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Radio Volcan – Un message subliminal… Billet décalé et déjanté

C’est incroyable. Un type mort depuis des années vient d’entrer en contact avec moi. C’est Haroun Tazieff…

Haroun Tazieff

Il m’a dit avoir “capté, depuis son lieu de villégiature actuel, des signaux telluriques menaçants”. Il m’a dit aussi que “du fait de sa longue expérience de volcanologue averti”, il avait saisi “immédiatement” ce que ces signaux signifiaient mais que “dans une perspective scientifique”, il tenait quand même à les “analyser scientifiquement avant de diffuser quoi que ce soit à leur sujet”. L’ayant désormais fait, et ayant abouti aux conclusions qu’il avait déjà perçues initialement comme inéluctables, il a choisi de s‘adresser à moi pour me dire ce qu’il en était.

Je lui ai bien sûr posé la question : “Pourquoi moi ?”

Mais il a immédiatement rétorqué: “Ce n’est pas le sujet. J’ai quelque chose d’important, que dis-je, de capital – non, je déteste ce mot-là – alors disons plutôt de fondamental à vous avouer. Et cela importe bien plus que la personne à qui je le dis !”

Subjugué d’entendre parler ce géant que j’admirais durant mes années de prime-jeunesse, j’étais comme tétanisé, incapable de le contredire…

Ce qu’il m’a conté ou plutôt confié devrais-je dire, c’est qu’il est “absolument convaincu” qu’il est en train de se produire une remontée de magma dans le sous-sol situé à l’intérieur du périmètre de la métropole française. Il a ajouté que “d’autres remontées de magma étaient perceptibles ailleurs sur le territoire français”, en Martinique et à la Réunion notamment. Ainsi, il a relevé qu’il était “plus que probable” que la Montagne Pelée ou le Piton de la Fournaise se fassent entendre d’ici peu. Mais il a également pris soin de m’expliquer combien ces éruptions-là seraient “insignifiantes” au-regard de ce qui se prépare sous nos pieds en Europe…

Il m’a ensuite donné des précisions utiles, affirmant que la chambre magmatique située depuis des millénaires à la verticale des monts d’Auvergne était en train de se remplir à vive allure, ce qui ne s’était jamais vu “de mémoire d’homme” dit-il ; que la pression en son sein ne cessait de croître, à tel point d’ailleurs, disait-il, que l’écorce terrestre du sol français commençait à se plisser de manière de plus en plus perceptible pour lui, même si les instruments humains les plus fins étaient encore sourds et aveugles face à ce phénomène. Il reconnut que “de la place où il était”, il avait “un bon – sinon le meilleur – point de vue et de perception”… “La place de Dieu en quelque sorte !” Mais il se reprit aussitôt et se battit la coulpe en se reprochant d’avoir ainsi blasphémé. Puis il reprit sa description: “étant mort depuis des années”, reconnut-il, il était à la fois “présent dans le ciel et sous la terre”… Il avait donc “la hauteur de vue adéquate pour constater le phénomène depuis les cieux” mais était également “à proximité de la source du phénomène”…

Il m’a prévenu qu’une éruption volcanique était sur le point de se produire… Il n’a pas été en mesure d’en fixer la date précise ni d’évaluer l’ampleur du phénomène à venir. Mais il m’a assuré de son caractère “exceptionnel”. D’après lui, bien peu d’éruptions de cette ampleur se sont déjà produites sur Terre. Il a cité comme référence approchante le cas de Santorin qui, au 2ème millénaire avant J.-C. (au XVIe siècle avant notre ère pour être plus précis) a dévasté la Crète, les Cyclades et nombre d’autres territoires de la mer Égée et qui a emporté à jamais la civilisation minoenne. Je lui ai parlé du Vésuve et il m’a ri au nez en me disant que cette histoire-là était “une piqûre de mouche en comparaison de ce qui se tramait”… Bon, j’avoue en être encore tout chamboulé ! Car , alors que l’on a dégagé les vestiges de si nombreuses et merveilleuses cités antiques, je doute que dans 2000 ans (rapport au Vésuve), ou dans 3500 ans (rapport à Santorin), on retrouve trace de notre civilisation capitaliste pourtant si avancée, pourtant si brillante… Si, il restera toujours quelque atome ou molécule à qui nous avons permis de sortir au grand air alors que Dame Nature, elle, les avait consignés à l’abri pour ne pas nuire à l’espèce humaine….

