui qui les porte et que nous avons choisi pour nous représenter, arrive à l’Elysée et les mette en oeuvre. Je parle ici de Jean-Luc Mélenchon.

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Petite incidente à l’attention des malotrus de tous poils et de toutes formes : Je profite de cette occasion pour vous dire combien c’est « agaçant » d’être systématiquement réduits à des « fans », des « groupies », des « adeptes » et de devoir endosser tous les costumes miteux dont on affuble les militant.e.s de la France Insoumise, nous déniant de fait notre intelligence, notre capacité de penser, tout en piétinant nos espoirs et nos idéaux. Inutile et vexatoire, c’est en outre une drôle de façon de procéder s’il s’agissait de nous convaincre de vous rejoindre.

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C’’est donc bien de nos désaccords dont il convient de parler et du chemin à parcourir pour arriver à ce dialogue (puisqu’il paraît qu’on nous le demande).

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A l’instar de Jean-Luc Mélenchon et de beaucoup d’autres, je pense que ce chemin passe d’abord par la case « clarté ».

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Celle que l’on doit à toutes celles et ceux qui se sont engagé.e.s dans la France Insoumise, mais plus encore et bien plus largement, à toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé à voir le monde changé par autre chose que le chambardement climatique qui s’annonce.

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Abstentionnistes, électeurs, militants, déçus, révoltés, idéalistes, rêveurs, désespérés, chômeurs indemnisés, précaires sans aide, salariés à découvert le 10 du mois, actifs, retraités, fonctionnaires, handicapés, malades, bien-portants, jeunes, vieux, enfants, adultes, femmes, hommes, amoureux de la nature, des animaux, à toutes et tous, dans notre diversité : bref, à nous, les gens.

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La clarté, ce n’est pas une posture, c’est une nécessité.

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Et c’est même un préalable au dialogue parce qu’à moins d’être amnésique, tout nous montre que chaque fois que l’on transige sur la clarté on (c’est à dire nous, les gens) se fait avoir dans les grandes largeurs.

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« Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup« , disait Mme Aubry. On sait aujourd’hui à quel point.

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Ainsi, il n’est pas possible d’imaginer se retrouver côte à côte avec des Valls, El Khomry et consorts, pour faire campagne pour les présidentielles et les législatives. En découvrant, sur le site du PS, la liste des investitures déjà actées, il en est d’autres, comptables du bilan de ce quinquennat, avec lesquels ce n’est pas possible.

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Ce n’est pas « demander leurs têtes » que de le dire. C’est être clair et c’est demander, en retour, la clarté. Celle qui revient à dire et à assumer que ce qu’ils ont imposé au pays n’est pas possible, pas acceptable et qu’à ce titre, il est exclu d’envisager de les remettre dans le circuit décisionnaire, où que ce soit.

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Et donc, si c’est exclu, il convient de ne pas cautionner qu’ils soient candidats sur les listes d’un parti avec le candidat duquel on nous demande de nous rassembler, fusse au prétexte des “statuts” dudit parti, dont je rappelle obligeamment que nous ne sommes pas membres.

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Cela revient aussi à pointer les contradictions du “rassemblement” que l’on nous veut nous vendre et refuser de s’y engluer.

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Yannick Jadot y voyait lui aussi un écueil, tant qu’il se sentait encore candidat. “(…) si l’enjeu de Benoît Hamon c’est de faire le compromis avec Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Stéphane Le Foll, tous ceux qui malheureusement dans ce quinquennat ont organisé un énorme gâchis (…), il n’y aura pas de grande dynamique”.

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Pourtant à lui on ne dit pas qu’il “demande des têtes”…

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Tout le monde a bien ri (jaune) lorsque M. Valls, en campagne, à annoncé qu’il abrogerait le 49.3. Et bien vous savez quoi ? Cela me fait le même effet quand j’entends Benoît Hamon dire qu’il abrogerait la loi El Khomry sans remettre en question la candidature de l’ex-ministre qui l’a portée. Désavouer une loi, c’est aussi désavouer ceux qui l’ont élaborée, portée, défendue, imposée. C’est cela être clair !

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Qui comprendrait qu’après avoir lutté pied à pied contre les idées et les lois odieuses qu’on nous a fourguées à grand renfort de 49.3, on se retrouve demain, bras dessus, bras dessous, pour “construire une majorité gouvernementale cohérente et durable” avec celles et ceux qui les ont pondues et nous les ont faites avaler de force ? Pas moi en tout cas…

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Renoncule à feuille d’ophioglosse

En outre, je n’oublie aucun œil crevé, aucun coup de matraque (où qu’elle se retrouve placée, involontairement, à l’insu du plein gré de celui qui la tient) et encore moins la mort de Rémi Fraisse, comme vous j’en suis sûre.

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Ce n’est pas non plus possible d’accepter qu’au nom du “rassemblement” avec le courant droitier du PS (!), nous nous retrouvions à porter leurs idées, dont Benoît Hamon devra ingérer et régurgiter une partie comme “gage du rassemblement de sa famille”.

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Que l’on m’explique encore comment le programme de Benoît Hamon pourra être mis en oeuvre avec les ex-ministres dont il prétendait combattre les idées et positions quand ils étaient pilotes de l’avion. La discipline de parti ? La discipline du groupe parlementaire ? Les “frondeurs” d’hier demanderont aux députés de demain une discipline qu’ils se vantent de n’avoir pas respectée eux-même ?

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Sérieusement ? On voit bien que c’est intenable…

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Que reste-t-il alors ?

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Compter sur les député.e.s de la France Insoumise pour soutenir le programme du candidat Hamon, une fois qu’il aurait été élu ? Sérieusement…?

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Vous imaginez réellement, si Hamon était élu, que les candidat.e.s de la France Insoumise, qui auront fait campagne sur notre programme, seront les points d’appui de votre candidat et de votre programme ? Tss, tss, tss…

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« Du passé faisons table rase »… ?

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Oui, mais… non, justement.

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Je sais bien que certains socialistes sincères encore au PS (aussi surprenant que cela paraisse, il y en a), ne partagent pas mon point de vue sur le fait que Benoît Hamon et les “frondeurs” sont comptables du bilan de ce quinquennat. Et pourtant…

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Il y a eu des occasions de s’opposer réellement à ce gouvernement et même des occasions que certaines de ces lois odieuses ne passent pas. Elles n’ont jamais abouti.

