Archives du mot-clé Union européenne

Supplique à Mélenchon et aux Insoumis – Réveillez-vous et redressez la barre avant qu’il ne soit trop tard !

Je vous livre un billet en forme de supplique car je ne peux pas me taire quand je vois le désastre politique qui s’annonce après des années de travail collectif acharné pour mener Jean-Luc Melenchon et la force populaire qu’il avait construite avec nous là où ils sont arrivés en avril 2017.

Je précise que ce billet n’engage que moi, même si je sais déjà que beaucoup se retrouveront dans ce que j’écris. Je cite par exemple expressément Djordje Kuzmanovic mais qu’il soit clair que je ne l’engage en rien par mes propos.

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Mélenchon, France Insoumise & UE : La maison brûle !

On ne discute pas avec l’UE. Parce qu’on ne discute pas avec l’oligarchie !

On ne discute pas avec nos partenaires pour « changer » l’UE. Parce qu’on ne veut pas la sauver mais la démanteler !

Il ne s’agit pas de « désobéir » à telle ou telle clause d’un traité qui nous dérange, ni de réclamer « l’opt-out » à l’égard de telle ou telle décision qui porte atteinte à nos intérêts. Il s’agit de nous LI-BÉ-RER ! Vous entendez ? De nous LI-BÉ-RER ! Par un acte de pleine et entière SOU-VE-RAI-NE-TÉ ! Par un acte de SÉCESSION !

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Ce que m’a inspiré le débat sur l’UE – Dans la gueule du loup – Le Media – 25/06/2018

Pour visionner le débat sur You Tube, cliquez ici.

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Je voudrais adresser un très sincère remerciement à Jacques Cotta d’avoir préparé, organisé et animé ce débat sur la question de l’Union européenne dans le cadre de l’émission “Dans la gueule du loup” sur le plateau de Le Média le 25 juin 2018.

Je ne l’ai visionnée qu’aujourd’hui car j’ai fait un long break aussi bien avec Facebook qu’avec la politique, avant de reprendre contact avec lui et avec elle ces dernières semaines.

J’invite tout le monde à visionner ce débat qui dure 1h45.

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Après la critique… Suggestions pour fédérer le peuple…

Hier, j’ai élevé quelques critiques contre Mélenchon et la France insoumise. Elles sont à lire ici.

Aujourd’hui, dans ce billet, j’ai eu envie d’exprimer quelques idées (que celles et ceux qui me connaissent reconnaîtront car elles ne sont pas nées aujourd’hui dans mon esprit) que je crois de nature à nous faire gagner.

Il y a deux thèmes : la question européenne d’une part, la question de la stratégie politique globale d’autre part.

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Plan B : le Plan de Sortie de l’UE et de l’euro – Par le collectif Citoyens Souverains

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Le texte de ma tribune introductive à la proposition de #PlanB collectivement rédigée par le Collectif Citoyens Souverains dont je fais partie est accessible ici sur Le Grand Soir qui l’a publié hier, 23 novembre 2017, en plus d’être reproduit ci-dessous et d’être également sauvegardée dans la sections « Mes articles » de ma page Facebook (ici).

Quant à la proposition de Plan B du Collectif Citoyens Souverains, vous la trouverez ici.

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« La France insoumise : son succès, son programme et son avenir » – Publié dans le journal « Révolution » le 13/09/2017

L’article publié dans le journal Révolution est accessible ici.

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Je vous invite à lire, à méditer et à relayer largement cet article du journal « Révolution » qui est d’une densité rare.

Oui il est long. Oui, il est dense. Il vous faudra une bonne demi-heure pour aller à son terme. Mais ça en vaut la peine !

C’est un texte qui vous fouette le sang !

C’est un texte qui vous fait réfléchir, qui vous appelle à remettre en question ce qui pouvait vous paraître évident jusqu’ici. Ou à l’inverse, vous fait imaginer ce que demain pourrait être à condition que nous ne reproduisions pas les erreurs d’hier, celles qui ont empêché nos pères de réussir hier en France, celles qui ont empêché nos semblables de réussir hier ailleurs dans le monde, celles qui empêchent aujourd’hui nos frères et soeurs de parvenir d’atteindre le rêve que nous caressons tous et toutes.

C’est un texte qui peut aussi vous renforcer dans certaines de vos certitudes.

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La France Insoumise est l’espoir de l’Europe – Par Olivier TONNEAU –

Cet article a été publié ici (dans les blogs de Mediapart). Par Olivier TONNEAU.