Haroun m’a causé aussi de « super-volcan« , « d’éruption plinienne« , de « nuée ardente » et de « coulée pyroclastique ». Ces termes-là évoquent pour moi de vrais cataclysmes et quiconque les a vécus n’a pas survécu pour nous en causer… Pline l’Ancien lui-même y laissa la vie et c’est son fils, Pline le Jeune, qui écrivit l’histoire de la fin tragique de Pompéi sur la base de ce que son père avait laissé comme messages avant de disparaître dans les flots de la Méditerranée devenus bouillonnants suite au déversement dans les eaux de la coulée pyroclastique (ou nuée ardente) résultant de l’éruption « plinienne » (le nom vient de là !) du Vésuve…

Il a terminé en me disant que “rien ni personne du monde d’avant ne survivrait, à part ceux qui se seront déjà préparés au nouveau monde”…

Il m’a ensuite susurré à l’oreille, avec sa voix chevrotante que je n’ai jamais oubliée depuis mes jeunes années, que les Insoumis pouvaient peut-être faire partie des “rares survivants” à condition que dès aujourd’hui ils fassent “les bons choix”… Et avant que je n’aie le temps de dire quoi que ce soit après cette encourageante remarque, hop, il a disparu après m’avoir fait ce que j’ai interprété comme un amical clin d’oeil…

Je me suis dit que je devais m’être assoupi un instant alors que j’étais en train de surfer sur Facebook et de publier des messages acrimonieux contre le p’tit macron (voir note à la fin) mais en fait pas du tout. Je me suis mis une baffe, puis deux, puis trois, et il n’y avait plus aucun doute. Les ayant bien ressentis, ces coups au visage, j’avais la preuve que j’étais toujours éveillé… Et que c’était donc vrai ce qui venait de se passer… Moi qui ne crois ni à Dieu, ni au diable, ni aux esprits de quelque bord qu’ils se situent, voilà de quoi méditer un moment… Je n’ai pas fini de cogiter !

Alors, camarades et ami-e-s insoumis-es, méditez, vous aussi, ce message d’outre-tombe et de la 4ème dimension que vient de nous adresser ce grand scientifique. C’est à moi qu’il a choisi de parler. J’ignore bien pourquoi. Moi, je ne suis “Rien” si j’en crois le Président de la République actuel. Et moi, je ne suis qu’un “Abruti” si je me fie à ce qu’a dit le grand journaliste Eric Brunet qui doit savoir de quoi il parle. Et puis c’est sans oublier que, déjà, le Président Hollande m’avait averti que dans la mesure où j’étais un “Sans-Dent”, je n’avais rien à dire sur rien. Malgré ces handicaps qui, pour beaucoup de sages, seraient jugés rédhibitoires, c’est bien à moi qu’Haroun Tazieff a choisi de délivrer son oracle. Car je pense bien que c’est de cela qu’il s’agit. Pourtant je ne suis pas à Delphes. J’y serais sans doute mieux qu’à Nantes. Le temps doit y être davantage méditerranéen, l’air plus caressant, le soleil plus ardent, l’ouzo plus frais, les olives noires plus goutues, et les oliviers plus majestueux. C’est un oracle donc qui m’a été délivré. Pourtant je n’ai vu nulle prêtresse, nulle Pythie, nulle Sybille. Pas d’aigles se croisant dans le ciel. Et je ne suis même pas dans un temple. Juste sur mon canapé… Et je vous jure n’avoir avalé aucune boisson ni rien fumé !

Serais-je donc le seul à avoir entendu me parler Haroun Tazieff ? Ou bien l’auriez-vous entendu vous aussi ? Ne s’est-il vraiment adressé qu’à moi ce soir ou aurait-il en fait adressé une communication collective ?

Vous savez, une communication d’un type inédit, d’ordre télépathique, du genre de celle décrite dans le film « Rencontre du troisième type » quand tous ces gens ordinaires qui ne se connaissent pas perçoivent les mêmes choses, qu’eux seuls perçoivent d’ailleurs, ce qui les fait passer pour des dingues aux yeux des gens normaux…

Dîtes-moi tout s’il vous plaît.

Et dîtes-moi surtout si vous avez entendu ce message que je suis certain, moi-même, d’avoir entendu de la bouche de ce grand volcanologue…

Je vous remercie d’avance.