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Que ce soit par « loyauté envers le parti » ou par « discipline de parti » (irrecevable pour moi), ou pire, par « stratégie interne », certaines abstentions sont des renoncements inacceptables.

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Tout comme le fait de n’avoir pas censuré ce gouvernement quand cela pouvait être fait. Les deux voix qui ont manqué pour une motion de censure de « gauche », me restent en travers de la gorge.

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Il y avait urgence absolue à les sortir. Parce que ce qu’ils ont fait a plongé encore plus de gens dans la précarité et la misère. Cela n’a pas été fait !

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Il y avait urgence absolue à s’opposer à Valls, Hollande et ses affidés sur le sort abominable réservé aux réfugié.e.s. C’était inacceptable. Cela n’a pas été fait non plus !

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Urgence absolue à s’opposer à la loi El Khomry et au traitement indigne infligé aux manifestants. Cela n’a pas été fait !

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Place de la République, 15 septembre. Photo Samuel Boivin

A ceux qui me rétorquent que la censure n’était pas possible parce que cela revenait à voter une motion de la droite (oubliant au passage le nombre de mesures de droite qui ont été adoptées sous ce quinquennat de drauche), je dis d’aller dire cela aux éborgnés, aux mutilés, aux matraqués des manifestations contre la Loi travail !

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Je ne vote pas pour des gens qui s’abritent derrière une étiquette quand la maison brûle, et si leurs convictions les démangeaient à ce point, alors il fallait quitter “la majorité” et assumer la rupture !

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C’est précisément ce que j’appelle la clarté. Elle a certes un coût politique et humain, mais c’est à ce prix là que se juge la consistance des convictions que l’on porte.

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Cela n’a pas été fait. Dont acte !

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A ceux qui me disent qu’ils sont restés pour lutter de l’intérieur, je demande en retour qu’ils me disent en quoi le fait que “les frondeurs” soient restés dans la majorité a, ne serait-ce qu’une seule fois, permis que les mesures insanes qui ont été prises soient repoussées ? Quand cela est-il arrivé ?

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A quoi pourrions-nous nous accrocher, nous, les gens qui subissons de plein fouet la politique absurde de ce quinquennat à laquelle “les frondeurs” ont participé, pour soutenir aujourd’hui ces demandes de dialogue et de rassemblement ?

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Je sais que je vais faire grincer des dents en écrivant cela -au moins celles de ceux qui en on encore- mais à mon sens, la candidature de Benoît Hamon est le contraire de ce qui est annoncé. Elle n’a pas plus vocation à “faire gagner la gauche”, qu’à “rassembler”. Elle entend tordre, avec l’injonction du “rassemblement” sur fond d’épouvantail FN, encore et toujours, avec la complicité des médias et de leurs sondages bidons.

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Sinon, pourquoi être allé jusqu’aux primaires ? Pourquoi n’avoir pas saisi la main tendue, depuis le premier jour, pour participer, en partenaire, à la construction du projet l’Avenir en commun ? Pourquoi maintenant ?

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N’était-il pas plus simple et plus efficace, si nos programmes sont « si proches », si ce “rassemblement” était bien l’objectif final, d’entamer les discussions sur le fond, comme sur la forme, il y a un an, lorsque Jean-Luc Mélenchon a proposé sa candidature au soutien populaire ?

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Avant le second tour de la primaire, Hamon déclarait : « Je ne pose pas comme préalable que ma candidature soit celle du rassemblement« . Pour annoncer ensuite, galvanisé par un sondage qui sort opportunément le “bon” jour (allez-donc voir de prés les « critères de redressement » utilisés pour ce sondage, vous allez rire -ou pleurer-), qu’il y aurait, quoi qu’il arrive, « un bulletin Hamon à la présidentielle ».

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Ce n’est donc pas de “rassemblement” qu’il est question ici, mais bien d’un ralliement, d’une reddition pure et simple !

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Non mais allo, quoi ? C’est BVA qui va choisir pour moi ? Et il suffit d’un sondage pour déterminer qui doit porter nos idées ?

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Alors chiche !

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Que dites-vous de celui-là, publié le 8/02/2017, qui donne 18% à Jean-Luc Mélenchon et 8% à Benoît Hamon ?

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Alors, les ami.e.s, on se rassemble toujours ?

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Pour finir dans un tout autre registre, mais que j’assume totalement, il y a la confiance que j’accorde à Jean-Luc Mélenchon et que je n’accorde pas à Benoît Hamon (pour les raisons évoquées plus haut notamment).

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Je milite aux côtés du premier, mais j’étais déjà, avant cela, l’une de ses observatrices attentives. Et la somme de mes accords, de ses positions publiques, de sa constance et le vécu militant partagé, fondent cette confiance.
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Ma réaction coup de gueule à l’appel destiné à rallumer l’étincelle du Front de Gauche…

FdG cassé
Je crois que le succès du soutien citoyen et populaire à Jean-Luc Mélenchon, qui ne se dément pas, qui grossit chaque jour, lentement mais sûrement (plus de 70 000 soutiens exprimés en 20 jours, environ 3500 signatures nouvelles tous les jours) a déclenché une panique générale dans les états-majors des partis de feu le Front de Gauche, PCF en tête, mais pas que… Je suis convaincu qu’il y a bien aussi des cadres du PG et d’Ensemble à la manœuvre…
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Les partis perçoivent en effet que leur temps est fini et que la force citoyenne et populaire en construction qui soutient Jean-Luc Mélenchon n’a pas besoin d’eux. Pire ! Ils pressentent que nous les jugeons, eux les partis, comme des forces désormais hostiles et donc nuisibles aux changements radicaux auxquels nous aspirons. Il faut dire que nous ne nous en cachons pas. Nous ne dissimulons rien de nos intentions tandis qu’eux ne savent user que de duperies, de contrainte et de manipulations en tout genre.

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Y’a basta !

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Cet appel pour ressusciter un cadavre qui porte bien plus d’échecs que de réussites est une énorme manipulation et du foutage de gueule dans les grandes largeurs ! Le succès du Front de Gauche ce fut d’avoir réussi un temps (avant la présidentielle de 2012) à construire un mouvement crédible mais ce mouvement a été tué par la suite par qui on sait et avec le silence des autres…

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Le seul succès connu par les combattants du Front de Gauche, ce fut le premier tour de l’élection présidentielle de 2012 et cela, ce n’est pas le Front de Gauche qui l’a obtenu mais la personne de Jean-Luc Mélenchon, pour ce qu’il était, pour ce qu’il disait, pour ce qu’il incarnait, pour les idées qu’il défendait et pour l’avenir qu’il proposait de rendre possible. Dès que le Front de Gauche fut lui-même à la manoeuvre, donc dès les élections législatives de juin 2012, on s’est vautré ! Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette contre-performance où l’on obtint deux fois moins de suffrages que lors du 1er tour, deux mois plus tôt à peine ?

