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Se réécrire… Par Bob Solo

En tant qu’abstentionniste obtus temporairement repenti (pour moi c’est clairement « Mélenchon ou rien ») et non encarté chronique, j’incite vivement à continuer dans la ligne qui semble tracée par JLM : se démarquer, notamment au niveau du discours et jusqu’au choix des mots, se tenir loin des partis, de la tambouille politicienne, des sigles et des étiquettes, y compris même celle de « gauche », non pour renier quoi que ce soit mais pour faire passer et incarner ce message d’ouverture à tous, de rassemblement large, de différence avec « l’ancien monde ».

Comme j’incite, plutôt que brûler son énergie à répondre aux attaques (nombreuses) d’anciens « alliés », à s’intéresser de près (et à relayer) aux mouvements « citoyens » et autres « alternatifs » (les ZAD en sont un parfait exemple), bref là où ça cogite, ça invente, ça renouvelle, ça fait autrement, ça pense différemment, ça change d’approche globale, de point de vue, de lexique, de pratiques démocratiques.

J’enfonce peut-être des portes ouvertes, tout ceci vous parait peut-être déjà évident et inutile à redire. Si c’est le cas tant mieux et désolé de paraitre vouloir « donner des leçons »(je n’ai aucune prétention dans ce sens), mais je dis ça parce que, c’est un fait que je peux nier, chaque fois que je tombe sur un post ressemblant de près ou de loin à un « règlement de comptes » (toute proportion gardée et sans faire de procès d’intention à qui que soit) avec d’autres composantes de feu le FDG, ça provoque en moi un recul, ça me refroidit, bien malgré moi mais c’est comme ça.

Au fond je crains plus que tout que la dynamique lancée s’enraye à cause d’anciennes habitudes de langage, de perception, de réflexion, qui l’assimileraient à ce qui se fait ailleurs et depuis des décennies, tout ce mauvais carnaval politicien dont trop de gens sont déçus, dégoutés et ne veulent plus entendre parler. J’espère que j’arrive à me faire comprendre sans froisser personne ici, c’est tout sauf mon but (en revanche, y aller à boulets rouges contre le PS, ça me pose aucun problème au contraire ! )

Enfin, je me dis que si le projet c’est de changer la société, je peux sans doute commencer par me changer moi-même. Réécrire ma propre « constitution » en quelque sorte, modifier mes « institutions » ( ce qui s’est institué en moi), penser différemment, renouveler mon « logiciel » et mon propre bagage intellectuel (y a du boulot !).

Voilà c’était ma modeste contribution du jour. Elle vaut ce qu’elle vaut, ni plus ni moins, et j’espère avoir pris toutes les précautions sémantiques nécessaire pour qu’elle ne soit pas cause de polémique entre nous mais au contraire franchement constructive. Merci, et banzaï !