Note : oui, moi qui écris toujours au minimum la première lettre des noms propres en majuscule, voire qui choisis parfois, d’écrire l’ensemble du nom avec de telles lettres, c’est en conscience que j’ai mis ici un « m » minuscule ; la raison en est que je veux coller au profil et à la densité du personnage cité…

 

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Entre espoir et crainte, mon esprit et ma raison s’égarent, cher Jean-Luc !

Jean-Luc, depuis des années que je te suis, j’ai appris, grâce à toi, à ne plus baisser la tête, à parler parfois (souvent) « cru et dru ». Moi qui, enfant et adolescent voire jeune adulte, étais timide, réservé, « gentil et docile », j’ai évolué dans le sens opposé pour être en phase avec « le bruit et la fureur », « le tumulte et le fracas » du temps que nous vivons que tu avais si bien décrits.
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Et une large part de mon évolution « comportementale » ou de mon expression (écrite ou orale) résulte des heures passées en ta compagnie virtuelle. Oui, c’est en t’écoutant attentivement, en te lisant énormément (livres, blog, articles de presse), en retranscrivant parfois tes discours que, comme tant d’autres, j’ai fini, moi aussi, par adopter une certaine insolence dans laquelle certains croient déceler une arrogance qui n’en est pas une. Je l’avoue volontiers, je fais un peu le fier parfois, non pas eu égard à ce que je suis ou à ce que je dis mais plutôt à propos de ce que je défends ou des gens qui constituent ma vie ou mon « Panthéon ». Et sans doute ne suis-je pas toujours aussi « fin » que je le voudrais. J’y consens et j’ai toujours accepté les critiques aussi longtemps qu’elles ne dissimulaient pas une noirceur, ou qu’elles ne prenaient pas le masque de l’insulte ou de l’outrage.

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Vois-tu, je pense que j’ai été à bonne école même si tu n’as été mon professeur qu’à ton insu. Comme c’est le cas pour toi aussi, il y a un peu de « jeu » dans notre expression. C’est bien toi qui a appris à un nombre inimaginable d’entre-nous à être ces « fortes têtes » que tous, nous n’étions pas forcément, voire pas du tout, il y a quelques années.

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Et ce caractère bien trempé que nous avons aujourd’hui ne dit pas tout de nous qui, au fond, sommes des gens « sympas » rêvant d’un monde pacifié, paisible, où les peuples seraient heureux et entretiendraient entre eux des relations harmonieuses.
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Pour ma part, depuis près de huit ans maintenant, au PG d’abord (pendant près de six ans), puis avec la France Insoumise depuis plus d’un an, je t’ai suivi et accompagné. J’ai espéré, pendant toutes ces années te voir entreprendre l’évolution stratégique que tu as enfin amorcée au second semestre 2015 et que tu as confirmée avec ta déclaration de candidature au début de 2016. Comme tant d’autres, je t’y avais appelé plusieurs fois, notamment dans deux lettres ouvertes, celle-ci et celle-là et dans les billets dont les liens figurent en notes à la fin de celui-ci. Toujours avec toi et avec nos camarades et ami-e-s, et malgré parfois certains désaccords, j’ai cheminé dans ton sillage. Et j’ai espéré que tu puisses un peu pousser toi aussi la roue de l’Histoire pour qu’elle se remette à tourner dans le sens du progrès au lieu de faire des mouvements nous faisant sans cesse régresser davantage. Ainsi que tu le « soupires » souvent toi-même, « Histoire, que tu es longue et cruelle » me dis-je bien souvent !

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Ce soir, une nouvelle fois, après tant de fois précédentes déjà depuis des années, tu as donné le meilleur de toi-même dans ton discours-fleuve de près de deux heures à Strasbourg.

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Tu as enflammé nos coeurs et nos âmes citoyennes. Nous vibrons d’autant plus que nous saisissons l’urgence et la gravité du moment comme son caractère exceptionnel. Tous ensemble, nous sommes en train de faire l’Histoire.

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Je ne veux pas te paraître dithyrambique, mais il y a des choses que tu as dites ce soir qui résonnent comme jamais à nos oreilles. Des idées enthousiasmantes comme presque toujours, parce que innovantes, progressistes, humanistes, intelligentes, ambitieuses et tellement raisonnables en même temps. Mais surtout, cette capacité que tu as à nous donner la conviction que tu as la ferme résolution d’agir demain en conformité avec tes paroles et tes discours d’aujourd’hui.