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Puis, on s’est vautré une deuxième fois aux Municipales de mars 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler les raisons qui ont conduit à cette décrépitude ? Faut-il rappeler les choix de certains ?

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Puis on s’est vautré une troisième fois aux Européennes de mai 2014. Faut-il le rappeler ? Faut-il rappeler la nullité de notre projet qui donnait envie de fuir à la seule lecture de son titre ? Faut-il rappeler pourquoi nous fumes alors incapables de parler clair ?

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Puis on s’est vautré une quatrième fois aux Départementales de mars 2015 pour les mêmes raisons, à cause des mêmes coupables qui délégitimaient le Front de Gauche et contribuaient à le saborder.

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Puis on s’est vautré une cinquième fois aux Régionales, là encore pour les mêmes raisons et avec, cette fois, des coupables qu’on m’imaginait pas trouver là où ils étaient !

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Et doit-on rappeler les résultats calamiteux des élections partielles depuis trois ans ? De véritables désastres électoraux. Et puis, le Front de Gauche, c’est aussi ce qui rassemble les députés à l’Assemblée Nationale dont on sait qu’ils ont voté des textes qu’il n’aurait jamais fallu voter. Le Front de Gauche, c’est donc comme un revolver dont le canon serait dirigé vers nous….

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Passer de l’enfance à l’âge adulte, c’est accepter que certaines choses ne reviendront plus. Agir en personne sensée, c’est comprendre la réalité telle qu’elle est et ne pas s’enfermer dans un monde virtuel en se fabriquant sa propre réalité.

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S’enferrer à vouloir faire renaître de ses cendres le Front de Gauche est une preuve d’immaturité totale et ce n’est pas avec des immatures de cette espèce que l’on pourra gouverner la France lorsqu’il s’agira de s’opposer aux puissances capitalistes et impérialistes que nous connaissons… S’enferrer à vouloir agir avec cette étiquette partisane qu’est le Front de Gauche, c’est, à coup sûr, échouer in fine car avec elle on rejette d’office non seulement tous ceux qui bien qu’étant de gauche ont la nausée face à ce que le Front de Gauche est devenu par la faute de qui on sait, mais aussi et surtout tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui. Ce n’est pas avec une nouvelle mouture de ce Front de Gauche que l’on amènera à nous les dizaines de millions d’abstentionnistes dont nous avons pourtant besoin pour l’emporter, pour rassembler le peuple, pour constituer une force citoyenne et populaire irrépressible.

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Quand entendrez-vous que ceux contre qui nous nous battons ne craignent nullement la Gauche ? Le texte même de cet appel, dans sa forme, dans son vocabulaire, est celui d’apparatchiks de partis que le peuple conchie.

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Il y a pourtant déjà des naïfs et des couillons qui se font prendre, qui croient à la bonne foi des appelants, qui présupposent qu’ils ont de belles et nobles intentions, qui ne voient rien de ce que cet appel représente en réalité. Bien sûr que les volontés réelles ne sont pas dites alors faîtes fonctionner votre intelligence… Il y a bientôt un congrès du PCF et la guerre est ouverte entre les fractions de ce parti… Cet appel s’inscrit directement dan cette logique de congrès et fait suite à diverses interventions lues ici ou là…

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C’est donc encore une œuvre partisane qui ne peut qu’enfermer ceux qui s’y rallieront au moment où ce qu’il faut faire, c’est rassembler le peuple tout entier pour gagner la présidentielle, puis les Législatives à suivre, en vue de gouverner. Il ne s’agit pas de témoigner pour la Gauche mais d’offrir une alternative radicale au peuple tout entier et pour cela il faut aller chercher les millions de citoyen-ne-s qui conchient la Gauche… Sans nous renier, avec nos propres idées, mais sans nous situer dans un camp traditionnel. Car si on se présente libres de toute attache, nous pourrons, même avec nos idées, rallier une majorité car nos idées sont celles qui défendent le mieux l’intérêt général du peuple. Mais si, une nouvelle fois, nous nous enfermons à gauche et dans une partie de la Gauche, nous prendrons une sixième raclée et cette fois nous en mourrons définitivement !

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C’est ce que vous souhaitez ? Alors, allez-y ! Signez cet appel et continuez à défendre le Front de Gauche.Si vous souhaitez un autre avenir que celui de l’échec assuré, soutenez Jean-Luc Mélenchon et la force citoyenne et populaire qui est en train de se constituer autour de lui.

Agir sur les deux tableaux : soutenir Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017 et agir puissamment dans la rue pour mener la lutte sociale !

Citation de Gramsci

Ami-e-s, camarades, combattant-e-s, ce dimanche matin, j’ai envie de vous dire deux ou trois choses…

1/ Une action politique efficace est possible en-dehors des partis politiques…

Je suis un ex du PG : j’en ai démissionné en mai 2015 après plus de 5 ans de militantisme en son sein. Je m’en suis expliqué dans ce billet. Aujourd’hui, je ne suis plus dans aucun parti et ne compte pas en rejoindre un nouveau. Par contre, j’ai rejoint une association politique locale dans mon département de Loire-Atlantique, qui se dénomme «Place au peuple-FdG44» . Elle a une page communautaire sur Facebook, à consulter ici et un blog en création qui lui est consultable .

En son sein, on trouve des gens ayant diverses affinités avec la Gauche philosophique mais des gens plutôt engagés activement dans le monde de l’action politique à gauche (partis et associations). TOUTEFOIS, aucun parti n’est directement impliqué car c’est une association CITOYENNE qui vise à rassembler le peuple de Loire-Atlantique dans un esprit très différent de celui des partis.

En son sein, il n’y a pas de chef, juste des représentants provisoires élus au sein du Bureau.