A quelques jours des élections présidentielles, la France hésite, oscille, un frémissement la parcourt. Une étrange sensation lui revient : celle qui accompagne l’exercice de la conscience. Sclérosées par les logiques comptables, les imaginations s’ébrouent. Atrophiés par le réalisme tautologique du monde tel qu’il est, les esprits se reprennent à penser. L’éthique fait retour en politique et la politique redevient exaltante. C’est un moment rare, le moment d’espérer. Signe de cette renaissance, on voit vaciller le totem au pied duquel nous devions étrangler nos cœurs : l’Union Européenne.

L’Union Européenne et non bien sûr l’Europe. Distinction fondamentale car c’est en les confondant qu’on sombre dans un aveuglement mortel. Nous sommes sommés de tout sacrifier pour préserver, dit-on, le dernier idéal de notre temps : celui d’un continent délivré des rivalités nationales d’où naissent les ivresses nationalistes et enfin les guerres. Comment ne pas y souscrire ? Mais c’est la beauté même de l’idée qui a permis qu’en soient faits des usages profondément pervers : c’est parce que l’Europe devait à tout prix être sauvée que l’Union Européenne a pu faire consentir à ce que soient enfreints tous les principes, ruinées toutes les solidarités. Les pays mis en concurrence, les travailleurs transbahutés comme des choses au gré des flux de marchandises et de capitaux, enfin l’Espagne, l’Irlande, le Portugal saignés à blanc et la Grèce condamnée à un martyr sans fin, ses vieillards volés, ses îles vendues, sa jeunesse exilée. Tout cela nous devons l’accepter, et pourquoi ? Pour sauver l’Europe !

La « crise grecque », c’est-à-dire le pillage de la Grèce, a été un tournant dans ma vie politique : ce fut la prise de conscience de l’iniquité de l’Union Européenne. La stratégie, bien naïve, de Syriza était de mobiliser l’opinion internationale. On organisait des manifestations en Italie, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne. Sans grand succès : quelques centaines de personnes à peine pour dénoncer les crimes commis par leurs gouvernants. Ce fut pour moi un de ces moments terribles où le mal se banalise et les peuples s’avilissent. Ils s’avilissent sans même le savoir puisque c’est au nom d’un idéal qu’ils consentent à la violence. Quand le regretté François Delapierre dénonçait « les dix-sept salopards » de l’Eurogroupe, on se scandalisait de l’écart de langage : comme l’imbécile auquel on montre la lune et qui regarde le doigt, les europhiles hallucinés préféraient flétrir l’accusateur plutôt que dénoncer le crime.

S’il n’y a pas de coupables, il n’y a pas de victimes. On insultait donc, au prix de toutes les contre-vérités, les grecs paresseux et fraudeurs et avec eux les Espagnols, les Italiens, les Portugais, les Irlandais : ceux que l’Union Européenne appelle les PIIGS. Mais puisqu’il y a bien des victimes, il faut nommer les coupables.

 Hollande, Moscovici, Djisselbloem, Verhofstadt, Merkel, Schaüble, Draghi, Junker…

 A l’aube de la campagne présidentielle, je craignais que les consciences ne soient si racornies qu’à la barbarie européenne ne vienne répondre que la barbarie nationale. Car il faut dire nettement, nonobstant les déclamations bouffies des Valls ou des Macron, que les europhiles sont solidaires des xénophobes. On ne peut pas traiter les peuples du Sud de bons à rien, construire des murs en Hongrie, stipendier Erdogan pour faire le service d’ordre aux frontières de l’Europe, et s’étonner que les mêmes pratiques soient préconisées par les xénophobes. Le mépris, l’exploitation et la peur de l’autre ne changent pas de nature en changeant d’échelle.

Je craignais donc une campagne sordide où nulle parole généreuse ne pourrait être entendue ; où l’Union Européenne ne serait attaquée que pour les maux qu’elle inflige à nos travailleurs, nos agriculteurs, notre industrie. Eh bien non. Il restait encore quelque chose en France de vivant, de généreux – d’insoumis. Nul ne pourra dénier à Jean-Luc Mélenchon le courage d’avoir osé, dans l’atmosphère pestilentielle où nous vivons, dire des mots d’amour, de partage et de paix. Sur le vieux port de Marseille, il a promis aux Grecs, s’il était élu, que la France se porterait à leur secours ; soixante-dix mille voix ont crié leur soutien. Soixante-dix mille voix dont je n’étais plus sûr qu’elles existaient ; soixante-dix mille voix auxquelles je mêle la mienne.

Soixante-dix mille voix à Marseille et des millions d’autres dans toute la France. Voix insoumises qui ne suivent pas un chef mais qui avaient besoin que leur parole soit portée pour se connaître et découvrir qu’il existe encore en France un sentiment puissant de solidarité entre les peuples ; cette solidarité peut seule être le fondement d’une Europe véritable. La France Insoumise est l’espoir de l’Europe.