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De la polémique sur l’odieuse Une de Valeurs actuelles du 04/09/2014 au détriment de la ministre de l’Éducation Nationale Najat Vallaud-Belkacem

Il y a quelques jours, Valeurs actuelles, l’hebdo de la droite la plus réactionnaire, à tous points de vue, affichait cette une dégueulasse :

Valeurs actuelle du 4 au 10 sept 2014

Et une polémique s’est donc amorcée car ce genre de message est ignoble. Il y a assez d’angles d’attaque contre cette ministre pour ne pas venir sur un terrain aussi immonde. Mais venant de ce journal, rien ne nous étonne vraiment !

Eh bien, voici que Yves de Kerdrel, le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles (ex du Figaro mais qui trouvait ce journal trop gauchiste) a publié ceci, en fin de matinée ce vendredi 5 septembre. Très instructif…

« Je suis chagriné par l’assimilation qui a pu être faite entre mon journal et Minute qui s’est attaqué aux origines de Najat Vallaud-Belkacem [en sous-titrant « Une marocaine musulmane à l’Education nationale », NDLR]. Notre couverture sur « l’Ayatollah » fait uniquement référence à son sectarisme sur les questions sociétales. Je plaide coupable si ce mot a été pris dans son acception ethnique. Je le regretterais avec force, car la ministre de l’Education nationale est aussi française que moi, et je me contrefiche de savoir quelle est sa religion. Je l’ai véritablement découverte en 2006, car nous avons suivi le même programme de la French American Foundation, Young leaders. Nous avons effectué ensemble des voyages aux Etats-Unis, j’ai appris à la connaître. Depuis, je la respecte et il s’agit d’une des rares ministres de ce gouvernement à avoir déjà dîné chez moi et avec qui j’ai des relations personnelles. A l’époque de la campagne de 2007, nous organisions chaque mois de discrets déjeuners entre membres du programme Young leaders : dans des salons privés de restaurants parisiens, NKM, Najat, Louis Dreyfus (président du directoire du quotidien Le Monde) et moi-même avions de passionnantes discussions. Je ne lui fais aucun procès en inconséquence. J’ai souvent défendu Najat auprès d’Emmanuel Macron, que j’ai connu au moment où nous faisions tous deux partie de la commission Attali, arguant auprès de lui qu’il s’agissait d’une femme structurée, dotée d’un tropisme libéral réel. Depuis, et particulièrement ces derniers mois, nos liens se sont distendus, au fur et à mesure qu’elle devenait, à mes yeux, de plus en plus idéologue. »