En son sein, il n’y a pas non plus de «ligne» officielle  dont le prétendu irrespect par tel ou telle de ses membres impliquerait immédiatement l’exclusion par les hautes sphères du mouvement. Il y a seulement des statuts que chacun accepte en adhérant (mais qui pourront être modifiés ultérieurement si les membres le décidaient). Ces statuts collent globalement aux principes du projet «L’Humain d’abord» porté par Jean-Luc Mélenchon à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012. Nous ignorons pour l’instant quel sera le positionnement de notre association vis-à-vis de la campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de l’an prochain, ni même si cette association se positionnera d’une quelconque façon sur le sujet. La question sera sans doute posée et le débat aura sans doute lieu dans un avenir proche. Mais cette association a le mérite d’exister et de constituer u vivier de gens, une force collective que devait être le Front de Gauche mais qui ne l’a jamais vraiment été pour les raisons que l’on sait et sur lesquelles je ne reviendrai pas.

2/ Soutenir Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017 et mener, simultanément, une action de lutte sociale

Que l’on soit membre d’un parti ou que nous ne le soyons pas (ou plus)…

Que l’on soit sorti du PG , comme moi et comme des centaines, voire des milliers d’autres militant-e-s, ou qu’on y soit encore, comme quelques milliers de militant-e-s tenaces dont quelques camarades locaux…

Que l’on soit sorti du PCF comme certain-e-s membres de l’association précitée ou qu’on y soit encore, comme d’autres membres de l’association…

Que l’on soit membre d’Ensemble ou que l’on n’y soit pas (ou plus)…

Que l’on soit engagé – ou pas encore – dans une ou plusieurs autres associations de lutte politique, sociale, syndicale…

On a tous et toutes, chevillée au corps, la conviction qu’il faut agir ensemble sur le terrain de la lutte, indépendamment de nos préférences en termes de candidature à l’élection présidentielle ou même de ce que nous pensons des choix et des positionnements des uns et des autres sur ce sujet !

Et d’ailleurs, l’état actuel des opinions sur la question sera-t-il exactement le même dans quelques semaines, dans quelques mois ? Voyez-vous, je ne prends pas trop de risque à pronostiquer une évolution de certain-e-s… Laissons chacun prendre le temps de faire sa propre conviction… Nous devons informer, relayer et laisser infuser… Nul besoin d’imposer ou de stigmatiser. Je perçois bien que ce que nous avons à l’esprit aujourd’hui, demain, c’est une multitude qui en fera sa propre conviction.

Ainsi, qu’à l’instar de certain-e-s militant-e-s engagé-e-s dont je suis, nous soyons déjà (certain-e-s diront « encore » ou « toujours ») dans un soutien actif à Jean-Luc Mélenchon pour le combat présidentiel qui s’annonce, OU que nous ne le soyons pas encore, pour des raisons diverses, nous nous retrouvons sur la nécessité absolue d’agir pour favoriser la CONVERGENCE DES LUTTES.

Car si certain-e-s d’entre nous pensons que c’est dans notre intérêt qu’il faut soutenir Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, cela n’est EN RIEN antagoniste avec une LUTTE ACHARNÉE, DÉTERMINÉE, COURAGEUSE, DÉVOUÉE et même ENJOUÉE DANS LA RUE, SUR LES PLACES, PARTOUT ET TOUT LE TEMPS !

OUI, NOUS DEVONS REPRENDRE LA RUE ET LES PLACES, COMME EN 2012, POUR APPUYER JEAN-LUC MÉLENCHON MAIS PAS QUE !

NOUS DEVONS AUSSI REPRENDRE LA RUE ET LES PLACES POUR QUE LA FRANCE NOUS ENTENDE ET VOIT QUE NOUS EXISTONS, QUE NOUS NE SOMMES PAS MORTS, QUE LES COUPS QUE NOUS AVONS REÇUS ET ALLONS RECEVOIR NE NOUS FONT PAS COURIR AUX ABRIS ! QUE CE QUI NE NOUS TUE PAS NOUS REND PLUS FORTS ! QUE SI L’UN OU L’UNE D’ENTRE-NOUS TOMBE, NOUS AIDERONS À LE-LA RELEVER OU NOUS PRENDRONS SA PLACE !

J’ai le coeur à Gauche mais cela ne m’empêche pas de vouloir, depuis longtemps, rassembler le peuple français tout entier, et cela implique de dépasser très largement la « Gauche ». Jean-Luc Mélenchon s’y emploie ! C’est une des raisons nombreuses qui explique que je le soutiens !

Mais au-delà de ce soutien, je suis convaincu, comme tant d’autres le disent aussi, que nous ne gagnerons pas l’élection présidentielle si le peuple reste étranger à ce qui se joue. Il faut donc que le peuple se saisisse des questions et s’implique directement, et avant de le faire dans les urnes demain, en avril 2017, il faut l’entraîner dans la rue dès aujourd’hui, sans attendre demain !

Il doit y descendre non plus par milliers, dans des manifs folkloriques du dimanche après-midi, mais par millions, dans une OCCUPATION PERMANENTE, comme le firent les Espagnols il y a quelques années, même si les résultats de ces occupations n’ont pas été à la hauteur des attentes. Aujourd’hui, les évènements s’accélèrent et il ne faut pas que nous soyons à courir après eux. Nous devons les anticiper, voire les provoquer nous-mêmes !

Il ne s’agit plus seulement de RÉSISTER, mais de passer clairement à la RECONQUÊTE !

Nous devons montrer que nous sommes la multitude, le nombre, les 99% et que sans nous, ils ne peuvent rien ; que c’est parce que nous avons trop baissé la tête, courbé l’échine, plié le genoux, ou laissé le système martyriser certain-e-s d’entre-nous, que nous avons perdu tant de terrain depuis des années. Le temps est venu de redresser la tête et le corps tout entier, de nous lever et d’affronter ENSEMBLE tous ceux qui nous martyrisent. Le temps est venu de combattre ! Le temps est venu de faire en sorte que la peur change de camp ! Nous n’avons pas peur d’eux et eux ne semblent ne pas avoir peur de nous, parce que nous leur avons trop concédé. Mais il ne tient qu’à nous, désormais, de trouver le moyen pour qu’ils aient enfin peur de nous !

La vague JLM

La Boétie disait : « Ils ne sont forts que parce que nous sommes à genoux !  » et ajoutait « La force des tyrans tient à l’inertie des peuples.« 

Alors ne restons pas à genoux ! Relevons-nous ! Soyons debout et marchons ! Ne soyons plus inertes, comme des corps qui encaissent les coups mais ne réagissent plus, comme insensibles à la douleur ! Bien sûr que la résilience est une force de l’être humain mais à condition qu’elle ne nous transforme pas en invertébrés… Oui, leurs coups nous font mal – inutile de le dissimuler – mais ils ne nous ont pas tué ! Et donc nous sommes là, plus déterminé-e-s que jamais !