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Ceci nous donne à tous du coeur à l’ouvrage, maintient voire augmente le feu qui couve en chacun de nous. Voilà que le magma incandescent remonte de quelques mètres voire dizaines de mètres de plus. Tiens ! C’est là encore une image que tu aimes utiliser parfois, toi qui dis que le peuple français est un volcan.

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Pourtant, ce soir, bien que je me sois laissé aller à jubiler en t’entendant, puis à m’amuser quelques minutes à écrire un nouveau billet d’humour un peu sarcastique, je me sens aussi affreusement balancé entre une joie intérieure profonde, une forme de confiance irrésistible dans l’avenir, et en même temps, ce qui est tout à fait antinomique, une inquiétude qui tend à devenir un effroi quand je vois la course du monde vers l’abîme.

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Cet abîme, c’est celui que la folie de nos gouvernants et de nos semblables donnent l’impression de vouloir atteindre avant l’heure dite. Cette folie nous fait tous participer, parfois certes malgré nous, à la destruction de l’écosystème. Mais pas seulement !

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Cet abîme, c’est aussi celui qui se rapproche de nous du fait de nos choix géopolitiques. On assiste à une forme nouvelle de montée des tensions et des périls comme on l’a déjà vu dans le passé, pour le plus grand désastre et le plus grand malheur de l’Europe.

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Et comme si ça ne suffisait pas à noircir suffisamment le tableau, tu as relevé ces derniers jours, et encore ce soir, le pressentiment que nous commençons à avoir tous que notre propre pays, poussé par des forces occultes qui semblent bien s’être donné le mot pour souffler sur les mauvaises braises, n’entre non pas en « révolution citoyenne », mais en guerre civile.

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Et au-delà de tout cela, une autre peur commence vraiment à m’assaillir : que les tenants du système ne se laissent pas chasser par une simple séquence électorale.

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On est quelques-uns à percevoir des signaux qui se rapprochent de plus en plus depuis quelques années, depuis quelques mois et depuis quelques semaines. Je pourrais aussi dire depuis quelques jours.

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Et ces signaux ne sont vraiment pas encourageants. Pour ne pas dire qu’ils me terrifient !

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Certes nous t’avons toi, et nous avons aussi les valeureux combattant-te-s qui sont autour de toi, dans le premier cercle, dans le second, le troisième et les suivants… Et comme tu l’as si magnifiquement exprimé ce soir, nous avons aussi et surtout ce peuple français si ardent, si prêt à se retrousser les manches pour participer à l’oeuvre historique qui nous attend si on le prend par la main au lieu de le mépriser, de le négliger, de l’ignorer, voire de le contraindre à faire ce qu’il refuse.

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Mais contre nous, nous avons aussi des ennemis résolus à ne jamais perdre le pouvoir. Je ne parle pas spécialement de tel ou tel pantin du « circus politicus » prenant la suite de ceux qui les ont précédés dans ce rôle. Je parle plutôt des forces plus discrètes mais ô combien plus puissantes qui tiennent le monde.

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Je connais un peu l’Histoire et je sais combien elle est cruelle.

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Deux dates disent beaucoup pour qui a étudié tout ce qui tourne autour d’elles : le 22 novembre 1963 et le 11 septembre 2001. J’aurais pu en citer bien d’autres mais ces deux-là sont pour moi les plus fondamentales pour dire que le mal existe !

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Voilà pourquoi j’ai peur Jean-Luc.

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Je ne pense pas que cette peur soit irrationnelle. Et elle ne m’empêche ni de penser, ni d’agir. Je ne me terrerai pas plus demain qu’hier pour éviter tout risque potentiel. Mais je voulais exprimer ce soir cette angoisse sourde que beaucoup de mes camarades et ami-e-s partagent.

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Peut-être qu’un jour prochain, à l’occasion d’un nouveau discours que tu prononceras ou d’un nouveau billet de blog que tu publieras, tu auras des mots pour nous rassurer. Car si je parle en mon seul nom vu que je ne suis rien d’autre qu’un militant ordinaire, je sais que je pourrais parler au nom de beaucoup.

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Je t’adresse, Jean-Luc, un salut très fraternel et je t’abjure de prendre garde à toi.
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Quelques liens vers des billets que j’ai écrits à ton sujet ou à ton attention