Il y aura l’insurrection civique dans les urnes demain, en avril 2017, et nous allons tout faire pour que cette insurrection se saisisse de l’arme de destruction massive de la 5e République et du système oligarchique de notre pays qui nous impose la violence capitaliste. Cette arme, c’est le bulletin de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon !

Mais cela ne pourra se produise si d’ici là nous, peuple français, c’est-à-dire, nous, les dizaines de millions d’ordinaires (que nous soyons ouvriers, salarié-e-s, fonctionnaires, agriculteurs, professions libérales, artisans, petits commerçants, petits patrons, véritables entrepreneurs, chercheurs, enseignants, gens de lettres, de culture et de spectacle, personnels de santé, de l’action sociale…) nous ne nous levons pas massivement dans les semaines et les mois qui viennent !

La victoire électorale de demain, c’est-à-dire le rassemblement du peuple dans les urnes à l’occasion de la présidentielle, trouvera ses fondations dans la bataille que chaque fraction de ce peuple aura menée dans l’année qui vient. Et plutôt que des actions de guérilla ponctuelles et cloisonnées, c’est une LUTTE GLOBALE ET RASSEMBLEUSE, que nous devons mener et rendre possible.

Si celles et ceux qui animent les syndicats français, dont c’est la mission, ne savent pas faire, OU NE VEULENT PAS FAIRE, alors, à nous , citoyen-ne-s de nous y coller. Personnellement, je le dis humblement, je ne sais pas faire cela. Je ne vois pas d’autre alternative que la grève générale durable pour faire plier nos bourreaux. Mais s’il le faut, j’apprendrai. Et autour de moi, il en sera de même !

C’est pourquoi j’appuie, avec la plus garde force, les mots de Vincent DUSSE, ouvrier PSA à Mulhouse, membre de la direction du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) tels qu’ils ont été publiés sur le blog « Révolution permanente » le 19 février 2016. Le billet est consultable ici mais je le reproduis également ci-dessous :

Le poing en fusion

* * * * *

Nul ne peut douter à ce stade que nous sommes face à une attaque majeure, une véritable déclaration de guerre contre l’ensemble des travailleurs. Il s’agit d’une déclinaison, sur le plan social, de l’escalade liberticide et autoritaire du gouvernement Hollande. Seule une riposte à la hauteur d’une part du mouvement ouvrier et de ses organisations pourra mettre un coup d’arrêt à cette mise à mort des droits conquis par les travailleurs pendant des décennies.

L’attaque en règle contre la durée légale du travail et les conditions de licenciement, ainsi que la méthode annoncée par la Ministre El-Khomri, qui n’a pas hésité à évoquer, dès l’annonce de son projet de réforme, la possibilité de recours au 49.3, sont sans appel. C’est bel et bien un « tous ensemble », une grève générale à l’appel de tous les syndicats, qu’il faudra pour faire face au rouleau compresseur du gouvernement Hollande.

La journée d’action, qui se discute à l’échelle des directions syndicales, prend ainsi un tout autre contenu. Elle doit se poser d’emblée non pas comme une journée isolée et folklorique, mais comme le point de départ d’un combat dans la durée et doit se préparer largement, dans chaque lieu de travail, par des assemblées générales qui informent les travailleurs de l’ampleur de l’attaque en cours, commencent à organiser la riposte et exigent l’unité syndicale derrière un plan de lutte pour empêcher l’application de la réforme.

Front unique et grève générale jusqu’au retrait de la réforme

Impopulaire pour impopulaire dans le monde ouvrier, Hollande s’apprête à rendre un ultime service au grand patronat, certainement le plus conséquent de son quinquennat. Il parie pour cela sur la stratégie de collaboration ouverte de la CFDT, ainsi que sur les crises internes à la CGT. C’est la faiblesse du mouvement syndical qui donne confiance au gouvernement pour déclencher une telle offensive, malgré sa très basse popularité et la perte d’une dernière partie de sa base sociale avec son tournant lepéniste (état d’urgence, déchéance de nationalité, etc).

C’est pourquoi, en dépit de toutes les divisions internes dans le monde syndical et du poids encore présent de l’échec du mouvement de 2010 contre la réforme des retraites, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de prendre les affaires en main et imposer aux organisations syndicales le front unique et un appel à la grève générale reconductible jusqu’au retrait de la réforme.

Les équipes syndicales de la CGT et de Sud devraient s’adresser sans aucun sectarisme à celles de la CFDT qui pourraient commencer à considérer que la politique de collaboration de Berger « n’a pas payé ». C’est peut-être ce qui explique qu’après avoir avalé toutes les couleuvres (ANI, Loi Rebsammen, etc.), celui-ci se voit obligé d’émettre des réserves sur la question de la réforme du licenciement économique et du plafonnement des indemnités aux Prud’hommes, en même temps qu’il prend ses distances avec ceux qui s’opposent au renforcement de la négociation contenu dans le texte.

Les syndicalistes combatifs en ligne de mire. Une bataille de toute la classe

Pour Hollande, une chose est claire : pour avancer qualitativement sur les acquis de l’ensemble du mouvement ouvrier, il a intérêt à se débarrasser des équipes syndicales combatives. Celles et ceux qui déchirent des chemises, qui séquestrent des patrons, qui refusent la conciliation permanente. Tel est le contenu profond de la condamnation à deux ans de prison (dont neuf mois fermes) de huit syndicalistes de la CGT Goodyear.

En parallèle de cette criminalisation croissante de la résistance ouvrière et syndicale, le nouveau projet de loi cherche à marginaliser de syndicats ou de sections syndicales combatives dans les entreprises. Il redéfinit la notion d’accord majoritaire en la fixant à 50% des suffrages exprimés pour les organisations représentatives (on exclut donc du calcul les suffrages pour les autres organisations), supprime le droit d’opposition et confère au patronat un nouveau droit à la consultation directe des salariés. Le but étant de réduire le rôle des représentants syndicaux dans l’entreprise à la simple validation des accords voulus par les directions et de contourner les organisations plus combatives via des référendums auprès des salariés, présentés comme étant plus démocratiques.

Il s’agit à l’évidence d’un piège. Chaque travailleur ayant vécu une expérience de lutte contre les licenciements sait que sous la pression du chantage de la fermeture et la menace du chômage, l’appel à ce genre de consultation est un outil en faveur du patron. La vraie démocratie dans le mouvement ouvrier est celle des assemblées générales et des comités de grève ou de lutte, réunissant les travailleurs de toutes les organisations syndicales à côté des travailleurs non syndiqués.

La lutte pour le retrait des poursuites contre les huit de Goodyear et l’élan de solidarité qui se cristallise dans la constitution de comités de soutien dans plusieurs villes est ainsi partie intégrante de la lutte plus générale contre l’offensive du gouvernement, ce qui peut constituer un point d’appui pour ce grand combat de classe.

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       Grève générale - La rue

Debout ami-e-s et camarades !

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire. » Henri BERGSON

 

Conférence « L’Ère du peuple » – Jean-Luc Mélenchon le 15/02/2016

Le lundi 15 février 2016 à 19h45, au théâtre Dejazet à Paris, Jean-Luc Mélenchon présenta la nouvelle édition, enrichie, de son livre « L’Ère du peuple », paru le 10 février 2016 au format livre de poche (éditions Pluriel).

Cette conférence fut diffusée en direct sur http://www.jlm2017.fr

 

C’est à voir ici.

Jean-Luc Mélenchon 2017 : un candidat pour l’emporter cette fois !

Je vois déjà les titres de la grande presse :

« Le nouveau Mélenchon est sorti ! »

« Mélenchon renie la Gauche ! »

« Le fougueux Mélenchon de 2012 s’est mué en un candidat plus raisonnable »

Voici ce que j’en pense, avec un propos en deux temps…

1/ Mélenchon n’est plus le tribun du « bruit et de la fureur »…

Jean-Luc Mélenchon a su, avec son discours du « bruit et de la fureur » en 2012, rassembler la Gauche radicale. Nous l’avons aimé avec son ton percutant et enflammé. Moi-même, je n’ai jamais été dérangé par la virulence de certaines de ses diatribes. On en avait besoin ! Le peuple de Gauche en avait besoin !

De toute façon, personne n’imaginait alors qu’il accédât à la Présidence de la République. C’était trop tôt et une partie de son discours (notamment sur l’Union européenne) ne collait pas aux attentes du peuple français.

Par ailleurs, que les partis du Front de Gauche – et le PC en premier lieu – soient les principaux artisans de la campagne, garantissait à coup sûr un échec final. Car aussi difficile à accepter que cela puisse l’être pour nos camarades communistes, jamais plus une majorité de notre peuple n’acceptera de voter pour des « communistes » ou pour des gens leur étant directement liés. Plus vite on comprend la réalité dans laquelle on vit, plus vite on se met en situation de la surmonter !

Jean-Luc Mélenchon a enfin choisi de se libérer des partis. Tant mieux ! Désormais, il est libre de parler au peuple tout entier sans être perçu comme chef de clan. Le collectif va prendre une autre tournure. Au lieu d’Assises entre partis, de réunions en comités restreints de militants, ou grandes journées entre VIP, ce collectif sera un dialogue direct entre Jean-Luc Mélenchon et le peuple, d’abord via sa plateforme, ensuite par des rencontres directes entre Jean-Luc Mélenchon et le peuple, et ceux qui luttent au premier chef !

Jean-Luc Mélenchon a enfin choisi de durcir clairement le ton face à l’Union européenne et dit clairement aujourd’hui sa volonté de « sortir des traités » ce qui n’est pas tout à fait la même chose que de défendre l’idée d’y « désobéir » seulement. La désobéissance n’avait aucun sens et elle était ressentie comme une marque de duplicité par beaucoup. La situation étant ce qu’elle est, il ne pouvait y avoir qu’un échappatoire : la libération, la déclaration d’indépendance, la rupture des chaines…

Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon a manifestement bien intégré ces deux exigences-là et c’est la raison pour laquelle le soutien populaire est au rendez-vous. À l’heure où j’écris ces lignes (dimanche 14 février 2016 à 16h06), le compteur sur JLM 2017 indique 36 562 signataires. En moins de trois jours !

Ce chiffre, c’est à peu près 10 fois l’effectif du PG ! Je ne connais pas le nombre de membres du PCF mais le nombre des soutiens à Jean-Luc Mélenchon va très vite dépasser le nombre total des militants de toute la Gauche.

Il n’est pas seul contrairement aux péroraisons meRdiatiques et aux discours de certains concurrents.

Depuis quelques jours, Jean-Luc Mélenchon a adopté un ton bien plus doux que par le passé. Alors même que j’appréciais le ton incisif et virulent, j’apprécie tout autant le ton plus suave. Et je crois que ça va donner de lui une image plus positive. Des millions de gens qui ne sont pas des enragés apprécieront sans doute bien plus un homme posé, calme, et déterminé, plutôt qu’un tribun brillant dans ses démonstrations mais sans doute un peu trop rugueux à leurs yeux (aux leurs, pas aux miens, j’insiste !). Or ce sont eux, les Français, qui feront de lui le prochain Président de la République, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous les militants enragés !

2/ Mélenchon n’est plus le candidat de la Gauche…

Il est incontestable que Jean-Luc Mélenchon a abandonné les habits du leader de la Gauche, représentant directement les partis de la Gauche, parlant à la Gauche, pour chausser les bottes de celui qui va affronter un torrent impétueux pour aller chercher aussi les électrices et les électeurs de l’autre rive.

Cette situation pose-t-elle un problème ? Ce serait le cas si Jean-Luc Mélenchon se reniait, s’il abandonnait son projet de révolution citoyenne, institutionnelle, économique, géopolitique pour adopter un discours centriste de nature à plaire aux modérés, à nos concurrents ou pire, à nos ennemis de toujours.

Avez-vous perçu cela ? Pas moi ! Tout au contraire !

Certes il ne parle plus de « gauche » à chaque minute et n’est plus le candidat du Parti de Gauche ou du Front de Gauche, mais c’est tant mieux ! Cela, c’était le cloisonnement, la prison dorée, l’encasernement d’un homme qui ne pouvait être entièrement lui-même parce que des soutiens auraient refusé de continuer à le soutenir s’il avait dit telle ou telle chose déplaisante à leurs yeux ou s’il avait eu le malheur de choisir des routes sortant du périmètre bien balisé par eux !

Aux dernières élections européennes, le projet du Front de Gauche était tellement nul que nous avons pris une belle raclée électorale. Elle fut méritée ! Et qui a été le principal boulet ? Non, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon ! Je ne citerai pas une nouvelle fois le coupable principal mais chacun sait à qui je pense et pourquoi on peut penser cela…

Pour rassembler tout un peuple, il ne faut pas être un candidat des partis mais celui du peuple ! C’est d’autant plus vrai en 5e République !

Jean-Luc Mélenchon, désormais, est libre. Il n’aura pas à demander à qui que ce soit l’autorisation de penser à côté ou de parler comme il veut et n’aura plus à rendre de comptes aux partis et à leurs chefs mais au peuple seul. Question respect de la démocratie, c’est tout de même beaucoup mieux !

Pour notre part, citoyen-ne-s et militant-e-s, nous sommes libres également de soutenir Jean-Luc Mélenchon, de le suivre, de l’appuyer aussi loin que possible et aussi longtemps que nous nous retrouverons en lui, comme nous avons la liberté de le quitter s’il dérivait… Notre loyauté sera maximale mais pas à n’importe quel prix ! Je suis convaincu qu’il le sait et qu’il en tirera les conséquences…

L’avantage de cela, pour lui, comme pour nous, est que nous ferons ce que nous jugeons bon de faire, sans être contraints par des prescriptions ou des interdictions, sans avoir à attendre des consignes ou des autorisations. Ni lui, ni nous ! Chacun, à sa place, restera libre de ses choix. Pas besoin d’imposer une discipline qui d’ailleurs ne saurait être admise par les fortes têtes que nous sommes ! Chacun de nous jugera en conscience ce qu’il est judicieux de faire. Chacun de nous jugera en conscience ce qu’il est opportun d’éviter. Et chacun de nous ne manquera pas de discuter avec les autres pour les principales actions collectives. Mais la liberté règnera pour tous ! C’est ainsi que nous serons nombreux à agir ensemble. Le cartel des partis est valable pour une élection ordinaire (législative, municipale…) mais ne l’est pas pour une présidentielle en 5e République !

Alors  certains accusent déjà Mélenchon de dérive autocratique et d’être pris à son tour par la geste gaullienne. Certains hurlent même déjà au césarisme et au bonapartisme (oui, je l’ai lu !) mais j’estime inutile de répondre à de tels délires. « Il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit » recommandait Audiard ! Et on peut vire très bien sans s’entourer de cons, à moins qu’on soit habitué de certains cercles. La première accusation ne mérite d’ailleurs pas de réponse détaillée tant elle est grotesque. Ceux qui la défendent sont ceux qui ne tolèrent pas que Mélenchon ne soit pas la chose des partis, cet objet qu’ils manipuleraient à leur convenance.

S’agissant de la seconde accusation, elle n’est pas infondée car il doit bien y avoir de cela. Je pense en effet que Mélenchon s’inspire du général de Gaulle en ce sens qu’il ne veut plus être l’otage du régime des partis. Mais c’est une excellente chose que cette évolution-là !

La question à se poser est alors celle évoquée plus haut : a-t-il pour autant changé son discours sur le fond ? A-t-il renié ce qu’il est, d’où il vient et là où il veut aller ?

Pas du tout !

Il porte les mêmes idées qu’il a toujours défendues depuis qu’il fait de la politique, celles-là même qui défendent le peuple, son honneur, sa souveraineté, sa démocratie, sa République, ses droits et libertés, son droit au bonheur quotidien, son droit à être traité avec égalité et justice…

Alors cette fois-ci, on tient le bon bout !

Je crois que l’on va rassembler la Gauche mieux qu’on ne l’a fait en 2012. Pas celle des partis et des appareils, c’est évident, mais celle du peuple et c’est bien là l’essentiel !

Et je crois aussi que l’on va rassembler très au-delà car un nombre considérable de Français qui ne se sentent pas « de gauche » viendront nous aider et voteront pour nous. Une partie des gens dits de droite le feront. Je crois que le FN va se dévitaliser au fur et à mesure que Mélenchon avancera ses pions et ses idées. Car le FN a largement grandi sur nos inconséquences à gauche, lesquelles avaient été fustigées par nombre de nos amis (je pense à Aurélien Bernier par exemple).

Oui, pour gagner en 5e République, il faut un leader charismatique, nous l’avions en 2012 mais c’était insuffisant !

Il faut un beau projet, crédible et progressiste, nous l’avions en 2012 mais c’était insuffisant !

Il faut aussi un peuple déterminé à se rassembler parce qu’il se retrouve dans cet homme et dans ce projet et cela nous n’y étions pas en 2012, pour de multiples raisons que j’ai déjà évoquées plusieurs fois. Mais il semble bien que cette fois, pour cette nouvelle séquence électorale présidentielle, notre candidat ait intégré les préalables requis à sa victoire.

Jean-Luc, à toi de poursuivre la route entreprise en sachant ne jamais dévier. Pour notre part, les ordinaires, les Français d’en bas, les gueux, les pauvres, tous ces gens de condition modeste mais d’ambition démesurée pour notre pays, pour notre continent et pour le monde puisque nous voulons rien moins que les transformer tous pour les mettre sur la voie de la paix, de la concorde civile, de l’harmonie et du bonheur, eh bien, nous allons prendre notre part du travail immense à accomplir.

Oui, nous allons « vider la mer » ou « déplacer la montagne » avec nos petites mains et les quelques outils que nous aurons à notre disposition. Parce que nous croyons qu’avec toi, nous vivrons mieux demain.

Nous croyons en ta bonne volonté et ta bonne foi. Mais ne nous déçois pas. Ne nous trahis pas. Ne nous abandonne pas. Parce qu’alors, notre colère ne t’épargnera pas.

Mise à jour du 19/02/2017 à 12h30 : j’ai le plaisir immense et la fierté de voir ce billet publié ce jour dans Le Grand Soir. Il est ici.

Mise à jour du 19/02/2017 à 13h20 : Europe 1 explique le phénomène que j’avais pressenti dans mon billet ci-dessus. Voir ici.

 

La France insoumise JLM 2017

Jean-Luc Mélenchon, candidat devant le peuple pour l’écouter, et pour lui parler…

Pendant que des baltringues vont « primairiser » et donc discuter entre eux pour décider qui aura le ticket d’entrée au bal des prétendantes, nous, désormais, avec Jean-Luc Mélenchon, candidat devant le peuple à l’élection présidentielle, on va aller écouter ce peuple. Et lui parler comme on lui parle trop peu.

Lui parler de ce qu’est l’Union européenne... et de la nécessité absolue de sortir des traités pour créer tout autre chose avec les peuples européens qui voudront s’associer à nous…

Lui parler de ce qu’est devenue notre géopolitique (diplomatie et défense) et de la nécessité absolue de redéfinir un nouvel indépendantisme français qui soit un internationalisme authentique, ce qui impliquera inéluctablement de sortir définitivement et totalement de l’OTAN et de quelques autres organisations internationales qui sont en fait des armes à la discrétion exclusive des États-Unis, et de contribuer avec d’autres puissances grandes ou moyennes mais aussi petites, à la naissance de nouvelles relations internationales reposant sur la loyauté des échanges et la paix.

Lui parler de ce qu’est devenue la 5e République…et de la nécessité absolue de changer de régime…pour fonder une 6e République qui soit aussi et surtout une véritable 1ère démocratie dans laquelle la voix de chaque citoyen sera entendue et aura son effet…

Lui parler de ce que sont devenues la liberté, l’égalité et la fraternité… et de la nécessité absolue de redonner vie à ces trois sublimes concepts politiques…

Lui parler de ce qu’est devenue la laïcité… et de la nécessité absolue de revenir à ce qu’elle implique en termes de relations avec la chose religieuse…

Lui parler de ce qu’est devenu le « contrat social » et de la nécessité absolue de partager la grande richesse que les Françaises et les Français – mais également des étrangers – permettent de créer chaque année en France…

Lui parler de ce qu’est devenu l’État et de la nécessité absolue de le remettre au service de l’intérêt général, ce qui impliquera d’adopter une nouvelle abolition des privilèges et de briser monopoles privés et puissances oligarchiques.

Lui parler de ce qu’est devenu notre système éducatif et de la nécessité absolue de le refonder pour qu’il éveille les consciences et qu’il enseigne ce qui doit l’être en vue de former des citoyens libres et non des travailleurs dociles.

Lui parler de ce qu’est devenue notre politique culturelle et de la nécessité absolue de la repenser jusque dans ses fondations.

Lui parler de ce que sont devenus notre système de santé et notre recherche et de la nécessité absolue de les libérer des contraintes capitalistes.

Voilà déjà une trame de notre campagne.

Voilà de quoi intéresser les citoyens, quels qu’ils soient et quoi qu’ils en pensent.

La France insoumise JLM 2017

Jean-Luc Mélenchon et la primaire de la « Gauche »

Message à Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc,

Moi ça me va bien leur primaire… Oh non, pas pour y participer rassure-toi, mais pour me détendre un peu !

Et puis, vu de notre côté (c’est-à-dire nous qui te soutenons depuis des années malgré parfois quelques critiques que nous pouvons élever et aussi quelques marques d’impatience voire d’exaspération que nous pouvons avouer, et qui allons encore le faire avec détermination si tu nous en donnes l’occasion et que tu dis et fais ce qu’il est indispensable de dire et de faire en ce moment), c’est plutôt une excellente chose que tous les baltringues qui étaient avec « nous » ou avec qui « nous » avons essayé de travailler depuis des mois se rassemblent et se rejoignent pour tenter de te dégommer alors que toi seul a l’étoffe, la carrure, la culture et le talent pour entraîner le peuple comme tu avais commencé de le faire en 2012.

Pierre Laurent, Olivier Dartigolle, André Chassaigne, ces branquignols étaient-ils de loyaux alliés ou n’avaient-ils pas souvent la détestable tendance de te/nous tirer dans le dos ?
Ne pensaient-ils qu’à l’intérêt général du Front de Gauche et du peuple tout entier ou n’étaient-ils pas plutôt intéressés uniquement par les gains à escompter pour leur propre boutique et, en son sein, pour leurs propres rayons ?

Cécile Duflot, Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, François de Rugy, les frondeurs du PS que nous sommes allé chercher (je ne me mets pas dans ce « nous » puisque je l’ai dénoncé depuis le premier jour) étaient-ils des généraux combatifs et efficaces capables de nous apporter de nouvelles forces utiles dans la bataille à la cause que nous défendions ou n’étaient-ils pas plutôt un « marais » informe pour ne pas dire un marigot puant de jeux politiciens habituels ?

Oui, décidément, c’est vraiment génial que tous ces baltringues s’associent ensemble contre nous (et surtout contre toi) car, ce faisant, ils nous rendent un double service : d’une part, ils vont alléger notre train qui était ralenti à cause d’eux, d’autre part ils vont faciliter la prise de conscience parmi les citoyens de l’alternative qui s’offre à eux : faire confiance à ces révolutionnaires de salon affolés à l’idée qu’un autre monde puisse naître et déterminés à tout faire pour l’empêcher, ou enfin donner sa chance à celui (et à travers lui à celles et ceux innombrables) qui savent ce qu’il faut faire, comment le faire, et pourquoi le faire…

Les Français auront ainsi à départager un candidat ou une candidate désigné-e par la primaire de la « gauche » (à condition toutefois que ses acteurs arrivent à s’entendre pour obtenir ce résultat, ce qui n’est pas gagné, loin de là tant les egos règnent en maître chez eux dès que les idées sont négligées) et celui qui incarne déjà, depuis des années, la gauche de combat mais qui a aussi vocation à – et qui a la capacité de – parler à toute la France et de convaincre tout un peuple, indépendamment de la question des divisions politiques habituelles entre gauche et droite et de toutes les nuances de cette division binaire.

Jean-Luc, n’attend pas ces guignols de mauvaise comédie de boulevard et n’essaie surtout pas de les ramener vers toi. Ce sont des boulets. Ils taillent leur route ? Grand bien leur fasse… On va enfin pouvoir parler au peuple sans être suspects de ne défendre que notre clan ou d’avoir avec nous des gens dont la proximité même suffit à faire douter le grand nombre de notre sincérité quand ces gens-là ne conduisent pas à poser un problème essentiel de cohérence de notre projet politique….

Adresse-toi plutôt au peuple français comme tu sais si bien le faire parfois, comme tu avais si bien commencé de le faire en 2012… C’est lui qui t’élira, pas le PC, pas le PG, pas EELV, pas les frondeurs…

Et surtout, oui surtout, va à sa rencontre, sans être entouré de la cour des prétendants aux seconds rôles. Tu dois rencontrer les Français ordinaires et les militants ordinaires. Tu dois entendre ce qu’ils ont à te dire – sans filtre – et tu dois les écouter pour que ta campagne à venir soit en phase avec les aspirations, les attentes ET LES EXIGENCES du peuple !

Je suis certain que tu vas le faire…